POING

Travailler plus vieux, c'est mourir plus jeune.

Notre pitoyable président sortant, qui depuis 5 ans met beaucoup d'énergie pour détruire les valeurs et le contrat social qui fondent notre vivre ensemble dans la République, nous indique qu'il a bien l'intention de poursuivre ce projet mortifère.

Sa proposition de porter l'âge de la retraite à 65 ans est une véritable provocation. Le modernisme de ce larbin des banquiers est de faire faire à la société française un grand bon arrière, il veut nous faire revenir en 1945, il veut rayer d'un trait de plume l'avancée la plus considérable de la victoire du peuple de gauche 1981.

Le report de l'âge légal de la retraite à 65 ans est la mesure la plus injuste, la plus scandaleuse, elle est faite au nom du dogme idéologique, comptable, ultra conservateur néo libéral, dont la seule règle d'or est d'accroître les sources de profits de la sphère financière. Cette proposition du candidat de la droite tatchérienne est une machine de guerre à réduire les pensions, à fabriquer des retraités pauvres ou dans un état de santé dégradée.

Blanc-Mesniloises, Blanc-Mesnilois, aujourd'hui déjà, après des dizaines et des dizaines d'années de politique d'austérité plus de 35% des retraités de notre ville vivent sous le seuil de pauvreté. Cette décision inique ne fera que multiplier le nombre de retraités pauvres, cette nouvelle provocation n'est pas acceptable et ne peut pas être acceptée, elle doit être sanctionnée massivement par la démocratie.

Macron, pour enrichir celles et ceux qui financent sa campagne, nous propose de travailler plus, pour vivre moins en longtemps en bonne santé et de gagner moins.

Rien ne justifie une telle régression sociale, sauf à remplir les poches de la sphère financière.

Pour justifier ce crime social, tout lui est bon, il spécule sur l'augmentation de la durée de vie, or celle-ci stagne depuis 2014, de plus il feint d'ignorer que celle-ci est très inégalement répartie. Sur la période 2012/2016, 13 années séparent les 5% d'hommes les plus pauvres, des 5% des plus aisés. Cet écart est de 8 ans pour les femmes. Avec chaque nouvelle régression c'est s'exposer à un allongement de la période «ni en emploi-ni en retraite».

Par ailleurs le scandale est à son comble de vouloir reculer l'âge de la retraite, alors que les plus de 55 ans restent les plus mal aimés du patronat, comme le révèle une enquête de Pôle Emploi-Apec qui met en exergue que 51% des demandeurs d'emploi de cette tranche d'âge y sont inscrits depuis plus de 2 ans. 21% des non cadres sont au RSA et 9% des cadres. Dès lors proposer la retraite à 65 ans aussi pour objectif de peser à la baisse sur le pouvoir d'achat des salaires et de maintenir un haut niveau de précarité.

Pourtant il n'y pas le feu au lac, comme le souligne le dernier rapport du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) de juin 2021, il est même plutôt rassurant. Il évoque malgré l'année exceptionnellement difficile de 2020, à législation inchangée, les projections à 2070 vont d'un retour à l'équilibre dès 2030 dans certains scénarios.

Donc, le projet politique de Macron, ne s'appuie pas sur des réalités, mais uniquement sur des principes idéologiques, qui n'ont que pour seul objectif enrichir la sphère financière en pillant les revenus de l'ensemble des salariés.

Lorsqu'il s'agit de distribuer l'argent public pour permettre aux entreprises de servir des dividendes à leurs actionnaires, Macron ne se pose jamais la question des déficits, mais dès qu'il s'agit d'assurer le bien vivre ensemble de ceux qui produisent la richesse, les règles ne sont plus les mêmes.

Faut-il rappeler à ce misérable larbin des banquiers que nos retraites sont le produits de nos cotisations, et que nos cotisations sont parties intégrantes de notre salaire et que dans ces conditions le recul de l'âge de la retraite à 65 ans est ausi le pillage de nos salaires.



Le 10 avril 2022, Macron, Pécresse, Le Pen, Zemmour sont les candidats de la sphère financière, punissez les, pas une voix pour les candidats du CAC 40.