FOLIO DU BLANC-MESNIL

12 mai 2021

Le Blanc-Mesnil :Mais que se passe-t-il à droite?, Hervé Bramy

 

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Mais que se passe-t-il à droite?

Il suffit, qu’aux élections départementales de juin prochain, des candidat·e·s de la droite républicaine aient l’impertinence de se présenter aux suffrages des électeurs face au quatuor de la gauche rassemblée et en concurrence avec celui de l’alliance de la droite conduite par le maire pour qu’un vent de panique souffle au 2ème étage de la mairie…

Les très récentes réactions épidermiques et mensongères du maire (nous en avons l’habitude) sur les réseaux sociaux sont bien futiles face aux enjeux politiques, sociaux et sanitaires du moment que subit la population.

Que voulez-vous la vie démocratique des formations politiques de droite au Blanc-Mesnil est pathétique. LR n’existe plus, « Libres » est un embryon, LREM ne s’exprime jamais et le RN, qui était représenté en 2015, a disparu.

Rien d’étonnant à tout cela. Au Blanc-Mesnil c’est l’alliance des droites qui règnent, du centre à la droite la plus extrême. Toutes absorbées au sein d’un gloubi-boulga préhistorique dans le domaine des idées.

Comment la droite en est-elle arrivée là ? Explications.

Les Républicains (LR), en perte d’identité politique, sous les coups de boutoir du macronisme ne savent plus où donner de la tête. Pour le macronisme le chemin de l’implantation locale est un véritable chemin de croix. Mais l’essentiel est ailleurs. Macron pour se donner la possibilité d’être réélu en 2022 s’est fixé un cap. Éliminer LR de la course à la présidentielle et être opposé à Marine Le Pen au second tour. Au risque que son objectif soit dépassé et que l’on voit le RN accéder aux plus hautes fonctions de l’État. Cela serait dramatique pour le peuple en France.

Pour affaiblir la montée - qui semble inexorable des idées extrémistes dans notre pays -, la droite, comme le macronisme, s’est lancée dans une course de surenchère sécuritaire, ultralibérale et, par certains côtés, xénophobe (amalgame entre sécurité et immigration). Peine perdue on préférera toujours l’original au fac-similé. Finalement, la surenchère provoque un phénomène inverse et dangereux pour la démocratie : un élan extrémiste dans la société. Il faut dire que les médias dominants accordent une place exubérante aux idées de la droite extrême et de l’extrême droite. Le capital sait où sont ses intérêts.

Du coup, le risque de voir la droite républicaine perdre ses repères politiques et idéologiques était prévisible. Nous y sommes ! Ainsi une partie de LR penche plutôt vers Macron (comme les maires de Nice et de Toulon) ; l’autre penche radicalement vers le RN et le soutien aux appels séditieux des militaires comme Ciotti dans les Alpes de Haute-Provence.

L’histoire est loin d’être finie. Elle nous réserve encore de nouveaux rebondissements. La vérité finira par éclater aux yeux de toutes et tous.

En attendant ne nous laissons pas détourner de notre objectif commun : avec la gauche rassemblée, pour la première fois au Blanc-Mesnil pour les élections départementales, nous pouvons conserver le département à gauche et battre la droite au Blanc-Mesnil.

 

 



 

 

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Les palestiniens ont droit au respect: Face à la menace d’embrasement, la communauté internationale doit être à la hauteur.

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Visuel Face à la menace d’embrasement, la communauté internationale doit être à la hauteur.
Par Génération•s

Après plusieurs jours d’affrontements à Jérusalem, l’escalade de la violence menace la paix précaire entre Israéliens et Palestiniens. Les tensions étaient palpables depuis plusieurs semaines déjà dans le quartier de Sheikh Jarrah, où plusieurs dizaines de familles palestiniennes sont menacées d’expulsion par des Juifs qui font valoir un titre de propriété datant d’avant 1948. La Cour suprême israélienne devait se prononcer lundi sur le sort de plusieurs d’entre elles. Ces expulsions s’inscrivent dans la colonisation rampante dont les quartiers palestiniens de Jérusalem font l’objet depuis des décennies.

Les tensions ont par ailleurs été alimentées par les suprématistes juifs du député Ben-Gvir, qui n’hésitent plus à utiliser impunément le slogan « Mort aux Arabes », comme on l’a entendu lors d’une manifestation récente à Jérusalem. Des affrontements ont donc logiquement éclaté à l’occasion de la fin du Ramadan, sur l’esplanade des Mosquées, dans l’enceinte même de la Mosquée d’Al-Aqsa et dans le quartier tout proche de Sheikh Jarrah, occasionnant des centaines de blessés du côté palestinien dont des dizaines très graves. Le Hamas, qui avait formulé un ultimatum aux Israéliens si les affrontements ne cessaient pas, a tiré des centaines de roquettes, provoquant une riposte de l’aviation israélienne, laquelle s’est soldée par la mort de 20 personnes dont … neuf enfants.

Avec une faible légitimité, Benyamin Netanyahou, qui n’est toujours pas parvenu à former un gouvernement, a intérêt à attiser ces affrontements face à son adversaire Benny Gantz. Cette faiblesse de l’exécutif israélien fait écho à celle d’une Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas qui n’a pas organisé d’élections depuis 15 ans et qui a peu de prise sur les événements.

Face à une telle situation et des pouvoirs locaux affaiblis, la responsabilité de la communauté internationale est d’autant plus grande. La diplomatie française ne peut se contenter d’appeler prudemment à la « retenue », tout comme les États-Unis doivent faire pression sur l’exécutif israélien pour qu’il se limite à des ripostes proportionnées et engage des pourparlers avec les Palestiniens.

Si Israël a droit à sa sécurité, les Palestiniens ont droit au respect, à leur Etat et à l’arrêt de la colonisation dont leurs territoires font l’objet.

Génération.s appelle donc la diplomatie française à condamner sans ambigüité les violences en cours et les autorités israéliennes à trouver les voies et moyens pour engager un dialogue avec les Palestiniens et stabiliser la situation. Membre du Conseil de sécurité des Nations unies, la France doit inviter l’ONU à mettre en œuvre une médiation internationale afin de faciliter une désescalade et rechercher une sortie de crise.

La valeur symbolique des lieux sur lesquels les affrontements se déroulent, le nombre grandissant de victimes, les souffrances du peuple palestinien engagent la communauté internationale à se montrer à la hauteur.

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11 mai 2021

Il n’y a pas à choisir entre emploi et écologie, selon un collectif d’ONG et de syndicats. Reporterre

abeille agissant pour l'environnement

Emploi et travail

Licenciements interdits en cas de profit, semaine de 32 heures… Dans un rapport, le collectif d’associations et de syndicats Plus jamais ça ! multiplie les propositions pour allier les enjeux sociaux et environnementaux. Car relever les défis écologistes ne peut se faire qu’« en garantissant la réduction des inégalités sociales ».

« Pas d’emploi sur une planète morte. » C’est le constat du collectif Plus jamais ça !, qui regroupe des ONG et des syndicats [1]. Dans un rapport publié vendredi 7 mai, il rappelle l’urgence de réformes ambitieuses sur les plans social et environnemental. Car relever les défis écologistes ne peut se faire qu’« en garantissant la réduction des inégalités sociales, l’emploi et une redistribution des richesses ».

« À travers la question de l’emploi, nous arrivons à donner corps à l’articulation “fin du monde et fin du mois”, explique à Reporterre Julien Rivoire, membre du bureau d’Attac France et coauteur du rapport. Il faut contrecarrer le récit d’une écologie punitive, porté par La République en marche et par Les Républicains. La transition écologique peut être source de mieux-être et d’amélioration sociale. » Il continue : « Face aux logiques conservatrices, il faut créer un bloc social le plus large possible et pour cela, allier les préoccupations sociales et écologiques. »

Lire le rapport « Pas d’emploi sur une planète morte ».

Les conservateurs répètent en boucle la nécessité de la croissance et opposent écologie et création d’emplois. Mais pourquoi faudrait-il choisir ?, rétorque le collectif. L’Organisation internationale du travail assurait en 2012 que la transition écologique pouvait permettre de créer entre quinze millions et soixante millions d’emplois d’ici 2030. Dans un rapport publié en décembre 2020, le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) indique, lui, que les plans de relance, s’ils sont orientés vers la transition, peuvent être une occasion inédite.

Samedi 16 mars, à Paris, lors de la « marche du siècle » pour le climat.

« Le plan de relance, c’est 100 milliards d’euros. Mais seulement 28 milliards contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le reste des investissements annule les effets positifs, voire augmente les émissions actuelles », détaille Julien Rivoire. Le collectif propose donc d’orienter les plans de relance. « La dynamique de création d’emplois-climat doit fortement s’accélérer pour s’aligner sur les recommandations du Giec [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat], l’objectif européen d’au moins 55 % de baisse des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, et la nécessité de réduire les émissions de 7 % par an », affirme le rapport de Plus jamais ça ! Ses auteurs recommandent de conditionner les aides publiques aux entreprises à des engagements sociaux et environnementaux, ainsi que des investissements massifs vers les secteurs de la transition et la création d’emplois publics.

La semaine de 32 heures et une hausse du Smic

Le deuxième axe du rapport concerne le volet social : le collectif propose notamment d’interdire les licenciements dans les entreprises qui font du profit. « La distribution de dividendes doit être un des motifs d’interdiction des licenciements boursiers, du donneur d’ordre général jusqu’au bout de la chaîne de sous-traitance qui dépend de lui, y compris à l’international ». Selon l’Observatoire des multinationales, malgré des résultats en chute de 55 %, les entreprises du CAC 40 sont sur le point de verser 51 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires.

Autres revendications : la semaine de 32 heures, « sans perte de salaire ni flexibilisation », une hausse du Smic [2] et la fixation d’un salaire maximum. L’objectif étant de définir un écart maximum entre le plus haut salaire et le salaire minimum. « On n’a pas encore décidé si cet écart doit être de 1 à 3, de 1 à 10 ou de 1 à 15. Mais on souhaite ouvrir le débat sur la nécessité d’agir contre les inégalités par la fiscalité et la redistribution via les salaires », dit Julien Rivoire. Le collectif souhaite également soutenir les expériences de gestion démocratique dans les entreprises.

Plus jamais ça ! demande enfin de « stopper la dérégulation du commerce international et des traités de libre-échange », de partager les connaissances entre États et de mutualiser les brevets. Pour financer cette « rupture sociale et écologique », il propose d’instaurer une fiscalité progressive et de taxer les transactions financières.

Si certains points, comme l’utilité du nucléaire ou le financement d’une sécurité sociale professionnelle, ne sont pas encore finalisés, Julien Rivoire souhaite que ce rapport soit « une contribution au débat public, mais aussi une ouverture des discussions entre militants. On assume que toutes les questions ne soient pas abouties ».

C’est maintenant que tout se joue…

La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, nous estimons qu’il doit occuper une place centrale dans le traitement de l’actualité.
Contrairement à de nombreux autres médias, nous avons fait des choix drastiques :

  • celui de l’indépendance éditoriale, ne laissant aucune prise aux influences de pouvoirs. Reporterre est géré par une association d’intérêt général, à but non lucratif. Nous pensons qu’un média doit informer, et non être un outil d’influence de l’opinion au profit d’intérêts particuliers.
  • celui de l’ouverture : tous nos articles sont en libre accès, sans aucune restriction. Nous considérons que s’informer est un droit essentiel, nécessaire à la compréhension du monde et de ses enjeux. Ce droit ne doit pas être conditionné par les ressources financières de chacun.
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En résumé, Reporterre est un exemple rare dans le paysage médiatique : totalement indépendant, à but non lucratif, en accès libre, et sans publicité.
Le journal emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produisent chaque jour des articles, enquêtes et reportages sur les enjeux environnementaux et sociaux. Nous faisons cela car nous pensons que la publication d’informations fiables, transparentes et accessibles à tous sur ces questions est une partie de la solution.

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Après cet article

Économie

La transition écologique créera un million d’emplois, annonce un rapport

Notes

[1Attac France, la CGT, la Confédération paysanne, Droit au logement, la FSU, Greenpeace France, Les Amis de la Terre, Oxfam France et l’Union syndicale Solidaires.

[2Le salaire minimum de croissance est actuellement fixé à 10,25 euros de l’heure.

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Bac inégalitaire,93 mobilisé

bac inégalitaire

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Le discret business du propriétaire de Valeurs actuelles, l’hebdo de référence de l’ultra-droite. Bastamag

 

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PAR  30 SEPTEMBRE 2019

Le magazine Valeurs actuelles suscite régulièrement la controverse par ses unes ultra-réactionnaires, louant la France chrétienne, Eric Zemmour ou les droites extrêmes européennes, stigmatisant en vrac les migrants, l’islam, le féminisme, les fonctionnaires ou l’écologie. Mais au fait, qui est son propriétaire et avec qui fait-il des affaires ?

Dans la série « les milliardaires qui possèdent la presse française », il y a les connus – les Arnault, Bolloré ou Niel – et les discrets [1] comme Iskandar Safa. Franco-libanais, issu de la communauté chrétienne libanaise, il fait partie des 100 plus grosses fortunes de France, et détient l’hebdomadaire réactionnaire et d’ultra-droite Valeurs actuelles. Il a également tenté de racheter cet été le quotidien régional Nice-Matin, bataillant avec Xavier Niel pour finalement jeter l’éponge [2].

Iskandar Safa possède notamment plusieurs chantiers navals, en France, en Allemagne et à Abu Dhabi, où sont construits des yachts de luxe et des navires militaires légers. Il a acquis en 2015 le magazine Valeurs actuelles, auparavant détenu par le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, en faisant équipe avec Étienne Mougeotte et Charles Villeneuve, tous les deux anciens de TF1. Le trio avait déjà tenté, alors, de racheter Nice-Matin.

Migrants, islam, la « terreur féministe » et « ces fonctionnaires qui nous ruinent »

Valeurs actuelles diffuse aujourd’hui à plus de 90 000 exemplaires chaque semaine [3]. Une audience plutôt honorable dans le paysage des hebdomadaires français. Sa ligne éditoriale penche clairement à l’ultra-droite : ses unes consacrent Marion Maréchal-Le Pen, Eric Zemmour et « son identité française », encensent Philippe de Villiers (avec en une « Clovis, Macron, la France et moi »...) ou, pendant la campagne présidentielle de 2017, « Fillon l’insoumis ». Elles louent aussi « La France chrétienne », complimentent « l’homme qui secoue l’Europe », en l’occurrence l’ancien ministre de l’Intérieur italien d’extrême droite Matteo Salvini, et « les nouveaux visages de la rébellion des peuples » : Salvini toujours, le premier ministre hongrois Viktor Orban, et Sebastian Kurz, l’ex-chancelier d’extrême-droite autrichien.

Les unes du journal n’hésitent pas à s’en prendre au féminisme (« La terreur féministe » en mai), aux écologistes (« Les charlatans de l’écologie », avec Greta Thunberg en une, en juin), aux médias de gauche (« La tyrannie Mediapart » en août, et « Les islamo-gauchistes » en mars, avec Edwy Plenel, fondateur du journal, en photo de une), ou au pseudo « racisme anti-blanc » (avec Lilian Thuram en une en septembre). Valeurs actuelles stigmatise évidemment l’islam (« Chassez le christianisme et vous aurez l’islam », « 15 000 islamistes près de chez nous »…), les migrants, et les services publics – « ces fonctionnaires qui nous ruinent » ; fustige le supposé « milliardaire qui complote contre la France », Georges Soros, à l’initiative de plusieurs fondations ; dénonce « Mélenchon, le péril rouge », grimé en Che Guevara [4]. L’actuel directeur de la rédaction du magazine, Geoffroy Lejeune, a écrit un ouvrage sur Éric Zemmour, publié par la maison d’édition proche de l’extrême droite Ring [5]. Geoffroy Lejeune a d’ailleurs participé à la « Convention de la droite », qui a réuni ce 28 septembre plusieurs personnalités de la droite extrême, et marquée par des discours violemment xénophobe.

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Du côté des relais politiques, le groupe éditeur de Valeurs actuelles, Valmonde, a pour vice-président depuis 2010 Olivier Dassault, fils de Serge Dassault. Son père était sénateur. Olivier Dassault est, lui, député (LR) de manière presque ininterrompue depuis 1988, et préside le conseil de surveillance du groupe d’armements éponyme, qui produit des avions militaires – comme les Rafales, vendus à l’Égypte, au Qatar et à l’Inde – et des systèmes de défense militaire.

Environ 750 millions d’euros de contrats militaires avec l’Arabie Saoudite

L’industrie de l’armement est justement l’un des secteurs dans lesquels Iskandar Safa a édifié son empire industriel. L’homme est connu en France pour avoir joué un rôle de négociateur pour libérer des otages français au Liban dans les années 1980 [6].

En 1992, avec la holding Privinvest, dont il est le PDG et dont le siège social est à Beyrouth, il rachète les Constructions mécaniques de Normandie (CMN) et ses chantiers navals de Cherbourg. CMN produit des yachts, et des navires militaires – de petits intercepteurs ou des corvettes. Au moment de leur rachat par Safa, les chantiers navals de CMN sont en difficulté. En 1998, l’entreprise obtient un contrat avec le Koweït, pour des patrouilleurs lance-missiles. Puis en 2003, avec les Émirats arabes unis pour des corvettes "Baynunah", de quoi « alimenter un carnet de commandes peu fourni, alors même que l’entreprise connaissait d’importantes difficultés, accumulant des dettes sociales et fiscales », souligne un an plus tard un rapport parlementaire. La première de ces corvettes est livrée aux Émirats en 2009.

Puis sont venus les contrats avec l’Arabie Saoudite : pour la vente de trois patrouilleurs en 2015, pour 250 millions d’euros [7]. Les marchés de l’armement étant extrêmement politiques, le contrat n’est entré en vigueur que début 2018 [8]. Les bateaux sont aujourd’hui en cours de fabrication. Toujours en 2018, un autre gros contrat est signé entre les chantiers navals de Cherbourg et l’Arabie Saoudite : CMN produira 39 navires intercepteurs, pour un montant d’environ 500 millions d’euros.

Chacun de ces nouveaux contrats apporte évidemment des emplois à Cherbourg. Des chaudronniers, soudeurs, mécaniciens et électriciens sont recrutés. « Près d’une centaine d’offres d’emploi, pour partie en CDI mais aussi en intérim, ont été publiées sur la page Facebook des CMN », écrit en septembre 2018 un site d’info locale. « Il y a donc une accélération des besoins de recrutements, liée notamment aux discussions avec l’Arabie Saoudite »explique le directeur des chantiers, Pierre Balmer. Le 24 juillet 2019, le journal régional La Manche libre rapportait qu’une cérémonie était organisée le même jour pour fêter la livraison de deux premiers bateaux à l’Arabie Saoudite, en présence d’une délégation officielle saoudienne, mais sans la presse française, qui n’avait pas été invitée.

C’est que, depuis 2015, une coalition de pays menée par l’Arabie Saoudite, tout comme son allié des Émirats arabes unis, est entrée en guerre au Yémen. Le bombardement des populations civiles et le blocus imposé au Yémen, affamant 22 millions de personnes, les trois-quarts de la population du pays, ont rendu l’intervention de plus en plus controversée. Les ventes de matériel militaire, dont des armements français, aux pays belligérants sont désormais pointées du doigt. Trois millions d’enfants en bas âge souffrent de malnutrition. Pour Amnesty international, des atteintes aux droits humains et des crimes de guerre sont perpétrés dans tout le pays. Cela n’empêche pas les ventes d’armes françaises de se poursuivre, des exportations à chaque fois autorisées par le gouvernement.

Lire à ce sujet nos articles :
- « Ventes d’armes : comment la France tente de les poursuivre à tout prix »
- « Malgré la guerre au Yémen, la France a livré plus d’1,3 milliard d’euros d’armements à l’Arabie saoudite en 2017 »
- « En savoir plus sur les ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite : mission impossible, même pour les députés ? »

En avril 2019, le site d’investigation Disclose révèle le contenu d’un document confidentiel de la Direction du renseignement militaire, datant de septembre 2018, qui indique que des armements d’origine française sont bien utilisés dans le conflit yéménite par l’Arabie saoudite et ses alliés, ce qui rend caduque la légalité de ces exportations. Selon le document, l’une des corvettes lance-missile « Baynunah », fabriquées par CMN pour les Émirats arabes unis, participe au blocus naval, aux côtés d’une frégate livrée à l’Arabie Saoudite par une autre entreprise française, Naval Group. Suite à ces révélations, la Direction générale de la sécurité intérieure avait convoqué des journalistes de Disclose.

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Des contrats de chalutiers dans le viseur de la justice états-unienne

Les chantiers d’Iskandar Safa fabriquent aussi des bateaux civils, yachts ou bateaux de pêche. Une commande de 24 chalutiers – et 6 patrouilleurs – destinés à une entreprise publique mozambicaine de pêche au thon a été conclue avec les chantiers navals de Cherbourg en septembre 2013. Iskandar Safa est alors lui-même à Cherbourg pour la signature, aux côtés de trois ministres français de l’époque [9]. Le ministre des Finances du Mozambique, Manuel Chang, fait aussi le déplacement [10]. Depuis, ce contrat s’est retrouvé cité par un acte d’accusation d’une cour de justice états-unienne dans la cadre d’une affaire de corruption et d’emprunts cachés garantis par l’État mozambicain [11].

Ces accusations ont abouti à l’arrestation de Manuel Chang, le ministre des Finances mozambicain, le 29 décembre en Afrique du Sud, sur demande de la justice états-unienne. Quelques jours plus tard, deux anciens banquiers du Crédit suisse, qui avaient participé à la structuration des prêts, ainsi qu’un cadre de Privinvest, la holding appartenant à Iskandar Safa, ont aussi été arrêtés dans le cadre de cette affaire. Ils sont inculpés sur la base du « Foreign Corrupt Practices Act », une loi fédérale états-unienne pour lutter contre la corruption d’agents publics à l’étranger.

- Lire notre article : Comment un contrat signé avec les chantiers navals de Cherbourg est lié à la quasi-faillite du Mozambique

Suppressions d’emplois dans les chantiers navals allemands

Privinvest a également racheté trois chantiers navals situés en Allemagne, dans la région de Kiel, sur la Mer Baltique. En juin 2018, la filiale allemande de Privinvest, German naval Yards [12], annonce la fermeture d’un des trois chantiers, Lindenau, consacré à la réparation de navires. Un autre de ses sites, Nobiskrug, construit des yachts de luxe. « Sur ce chantier, nous avons appris que 190 emplois seraient supprimés, et seulement 60 seraient reclassés », explique Heiko Messerschmidt, responsable du secteur des chantiers navals à la section locale du syndicat IG Metall.

Iskandar Safa a décidé de concentrer les activités sur le chantier de production de navires militaires. Ceux-ci sont destinés à l’export ou à la marine allemande [13]« Safa est actif, il cherche le contact avec les politiques allemands, localement dans la région et aussi à Berlin », note Heiko Messerschmidt. Iskandar Safa rencontre ainsi deux ministres du land de Schleswig-Holstein, où se trouvent les chantiers, en mai 2018 [14].

Main basse sur les chantiers navals grecs

Pourtant, les relations de la holding avec les autorités allemandes n’ont pas toujours été cordiales. Un marché de cinq corvettes destinées à la marine allemande devait être attribué directement – sans appel d’offre – par le ministère de la Défense à un consortium d’entreprises allemandes [15]. En avril 2017, un porte-parole de Privinvest envisage de poursuivre l’Allemagne auprès d’un tribunal arbitral international – ces tribunaux privés chargés du règlement des conflits entre investisseurs et États, les fameux ISDS – sur la base d’un traité d’investissement signé entre le Liban et l’Allemagne. Il n’a pas eu besoin d’aller jusque-là. Privinvest a obtenu gain de cause un mois plus tard, après avoir déposé une réclamation auprès de l’office allemand de lutte contre les cartels [16]. Les chantiers navals ont finalement obtenu le marché des corvettes, en faisant équipe avec le géant sidérurgique allemand ThyssenKrupp.

Contre l’État grec, Privinvest n’a pas hésité à mettre à exécution ses menaces. Le groupe avait racheté à l’allemand ThyssenKrupp le chantier naval grec Hellenic Shipyards en 2010, au moment où la Grèce commence à vaciller face aux marchés financiers. Des sous-marins y sont alors en construction pour la marine grecque. La holding et l’État grec se retrouvent en conflit. « La Grèce cesse de régler ses factures. L’activité s’interrompt en 2011 avec plusieurs navires abandonnés sur cale », rapporte Le Monde. Privinvest attaque Athènes auprès du tribunal d’arbitrage de la chambre internationale de commerce (ICC). Le pays est finalement condamné à payer 200 millions d’euros à la holding [17].

En 2016, Iskandar Safa lance en son nom propre une deuxième procédure contre la Grèce au sujet de ce même chantier, cette fois auprès du tribunal d’arbitrage privé de la Banque mondiale [18] sur la base d’un traité d’investissement conclu entre Athènes et Beyrouth. Finalement, des juges grecs décident de mettre le chantier naval sous gestion spéciale, en vue peut-être de le revendre. Dans une tribune publiée par Les Échos, Safa accuse le gouvernement d’Aléxis Tsipras (gauche), arrivé au pouvoir en 2015, d’avoir « piraté » le chantier.

Le nom du groupe Privinvest apparaît aussi associé à deux sociétés offshore dans les révélations des « Panama papers » [19], ces millions de fichiers provenant des archives du cabinet Mossack Fonseca, basé au Panama et spécialisé dans la domiciliation de sociétés dans des paradis fiscaux. Le journal Le Monde, qui a participé à dévoiler les Panama Papers, y consacre un article en 2016. Le quotidien remontait le fil de filiales de Privinvest opérant depuis la Suisse, les États-Unis et Abu Dhabi, et de sociétés basées aux îles Vierges britanniques dont la holding était aussi actionnaire.

Les schémas issus des Panama papers.

« Curieusement visé en ma qualité de patron du magazine Valeurs actuelles, je suis d’abord désigné comme détenteur de deux sociétés offshore. Au-delà de l’absence d’intérêt d’une telle information, chacun sait que le recours à de telles sociétés n’est en rien prohibé et peut être justifié par des considérations commerciales, parfaitement légales bien-sûr, que je n’ai pas à justifier ici », rétorque alors l’intéressé dans un droit de réponse au quotidien [20].

L’un des personnages cités dans l’article du Monde de 2016 se nomme Andrew Pearse. Celui-ci était aussi l’un des acteurs de la vente de bateaux au Mozambique. Dans les Panama Papers, Andrew Pearse est cité comme un actionnaire de l’entreprise de services financiers Palomar Holding Limited. Or, dans l’acte d’accusation états-unien sur les prêts mozambicains, Palomar Holding est qualifié de « filiale » de Privinvest, tout comme un autre entreprise appelée Palomar Capital Advisers. Dans un audit indépendant rendu public en 2017, commandé l’année précédente par les autorités mozambicaines, Palomar est désignée comme étant une « entreprise du groupe Privinvest ». Selon les deux documents, l’entreprise Palomar a été impliquée dans la structuration des prêts finançant les contrats mozambicains. Andrew Pearse est l’un des trois anciens cadres du Crédit Suisse interpellé le 2 janvier 2019 dans cette affaire.

Dans les colonnes du journal économique Les Echos en juillet, le président du directoire de Privinvest Média annonçait que le groupe avait « d’autres projets dans la presse écrite ». Ces journaux qui tomberaient à leur tour dans l’escarcelle du patron de presse Iskandar Safa pourront-ils informer librement sur les affaires du groupe Privinvest ?

Rachel Knaebel

Image de une : Les chantiers navals de Kiel. CC iebeslakritze via Flickr.

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Notes

[1Bernard Arnault (LVMH) – 1ère fortune de France – détient entre autres les quotidiens Le Parisien et Les Échos ; François Pinault (Kering) – 6ème fortune – est propriétaire du Point ; la famille Dassault – 7ème fortune – possède Le Figaro ; Vincent Bolloré – 11ème fortune – a acquis Canal Plus et CNews, via sa prise de contrôle de Vivendi ; Patrick Drahi – 12ème fortune et principal actionnaire de SFR – a racheté LibérationL’Express, BFM-TV et RMC ; Xavier Niel (Free) – 13ème fortune s’était allié à Pierre Bergé (décédé en 2017) et à Matthieu Pigasse pour devenir propriétaire du groupe Le Monde. S’ajoute désormais à cette liste l’oligarque tchèque Daniel Kretinsky (2,6 milliards de dollars de patrimoine selon Forbes), qui fait partie des 1000 personnes les plus riches du monde. Il a fait son entrée sur la scène de la presse française en rachetant d’abord Elle et Marianne, puis la part de Mathieu Pigasse dans Le Monde cet automne. Lire notre article : Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française.

[2Voir à ce sujet cet article des Échos.

[3Source : Alliance pour les chiffres de la presse et des médias.

[4Voir ces unes ici.

[5Voir à ce sujet ce billet du blog Lignes de crêtes et cet article des Inrock.

[6Un temps mis en cause dans une affaire de présumés détournement de fonds liés à cette libération, aux côtés de l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua notamment, il a en a été blanchi après un non-lieu général en 2009.

[7Source : Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

[8Voir cet article de La Tribune.

[9Arnaud Montebourg, Bernard Cazeneuve (ministre du Budget) et Nicole Bricq (Commerce extérieur), lire notre article à ce sujet.

[10Voir cet article du journal local La Manche libre, avec les photos.

[11L’acte d’accusation de la cour du district de New York, du 19 décembre 2018, est disponible, en anglais, ici.

[12La filiale s’appelait Abu Dhabi Mar jusqu’en 2014.

[13Voir cette analyse de France Stratégie.

[15Composé de Lürssen, un chantier naval, et d’une filiale de l’entreprise ThyssenKrupp.

[16Voir le communiqué de la Bundeskartellamt.

[17Le communiqué de Privinvest à ce sujet.

[18Le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements de la Banque Mondiale (CIRDI).

[19Voir sur le site du Consortium international des journalistes d’investigation ici).

[20Voir l’article suivi du droit de réponse ici.

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ADRESSE AUX CANDIDAT.E.S AUX ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES 2021

 

arbre 1

Comme elle l’a fait pour les élections régionales, la Coordination EAU Île-de-France s’adresse aux candidat.e.s aux élections départementales pour leur demander de prendre des engagements en faveur d’une gestion publique et citoyenne de l’eau. N’hésitez pas à relayer cet appel auprès des candidat.e.s de votre circonscription. Et à l’adapter éventuellement aux enjeux locaux. Les réponses seront publiées sur ce site web.

Depuis 2017, deux établissements publics territoriaux (EPT), Est Ensemble et Grand Orly Seine Bièvre, ont décidé de ne pas rejoindre le Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF), éternel délégant de Veolia. Depuis le 1er janvier 2021, Est Ensemble assume désormais lui-même la compétence effective de l’eau et Grand Orly Seine Bièvre a renouvelé une convention provisoire avec le SEDIF sans en être membre. Les deux territoires sont en transition vers la gestion publique et devront prendre des décisions dans ce sens dans les prochains mois.

Depuis les dernières élections municipales, de grandes métropoles comme Bordeaux et Lyon ont basculé du côté de la gestion publique. En région parisienne, sur la lancée du succès d’Eau de Paris, la régie de Grand Paris Sud est en plein développement dans l’Essonne.

L’absorption de Suez par Veolia augmente encore l’endettement de ce groupe qui va présenter la note aux usagers : le SEDIF s’apprête à engager un plan de surinvestissements pharaoniques pour y contribuer. De l’autre côté, le démantèlement et le déclin de Suez sont annoncés.

1) Les départements n’ont pas de responsabilité directe dans la gestion de l’eau mais les conseiller.e.s départementaux.ales sont des élu.e.s de proximité et doivent à ce titre se prononcer sur les enjeux politiques locaux forts et actuels. C’est pour cela que la Coordination EAU Île-de-France s’adresse aux candidat.e.s pour les élections départementales pour leur demander de s’engager sur plusieurs points essentiels :

se prononcer en faveur du choix de la gestion publique, excluant tout retour au SEDIF, dans les EPT Est Ensemble et Grand Orly Seine Bièvre. S’engager sur un appui politique et sur un accompagnement technique du département au choix et au développement de la gestion publique de l’eau, partout où la question se pose, en Seine Saint-Denis, dans le Val de Marne, dans l’Essonne…

s’opposer à la mise en place de l’osmose inverse basse pression qui va conduire à une augmentation de la facture des usagers de plusieurs dizaines de centimes par m3 !

soutenir la réappropriation publique des capacités de production d’eau potable, dans une perspective de rationalisation et de réduction des prélèvements dans le milieu naturel ;

2) Les départements ont une responsabilité directe dans la gestion des eaux usées. Le Val de Marne et la Seine Saint-Denis ont développé des services publics de pointe qui collectent les eaux usées. Les départements désignent aussi les membres du conseil d’administration du Syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) qui traite les eaux usées.

Au SIAAP, les scandales financiers et les incendies-écocides (comme celui intervenu en juillet 2019 à l’usine Seine aval d’Achères) ont émaillé ces six dernières années, sans qu’aucune conséquence n’en soit tirée. C’est pour cela que la Coordination EAU Île-de-France s’adresse aux candidat.e.s pour les élections départementales pour leur demander de s’engager sur  :

contribuer à l’évolution du SIAAP pour en faire un outil transparent de gestion de la prévention des pollutions et du traitement des eaux, en ouvrant sa gestion à des représentant.e.s d’associations, à des citoyen.ne.s et à d’autres collectivités comme la région Île-de-France.

3) La Coordination EAU Île-de-France s’adresse aux candidat.e.s pour les élections départementales pour leur demander de s’engager aussi sur :

le soutien au mouvement citoyen et associatif pour l’eau bien commun  ; de nombreuses initiatives se développent en faveur d’une gestion publique et citoyenne depuis plusieurs années ; elles s’inscrivent dans la perspective d’une participation citoyenne accrue à la gestion de l’eau à tous les niveaux, petit et grand cycle compris, et de l’assainissement ;

le zéro bouteille en plastique dans tous les services et toutes les manifestations du département. Il faut s’attaquer aux bouteilles en plastique qui sont de loin les déchets qui polluent le plus dans le monde ;

la reconnaissance de la personnalité juridique de la Seine, de la Marne et de l’Oise qui sont fortement impactées par les pollutions, la Seine impactant à son tour la mer. Les législations actuelles montrent leurs limites concernant leur préservation. En s’inspirant des droits de la Nature et en considérant l’écosystème fluvial comme une entité juridique, il s’agit de se doter d’un nouvel outil prometteur. Le département du Val de Marne qui avait été précurseur avec le festival de l’Oh !, doit s’engager dans ce sens!

le soutien au fret fluvial qui est une exigence écologique.

Paris le10 mai 2021

Rappel du cadre légal d’intervention du département dans le domaine de l’eau

Possibilité de participer au financement des projets d’alimentation en eau potable et d’assainissement dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par les communes ou leurs groupements, à leur demande

Aménagement, entretien et exploitation des cours d’eau, canaux, lacs et plans d’eau transférés aux départements.

Mise à disposition des communes ou des EPCI d’une assistance technique dans le domaine de l’assainissement, de la protection de la ressource en eau, de la restauration et de l’entretien des milieux aquatiques, de la voirie, de l’aménagement et de l’habitat.

Étude, exécution et exploitation de tous travaux, ouvrages ou installations présentant un caractère d’intérêt général ou d’urgence (à l’exception de la compétence GEMAPI)

Possibilité d’obtenir le transfert de propriété du domaine public fluvial. Aménagement, entretien et exploitation des cours d’eau, canaux, lacs et plans d’eau domaniaux non navigables transférés aux départements.

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10 mai 2021

La droite extrême utilise les moyens communaux pour faire main basse sur les votes par procuration des retraités!

Affiche main basse sur la ville

Alors, que depuis le début de la pandémie, la municipalité de droite extrême :

-n'a pas pris le temps de s'adresser à l'ensemble des retraités pour les écouter, les accompagner, les protéger.

-a été incapable de déposer un dossier pour obtenir un centre de vaccination, pour la huitième du département.

La semaine dernière, la droite extrême, en utilisant la liste électorale, s'est soudainement souvenue de l'importance des retraités électeurs. La droite extrême pleine de sollicitude, leur indique que toutes les précautions sanitaires seront assurées dans les bureaux de vote de notre commune.

Mais dans cette lettre, cette soudaine compassion, masque un objectif très politicien. En effet, la droite extrême incite les retraites à prendre l'attache du service des élections, afin que celui leur apporte toute l'aide nécessaire pour voter par procuration.

La ficelle est un peu grosse, les services municipaux enregisteront les noms et les adresses des retraités intéressés et la droite extrême diligentera ses sbires et ses spadassins pour proposer d'être les porteurs de leur procuration.

Pour faire simple et être clair, la droite extrême utilise les moyens communaux pour faire main basse sur les votes procurations des retraités.

Il faut dire que l'utilisation des moyens communaux, pour trafiquer les votes est un sport habituel de la droite extrême, en 2020, elle avait organisé dans des conditions plus que douteuses l'inscription d'habitants de l'Union Européenne originaires d'un pays proche de la mer Noire. Déjà cette petite manœuvre avait permis à la droite extrême de maîtriser entre 200 et 250 voix, qui ont contribué à son élection dès le premier tour.

Aujourd'hui si la droite extrême se livre à des manœuvres irrégulières s'est qu'elle a la trouille en effet:

- nos concitoyens de l'Union Européenne ne votent pas pour les élections du 20 et 27 juin 2021, donc, il faut encore ruser pour pervertir la démocratie.

-.deux listes de droite sont candidates, pour la conccurencer, aux elections du 20 et 27 juin 2021.

Cette trouille s'exprime aussi par le fait que la conseillère départementale sortante ne se représente pas et qu'elle aurait été exfiltrée , avec un parachute doré sur la liste aux régionales de Valérie Pécresse.

La droite extrême commence à payer la trahison de sa promesse «Sauvons nos pavillons» qui est devenue «du béton partout». La droite extrême commence, aussi, à payer cash ses pratiques totalitaires et sa gestion violente du clan népotique qui la dirige.

Le comité Génération.s du Blanc-Mesnil par un communiqué a condamné, hier, ces pratiques illicites, scandaleuses et inacceptables dans un Etat de droit, il a transmis ce communiqué au Préfet de Seine-Saint-Denis et au sous -Préfet de l'arrondissement du Raincy et lui a fait parvenir une copie de la lettre expédiée par la droite extrême.

Folio du Blanc-Mesnil appele l'ensemble des Blanc-Mesnilois(e)s à condamner ces magouilles, qui salissent et trahissent la démocratie et font le jeu des fascistes et enrichissent les magouilleurs.

Folio du Blanc-Mesnil soutient la seule liste de gauche et l'écologie qui agit pour construire une alternative de transformation sociale et écologique qui rassemble le PCF, Génération.s, EELV et la GRS.

 

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09 mai 2021

Blanc-Mesnil: les candidats aux élections départementales, 1 seule de gauche et de l'écologie, 3 de droite et de droite extrême

  •  

    ballons envol

    Vous trouverez ci dessous la liste des candidat(e)s aux élections départementales des 20 et 27 juin 2021, pour le canton du Blanc-Mesnil.

  • Il y a 7 binômes, un seul de gauche rassemblant toute la gauche et l'écologie, 3 binômes de droite et de droite extrême et 3 binômes divers ou sans étiquette.

  • La multiplication des listes de droite et de droite extrême, soulignent la fragilité de la majorité municipale de droite extrême et met en exergue, qu'à droite cette politique de type totalitaire inféodée à la spéculation immobilière est devenue insupportable et dangereuse.

  • Les habitants du secteur pavillonnaire constatent que depuis 2014, ils ont été manipulés, trompés par la promesse « Sauvons nos Pavillons » qui est devenue« du béton partout ».

  • L'autre aspect important c'est que la gauche et l'écologie se sont rassemblées. Le 20 et 27 juin 2021, au Blanc-Mesnil il n'y aura qu'une seule liste de gauche et l'écologie

  • Le comité Génération.s du Blanc-Mesnil a été le moteur essentiel qui a conduit à cette liste unique de la gauche et de l'écologie au Blanc-Mesnil. Le comité Génération.s du Blanc-Mesnil a choisi intérêt général , a ses intérêts partisans. En faisant ce choix de l'unité de la gauche et de l'écologie, il s'inscrit pleinement dans la bataille de Benoît Hamon, afin que la gauche et l'écologie s'unissent pour mettre fin aux 40 années de politique néo libérale qui détruit le vivre ensemble, la protection sociale et les valeurs Liberté, Egalité, Fraternité qui fondent notre République.

  • Unité de la gauche et de l'écologie pour éradiquer le duel mortifère Macron/Le Pen .

  • Les élections départementales des 20 et 27 juin 2021, doivent marquer, le départ de la construction citoyenne d'une alternative de transformation sociale et écologique, pour donner un futur désirable à notre pays la France.

  • Pour mettre fin à la politique néo libérale qui a permis à la finance mondialisée de piller les capacités industrielles et  de dévélopper toutes les inégalités de notre pays et d'enclencher le déréglement climatique de la planéte.

  • Ci dessous la liste des 7 binômes qui se présenteront à vos suffrages les 20 et 27 juin 2021. Demain 10 mai 2021, Folio du Blanc-Mesnil vous informera sur dossier important, « le nécessaire et obligatoire respect de la démocratie au Blanc-Mesnil » 

  • Christine Comayras et Pierre-Marie Perrin (sans étiquette)

  • Fatoumata Sacko et Sophiane Coursois (sans étiquette)

  • Marylène Bocquillon et Franck Gennevraye (LR)

  • Angela Segura et Vijay Monany (majorité municipale)

    Sevinc Balsi et Yvon Thomas (sans étiquette)

  • Catherine Lecolle et Loïc Bonhomme (POID)

  • Sandrine Hedel et Fabien Gay (Génération.s/PCF/EELV/GRS)

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Communiqué de la FCPE 93:Continuité pédagogique La grande absente des écoles

fcpe le logo

Alors que l’Éducation nationale est très frileuse pour donner les chiffres exacts du nombre de classes fermées, les remontées des parents auprès de la FCPE ont permis d’en identifier une centaine quand était avancé le chiffre de 94 par le rectorat pour toute l’académie. Ce chiffre sans doute encore en deçà de la réalité n’est pas surprenant compte tenu du protocole sanitaire qui prévoit de fermer une classe dès la détection d’un cas de covid ou l’absence de l’enseignant quel qu’en soit le motif. La FCPE de Seine-Saint-Denis s’inquiète une fois de plus du manque criant de continuité pédagogique.
Elle dénonce :
- Le manque de remplacement des enseignants absents ;
- L’absence d’alternative, notamment de coordination avec les collectivités territoriales pour utiliser les compétences de leurs structures d’animation ;
- La réticence de certaines villes pour équiper correctement les écoles empêchant ainsi les enseignants présents de classes fermées pour COVID, de mettre en place des enseignements en distanciel ;
- Les consignes de l’Éducation nationale qui empêche ces mêmes enseignants de télétravailler sur la base du volontariat, depuis leur domicile quand ils sont équipés à titre personnel ;
- Le manque de réactivité de tous les acteurs publics pour identifier et prévoir des solutions adéquates pour permettre aux familles qui ne peuvent s’équiper de suivre le distanciel dans les cas encore trop rares où il est proposé.
Depuis 18 mois, l’éducation nationale fait comme si chaque sortie de confinement était la fin de la crise, comme s’il n’était pas nécessaire de préparer la suivante. La FCPE de Seine-Saint-Denis appelle les pouvoirs publics à chercher des solutions pour répondre à l’urgence du moment et à les inscrire dans la durée.
Nos enfants sont l’avenir de tous, La continuité pédagogique n’est pas une option mais une nécessité.
Bondy, le 7 mai 2021
Anne Pieter, Alixe Rivière
Co-présidentes
Peut être une image de texte qui dit ’fepe Sciro-Seint-Deris Continuité pédagogique grande absente des écoles nationale très parents auprès était avancé chiffre deçà réalité classe donner FCPE permis toute covid l'absence Elledénonce: identifier centaine chiffre doute prévoit fermer ne l'enseignant quel pédagogique remplacement enseignants notamment coordination avec réticence présents collectivités territoriales consignes villes equiper orrectement| écoles empêchant ainsi classes fermées pour COVID, mettre enseignements de réactivité rares ces mêmes enseignants télétravailler personnel pour identifier prévoir solutions 'équiper suivre distanciel dans Depuis comme pouvoirs publics chercher des dans durée. fait réparer pour répondre confinement FCPE 'urgence nécessité. de moment appelle inscrire continuité mais 2021 Bondy Pieter, Co-présidentes’

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08 mai 2021

Liste de 1038 Compagnons de la Libération

compagnon de libzration

Mille trente-huit personnes, cinq communes et dix-huit unités combattantes ont été nommées compagnons de la Libération car elles se sont « signalées dans l'œuvre de libération de la France et de son Empirea » durant la Seconde Guerre mondiale.

Parmi ces 1 038 compagnons, 271 l'ont été à titre posthume, soixante n'étaient pas des Français au moment d'être nommés2 et six sont des femmes.

Unités militaires

Armée de terre

Insigne du bataillon de marche no 2 de l'Oubangui-Chari (Afrique équatoriale française)

Marine nationale

Armée de l'air

Communes

Plaque avec la liste des compagnons, au musée de l'Armée, à Paris.

Les cinq « collectivités civiles » décorées sont les communes de3 :

Femmes compagnons

Les compagnons

A

B

C

D

E

F

G

H

 

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

Z

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