FOLIO DU BLANC-MESNIL

21 janvier 2019

LYCÉES ET COLLÈGE: LE MAIRE NE DIT PAS LA VÉRITÉ

tract editoV3

Posté par Alainramos à 14:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 janvier 2019

INTERVENTION DE DIDIER MIGNOT, AUX VOEUX DU COLLECTIF CITOYEN LE BLANC-MESNIL A VENIR, VENDREDI 18 JANVIER 2019

didier mignot

le discours que j'ai prononcé lors de mes vœux vendredi soir :

"Mesdames et messieurs, chers amis,
Merci d’avoir répondu à mon invitation.

Je vais bien sûr dire un certain nombre de choses, mais la première c’est de vous souhaiter à chacune et chacun d’entre vous, très sincèrement et très chaleureusement, une belle année 2019, en bonne santé, pleine de bonheur de toutes sortes, une année de réussite, d’épanouissement pour vous-mêmes et toutes celles et tous ceux que vous aimez.

2019 va être une année importante, où beaucoup de choses vont se jouer. Je vais évidemment vous parler du Blanc-Mesnil mais beaucoup plus largement, on le sent bien, il y a un climat particulier et « explosif » dans notre pays.
Le climat social, le climat politique, institutionnel, sans entrer dans les détails pour ne pas être trop long, sont inédits.

Les gilets jaunes, les robes noires, les blouses blanches, les stylos rouges et tant d’autres mobilisations citoyennes, avec parfois leurs ambiguïtés, leurs contradictions, leurs qualités et leurs défauts, tout cela arrive et fait suite, quoiqu’on en dise, aux nombreuses mobilisations sociales, syndicales, politiques, qui depuis longtemps, sans forcément avoir été victorieuses, je pense à la loi travail, aux cheminots et à tant d’autres, petites ou grandes mobilisations donc, mais qui ont contribué à entretenir cette flamme d’une France rebelle, combattive et debout contre les injustices et pour la démocratie que l’on voit aujourd’hui.

Alors bien sûr, tout n’est pas idéal. Il y a les violences, évidemment condamnables, mais dont on voit bien, au fur et à mesure des évènements, qui elles servent et qui elles desservent. Les violences des casseurs, les violences policières, et la violence sociale.

Il y a aussi les fascistes, parce qu’il faut appeler un chat un chat, qui frappe à la porte ce qui fait dire à Mme Le Pen et à son poulain Bardella, « on arrive ». Un Bardella, il est utile de le rappeler, bien aimablement accueilli dans notre ville il y a quelques années avec le prêt complaisant par le maire d’une salle municipale. 


Un Bardella qui siège comme moi au conseil régional et qui fait résonner dans l’hémicycle des idées de haine, de xénophobie et de recul social.

Mais il y a aussi cette France qui s’indigne de voir des dizaines de jeunes à genoux les mains sur la tête, gardés par la police, parce qu’ils osent demander l’arrêt de la sélection à l’entrée à l’université.

Il y a ces milliers de gens sur les ronds-points et ailleurs qui réclament leur dû, la justice fiscale, l’augmentation des salaires, des pensions, de pouvoir décider de leur avenir, à l’heure où entre autres scandales, 57,4 milliards d’euros sont redistribués aux actionnaires du « CAC 40-voleurs » comme le dit un slogan vu dans les manifestations.

En disant cela je ne m’éloigne pas du Blanc-Mesnil car tout ce que je viens d’évoquer là, les bonnes choses comme les mauvaises, nous les retrouvons aussi dans notre ville et nous ne devons pas déconnecter Blanc-Mesnil de ces réalités nationales.

Mais c’est bien sûr du Blanc-Mesnil, ma ville de naissance, dont je veux surtout vous parler aujourd’hui et dans les mois qui viennent.

Vous connaissez mon attachement à notre ville dont j’ai été le maire. Un attachement qui nous réunit ce soir dans la diversité de nos opinions et de nos parcours militants, associatifs, citoyens. 


Un attachement qui s’est construit par nos vies quotidiennes, celles de nos enfants, de nos familles, de nos amis.

Un attachement qui vaut bien que l’on se rassemble, que l’on s’unisse parce que malgré les difficultés, avec nos diversités, nous ne renonçons pas au bonheur collectif et à l’épanouissement de chacun et chacune, nous ne nous résignons pas à laisser cette ville aux mains d’affairistes et de joueurs de Monopoly.

Aujourd’hui, notre ville est abîmée. 


Je ne vais pas m’étendre de trop sur le bilan et les dégâts engendrés par la municipalité de droite ces 5 dernières années. Nous vivons les mêmes choses et pour une large part c’est pour cela que vous êtes présents ce soir.


Je vais néanmoins balayer, sans les détailler, quelques sujets même si je ne peux tout dire tant il y en a : Une vie associative mise au pas, la bourse du travail fermée, des services municipaux et des cantines scolaires privatisés, des suppressions de postes dans la fonction publique territoriale, la chasse aux sorcières permanente et généralisée, le service social fermé, le manque de moyens dans les écoles, des enfants stigmatisés, familles de réfugiés chassées, le service enfance maltraité et un dispositif périscolaire vidé de sens, un centre de vacances vendu et un autre à l’abandon, le service d’aide au maintien à domicile des personnes âgées désorganisé, une politique culturelle privatisée et réduite à la consommation de spectacles, une politique sportive répondant par tous les moyens à l’objectif de faire briller, non pas la ville et les sportifs, mais le maire et sa sœur adjointe aux sports, une propreté de la ville défaillante, une des seules librairies du 93 fermée, un maire aux abonnés absents pour les audiences mais très présent dans sa communication et sur les photos, les missions droits des femmes et luttes contre les discriminations fermées, un enfant de 11 ans maltraité par la police municipale qui lui fait bien comprendre qu’il n’est qu’un sale cafard, des centres municipaux de santé en souffrance, le centre de la sécurité sociale qui ferme ses portes sans résistance de la ville, la suppression du conseil local des jeunes, du conseil consultatif des ainés, du conseil local de la vie associative, etc. etc. et je vous prie de m’excuser de ne pas tout dire.


Ah si, quand même, pour le sourire, on a en Fance le pognon de dingue de M. Macron, on a, nous, au Blanc-Mesnil, les édito de dingue de M. Meignen dans le journal de propagande municipale.

Et puis, vous vous en doutez, je vais vous parler de « Béton-Mesnil ».


Pas un jour sans qu’on m’interpelle sur ce sujet.


Le maire ne parle jamais des gens, de leurs difficultés auxquelles il ne prête aucune attention, il est sourd à la souffrance sociale. Il y a de sa part, un peu à l’image du président Macron avec les Français, une forme de mépris à l’égard d’une grande majorité de la population de notre ville. Ce n’est pas pour rien qu’il y a des sympathisants « d’En Marche » dans la municipalité. Une municipalité, j’ouvre une parenthèse, qui a une forte tendance à l’émiettement avec le départ de plusieurs adjoints au maire, sur fond de propos racistes et xénophobes, je referme la parenthèse.

Il ne parle pas des gens car il a un projet clair, radical dont il ne fait plus mystère : il veut changer la population, pour une population plus fortunée. Les autres n’ont qu’à aller souffrir ailleurs.

Et pour le coup, il joint la parole aux actes : 40 projets immobiliers, 20 000 habitants de plus en 10 ans, aucune construction de logements sociaux alors que 8 000 personnes sont dans l’attente, et pire encore puisqu’en catimini, il autorise la destruction de 64 logements HLM de la cité Floréal pour permettre un projet immobilier.

 
M. Meignen est le premier agent immobilier au service des promoteurs. Il est devenu le VRP qui vend la ville à la découpe, brade notre patrimoine commun, le tout sans aucune concertation, aucun débat.

Car quand même, disons-le, dans son programme municipal de 2014, rien ne figure sur toutes ces constructions qui vont pourtant avoir de lourdes conséquences pour Blanc-Mesnil et ses habitants.

Pas plus d’ailleurs, à titre d’exemples parmi d’autres, que ne figuraient le golf et la transformation de la ferme Pasquier en Club house et une académie du sport, académie privée, bien sûr.

Nous avons donc aussi un vrai problème, et non des moindres, de déficit de démocratie dans notre ville.

C’est d’ailleurs un aspect qui revient beaucoup dans les questionnaires que le collectif « Blanc-Mesnil à venir » propose et va continuer de proposer aux habitants. 


Blanc-Mesnil est une ville populaire. Notre ville a besoin que l’on s’investisse pour elle mais pas n’a pas besoin d’investisseurs venant chercher fortune dans l’achat d’appartements.


Blanc-Mesnil a besoin d’humanité, Blanc-Mesnil a besoin d’empathie, Blanc-Mesnil a besoin de chaleur humaine et de fraternité, les Blanc-Mesnilois et Blanc-mesniloises ont besoin d’écoute et de respect.

Certes tout cela n’augmente pas un salaire et ne remplit pas un frigo, mais les liens solidaires, la force du collectif cimentée par des valeurs humanistes peut aussi contribuer à mieux vivre. Et ça, nous savons et nous pouvons le faire au Blanc-Mesnil.

C’est pourquoi, après en avoir discuté avec mes camarades, avec des amis, avec des Blanc-mesnilois-e-s qui nombreux, me posent la question, après avoir créé le collectif citoyen « Blanc-Mesnil à venir » et commencer à travailler à un projet de ville, je propose, car j’y suis décidé, de conduire une liste aux élections municipales de 2020. 


Pour beaucoup, ce n’est pas une surprise mais c’est un engagement lourd qui méritait de prendre un peu de temps.

Ce n’est qu’une proposition et je suis ouvert à tous les scénarios. Cela étant, il faut bien prendre ses responsabilités et déclencher les choses car il y a beaucoup à faire, et sans perdre de temps. 


Car cette liste et ce projet, nous allons les construire ensemble sur des contenus et une éthique. Le projet avant la liste.

 
Des contenus progressistes, humanistes, rassembleurs, sans démagogie, sans clientélisme et des élus qui s’engage par la signature d’une charte éthique de probité que le collectif « Blanc-Mesnil à venir », que je vous invite à rejoindre, aura à rédiger. Pour des élus qui servent leur ville, mais qui ne s’en servent pas.

Le Blanc-Mesnil en effet n’appartient à personne d’autres qu’aux Blanc-Mesniloises et Blanc-Mesnilois, à qui il faut donner, encore une fois sans démagogie, la possibilité d’être associé, de décider, de peser sur les choix.


Ce n’est pas un exercice facile, mais si nous ne faisons pas cela, c’est que nous n’avons rien compris à ce qui se passe dans la société, aux aspirations fortes des gens, parfois avec des contradictions, à être entendus pour ce qu’ils sont, et non ce qu’on voudrait qu’ils soient.

Ce n’est pas un exercice facile, ni spontané. Et personne ne peut prétendre y arriver seul. Mais je crois à l’intelligence collective, et je pense que nous pouvons, ensemble, y arriver.


Vous le savez, je crois toujours à l’apport des forces politiques, à la richesse de la réflexion et de l’action organisée, engagée et militante. Ces forces ont toute leur place dans cette démarche de co-construction. 


Mais la politique, la vie de la cité, n’est pas l’apanage des seuls partis ou mouvements politiques. Cette époque est derrière nous. Une autre forme d’engagement a émergé et existe bel et bien au travers de ce que l’on appelle communément l’engagement citoyen.

Ces deux formes d’engagement pour moi ne s’opposent pas et au contraire peuvent se nourrir mutuellement dès lors qu’elles ont des visions communes et partagées de l’intérêt général, du bien commun et des valeurs d’Humanité.

Notre collectif « Le Blanc-Mesnil à venir » est je crois un bon exemple de ce que nous pouvons réaliser dans nos diversités de parcours et d’engagement.
Des groupes de travail, toujours ouverts, se sont constitués sur différents thèmes de nos vies quotidiennes. Le sport, la culture, l’urbanisme, les retraités, l’éducation, j’en oublie…

Nous avons aussi ce questionnaire que j’évoquais, certes incomplet, imparfait, mais qui est un bon outil pour aller à la rencontre des Blanc-Mesnilois-es, recueillir leurs attentes et leurs souhaits, pour susciter le débat qui fait aujourd’hui tant défaut dans notre ville.

 

Pas un débat à la Macron où l’on nous demande quels services publics il faut fermés. D’ailleurs il serait bien que des débats s’organisent dans la ville à partir d’un ordre du jour fixé par les habitants et non pas par le président de la république…

Mesdames et messieurs, chers amis,

Il y a beaucoup de travail pour faire du Blanc-Mesnil une ville chaleureuse, combative, moderne, solidaire, fraternelle, une ville de services publics accessibles, une ville qui associe les habitants et les habitantes pour décider du présent et de l’avenir.

C’est un grand défi que je vous propose de relever ensemble, et en vous renouvelant mes vœux pour vos vies personnelles, j’y ajoute ces vœux collectifs pour cette importante année 2019."

Posté par Alainramos à 15:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 janvier 2019

NOUS AVONS ECRIT A MR MEIGNEN POUR LUI DEMANDER DES SALLES, AFIN DE POUVOIR FAIRE VIVRE LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

 

Monsieur Thierry MEIGNEN

Maire

MaIrie du Blanc-Mesnil

Le Blanc-Mesnil le 16 janvier 2019

 Monsieur le Maire,

Depuis maintenant dix semaines un mouvement social mobilise et est soutenu par une immense majorité de nos concitoyens.Face à cette situation, ils nous semblent indispensable d'organiser le débat et de donner la parole aux Blanc-Mesniloises et aux Blanc-Mesnilois.

Les quatre élus municipaux que nous sommes, nous avons toujours été favorables au développement de la démocratie participative citoyenne, nous souhaitons faciliter et contribuer activement à l'expression de nos concitoyens.

Dans ce cadre, nous vous demandons de bien vouloir mettre à notre disposition dans la période dévolue au débat, les salles suivantes :

-La salle Roucaute

-une salle dans les Mpt des Tilleuls, Jean Jaurès, Notre Dame

Nous sommes à votre disposition et à celle du service des relations avec la vie associative, pour convenir en commun des dates où ces salles pourraient nous être attribuées.

Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions d'agréer, l'expression de nos salutations.

G

Phétmany TANSIERI, Sabah MILOT, Alain BARRES, Alain RAMOS.

Posté par Alainramos à 18:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 janvier 2019

LE BLANC-MESNIL: LA HAUSSE DE LA DEMOGRAPHIE DE 1990 0 2019 ETAIT DE 324 HABITANTS PAR AN, DE 2017 A 2019 ELLE EST DE 1060

beton mesnil

La démographie locale est un vrai débat. Un vrai débat sur le fond des politiques menées qui permet de montrer, le clivage entre la politique de droite extrême et celle qui a été conduite par la gauche.

Ce danger de révéler, la vraie nature, de la politique de la droite extrême, est bien perçue la par la majorité municipale.Pour y faire face, elle tente de faire croire que les politiques et droite et de gauche sont les mêmes. Dans le n°90 « du journal dit municipal », un dossier sur cette question avait manipulé les chiffres et les faits, pour tenter d'en faire la démonstration. En effet, elle avait instrumentaliser le chiffre de 2000 logements, la ficelle était un peu trop grosse. Dans un document public de 4 pages,Didier Mignot déclarait : » la vérité la voilà : le PLH (programme local de l'habitat) d'une durée de 6 ans 2012/2018, seul document faisant autorité en programmation de logements prévoyait ceci : construction de 2000 logements EN 6 ANS, soit environ 340 logements par an répartis comme suit : 70% en accession a la propriété et 30% de logements sociaux. ». Alors, que Béton Mesnil c'est 40 projets 8000 logements et 20000 habitants supplémentaires .

Face, cette grossière tentative de manipulation, Didier Mignot, par un courrier en accusé réception a exigé un droit de réponse. Nous attendons toujours la réponse. Monsieur Meignen parle souvent du nécessaire respect de la loi, pour l'exiger des autres, mais il se garde bien d'être aussi exigeant vis à vis de lui même. Il sait que la justice à un coût, mais, pour lui par de problème ses avocats,  nos impôts locaux qui les paient.

Il y a quelques jours, Folio du Blanc-Mesnil a publié un article sur la démographie de notre ville qui démontrait son accélèration depuis 2014 . Il montrait qu'entre 2017 et 2019 la population avait cru de 2119 habitants.

Pour vous permettre, de constater une nouvelle fois , que ces tentatives de manipulations sont révélatrices des inquiétudes de la majorité municipale de droite extrême, face à la colère qui monte face à Béton Mesnil, nous allons vous donner, une nouvelle fois des éléments chiffrés qui feront de nouveau la démonstration de la mauvaise foi de la droite extrême.

Le Blanc-Mesnil comptait 46 956 habitants en 1990, 46 936 en 1999,51109 en 2006, 51 916 en 2011 ,54 227 en 2017,56 346 en 2019.

En 29 ans l'augmentation de la population a été de 9390 habitants soit en moyenne 324 habitants de plus par an.

Entre 2017 et 2019 l'augmentation de la population a été 2119 habitants soit moyenne de 1060 habitants par an.

Les constats sont limpides :

- pour la période 1990/2012 nous avons une progression moyenne démographique de 324 habitants par an

-depuis l'arrivée de monsieur Meignen, nous constatons une très grosse accélération, la progressons moyenne démographique passe à 1060 habitants par an. C'est à dire 3 fois plus importante.

Les chiffres parlent d'eux mêmes, l'écran de fumée et les articles manipulatoires du n°90 « du journal soi-disant municipal » avaient bien pour objectif de masquer cette réalité de l'envolée catastrophique démographique produite par la politique néo libérale en entièrement soumise à la spéculation immobilière.

Pour gérer, une ville il faut savoir gérer ses pulsions idéologiques, monsieur Meignen et son conseiller spéciale en sont incapables, car leur seul horizon, c'est la production de dividendes et l'accumulation de capital. Pour ces deux personnages tout ce qui peut-être des contraintes pour la production rapide et spéculative de profits, doit-être écartée, d'où la non prise en compte du bien vivre ensemble.

Il est grand temps que la municipalité redevienne un outil au service de l'intérêt général et, que l'on en finisse avec celles et ceux qui ne servent que les intérêts privées et financiers.

 

Posté par Alainramos à 18:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

LETTRE DE BENOÎT HAMON AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. LES PROPOSITIONS DE GENERATION.S

Monsieur le Président de la République,
Le contraire de la connaissance, ce n'est pas l’ignorance, c'est la certitude. Vous avez trop de certitudes.
J’ai lu la lettre que vous avez adressée à tous les Français. Vous leur proposez un débat mais c’est vous qui fixez la teneur des questions, leur nombre et leur champ restrictif. Ce débat public commence mal quand les membres du gouvernement passent plus de temps à énoncer la liste des questions interdites plutôt que de laisser nos concitoyens exprimer sans entrave leurs doléances.
Je vois dans votre méthode, une nouvelle manifestation de la méfiance intrinsèque de votre quinquennat à l'égard du peuple. Comme si les Français étaient en retard sur leurs élites, comme s’ils n’étaient pas les meilleurs experts de leur propre vie. Et pourtant, nous avons tant besoin de retrouver une communauté de destin.
La planète n’est plus assez grande pour héberger la civilisation vorace et productiviste dont vous êtes un des derniers apôtres. Les buts de cette civilisation, posséder, produire, consommer, exploiter la nature sans limite, ne sont plus soutenables et pourtant, en dépit du cri d’alarme des scientifiques relayé par des millions de citoyens signataires de la pétition pour l'affaire du siècle, en dépit des dizaines de millions de femmes et d’hommes jetés sur les routes de l’exil par la pauvreté et le dérèglement climatique, en dépit de la colère qui monte partout en réponse à l’accaparement de la richesse par une minorité d’ultra-riches, vous continuez à fixer comme but à notre civilisation, la croissance du PIB et d’indexer le bonheur des êtres humains sur la seule richesse matérielle.
Jamais vous ne dites à nos concitoyens qu’il faudrait radicalement changer de cap, trier et choisir dans nos modes de vie « ce dont nous ne pouvons et dont nous ne voulons pas nous passer » pour engager sereinement et démocratiquementles transitions indispensables.
La crise que nous vivons, n’est pas un épisode social parmi d’autres, c’est une crise sur l’essence même et les buts de notre civilisation.
A force d’injustices, votre présidence est devenue celle du désordre. A force d’inégalités, votre quinquennat est désormais celui de la révolte des Français. Le mouvement des Gilets jaunes vous a contraint à écouter le désespoir qui gagne, chaque jour davantage, notre peuple. Une écoutecontrainte, à défaut, hélas, d’être attentive car à la question de la redistribution des richesses, vous répondez par une charité financée par les Français eux-mêmes ; à la question démocratique, vous apportez une réponse sécuritaire ; à la question écologique, votre réponse est une politique minée par vos liens avec les lobbies les plus polluants et votre gabegie fiscale au profit des plus fortunés.
Il est urgent, Monsieur le Président de la République, de vous hisser enfin à la hauteur des fonctions que nos concitoyens vous ont confiées. Elu face à l’extrême-droitegrâce à l’esprit responsable de républicains de toutes convictions, vous n’avez eu de cesse d’abîmer cette concorde pour appliquer sans discernement ni retenue un programme au service exclusif d’une minorité privilégiée.
Notre pays a besoin de retrouver l’espoir et les voies d’un dialogue national apaisé. Notre nation doit être mobilisée vers notre avenir collectif autour d’un grand projet de société à la fois écologique, social et profondément démocratique. Les Français ne demandent qu'à partager une communauté de destin dont votre politique de division les prive. La situation grave de notre pays appelle en effet un grand débatdémocratique. Mais celui-ci ne peut se résumer à un artifice de communication de la part d’un pouvoir qui a continûmentméprisé les corps intermédiaires, le Parlement et, par vos excès de langage récurrents, les citoyens eux-mêmes.
Soyez pour une fois, humble devant la clairvoyance des Français à vous dire ce qui est bon pour eux, pour notre pays, pour notre destin, quelles sont les bonnes questions et les bonnes réponses.
Je porte au nom de Génération.s, les propositions suivantes :
Je vous demande que ce débat national ouvre un processus constituant. La Vème République connait à l'évidenceson crépuscule. Mais dans cette interminable agonie, le risque le plus grand est qu’elle emporte avec elle notre liberté. Les Français veulent respirer l'air d'une démocratie qui ne soit plus vicié par les lobbies privés ou la technocratie. Il faut renouer avec l'ambition de la « démocratie constante » chère à Pierre Mendès-France. Je vous demande donc de vous engager en faveur de la création d'une assemblée constituante qui au terme du débat national engagera la rédaction de la constitution d'une VIème République soumise à l’approbation du peuple français par referendum.
Je vous demande que ce débat national permette une nouvelle répartition des richesses. Si les salaires et les pensions sont si bas, si les entreprises licencient et multiplient les contrats précaires, si la souffrance au travail augmente, si les services publics désertent la France rurale, si l’hôpitalpublic se tiermondise, si les associations mettent la clé sous la porte, si l’école ne parvient plus à enrayer les inégalitéssociales, c'est en raison d'une richesse qui se concentre entre les mains d'une toute petite minorité plutôt que de servir l'intérêt général. Vous deviez être le Président de tous les Français mais c'est à cette minorité privilégiée que vous avez réservé toutes vos bontés. Il est l'heure d'un choc positif pour le revenu des Français grâce à l'expérimentation du revenu universel d'existence, au rétablissement de l'indexation des retraites sur les prix, à la hausse du SMIC et l'ouverture d'une négociation sur l'augmentation des salaires dans le secteur privé comme dans la fonction publique. Il faut aussi éradiquerla pauvreté qui est une honte pour un pays aussi riche que le nôtre grâce à la taxation massive des contrats précaires, des résidences secondaires inoccupées et des logements insalubres. Pour cela, il faudra mieux redistribuer la richesse grâce au rétablissement immédiat de l'ISF, à la taxation des GAFA, à la montée en puissance d'une véritable taxe sur les transactions financières ou à élargissement de l'assiette des cotisations sociales patronales à la valeur ajoutée, c'est à dire la mise en place d'une taxe sur les robots pour financer les retraites.
Je vous demande enfin d'engager un changement de notre modèle de développement. L'économiste américain, Kenneth E.Boulding, prétendait que « celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ». Epargnez à nos enfants de devoir un jour vous infliger le jugement tragique de l'Histoire parce que vous n'auriez pas été capable d'engager la nation dans la mutation de ses modes de production et de consommation. Vous avez opposé justice sociale et transition écologique. Comment pouvez-vous ignorer que les premières victimes de la malbouffe, ceux qui respirent l'air le plus pollué à proximité des grands axes routiers, ceux qui vivent dans des passoires énergétiques, ceux dont la santé est menacée, sont les Français les plus modestes. Les inégalités environnementales sont des inégalités sociales. Quelle responsabilité grave, avez-vous pris vis-à-vis des générationsfutures, de nos enfants et de ceux qu'ils feront, en retardant l’engagement total de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique, pour la biodiversité et l'amélioration de la qualité de l'air.
Il faut une opération « mains propres », et tant pis si cela doit frapper d'abord ces grandes entreprises qui dissimulent leur impact négatif sur le climat derrière les parades sans lendemain de vos grand-messes environnementales. Je vous demande la taxation intégrale des profits des banques issus de leur soutien aux énergies fossiles, de la création d’une contribution financière des entreprises qui exploitent les biens communs de l’humanité (eau, ressources fossiles, axes de communication, information, etc...) et la fin du droit à polluer gratuitement alloué aux grandes entreprises. Il vous revient aussi de mettre un terme à l’impunité des évadés fiscaux qui spolient la France de ses ressources.
Monsieur le Président de la République, à vous observer résister par tous les moyens de l'Etat, parmi lesquels une répression de plus en plus brutale, à l’irruption du peuple dans l’histoire de notre pays, je pense à Albert Camus qui disait qu'il revenait à sa génération, une tâche plus grande encore que celle de refaire le monde, qui consistait à empêcher que le monde ne se défasse. Depuis le mois de mai 2017, vous défaites la France et ce qui fait la modernité de ses valeurs. Les Français vous ont stoppé dans votre œuvre de démolition.
Je vous demande de considérer sérieusement les demandes de justice sociale et de démocratie exprimées par les Français. En respectant le peuple, vous respecterez davantage l'éminente fonction que vous occupez.
Veuillez agréer Monsieur le Président de la République, l'expression de mon profond respect.
Benoît Hamon, Co-fondateur de Génération.s

Posté par Alainramos à 10:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 janvier 2019

LORSQUE MONSIEUR MEIGNEN EN EST REDUIT A VENDRE DES BILLETS DU THEATRE A LA SAUVETTE!

cali

En ce moment, nous n'avons pas souvent l'occasion de rire et de sourire, l'augmentation de la CSG, la baisse du pouvoir d'achat et augmentation des inégalité de toutes natures. Heureusement, nous avons monsieur Meignen pour nous divertir. Cet homme est un véritable homme à tout faire, un jour, non tous les jours, il est agent immobilier, il vend des terrains de la commune pour 1 932 000€ à un promoteur immobilier et pour faire rigoler ce dernier il lui rachete pour 1 932 000€ des m² dans les immeubles à venir, dont l'aménagement sera aussi payé par nos locaux, agent immobilier, prédigitateur et jongleur avec notre pognon. Le  moins que l'on puisse dire c'est que monsieur Meignen est d'une extrême compréhension pour les intérêts privés qu'il sert sans compter, au détriment de l'intérêt général.

Le reste du temps, toujours avec nos impôts locaux, il double la jauge du forum et hop 1 200 000€ millions d'euros, et hop il privatise le théâtre et hop il met dans l'escarcelle du tourneur 1 200 000€ par an et pendant 5 ans soit 6 000 000€ d'argent public, c'est à dire le notre qui va engraisser les finances privées. Encore des pirouettes, des claquettes avec l'argent public. Grâce à la magie de sa politique, nous allions voir ce que nous allions voir et bien nous sommes pas déçu, voilà que notre maire de droite extrême se transforme en vendeur de billets à la sauvette.

Alors, que la « la Pravda municipale » et que l'adjoint au maire se répandent en compliment dithyrambique sur le forum privatisé, sur la sensationnelle programmation, vlà-t-y pas, que nous venons de recevoir, un mailing, nous proposant un billet gratuit, pour un acheté, avec la majorité municipale de droite extrême, les soldes commencent, avant l'ouverture du magasin ....Bref, tout cela sent un peu la panique.

Nous parlions de rire, mais tout cela est à pleurer, il dépense un pognon dingue pour privatiser, chacun aurait pu penser que la société privée qui dirige le théâtre et que reçoit pour cela 1200 000€ par an de nos impôts locaux pour le faire, serait capable grâce à sa merveilleuse programmation de remplir le Forum. Mais, il était peut-être folie des grandeurs, de doubler la jauge du théâtre pour assouvir cette volonté néo libérale de distribuer un maximum de dividendes.

En un mot comme en cent, les folies idéologiques néo libérales de monsieur Meignen continuent de nous coûter fort chères.

Posté par Alainramos à 18:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

CLIMAT, DEMOCRATIE ET GILETS JAUNES. Hervé kempf revue REPORTERRE

arbre 1

Climat, démocratie et Gilets jaunes

7 janvier 2019 Hervé Kempf (Reporterre) 
 

Contre l’oligarchie qui poursuit le désastre écologique et la casse des solidarités collectives, les écologistes ne peuvent rester sur le côté. On ne peut plus faire comme s’il y avait le climat d’un côté, les Gilets jaunes de l’autre.

La veille du 5 janvier, qui a vu le retour des Gilets jaunes, le journal possédé par MM. Kretinsky, Niel et Pigasse, alias Le Monde, publiait un éditorial sous le titre « Climat : sauver le monde en préservant les libertés ». Le texte opposait la difficulté à prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’aggravation du désastre écologique et « la survie de nos valeurs démocratiques » : la démocratie, à en croire cet article, serait incapable de prendre les mesures rigoureuses adéquates. Ce raisonnement biaisé traîne dans les discours sur l’écologie depuis des années. S’il reparait dans un journal phare de l’oligarchie, c’est qu’il a une fonction idéologique précise : faire croire que nous sommes en démocratie et évacuer la question sociale du problème écologique.

C’est une ficelle constante du régime oligarchique que d’assurer que nous sommes en démocratie. Les éditorialistes des médias dominés par leurs propriétaires milliardaires répètent en boucle ce mantra, qui leur permet d’accuser toute critique vigoureuse de la domination capitaliste d’atteinte à la République et aux institutions démocratiques.

Il n’est guère besoin de rappeler l’interpénétration des sommets de l’État et des milieux de la finance, le déni de la volonté populaire comme lors des référendums de 2005, le contrôle des médias par des tycoons des télécoms, de la banque, de l’armement, de l’énergie, etc. Tous les caractères de la dérive oligarchique des pays occidentaux sont maintenant largement documentés, entre autres depuis le livre de votre serviteur, L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratieparu en 2011. C’est une réalité maintenant évidente aux yeux de toutes et de tous, sauf des commentateurs employés par leurs maîtres pour entretenir la fiction de la démocratie.

La vérité de l’affaire, c’est que les oligarques n’ont que faire des préoccupations écologiques. Leur seul but, poursuivi depuis quarante ans par le démantèlement progressif de mécanismes démocratiques et des dispositifs de solidarité collective, est de s’enrichir sans fin. Enrichissement obtenu d’un côté par une augmentation considérable des inégalités — là aussi parfaitement documenté, notamment avec Thomas Piketty et son Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013) —, et de l’autre par une extension sans bornes du domaine productif à l’ensemble des ressources naturelles et des écosystèmes. Pour ne prendre qu’une exemple, le copropriétaire du Monde Daniel Kretinsky a fait fortune en exploitant des centrales à charbon en Europe centrale en des temps où l’inquiétude à l’endroit des émissions de gaz à effet de serre ne cessait de grandir.

« L’Etat n’assiéra plus son pouvoir que sur la puissance de ses appareils : bureaucratie, police, armée, milices »

Ce ne sont donc pas les mesures à prendre face au changement climatique qui menacent la démocratie, mais bien le comportement anti-écologique de l’oligarchie qui détruit la démocratie. André Gorz, dès 1974, avait prévu un scénario possible du pire : face à la dégradation environnementale, le capitalisme apprendrait à gérer les dégâts tout en maintenant sa domination : « Le pouvoir central renforcera son contrôle sur la société », écrivait-il, « des technocrates calculeront des normes “optimales” de dépollution et de production, édicteront des réglementations, étendront les domaines de“vie programmée” et le champ d’activité des appareils de répression. On détournera la colère populaire, par des mythes compensateurs, contre des boucs émissaires commodes (les minorités ethniques ou raciales, par exemple, les “chevelus”, les jeunes...) et l’État n’assiéra plus son pouvoir que sur la puissance de ses appareils : bureaucratie, police, armée, milices rempliront le vide laissé par le discrédit de la politique de parti et la disparition des partis politiques. »

Gorz avait intitulé ce texte (que vous pouvez lire ici), « Leur écologie et la nôtre ». En d’autres termes, l’écologie émancipatrice du peuple ne peut être la même que l’écologie répressive de l’oligarchie.

On ne peut plus faire comme s’il y avait le climat d’un côté, les Gilets jaunes de l’autre

Tout ceci prend un sens particulier au moment où la France est remuée en profondeur par une révolte jamais vue depuis 1968. Et où la question écologique — le révélateur du malaise général a été la taxe carbone — en est tout aussi motrice que le sentiment d’injustice. Du côté des dominants, on connaît la réponse : continuer à imposer la doxa néolibérale, selon le modèle lancé par Margaret Thatcher en… 1979, et qui reste la référence majeure des néolibéraux.

La Une du « Point » le 6 octobre 2016.

C’est ainsi que le 4 janvier, M. Griveaux, porte-parole du gouvernement, expliquait sans fard : « Nous allons aller plus loin dans le changement, être plus radicaux. »

Est-il besoin de dire que M. Griveaux ne pensait pas là à une politique d’économies d’énergie, à la relance d’une agriculture locale pour revitaliser les territoires délaissés, à des transports publics renouvelés, à un nouvel urbanisme, bref, à ce qui permettrait de faire face au changement climatique. Et qui n’est pas refusé par les gens, par la majorité, mais par les riches. Non, M. Griveaux pensait au programme affiché par M. Macron dans ses vœux le 31 décembre : « réformer » le système de chômage, le secteur public, les retraites. C’est-à-dire continuer à casser les systèmes de solidarité collective.

A Tours, le 5 janvier.

Que la préoccupation pour le climat grandisse comme jamais dans ce pays au même moment que la révolte des Gilets jaunes n’est pas un hasard. On ne peut plus faire comme s’il y avait le climat d’un côté, les Gilets jaunes de l’autre. Comme si les 1,9 million de personnes qui ont signé en faveur d’un recours contre l’État pour inaction climatique étaient étrangers à toutes celles qui depuis des semaines expriment leur colère sur les ronds-points et dans les rues. Il y a un lien, qui est formulé ici et là dans le brouhaha et que l’on découvre en parlant avec les uns et les autres. La tâche des écologistes est, aujourd’hui, essentielle : d’accompagner, de rejoindre — si ce n’est déjà fait —, d’enrichir un mouvement populaire d’une ampleur sans précédent depuis un demi-siècle.

L’énergie brutale qu’il déploie peut faire hésiter certains : mais il est la réponse à la violence inexorable exprimée par les dominants, et qui n’a cessé de se durcir depuis des années, comme on l’a compris naguère avec les homicides de l’écologiste Rémi Fraisse, du jeune de banlieue Adama Traoré ou du paysan Jérôme Laronze. Le mouvement des Gilets jaunes hésite encore sur ses directions, et l’extrême droite pourrait récupérer ce mouvement. Si c’était le cas, cela ne gênerait pas profondément les dominants, comme l’a montré, à propos des temps sombres de l’Allemagne hitlérienne, Daniel Guérin dans Fascisme et grand capital ou comme on le voit avec M. Bolsonaro au Brésil. Et si les Gilets jaunes échouaient, il n’y a aucun espoir que les néolibéraux qui reprendraient la main mèneraient la politique écologique indispensable. Il est important de peser pour que la colère qui s’exprime trouve son exutoire dans des voies positives.

Les écologistes ont une responsabilité. Et pour être plus précis, les classes moyennes aux revenus supérieurs — chez qui se trouve la majorité de celles et ceux qui s’engagent pour l’écologie — ont une responsabilité. Il n’y aurait aucun sens à signer une pétition pour le climat tout en restant chez soi quand la tempête agite le pays. C’est le moment d’aller parler, protester, rencontrer, aller avec les Gilets jaunes et peser pour que la lutte contre le désastre écologique se conjugue pleinement avec celle pour la démocratie et pour la justice.


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance,Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaires ni actionnaires, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l'environnement comme sujet majeur de société, compte — car cette vision est peut-être aussi la vôtre.

 

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre— et cela ne prend qu’une minute. Merci.

SOUTENIR REPORTERRE

Posté par Alainramos à 17:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

LE DIRECTEUR DE LA FNARS: EMMANUEL MACRON ET "LES GENS QUI DECONNENT" : UNE DECLARATION CHOQUANTE ET FAUSSE"

macron de bois

Emmanuel Macron et les "gens qui déconnent" : "Une déclaration choquante et fausse"

Florent Gueguen, le directeur de la FNARS, attend du Président qu\'il réponde à \"la situation de crise\" qu\'il \"apaise le débat\" au lieu de \"créer des polémiques inutiles et dangereuses\", (photo du 5 décembre 2012 à Paris).Florent Gueguen, le directeur de la FNARS, attend du Président qu'il réponde à "la situation de crise" qu'il "apaise le débat" au lieu de "créer des polémiques inutiles et dangereuses", (photo du 5 décembre 2012 à Paris). (© MARLENE AWAAD / MAXPPP)

Par franceinfo – Radio France

Mis à jour le 15/01/2019 | 19:52 – publié le 15/01/2019 | 19:51

"C'est toujours le renvoi vers la responsabilité des pauvres", dénonce Florent Gueguen, le directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS).

"C'est une déclaration tout à fait choquante parce que ce que l'on comprend de la bouche du président de la République c'est que les personnes en situation de pauvreté seraient responsables de leur situation, seraient accusées de ne pas chercher de travail, de ne pas vouloir s'en sortir", a déclaré mardi 15 janvier sur franceinfo Florent Gueguen. Le directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS) réagissait aux propos tenus par Emmanuel Macron mardi.

Alors qu'il rencontrait 600 maires de Normandie à Grand Bourgtherould dans l'Eure, le président de la République s'est d'abord rendu à Gasny dans le même département. C'est là que le chef de l'État a lâché la phrase suivante, au cours d'une discussion sur la situation des Français en difficulté : "On va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent". Une formule qui fait réagir.

Le président "sort de son rôle", il devrait rassembler au lieu de diviser

Pour Florent Gueguen, "c'est toujours le renvoi vers la responsabilité des pauvres" Et le directeur de poursuivre : "C'est donc une déclaration à la fois choquante et qui est aussi fausse, puisque nous, nous suivons, nous accompagnons et nous soutenons des millions de personnes qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Je rappelle qu'il y a neuf millions de Français - 14% de la population - qui vit en-dessous de ce seuil et nous voyons que les personnes font évidemment beaucoup d'efforts pour s'en sortir. Elles cherchent du travail", témoigne Florent Gueguen.

Le problème c'est qu'il y a à la fois un manque d'emplois accessibles - notamment pour les personnes qui sont à faibles qualifications - et qu'il y aussi d'autres problèmes notamment de santé, de mobilité, de garde d'enfants pour les mères seules par exemple. C'est ça qui crée la pauvreté et l'exclusion, ce n'est pas le manque de volonté.Florent Gueguen de la FNARSà franceinfo

"Il y a une constante dans la stigmatisation des plus pauvres et dans le fait que - selon le président de la République - les pauvres seraient responsables de la crise économique et sociale", continue Florent Gueguen. "Mais, au-delà de la polémique, je considère que le président de la République sort de son rôle. Son rôle aujourd'hui c'est de rassembler les Français, c'est de répondre à la situation de crise, c'est d'apaiser le débat, ce n'est pas de créer des polémiques inutiles et dangereuses en divisant les Français et en opposant les plus pauvres au moins pauvres."

Nous ce qu'on attend d'Emmanuel Macron c'est à la fois un message de solidarité à l'égard des plus précaires mais aussi de rassemblement pour sortir de la crise et je vois qu'on n'en prend pas le chemin.Florent Gueguen

Posté par Alainramos à 15:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]