FOLIO DU BLANC-MESNIL

02 avril 2020

HÔPITAL PUBLIC:Ô SURPRISE, LA CAISSE DES DEPÔTS RECOMMANDE DE POURSUIVRE LA PRIVATISATISATION " journal Marianne"

banques fn

Hôpital public : ô surprise, la Caisse des dépôts recommande de poursuivre la privatisation

L’hôpital public va dans le mur ? La Caisse des dépôts et consignations propose d’appuyer sur le champignon… et même de klaxonner. Pendant que l’aggravation quotidienne de l'épidémie de Covid-19 en France souligne cruellement le manque de moyens dont souffrent soignants et patients, le site Mediapart révèle, ce mercredi 1er avril, l’ébauche d’un plan de bataille pour l’hôpital. Ô surprise : cette note, émanant du bras armé de l’Etat en matière de finance et sollicité par l’Elysée, recommande... de continuer la privatisation à bas bruit de l’hôpital public.

 On pensait pourtant l’exécutif vacciné. Comme le soulignent nos confrères, Emmanuel Macron déclarait en effet, dans son allocution du 12 mars dernier : “Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, [pour] notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe […]. Il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché.

LE COME-BACK DES PPP

“Enfin !”, pourrait-on dire, si les propositions mises sur la table par la Caisse des dépôts (CDC) n’allaient pas exactement dans le sens contraire. Dans son sabir technocratique, la CDC préconise en effet de “mettre en place des PPP - Partenariat public-privé, ndlr. - vertueux intégrant des démarches de développement durable (construction, modernisation, exploitation, …) particulièrement innovantes et performantes”. Piqûre de rappel : très populaires dans les années 2000, les PPP permettent à une collectivité locale ou à l’Etat de confier à un seul opérateur privé - en général, un consortium réunissant des entreprises du BTP et des services - la conception, la construction et le financement d’un équipement public, mais aussi son exploitation sur une longue période allant de vingt-cinq à trente ans. Pendant cette période, l’utilisateur public paie un loyer, avant de finalement devenir propriétaire de l’équipement en question.

Que ce soit à MarseilleSaint-Nazaire, Bourgoin-Jallieu, Douai, dans le Haut Limousin ou pour le centre hospitalier sud francilien, les PPP ont surtout démontré leur efficacité pour créer des surcoûts inutiles avec des factures exorbitantes, une gestion rigide et coûteuse à la main d’un opérateur privé en position de force, et un endettement inutilement élevé, amputant toute marge de manœuvre budgétaire pour les hôpitaux.

La Cour des comptes s’est déjà montrée très critique concernant les PPP. En 2014, elle constatait, dans un rapport consacré aux partenariats hospitaliers, que “ces procédures avaient été engagées de manière précipitée”, que les “avantages qui sont attribués aux partenariats public-privé” avaient été “mal exploités”, et enfin que “leurs enjeux financiers ont été insuffisamment pris en compte”. Après un audit dans les secteurs du transport et des infrastructures de communication, la Cour des comptes européenne pointait quant à elle, en 2018, les “multiples insuffisances et les avantages limités” des PPP. Malgré cela, les auteurs de la note de la Caisse des dépôts veulent donc remettre le couvert.

SOUTENIR... LE PRIVÉ NON LUCRATIF

Et ils ne s’arrêtent pas là : le plan de la CDC inclut également tout un volet consacré à la question de la dette des hôpitaux, qu’il s’agit de restructurer. La CDC appelle ainsi de ses voeux la “création d’un fonds de dette pour renforcer la structure financière à très long terme des établissements privés de santé à but non lucratif”, dits "Espic". Autrement dit : l’effort financier de l’Etat devrait porter sur… le renforcement du privé. “Nous pourrions imaginer un fonds de dette qui prêterait en hybride soit aux hôpitaux, soit préférablement aux mutuelles ou aux fondations qui les détiennent avec une obligation de fléchage de la ressource”, se prennent à rêver les fonctionnaires de la CDC. Rappelons tout de même que les Espic concurrencent l’hôpital public en matière d’offre de soin, puisque leurs financements privés les autorisent à proposer des salaires bien plus affriolants que ceux du public aux médecins.

Le tableau ne serait pas complet sans l’inévitable volet “numérique” du plan : “La santé numérique peut avoir de grandes vertus mais son impact réel est encore marginal, le marché peu mature, les solutions nombreuses et les modèles économiques fragiles”, regrettent les auteurs de la note, soulignant l’existence de “plus de 700 startup medtech en France” sur lesquelles il serait temps de s’appuyer pour “favoriser le déploiement de solutions numériques à forte valeur ajoutée et impact sur l’efficience des soins”. Et pendant ce temps, la question toute bête de la hausse des moyens de l’hôpital public - ne serait-ce que pour couvrir ses frais de fonctionnement - brille par son absence.

 

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HONNEUR A RAFAËL GOMEZ NIETO DERNIER SURVIVANT DE LA NIEVE PREMIER LIBERATEUR DE PARIS EN AOUT 1944

 

rafael gomez nieto

Hommage à Rafaêl Gomez Nieto, dernier survivant de la "Nieve" compagnie de la Deuxième Division Blindée du Maréchal Leclerc. Sur les 160 hommes de cette compagnie 146 étaient des Républicains Espagnols, qui avaient combattu Franco et le fascisme. Ils ont été les premiers à entrer dans Paris en Aout 1944. Rafaêl Gomez Nieto pilotait le char Guernica.

Honneur, respect pour ces combattants anti-fasciste, anti-nazi, pour ces combattants de la LIBERTÉ.

Pour lui, pour tous ces camarades, le poème de José TERRA

 

ANATHEME

 

Comme un coeur déchiré,-ainsi demeura Guernica

Vinrent des corbeaux avides de sang

En nuées, au murmure des vents,

Et personne, personne ne parla!

 

Pas une voix ne cria,

Pas de blasphèmes, ni imprécations, ni cris, ni lamentations....

Entre des beuglements de boeufs et des braiments des ânes,

Guernica est tombée!

 

Seul un bras est resté dans la plaine triste,

Comme une protestation féroce, comme une lance à l'arrêt,

Déchirant le ventre de la terre!

 

Et ce bras implacable, accusateur, montre

Ces mots de sang dans le ciel bleu de Guernica:

-Guerre maudite!

 

 

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PRIVATISATION DE LA SANTE: MEDIAPART REVELE LES CONTOURS DU PLAN PROMIS PAR MACRON.

arbre et citoyen

Privatisation de la santé : Mediapart révèle les contours du plan promis par Macron

Si Macron a récemment promis un plan d'investissement dans le système de santé public, et dressé un éloge de l'Etat Providence, beaucoup doutaient de ses véritables objectifs. Mediapart a révélé hier une note de la Caisse des Dépôts qui dessine un projet qui s'inscrit dans la logique de privatisation de la santé, sur fond de conflits d'intérêts.

 

Illustration AFP LUDOVIC MARIN

Dans son allocution du 12 mars, Emmanuel Macron se lançait dans un éloge de l’Etat-providence et du système de santé décrits non comme « des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. » S’en suivaient de nombreux remerciements pour les soignants érigés en héros nationaux. Mais chez ces derniers le discours n’est pas très bien passé, pas plus que les mesures très insuffisantes annoncées les semaines suivantes, et ils sont nombreux à lui avoir répondu au travers de photos avec une affiche « Monsieur le président vous pouvez compter sur nous, l’inverse reste à prouver ».

Le 25 mars à Mulhouse, c’est un « plan massif d’investissement » pour l’hôpital public qu’annonçait cette fois le chef du gouvernement. Des promesses bien lointaines face à l’urgence actuelle et qui, dans la bouche de Macron, semblai ent aussi hypocrites que peu crédibles pour des soignant.e.s qui se battent depuis plusieurs années contre la casse du service public.

Et leurs craintes sont en train de se vérifier … Dans un article publié hier, Médiapart révèle une note de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), en charge de réfléchir à ce plan d’investissement pour la santé. Brigitte Dormont, Professeure d’économie à l’université de Dauphine, résume ainsi pour Médiapart son contenu : « En gros, le contenu essentiel de la note, c’est de proposer que de l’argent public et des actions de consolidation financière soient orientés vers le secteur privé non lucratif, sans argument pour fonder cette proposition. »

Effectivement, cette version provisoire, paraît bien loin du discours de Macron sur la nécessité d’avoir un service public de santé. L’idée principale qui en ressort n’est autre que « privé, privé et encore privé ». Loin de tirer le moindre bilan des politiques néolibérales de privatisation de la santé, ou des mesures austéritaires qui ont mené à la situation catastrophique dans les hôpitaux aujourd’hui et qui tendent à rendre la crise sanitaire qu’on traverse aussi ingérable que meurtrière, la note s’inscrit parfaitement dans la logique des dernières années.

L’exemple paradigmatique est celui des P-P-P : les Partenariats Public-Privé. Dans la partie « En faveur de l’hôpital », arrive en troisième position « Mettre en place des PPP (partenariats public-privé) vertueux. » Ces PPP, qui existent depuis 2006, permettent à des organismes publics de faire appel à des fonds privés - pour par exemple construire un hôpital - leur payant ensuite un loyer sur plusieurs dizaines d’années et les laissant gérer toutes les activités non-médicales liées au lieu. Or, les exemples de mises en place de PPP depuis 2006, ont donné lieu à de nombreux échecs scandaleux.

« Les partenariats public-privé du plan Hôpital 2007 : une procédure mal maîtrisée » titrait ainsi un rapport de la Cour des Comptes en 2014. Derrière cette « mauvaise maîtrise » se cache des millions d’euros de loyers -d’argent public- perdus pour des établissements mal construits, inutilisables et vides, laissant de nombreuses personnes sans structure de soin en mesure de les accueillir. Après ce constat, le gouvernement avait choisi de limiter leur utilisation, mais ces contrats, qui ont joué un rôle actif dans la casse de notre service de santé public, sont aujourd’hui la solution proposée par la CDC à l’état catastrophique de nos hôpitaux.

Pour que le privé et le public ne fasse qu’un : le projet de la CDC

De fait, toute la note tend à faire se confondre investissement public et privé. Sur la gestion de la dette la rhétorique est la même. Une phrase lapidaire sur la restructuration de la dette restante des hôpitaux public et un paragraphe entier sur la dette des « établissements privés de santé à but non lucratif ». La proposition pour cette dernière est de créer des fonds de dette hybride qui prêteraient aux mêmes titres aux hôpitaux publics... et à ces établissements privés. Une logique qui permet de développer toujours plus les intérêts des groupes privés dans le secteur de la santé, transformant les soins nécessaires à nos vies une marchandise comme les autres.

« Ce document est le révélateur très net des orientations actuelles en matière de réformes de la santé : nécessité de faire plus de place au privé ; croyance forte dans l’innovation numérique comme solution au double enjeu de la qualité des soins et de la contrainte financière ; responsabilisation et individualisation face au risque. Les quatre points généraux du document ne sont qu’un coup de tampon aux stratégies édictées depuis plusieurs années. Loin de remettre en cause les orientations délétères des réformes conduites depuis plus de vingt ans, ils conduisent à accélérer la casse de l’hôpital public. Ce document n’est pas seulement la marque d’une volonté d’étendre l’emprise du privé au sein de l’hôpital public, il traduit la conception technophile, néolibérale et paternaliste qu’une grande partie des acteurs administratifs et des responsables politiques ont de la santé. » synthétise ainsi Pierre-André Juven, sociologue interrogé par Mediapart.

Une note sur fond de conflit d’intérêt

Et derrière cette note semble apparaître plusieurs conflits d’intérêts. Le premier se joue sur les bateaux.. En effet la dernière des propositions en faveur de l’hôpital, est celle de transformer des navires en navire-hôpitaux, la proposition très longuement détaillée, propose de transformer les bateaux de croisières en hôpitaux, or le chantier coûteux et long ne semble pas être la réponse la plus efficace pour résoudre la crise ou pour répondre à des besoins de long terme. Médiapart indique une explication du phénomène « La raison en est peut-être ailleurs : la Société de financement local (Sfil), qui sert de bras financier à la banque des territoires, garantit un grand nombre de crédits exports. Elle s’est beaucoup engagée dans le secteur des croisières. »

L’autre conflit d’intérêt est autour de ces sociétés privées mises à l’honneur tout au long de la note, et qui semblent représenter pour les rédacteurs la solution à la crise terrible que traverse le système de santé. « N’y a-t-il pas un évident conflit d’intérêts à demander un rapport à la CDC sur l’hospitalisation ? La CDC, via une de ses filiales Icade santé, est un acteur majeur de l’hospitalisation privée lucrative. » s’interroge ainsi Jean-Paul Domin, professeur de sciences économiques à l’université de Reims. Les intérêts du gouvernement se trouvent ainsi bien étroitement liés à ceux de groupes privés, qui investissent dans tous les établissements privés de santé, au détriment du service public.

La crise sanitaire ouverte par le coronavirus, a mis en lumière le délabrement de notre système de santé, l’état catastrophique des hôpitaux, et le manque cruel de personnel. Alors que Macron ignorait jusqu’à présent la colère des soignant.e.s qui réclament depuis des années des moyens supplémentaires, il a été obligé de répondre à ce que tout le monde rdécouvre cruellement aujourd’hui l’état d’un système de santé à bout de souffle. Mais loin de répondre par un investissement massif, ou par la nationalisation des établissements privés, qui aujourd’hui pourraient permettre de désengorger les hôpitaux surchargés, la note de la CDC montre qu’il compte bien poursuivre la logique de privatisation entamées ces dernières années. Une logique pourtant déjà très largement rejetée parmi le personnel médical.

Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux préviennent, la détresse et la rage d’être confrontés à une épidémie sans un système solide qui puisse encaisser le coup, finira par s’exprimer après la crise. Et le projet porté par cette note pourrait bien rester en travers de la gorge de toutes celles et ceux qui sont au cœur de la gestion de l’épidémie, dans des hôpitaux exsangues.

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01 avril 2020

DEBATTRE,CRITIQUER,PREPARER,PROPOSER UN AUTRE AVENIR EST UN DROIT ET EN CE MOMENT C'EST UN DEVOIR!

ARjuin2019

Je n'ai pas très envie de rire, même si le poisson est bon la santé. Dans cette troisième semaine de confinement, il est toujours aussi nécessaire de le respecter strictement.Chaque vie sauvée est une victoire pour l'humanité.

Mais, aujourd'hui, je réaffirme avec force, que le confinement ne doit pas être celui de la citoyenneté.

Alors, que la communication gouvernentale et du Président met chaque un peu plus en exergue les conséquences dramatiques de choix néo-libéraux qui sont les leurs, le Président de la République nous demandent de nous taire. Latent, depuis le début de la crise, le débat, sur la pénurie de masques, de respirateurs et de médicaments prend de l'ampleur et Macron ne peut plus l'esquiver.

Nous appliquons avec force et courage les consignes de confinement et nous respectons l'état d'urgence sanitaire, les personnels médicaux et l'ensemble des salariés nécessaires pour assurer la continuité du vivre ensemble le font avec un dévouement un courage exceptionnel et en même temps ils le font avec des risques considérables pour leur propre vie, car le font sans masque.

Dans ces conditions nous demander de nous taire, lorsque nous contestons des politiques mortiféres est inacceptable, d'autant que dans le même temps l'on nous dit que les masques et les respirateurs seront là qu'à la fin avril ou presque.

Ils nous proposent de reprendre le débat après, mais nous les connaissons par coeur, avec leurs médias aux ordres, ils mettront tout en oeuvre pour mettre sur la liberté d'expression et sur le débat nécessaire une chape de plomb.

Ils nous demandent de nous taire, alors qu'ils continuent la mise en oeuvre de leur politique d'austérité, alors qu'ils protégent les actionnaires, ils continuent de casser le droit du travail, ils réinstaurent la semaine de 60 heures, remettent en cause les 35 heures, permettent au Medef d'imposer la prise de jours de vacances et celui-ci conforté par ses choix annonce qu'il bloquera les augmentations de salaire pour l'année 2020.

Pire encore si l'on en croit Médiapart, ils ont demandé à la Caisse de Dépôts et de Consignations une note sur l'hospialisation publique et au surprise, cette note propose une orientation néo libérale, c'est à dire la poursuite celle que conteste le personnel médical de 18 mars 2019.

Heureusement, les français ne sont pas dupes, dans leur grande majorité, ils souhaitent des changements radicaux.Ils souhaitent une relocalisation des filières de production à 84%, reconstruire l'Europe sur des bases nouvelles à 70%, réduire l'influence des actionnaires et de la finance sur la vie des entreprises à 70%, ralentir le productivisme et la course à la rentabilité à 69%, nationaliser les secteurs stratégiques, transports, énergie, l'eau à 68% et la pharmacie à 60%.....A l'aune de cela on comprend mieux pourquoi Macron et le Medef nous demandent de nous taire.

Nous n'avons plus confiance, dans ces discours qui nous affirment que la seule politique possible est l'austérité pour celles et ceux qui produisent la richesse, pour enrichir celles et ceux qui spéculent. Aujourd'hui se taire c'est leur laisser la possibilité de continuer à détruire tout ce qui fonde la contrat social de notre République.La crise sanitaire du COVID 19, souligne la malfaisance des politiques que nous subissons depuis trop longtemps. La Liberté est le premier engagement de notre devise républicaine faisons la vivre.

Débattre, critiquer, préparer, proposer un autre avenir est un droit et en ce moment c'est un devoir!

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31 mars 2020

COUP DE GUEULE!

 

ARjuin2019

Coup de gueule
Depuis 20 ans ils ont supprimé l'impôt sur la fortune, réduit l'impôt sur les successions, abaissé l'impôt sur les revenus du capital et sur les revenus des plus aisés, descendu l'impôt sur les bénéfices des grandes entreprises...
Pour compenser tout cet argent perdu, ils ont supprimé des lits dans les hôpitaux, fermé les services publics dans les banlieues et les zones rurales, arrêté de construire des logements sociaux, bloqué les salaires des fonctionnaires, pas remplacé ceux qui partaient en retraite...
Et aujourd'hui, confrontés aux résultats du désastre qu'ils ont organisé, tout ce que savent proposer les dirigeants de la 6eme puissance mondiale c'est de faire la manche, d'organi
ser la mendicité publique...

Merci à Guillaume Duval

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30 mars 2020

COVID.19: LA CONFIANCE NE VA PAS DE SOI, ELLE SE MERITE!

ARjuin2019

Nous entrons dans la troisième semaine de confinement. Notre responsabilité individuelle doit se conjuguer avec notre responsabilité collective, nous devons strictement respecter le confinement. Chaque vie sauvée et une victoire pour l'humanité.

Le confinement sanitaire, nécessaire, ne doit pas conduire au confinement de la réflexion et de la citoyenneté. Ce temps doit conduire à réfléchir à la construction du jour d'après.

La France était mal préparée, la responsabilité en incombe à la déstructuration de l’hôpital public et aux coupes budgétaires que la politique de santé subie depuis deux décennies. Le personnel médical est en lutte depuis le 18 mars 2019, pour dénoncer cette situation et pour exiger des choix en adéquation  avec l'intérêt général. La crise du COVID.19 confirme le bien fondé des exigences du personnel médical de l'hôpital public.

Depuis quelques jours, nous les citoyens de ce pays, nous montrons, que nous n'avons pas confiance dans le gouvernement pour gèrer cette crise sanitaire.La confiance ne va pas de soi, la confiance elle se mérite.

Depuis le début de la crise sanitaire, nous subissons une communication du Président et de son gouvernement dont le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle est erratique, contradictoire et semble essentiellement préoccupée à masquer les responsabilités qu' à assumer les conséquences des choix néo libéraux.

Depuis le début de la crise sanitaire, le pays, et surtout son personnel médical, manque de masques et de combinaisons, de respirateurs et de tests, de lits de réanimation. Les décisions prises et la communication successive du Président et de son gouvernement étaient et sont, que des moyens pour estomper cette terrible réalité.

Aujourd'hui, nous sommes abreuvés de chiffres sur les commandes faramineuses de masques, de tests, mais les annonces d'aujourd'hui relayées par des médias serviles, ne règlent pas la question, puisque dans le meilleur des cas les masques et les tests ne seront disponibles pas avant plusieurs jours, voire plusieus des semaines.

Cette situation ne doit rien au hasard, alors, que pendant des décennies la politique sanitaire de la France occupait la troisième place mondiale, elle est aujourd'hui en sixième position.

Voilà, pourquoi les citoyens n'ont pas confiance dans la capacité du Président et de son gourvement, pour faire face à la crise sanitaire que nous subissons tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 mars 2020

POURQUOI L'HOPITAL PUBLIC EST AU PLUS MAL?

 

banques fn

Le confinement est prolongé jusqu'au 15 avril, nous devons continuer à respecter cette consigne. Chaque vie sauvée est une victoire pour l'humanité.

Ce temps du confinement doit être le temps de la réflexion pour travailler à construire le jour d'après. La pandémie du COVID 19 est un puissant révélateur sur l'état du contrat social qui fonde notre République.

Aujourd'hui l'hôpital public est au point de rupture du fait des politiques menées depuis 20 ans et met aussi un exergue les inégalités territoriales en matière de santé, voire par exemple les hôpitaux du 93.

En 2004, la mise place et l'extension de la tarification à l'activité, la fameuse T2A, désavantage nettement l'hôpital public qui gère les pathologies lourdes, assure une activité de recherche et d'enseignement et en tant que service public ne peut sélectionner ses patients.

Bref, la T2A, a poignardée l'hôpital public, celle-ci a fait basculé l'hôpital public dans un autre monde, celui de l'entreprise et forcé les médecins à ne plus faire le même métier. Les choix néo libéraux ont crée de la souffrance. On a raisonné en terme de flux, une vision contradictoire: produire des soins mais ne pas garder les malades. la valeur comptable a pris le dessus, les actes techniques ont pris le dessus, sur la médecine de première ligne.

Avec ce choix, les personnels et et les lits deviennent une variable d'ajustement, ce qui conduit à un épuisement des professionnels. le COVID 19 le montre d'une façon brutale entre la charge de travail et le nombre de soignants qui ne comptent pas leurs heures.

Ce choix néo libéral fait que l'objectif médical, le relationnel, l'accueil des familles, le doute, sont relégués au second plan, dans cette médecine à flux tendus où le patient chasse l'autre, où il importe de faire tourner les lits.

Paradoxalement, le secteur privé qui compte actuellement 150 000 lits, concentrent les opérations les moins complexes et les plus rentables, dopé par le CICE, le secteur privé affiche une situation financière florissante.

Depuis la fin des années 90, l'hôpital public a perdu 100 000 lits, sous le quinquennat Hollande 22 000 emplois ont été supprimés et sous Macron déjà près de 17 000. Selon les informations du 11 mars 2020 données par le ministre de la santé, il y a actuellement 5000 lits de réanimation, ce chiffre est à mettre en paralléle avec le nombre des personnes frappés par le COVID 19.

Aujourd'hui la France compte 6 lits pour 1000 habitants, un taux inférieur à celui de l'Allemagne, du Japon ou de la Corée du Sud, des pays qui résistent mieux au Coronavirus.

Dans ce moment, il n'est pas inutile de rappeler que la politique de santé public est essentiellement financée par La Sécurité Sociale à 78% c'est à dire par nos cotisations sociales, dans ce cadre il serait plus que temps que cet argent des salariés soit gérer par les salariés eux mêmes, surtout lorsque l'on sait que les néo libéraux année après année "libèrent" les entreprises de leur part du financement de la Sécurité Sociale. Dans ce cadre, il devient scandaleux que le Medef continue de vouloir gérer des financements auxquels ne il participe plus. Il faut abroger les ordonnanes de 1967 et revenir au fonctionnement de 1945. Bref, là question de la Sécurité Sociale qui fait partie de la Constitution de la République, doit, dans les mois qui viennent, être au coeur des débat afin que son financement soit pérenniser, pour assurer la mise oeuvre d'une politique nationale de santé, qui ne dépende plus des exigences de la production de dividendes.

Les néo libéraux qui nous gouvernent, ne doivent pas croire qu'a l'imge de la crise financière de 2008, que nous oublierons où nous ont conduit leurs politiques d'austérité. Nous tenons à notre système de santé publique comme à la prunelle de nos yeux. Nous, nous ne laisserons pas déposséder de notre volonté à construire un autre chemin. Il est hors de question, que la technocratie néo libérale, les assurances privées et le CAC 40 nous imposent le leur.

Pour terminer, il paraît nécessaire de constater que le chemin de déstabilisation subit par l'hôpital public, a été mis en oeuvre dans notre commune par la droite extrême, aujourd'hui les Centres de Santé Municipaux du Blanc-Mesnil sont dans un état qui ne leur permet d'être des points d'appui pour les hôpitaux publics, moins de médecins et une organisation inadaptée, il en va de même pour le service de soins à domicile et le service des aides à domicile où en six ans les effectifs ont été divisés par deux.

Le confinement est choix civique et citoyen, le confinement doit être aussi un temps de réflexion citoyenne pour préparer le jour d'après.

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COMPTE RENDU DE L'AUDIO CONFERENCE AVEC LE PREFET DE SEINE SAINT DENIS SUR LA SITUATION DU COVID 19

arbre et citoyen

Bonsoir. ci-dessous un compte-rendu détaillé d'une audio-conférence avec le Prefet de la Seine-Saint-Denis, effectué par la Maire de Bondy, Sylvine Thomassin. Merci à elle pour cette exercice de transparence et d'informations pour les habitants.

"L’audio conférence a réuni 70 participants, les Maires, les Présidents d’établissements publics territoriaux et les parlementaires. Elle a duré 2h10, de 17h à 19h10.
Le Préfet a commencé par remercier les Maires pour leur sang-froid et leur solidarité dans ce contexte critique. Il nous a conseillés de nous placer dans l’optique d’un marathon plus que d’un sprint...
Le département a pu paraître indiscipliné, informations révélées par des médias qui nous connaissent peu mais, compte tenu de sa jeunesse et après quelques jours d’ajustement, le Préfet considère que la situation peut encore être améliorée du point de vue santé publique mais que les habitants ne sont pas plus indisciplinés qu’ailleurs.
Il y a eu durcissement du confinement pour éviter que le pic épidémique ne soit trop important d’une part, et précipité dans le temps d’autre part alors que notre système de santé doit se préparer à la crise la plus grave depuis un siècle, que les soignants sont en première ligne et que la solution thérapeutique est non finalisée.
Le délégué de l'ARS (Agence Régionale de Santé) prend la parole. Trois piliers selon lui : confinement strict, augmentation des capacités d’accueil, soutien aux équipes de soin. Il y a une progression journalière de 20%, de 20% d’hospitalisations et de 20% de décès.

En Île-de-France, 6 211 cas recensés au 23 mars 17h, 775 personnes en réanimation et 203 décès. Pour la Seine-Saint-Denis, 455 cas pris en charge dont 360 hospitalisations et 35 décès. (60 patients ont été hospitalisés puis sont revenus à domicile). Il y aurait d’autre part 82 cas Covid + dans les Ehpad du département.
Depuis le 14 mars, entre 1 à 8 décès/jour. Pas de progression exponentielle, ni dans les hospitalisations ni dans les décès pour le moment.
Toute la stratégie repose donc sur l’augmentation des capacités d’accueil et donc la catégorisation des établissements en trois groupes :
- Première ligne : établissements régionaux
- Deuxième ligne, 9 en Seine-Saint-Denis
- Troisième ligne : 155 en Ile-de-France
Le management, assuré par l’ARS, se fait au quotidien/nombre de lits. Il en reste encore 120 disponibles sur la Région. On est donc en capacité d’absorber les quelques jours qui viennent mais pas plus. L’ARS travaille à une remise à niveau du nombre de lits au vu des besoins estimés. L’ARS tient un cycle de réunion hebdomadaire pour préparer la médecine ambulatoire au choc de l’épidémie. Pour ce qui est des masques, la doctrine est absolue de la part du Gouvernement : les soignants en première ligne auprès des malades doivent en avoir, c’est-à-dire les médecins, IDE, aides soignants, qu’ils soient hospitaliers ou libéraux.

Le Préfet reprend la parole pour évoquer la question du couvre-feu. Disposition qui relève du Préfet et du Préfet seul. Mesure déjà utilisée en France en ce moment mais dans des endroits particuliers, le Haut-Rhin notamment pour Colmar et Mulhouse, villes confrontées au choc de l’épidémie. Le dispositif du couvre-feu peut être utile mais pas en début de crise. De plus, si cela devait se faire, il faudrait coordonner cela sur l’ensemble de la Région. Mais le Préfet va proposer une mesure mieux ciblée, plus efficace et il demandera aux Maires qui en ont pris de retirer leur arrêté.

Le Directeur de Cabinet du Préfet, précise que le législateur a créé l’état d’urgence sanitaire. Pas de situation équivalente depuis très longtemps, si ce n’est 2009 et le H1N1 mais qui n’était qu’une menace d’épidémie. Aujourd’hui, il s’agit d’une menace avérée et une épidémie qui l’est tout autant. Le cadre d’intervention est donc comparable à la loi d’urgence de 1955, c’est-à-dire un péril imminent de nature grave. Le décret pris en conseil des ministres et l’article 4 de la Loi du jour créent un statut particulier de
l’organisation de notre pays, pour deux mois même si le Gouvernement, sur décret, peut y mettre un terme plus tôt. Mais la déclaration d’état d’urgence sanitaire permet au Premier ministre de prendre des mesures dérogatoires au droit commun.

Le Préfet est le seul à pouvoir aggraver ou alléger les mesures, après avis de la Procureure de la République.
Pour la question des marchés, tous les marchés doivent être fermés. Pour le Préfet il s’agit d’une demande claire du gouvernement dès lors qu’il n’y a pas d’autres possibilités d’approvisionnement. Le Préfet précise que l’article 8 ne fait pas de différence entre la tenue des marchés couverts ou non couverts. Ils sont tous interdits. Le Préfet relève que certains Maires demandent à la fois un couvre-feu et une dérogation pour les marchés. Pour lui, la dérogation relève du milieu rural ou montagnard. En Seine-Saint-Denis, il y a toujours des alternatives et il ne compte pas accorder de dérogations sauf si un maire le convainc des difficultés d’approvisionnement. Il préfère nous avertir qu’il s’agit de l’application d’une décision du Conseil d’Etat et ne nous laisse que peu d’espoir sur l’issue de son instruction.
La Préfète déléguée à l'Egalité des chances intervient pour nous préciser qu’il y a eu 350 personnes mises à l’abri depuis 10 jours auxquels se sont ajoutés le matin même 700 personnes du campement d’Aubervilliers. Médecins sans frontières était présent sur les conditions sanitaires du démantèlement et la mise à l’abri.
Pour elle, trois sujets particuliers :
- Accueils de jour et maraudes avec des bénévoles souvent âgés, ou personnels en droit de retrait ne permettant pas un accueil satisfaisant.
- Aide alimentaire avec Croix Rouge pour personnes hébergées en SIAO, le département qui a donné ses stocks de lait et de couches des crèches fermées, les restos du cœur qui ont souvent fermé et il nous faudra ré ouvrir des cuisines pour assurer cette aide alimentaire
- Les centres d’hébergement qui ont besoin de sortir de leurs structures les personnes symptomatiques. l’Etat recherche donc un centre de confinement.
Le Préfet affirme qu’il sera très attentif au contexte particulier de la Seine-Saint-Denis à cet égard. Il affirme dès à présent que les dispositions transitoires ont été prises par le législateur et que la doctrine, dans nos villes, est l’expédition des affaires courantes. Rien d’innovant à engager. Ce sont les nouvelles municipalités installées qui conduiront
les grands projets. « On doit naviguer au plus près des côtes avec une voile réduite ». La continuité des services publics locaux est, pour lui, la vérité de la résilience de notre pays en temps de crise, de la part des villes mais aussi des établissements publics territoriaux (pour les ordures ménagères notamment).
Les Maires peuvent adapter les temps d’ouverture au public, et prévoir l’aide pour les personnes en illectronisme.
Les missions prioritaires du service public plus généralement :
- Service public d’eau potable
- Eaux pluviales
- Assainissement
- Energie, déchets
- Etat civil
- Opérations funéraires
- Ouverture de crèches, écoles et collèges qui accueillent les enfants du personnel soignant, temps scolaire et périscolaire (nous avons à Bondy 16 enfants accueillis)
- Action sociale et versement des aides sociales
- PMI
- Voirie
- MDPH
- Service public des mobilités dans un esprit de limitation des déplacements
- Service de soutien économique aux entreprises

La loi d’urgence a déjà évoqué, dans sa partie gouvernance, le fait que l’élection du premier tour est acquise mais sa prise d’effet est reportée en juin 2020 au plus tard. Les mandats et fonctions sont donc prorogés. Un décret sera pris avant le 27 mai pour le deuxième tour, prévu en juin 2020. L’ensemble des délégations est aussi prorogé.

L'Inspecteur d'Académie nous assure de la très forte réactivité et de la grande créativité des enseignants et des cadres dans la continuité pédagogique, ressources variées, innovantes …63 écoles et 7 collèges fonctionnent pour les enfants des personnels soignants mais aussi des personnels de PMI et de l’ASE, soit environ 400 élèves par jour pour le premier degré et environ 20 collégiens. Le volontariat est la règle. En parallèle, l’ensemble des opérations de gestion se poursuit pour préparer la rentrée de
septembre 2020, la carte scolaire notamment et le CDEN de la semaine prochaine est pour l’instant maintenu.
Le responsable de la Direction générale des Finances publiques nous rappelle le mail reçu ce jour de ses services précisant les conditions de fonctionnement du Trésor Public qui ne reçoit plus de visites mais dont les agents travaillent : paiement des fournisseurs et notamment les petites entreprises, accompagnement quant à la délivrance de bons de secours …
Nous passons à la partie d’échanges et le Préfet nous indique qu’il demandera l’intervention des 8 Maires qui lui ont envoyé le plus de questions (dont Bondy), tout en précisant que la plupart des réponses ont dû être apportées dans la première partie. J’ai remercié le Préfet quant à l’organisation de cette audioconférence, très utile, entre nous. Je lui ai dit qu’il avait déjà répondu à nombre de mes questions (masques, commerces indélicats, verbalisation par la police municipale) mais qu’il me fallait encore une réponse pour la question de la nécessité de poste médical avancé en amont des hôpitaux d’une part, et sur l’utilité de la désinfection des espaces publics d’autre part. Enfin question connexe sur le maintien ou non des Amap.
Le Préfet confirme que, du fait de l’offre médicale ambulatoire en Seine-Saint-Denis, on va avoir besoin de services médicaux et paramédicaux ambulatoires. L’ARS travaille à cela avec le secteur libéral et reviendra vers les maires à ce sujet. Le responsable de l’ARS précise que l’on doit séparer les flux entre Covid + et les autres patients . Des centres territoriaux ambulatoires vont être dédiés au Covid 19 avec organisons de flux étanches.
Sur la question des désinfectants, il n’y a pas de recommandations particulières mais un effet positif dans l’esprit des habitants qui n’est pas à négliger. Donc à nous de voir pour les espaces publics très sollicités. Par ailleurs, porter notre attention aux poignées de porte, boutons d’ascenseur et abribus ++.
Eliane Assassi, sénatrice, n’était pas en audioconférence mais avait envoyé une question relative à la prise en charge de femmes victimes de violences conjugales. Réponse apportée : c'est une priorité départementale (Préfet + Procureure de la République). Les suites police et justice sont encore apportées à ces procédures-là. Les permanences téléphoniques se poursuivent sur le département. Les plaintes sont enregistrées et on prépare l’ouverture de nouvelles structures grâce à l’aide de l’amicale du nid (19 femmes ce jour et 41 à terme).

Le Préfet termine en disant qu'il n'y a pas de "pandémie cachée en Seine-Saint-Denis". L’épidémie serait un peu plus vivace dans notre département comme dans toutes les zones denses, il y a par exemple plus de cas qu’en Seine et Marne avec un différentiel de 4 à 5. Nous sommes toujours sur une progression forte mais non exponentielle donc au début d’une crise, raison pour laquelle on doit tous être rigoureux et prudents. Plus on sera confinés, plus on respectera les gestes barrières, plus les polices seront en appui pour les contrôles et mieux on s’en sortira. Il a par ailleurs suspendu les évacuations de squats et les expulsions locatives, « on ne peut rester confinés dehors ».

Le Préfet nous remercie pour notre engagement, sait qu’il peut compter sur nous pour assurer la continuité des services publics municipaux, territoriaux et départementaux. Nos concitoyens ont besoin de cette marque de fabrique de la république française et lui besoin de ce dialogue avec nous pour adapter au mieux la conduite à tenir sur le département.

Dernière information importante :
L'Agence Régionale de Santé Ile-de France met en place un dispositif d’appel à volontaires, pour venir en renfort des équipes dans les établissements de santé et médico-sociaux : l’opération #Renforts-Covid. Cette initiative a pour objectif de mobiliser l'ensemble des étudiants, professionnels, actifs ou retraités, disposant de compétences répondant aux besoins des établissements. Grâce à une plateforme digitale, le dispositif permet à tous les étudiants et professionnels de contribuer à la gestion de cette crise, de proposer leurs compétences et de les mettre au service des établissements qui ont exprimé des besoins."

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27 mars 2020

LA SOLIDARITE EST L'ADN DES CITOYENS DU BLANC-MESNIL FAISONS LA VIVRE PLEINEMENT DANS CE TEMPS DIFFICILE

 

abeille

Le coronavirus se répand dans notre pays de manière inexorable depuis janvier 2020, cette expansion était prévisible, elle pouvait, donc, être anticipée. Le manque de masques, le manque de tests et les difficultés de notre système de santé et de l'hospitalisation publique, devront être débattus, faut-il rappeler que les personnels médicaux sont en lutte depuis le 18 mats 2019.

Il aura fallu attendre le 14 mars 2020, afin que des mesures fortes soient mises en oeuvre. Le confinement est un choix efficace que nous devons strictement respecter. Chaque vie sauvée et une victoire pour l'humanité.

Le temps n'est pas à la polémique, mais si le confinement doit être strictement appliqué et respecté, le confinement ne peut pas être celui de la citoyenneté.

Dans notre ville, le temps doit être aussi, le temps de solidarité citoyenne, elle est d'autant plus nécessaire que les outils municipaux de santé et de solidarité ne sont plus en capacité de répondre efficacement aux besoins de la population.En effet, les 17 aides ménagères qui restent, les quelques infirmières des soins à domicile et les quelques médecins encore présents dans les Centres Municipaux de Santé ne peuvent pas, malgré leur engagement, leur qualité et leur professionnalisme, répondre en particulier aux demandes spécifiques des 9000 retraités que comptent Blanc-Mesnil.

Tout cela est bien regrettable et l'on comprendre mieux la communication minimaliste de la ville.

Dans cette situation, les initiatives citoyennes doivent prendre le relais afin que la solidarité joue pleinement son rôle. Le temps est venu de devenir des voisins citoyens solidaires, attentif à la situation sanitaire et aux difficultés de la vie quotidienne de sa voisine, de son voisin. Rendre le confinement encore efficace passe peut-être par l'orgnisation dans son immeuble, dans sa rue d'un système de course collectif et la mise place d'une chaîne qui permet de s'assurer que personne est isolée et malade.

Il y a dans notre ville des associations et des militants de la solidarité, Les Restos du Coeur, le Secours Populaire, Spérenza, le Secours Catholique, la régie de quartier c'est le moment de prendre contact avec eux pour les aider et renforcer leurs actions.

La solidarité est l'ADN des citoyens du Blanc-Mesnil, faisons la vivre pleinement dans ce temps difficile.

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