FOLIO DU BLANC-MESNIL

26 juin 2017

BLANC-MESNIL: APPEL DE LA CGT DES FONCTIONNAIRES TERRITORIAUX POUR LE 27 JUIN 2017

ballons envol

DIGNITE, BIEN ETRE OU SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?

PARTAGE DES RICHESSES ET DU TRAVAIL, DEFENSE DES SERVICES PUBLICS

LA CGT SE MOBILISE, REVENDIQUE ET PROPOSE

On avait été prévenus. Alors que notre rémunération est gelée depuis 2010, notre employeur estimait, à son arrivée aux commandes de la collectivité, que les agents communaux ne travailleraient pas assez et seraient trop nombreux: "Une masse salariale représentant 65% du budget, c'est trop" et il faut "remettre les gens au travail" (Thierry Meignen, Maire du Blanc Mesnil, Le Parisien, 7 octobre 2014).

On connait la suite : fermeture de la Bourse du Travail, déstabilisation et anéantissement du CASC, chasse aux sorcières et actes d’intimidation envers la CGT, mais aussi les réorganisations de service, les mises à l'écart, les non renouvellements de CDD, les refus de nomination et de titularisation, les changements d'affectation et les procédures disciplinaires douteuses se multiplient. Et maintenant les suppressions de poste et la privatisation de certains services comme par exemple le service de balayage mécanique ( ?).C’est tout le service public qu’on veut casser.

Un suicide, un absentéisme très important causé par les conséquences d’un management brutal, des dépressions, des burn-out, des accidents psychosociaux, des agents agressés sur la voie publique, et pour finir, deux alertes faites par les deux médecins du travail qui ont, tous deux, successivement, officié dans la collectivité. Les alertes faites par ces professionnels de la santé sont claires. "Risque psychosocial grave" "Risque de suicide manifeste" et ont été réaffirmées dans le Rapport d'activité de l'ACFI 2015 (ACFI, Agent Chargé des Fonctions d’Inspection, équivalent de l’Inspection du Travail pour la Fonction Publique Territoriale). Il n’y a toujours pas de médecine du travail dans la collectivité.

La CGT des Territoriaux du Blanc Mesnil se mobilise donc pour le bien être et contre la souffrance au travail conséquence d’un management par la terreur. Ses élus et mandatés au Comité Technique et au CHSCT ont réclamé un CT et un CHSCT extraordinaires, et en attendant, a présenté lors du CHSCT du 18 avril 2017 des propositions d’action en urgence afin de traiter le risque psychosocial dans le cadre d’un dialogue social de qualité et pas seulement pendant les réunions des instances paritaires consultatives obligatoires. Rappelons que le Maire refuse de nous rencontrer en dehors de ces instances. La création d’un groupe de travail sur le risque psychosocial a été voté à l’unanimité sur proposition des élus CGT.

De plus, la CGT fera prochainement passer un questionnaire auprès des agents intitulé « Bien être au travail. Comment je vis mon travail ? » afin que tous puissent trouver une occasion de témoigner de la manière la plus objective possible au sujet de leur vie au travail et du risque psychosocial insuffisamment pris en compte par notre employeur malgré les alertes à la fois faites par nos élus et mandatés mais aussi par les médecins du travail et par l’ACFI.

La CGT demeure aux côtés des agents en souffrance, au quotidien, pour leur porter secours et conseil dans leurs démarches collectives et individuelles pour bien vivre et travailler en paix. Le Maire doit entendre les revendications de ses agents (un courrier des agents du CTM est aujourd’hui toujours resté sans réponse) et celles de leurs représentants du personnel.

Mobilisons-nous, rassemblons-nous, organisons-nous.

ASSEMBLEE GENERALE LE MARDI 27 JUIN 2017

10h HALL DE L’HOTEL DE VILLE Juin 2017,

 

Contact CGT: 1 RUE LEO DELIBES, TEL 06 60 64 72 36

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25 juin 2017

ASSOCIATIONS BLANC-MESNILOISES EN COLERE, APPEL DU 24 JUIN 2017, FAITES DES ASSOCIATIONS INDEPENDANTES!

 

revopublique

ASSOCIATIONS BLANC-MESNILOISES EN COLÈRE

Appel du 24 juin 2017

Faites des associations indépendantes

 

Depuis trois ans, Thierry Meignen, le maire du Blanc Mesnil maltraite, discrimine et distribue sans aucun critère vérifiable le droit à l’expression des associations de Blanc Mesnil.

 

Il organise la sélection de ses administrés en réglementant leurs droits et en remettant en cause leur liberté de choix d’association. Le droit à l’expression de la différence est menacé et nous sommes à la recherche de ce que représente l’égalité de traitement pour monsieur le Maire.

Pourtant, la vie associative ne dépend pas de l’appréciation que peuvent avoir ceux qui attribuent les subventions ou l’utilisation de salles publiques. L’usage de l’argent public par le subventionnement n’a de sens que dans l’aide qu’elle apporte à la vie de l’association, elle permet d’élargir et diversifier « l’offre culturelle, sportive et de loisirs » de la ville.

C’est ce qui gêne monsieur le Maire ; à force de ne voir que sa tête, affichée partout, il en oublie que la différence et la confrontation existent et qu’elles sont nécessaires au développement.

À mi-mandat, le bilan de M. MEIGNEN est DÉJÀ lourd :

Les subventions publiques sont attribuées à condition de partager les choix de l’équipe municipale. L’association est soit flattée, soit brocardée. Les équipements communaux et publics sont utilisés pour servir les intérêts particuliers et sont devenus des moyens de domination.

La poursuite des activités associatives est au prix de la soumission, du partage des choix de l’équipe municipale ou de l’entrée en résistance.

Dans le domaine des loisirs, de la culture et du sport:

  • Le Forum Culturel a été vidé de ce qui en faisait son rayonnement départemental. Sans création, la culture ne peut survivre, et s’appauvrit considérablement en axant l’offre culturelle vers le spectacle clé en main,

  • L’OLS, historiquement fédérateur des associations sportives, et garant de l’objectivité des critères d’attribution des subventions, a été expulsé des locaux qu’il utilisait depuis plus d’un demi-siècle.

  • Le BMS judo fait l’objet d’un ostracisme discriminatoire par rapport à l’ESBM Judo, seul club mis en valeur (par la promotion et les subventions) par le maire et son équipe.

  • Pour certaines associations, la municipalité a supprimé des tournois, et tente de détourner des athlètes d’un club vers l’autre en laissant miroiter des avantages financiers.

  • Et d’une manière générale, il n’y a pas de réponse aux courriers que nous adressons au maire. Sur 18 courriers envoyés par Le Mouvement de la paix, en 2 ans, cette association a reçu 2 réponses !

Dans le domaine de la santé, de la solidarité et de la démocratie :

  • Sous couvert d’une « nouvelle offre de soins », M. Meignen met en péril les centres municipaux de santé et toutes les politiques de médecines préventives mises en place avec des associations compétentes.

  • La bourse du travail a été fermée, privant les salariés des entreprises blanc-mesniloises d’un lieu d’échange et de résistance.

  • La Ville de Blanc-Mesnil a suspendu toutes ses commandes à la régie de Quartier des Tilleuls, conduisant à la suppression de plusieurs emplois de salariés en cours de réinsertion sociale.

  • La Caisse des Écoles, qui était un modèle de gestion partagée a été privée de tout, ouvrant la voie à la privatisation de la restauration scolaire, et à la vente des centres de vacances de la Ville de Blanc-Mesnil.

Les maisons de quartier ont perdu toute leur autonomie pour passer sous la gestion d’une officine au fonctionnement opaque, l’IFAC.

Les subventions aux associations sont attribuées sans aucun critère public, sans justification et soumis à l’autorité très contestable de l’IFAC.

Lorsqu’une association est discriminéE, il y a un risque pour toutes LES AUTRES.

Nous sommes contre les remises en cause de la liberté associative, à son droit de réunion et d’usage des salles communales et les inégalités de traitement qui se développent.

Nous sommes contre l’utilisation partisane de l’argent public et des salles publiques et communales.

Nous sommes pour la démocratie participative et la liberté d’association.

nous vous invitons À SOUTENIR Les associations BLANC-MESNILOISES en colère.

 

assobmencolere@gmail.com

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23 juin 2017

BLANC-MESNIL: LA CANICULE, LES ELEVES ET LA MUNICIPALITE DE DROITE EXTREME AUX ABONNES ABSENTS!

ventilateur

Aujourd'hui, le climat et la température sont de nouveau tempérés. Sur notre commune, comme sur l'ensemble du territoire nous venons de vivre un épisode caniculaire extrêmement long. Celui-ci n'avait rien de surprenant puisqu'il avait été annoncé par les services de la météorologie nationale.

Au Blanc-Mesnil, la communauté scolaire a dû malheureusement constater que la municipalité de droite extrême n'a pas assumer correctement les responsabilités qui sont les siennes. En effet, aucune mesure particulièrement n'a été prise pour accompagner les élèves dans cette période délicate.

Pas de distribution d'eau, pas de ventilateur.

Il faut savoir, que le matin, à 8h30, dans un grand nombre de classes, la température dépassait déjà les 31 dégrès. Les professeurs des écoles ont heureusement pris des initiatives pour éviter les incidents ou les accidents. nous les en remercions chaleureusement.

Cette situation met en exergue les conséquences des choix politiques néo libéraux de la municipalité de droite extrême de notre commune. Comme le maire de droite extrême l'affirme et le réaffirme souvent l'école de la République est un coût. Pour notre part, nous pensons que développer les moyens au service de l'éducation sont un investissement incontournable former les futurs citoyens, ingénieurs, techniciens, informaticiens, ouvriers et employés tant nécessaire au progrès de notre pays.

Mais nous le voyons bien,ici, depuis avril 2014, les choix effectués, les locaux provisoires, la destruction d'écoles pour favoriser la spéculation immobilière et la suppression de la Caisse des Ecoles, expriment aussi une volonté de privilégier la marchandisation de l'enseignement et de favoriser le secteur privé. Pour cela, rien de mieux que de créer les conditions de la dégradation de l'accueil des enfants à la l'école de la République, pour mieux vendre demain la privatisation de l'éducation. En cela la majorite de droite extrême de notre ville partage les objectifs du ministre EM de l'Education Nationale pour transformer l'école en une vaste garderie.

Dans ce cadre, nous soutenons les enseignants de Seine Saint Denis qui sont en grève aujourd'hui qui exigent que les moyens nécessaires à la  transmission des savoirs soient accordés aux enfants de notre département.

Bref, ce moment est un bien désolant, mais il est symtomatique de la politique de la majorité municipale de droite extrême, politique inégalitaire, réactionnaire et conservatrice. Heureusement la politique de communication municipale a de plus en plus de mal à la masquer.

 

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21 juin 2017

NON A BETON MESNIL: DONNER NOTRE AVIS SUR L'ENQUETE PUBLIQUE RDV VENDREDI 23 JUIN 2017 DE 17h A 19H

 

Immeubles

Alain RAMOS

conseiller municipal.

Chers Blanc-Mesnilois

Comme je vous l'ai indiqué une enquête publique se déroule au Blanc-Mesnil jusqu'au 20 juillet 2017.

Nous sommes appelés à donner notre avis sur un projet de construction de 720 logements. Cette construction est prévue sur les terrains où sont implantées les deux écoles du quartier, Jean Baptiste Clément et Paul Langevin.

Ce projet, de bétonnage, va comporter plusieurs phases, la première prévoyant la construction des 180 premiers logements, qui doivent être bâtis sur les terrains qui avaient été réservés pour implanter des équipements sportifs des lycées Mozart et Moulin.

Je suis allé consulter le dossier de l'enquête publique à deux reprises les 15 et 19 juin 2017.

Je vous propose de vous restituer les constatations que j'y ai faites et de vous soumettre un projet d'avis que nous pourrions remettre à la commissaire enquêteur.

Pour répondre à vos questions, pour débattre avec vous du projet d'avis sur l'enquête publique, je tiendrais un point de rencontre :

 

 

VENDREDI 23 JUIN 2017

DE

17H A 19H

DEVANT LE 31 DE LA RUE VICTOR BASCH.

On sollicite notre avis sur ce projet qui va transformer profondément notre ville, nous ne devons pas hésiter à le donner.

Je serais heureux de vous rencontrer nombreux.

 Cordialement.

 

 

 

Contact : 06 07 75 34 54. Courriel alain.ramos93@orange.fr

 

Lire  le blog : Folio du Blanc-Mesnil : www.alainramos.canalblog.com

 

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La révolution managériale et la guerre sociale sont en marche

La révolution manageriale et la guerre sociale sont en marche

Par François Serrano.

 


On a beau chercher dans le projet d’amaigrissement drastique du code du travail quoi que ce soit qui puisse théoriquement favoriser l'emploi d'un iota, on a du mal à y trouver autre chose que des avantages à sens unique accordés aux employeurs, pour leur plus grande satisfaction opérationnelle et financière : moins de droits et plus de précarité pour les salariés, plus d'arbitraire permis dans les décisions des directions, qui bénéficieront au global d'un rapport de force encore plus favorable face aux salariés dans un marché du travail déjà excessivement précarisé. Comme si les exorbitantes protections des salariés étaient la cause de la crise que nous connaissons depuis 2008 : crise, il est toujours bon de le rappeler, causée (en toute impunité) par les excès spéculatifs et les fraudes prédatrices de la haute délinquance financière, dont notre improbable président jupitérien est le pur produit.
La révolution manageriale et la guerre sociale sont en marche


D’ailleurs le candidat Macron s’était bien gardé d’inclure explicitement et ouvertement cette révision dans sa charmante brochure-programme présidentielle (autrement qu’en quelques rares mots discrets et sibyllins de type prospectus de produits financiers toxiques), où la première grande réforme progressiste était censée être celle de l’éducation. Dans un vague enthousiaste tout à fait macronien, il était même question « d’inventer de nouvelles protections » sur le modèle tant vanté de la fléxi-sécurité scandinave. La « fléxi » on commence à voir ce que c’est, pour notre douleur, mais où est donc passée la pommade de la « sécurité » ? En ne proposant que la partie du deal défavorable aux employés sans proposer ces fameuses nouvelles protections compensatoires, Macron viole dès le début de son quinquennat ses promesses de campagne et la confiance que beaucoup, sans doute trop naïvement devant ce produit marketing de l’année, lui ont accordé. 
  
Ceux qui ont aimé la loi El Khomri au 49.3 vont adorer l’ordonnance Pénicaud, prête à casser du code du travail maintenant tout risque de résistance électorale passé depuis le 18 juin. Il est vrai que l’Assemblée ne sera plus qu'une chambre d'enregistrement de la part d'un contingent de yes men and women (avec pour principal force d' « opposition » un parti qui ne trouvait pas le programme de Macron assez libéral) donc après tout pourquoi faire semblant d'un débat parlementaire démocratique. Sous la bannière éternellement souriante du « progressisme » c'est en fait un véritable « régressisme social » sans contrepartie ou garde-fou qui commence, tant sur le fond que sur les méthodes. On nous dit qu’une loi débattue par les parlementaires « ça prendrait deux ans » et que donc il faut légiférer par ordonnance : soit, alors pourquoi ne pas la soumettre au référendum puisqu’elle va concerner l’un des aspects les plus importants de la vie quotidienne des Français, le travail ? 
  
La plainte portée par l'ex-DRH Pénicaud (qui se voit sans doute maintenant en DRH de France SAS) contre un journal qui n'a fait que faire son métier de contre-pouvoir est assez symptomatique d'un gouvernement plus familier de l'omerta des affaires et des relations publiques cadenassées en entreprise, que du débat démocratique et de la liberté de la presse. On ne saurait trop s'étonner d'ailleurs que dans cette « simplification » (doux euphémisme) du code du travail – ou plutôt cette simplification des droits des salariés – on ne trouve guère de renforcement de la protection des lanceurs d'alertes. On se doute bien que ce point, pas plus qu'une loi de « moralisation de la vie économique » qui pourtant ferait le plus grand bien à certains ministres et sponsors officieux du jupitérien président, ne sont pas vraiment des priorités du gouvernement et de son partenaire industriel, le MEDEF : « Make MEDEF great again ! » est d’ailleurs le réel leitmotiv subliminal de l’action gouvernementale en cours. 
  
Une révolution managériale, s'accompagnant d'une guerre sociale qui est sa réelle finalité, sont bien désormais « en marche ». Ce qui se profile est des plus préoccupants et il faut espérer que l'autre société civile, qui sera comme d’habitude totalement absente à l’Assemblée, celle des classes populaires, moyennes et défavorisées, trouvera les moyens de se défendre dans la rue dans une véritable guerre qui ne dit pas son nom. La célèbre formule de Warren Buffett « Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner » est on ne peut plus d'actualité en France. 
  
L'illusion sous-jacente au projet macronien est au fond de pouvoir « gérer » une nation (et non plus la gouverner) comme une entreprise. L'illusion est pour beaucoup séduisante car elle contient la promesse, hélas communément admise, de l'efficacité que l'entreprise privée est supposée incarner par contraste à ce qui serait la besogneuse et tatillonne bureaucratie d'Etat « so 20th century ». Le seul problème est que la prétendue efficacité de l'entreprise est un mythe complet, dans sa profonde aptitude aux gaspillages, aux externalités aux frais de la communauté et aux décisions absurdes sur la base de calculs financiers à toujours plus court terme. 
  
De plus, et peut-être surtout, l'entreprise est sans doute l'une des formes d'organisation du pouvoir les plus despotiques, pour ne pas dire totalitaires, qui soient. La plainte de la DRH Pénicaud est tout à fait symptomatique des mauvaises habitudes que peuvent prendre des dirigeants d'entreprise dans un système où il n'y a pas d'élections et de débats démocratiques, pas de contestation possible des décisions hiérarchiques, l'exclusion systématique des « emmerdeurs » qui oseraient s’émouvoir des instructions peu éthiques venues d’en haut, un monopole des moyens de communication et de propagande largement mensongère, un goût pour le moins-disant législatif surtout en matière salariale et fiscale, et une fâcheuse tendance à la promotion de parfaits incompétents au motif qu'ils sont hiérarchiquement loyaux et « corporate ». Plusieurs membres du gouvernement et des candidats d'EM se sont récemment illustrés dans ces travers. 
  
En ce sens Macron réalise le projet politique un peu fou de l'utopiste Saint-Simon qui au 19ème siècle rêvait d'un Parti Industriel où entrepreneurs, industriels et banquiers prendraient enfin le pouvoir politique qui leur est dû, sans les inefficacités propres à un régime parlementaire. Plus récemment, en 1941, James Burnham avait théorisé La Révolution Managériale : cette idée, prophétique, selon laquelle une nouvelle classe composée de cadres supérieurs, de techniciens, de financiers, de managers allait prendre le pouvoir politique, pouvoir dont ils sont par déformation professionnelle assoiffés... pour y installer une nouvelle forme de despotisme bien plus « professionnel » que ceux du passé. George Orwell s'était largement inspiré de cette prémonition pour créer 1984, qui plus qu'une satire du stalinisme est en réalité celle d'une révolution managériale qu'il voyait venir... Pas étonnant que beaucoup d'entreprises aient un air orwellien, c'est un peu par définition. 
  
Le mythe de l’avènement supposée de la « société civile » participe pleinement du discours de l’utopie managériale macronienne. Visiblement ni les ouvriers ni les chômeurs n’ont font partie : pas un seul ouvrier (alors qu'ils représentent 20% de la population active), pas un seul chômeur (3,7 millions de personnes, 9 millions sous le seuil de pauvreté) dans cette nouvelle Assemblée censée représenter la France dans toute sa diversité. Ils forment visiblement la « société incivile ». Les employés sont un peu mieux lotis : 5% des députés... contre 30% de la population active. Les CSP+ (cadres sup, chefs d'entreprise, professions libérales, politiques professionnels) représentent près de 90% des sièges. On comprend donc ce que signifie vraiment la fameuse « société civile » : vocable marketing, typique de la novlangue managériale, pour désigner la prise du pouvoir effective du Parti Industriel saint-simonien. On objectera que cette injustice sociologique n’est pas nouvelle. Certes, mais elle s’est encore accentuée avec l’arrivée massive de managers du privé, et la manipulation sémantique de l’opinion sur ce sujet s’accompagne de l’illusion des membres mêmes de ce nouveau Parti Industriel quant à leur légitimité à incarner l’ensemble de la nation. On ne sert jamais mieux mieux ses intérêts de classe qu’avec l’assurance que confère la bonne conscience de faire prétendument le bien de tous. 
  
L'incompétence politique manifeste de beaucoup de ces nouveaux responsables nationaux et locaux d'EM a été commentée très largement ces dernières semaines, parfois avec humour et sarcasme. C'est à la fois vrai, mais aussi dangereusement faux. Bien sûr par rapport à une culture classique politique de la chose publique c'est tout à fait vrai. Mais ces personnes, qui viennent pour la plupart du monde de l'entreprise, ne sont pas sans compétences, ou du moins sans idéologie. Sous une apparence de neutralité pseudo-technicienne, l'idéologie managériale – telle qu'enseignée notamment dans toutes les écoles de commerce du monde – suppose une véritable vision du monde et, partant, du pouvoir : un monde où précisément cette nouvelle classe managériale a très largement pour objectif son enrichissement personnel le plus rapide et le plus massif possible « qui lui est dû » ; ainsi que l'exercice du pouvoir le plus total sur la base de la pyramide, naturellement en premier lieu au sein de l'entreprise par toutes les méthodes managériales de domination possibles, puis idéalement au niveau de la nation conçue comme une vaste entreprise qu'ils se sentent plus que tout autres légitimes pour « gérer ». 
  
Il me semble important de souligner que cette idéologie managériale (dont on parle malheureusement assez peu), qui a progressivement émergé dans les business schools américaines dans les années 80, n'est en rien « libérale » dans son rapport au monde. Là où la compétition de marché la plus féroce lui est essentielle, c'est surtout dans l'optimisation toujours plus bas du facteur humain, environnemental et fiscal. Pour le reste, l'aspiration profonde de cette idéologie managériale dans sa forme la plus pure n'est ni la liberté ni le libéralisme, mais l'enrichissement personnel massif et rapide, au besoin par la prédation économique caractérisée ou des situations de monopole, et le contrôle le plus absolu possible sur une main d'œuvre docile et interchangeable dont le fantasme absolu patronal reste celle de la Chine, la star de Davos : paradis managérial qui peut compter sur un parti communiste faisant l'économie, comme toujours de Cuba à Pékin, de syndicats, de droit de grève, de codes du travail trop « compliqués » et de journaux « voleurs d'informations » comme ces klepto-terroristes de Libération. Le communisme lénino-stalinien était d'ailleurs selon Burnham un des avatars de cette révolution managériale... 
  
On peut en ce sens être des plus sceptiques sur l'efficacité réelle de certains discours anti-libéraux à l’extrême gauche qui non seulement sont en retard d'une guerre au plan idéologique, mais qui surtout continuent à réchauffer des discours marxo-communisants tout aussi éculés que peu rassurants dans leur romantisme obstiné de la violence politique et leur goût du pouvoir. Sans parler de ceux de l’extrême droite dans leur éternel combat fantasmatique contre le parti de l’étranger, cette fois bruxellois, seul responsable du malheur des enthousiastes scandeurs du toujours bouleversant « on est chez nous ». Le « socialisme libéral résigné » du style du défunt PS a été un échec cuisant, mais les classes populaires de ce pays sont plus que jamais en attente d'un courant réellement socialiste non violent mais actif, en rupture avec les vieilles impostures marxistes et communistes qu'on nous ressert encore dans une extrême gauche sans imagination autre que marketing. 
  
Dans ce paysage social préoccupant une personnalité comme François Ruffin – la seule bonne nouvelle de ces dernières élections – semble émerger et à suivre de près dans les années qui viennent, s'il arrive à donner à son mouvement populaire local une dimension nationale. D’autres viendront sans doute, mais il mène déjà une action de guérilla citoyenne qui doit être reconnue d'utilité publique de par sa rafraichissante humanité et son efficace combattivité, surtout au vu de ce que les cadres sup macroniens zélés nous préparent... avec comme toujours le plus beau sourire corporate digne d’un consultant en stratégie tiré à quatre épingles, pour qui les êtres humains et la société ne sont en dernière analyse que des données numériques optimisables et compressibles à volonté sur un coin de feuille Excel. 
  
François Serrano 
  

non demetelement du cd

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20 juin 2017

LE MINISTRE DE L'EDUCATION, VEUT-IL FAIRE DE L'ECOLE UNE GARDERIE?

rentrée scolaire

J.M Blanquer, veut-il faire de l'école une garderie?

Les rythmes scolaires sont de retour et il semble qu'une fébrile précipitation gagne le milieu scolaire. La relance des débats sur la fatigue, le coût... cache le véritable enjeu. Est-ce que l'école sert prioritairement à garder les enfants ? Jean-Michel Blanquer semble penser que oui, surtout s'ils sont des milieux populaires ; au détriment des apprentissages, bien sûr

Les trois priorités que le gouvernement s'est donné ont été manifestement calibrées dans le même but. Faire mouche électoralement dans la France qui vote, celle des catégories sociales plutôt aisées, libérales et humanistes, urbaines et « bien » éduquées. La réforme annoncée du code du travail, la « moralisation » de la vie politique et les rythmes scolaires ont en commun des « réformes » qui répondent à des enjeux passés, à des ornières dont Hollande n'a pas su se sortir. Ces trois sujets ont pollué le quinquennat Hollande.

De manière certaine, il y a une France, celle de Macron, qui trouve que Hollande n'a pas eu le courage d'aller assez loin dans la réforme du code du travail. L'annonce d'ouverture de négociations (« vous allez voir ce que vous allez voir »), a été un signe mobilisateur pour les législatives pour cette France CSP+. La moralisation de la vie politique a été un autre signe : les vieux partis et les « vieux » politiques sont pourris (et Bayrou en donne presque une image caricaturale avec son attitude), finissons-en avec les Cahuzac, Fillon et autres personnages de même tonneau. Le rejet des politiques est tel en France, que chacun a compris qu'il fallait faire de la politique, très politicienne, sans jamais montrer que l'on en fait. La société civile macronienne est très politisée avec un « recrutement des candidats [qui] s'est fait sur une base sociale étroite », et illustre plus un ripolinage de la façade politique nécessaire pour faire bonne figure et gagner aux législatives. La réforme ne répond en fait qu'aux affaires passées.

Enfin, et c'est mon sujet, les rythmes scolaires ont tant clivé le pays que là aussi il était incontournable de faire un signe à un électorat qui n'a pas à se poser la question de la réussite de ses propres enfants. À 4 jours, 4,5 jours, 5 jours... les enfants des CSP+ auront toujours plus de chance de réussite que les autres enfants. Jean-Paul Delahaye, dans une tribune du Monde au titre clair, Éducation : « Les responsables de l’échec sont de retour », le rappelle à juste titre : « [notre école] va même très bien pour une partie de la jeunesse. Les évaluations internationales nous montrent que nous avons une très bonne école, mais pour seulement la moitié de nos élèves issus majoritairement des classes moyennes et favorisées. Dans le même temps, 30 % des élèves, massivement issus des milieux populaires, sont en difficulté. Nous sommes le pays du grand écart. La France de l’échec scolaire, terriblement inégalitaire, est dans son immense majorité issue des catégories défavorisées. Ce n’est pas le fruit d’un malheureux concours de circonstances. Cette situation est inhérente à un système qui n’a jamais été organisé pour faire réussir tous les élèves, mais qui est tout entier et historiquement concentrée, y compris dans certains de ses choix budgétaires, sur l’objectif de tri et de sélection des meilleurs. ».

Études scientifiques ?

Jean-Michel Blanquer le jure, son ministère sera placé sous le signe de la science pour prendre des décisions afin d’ accomplir sa mission. Dans l'émission Rue des Écoles de Louise Tourret sur France Culture, du 4 juin dernier, le nouveau ministre affirme : « On a des études qui montrent qu'il n'y a pas de supériorité intrinsèque d'un modèle sur l'autre et on a des retours de familles qui trouvent que cela représente plus de fatigue pour les enfants (notamment les plus petits) » (12' 40). « Pour tout vous dire, les études qui existent prouvent même une légère supériorité de 4 jours à 4,5 jours » (16' 40).

Nous attendons donc ces études avec impatience, car jusqu'à présent toutes celles qui sont disponibles ont montré que 5 matinées de travail étaient plus profitables que 4 matinées.

Dans son récent rapport, le Sénat, qui n'est pas connu pour abriter un essaim de personnalités butinant du côté des roses de Vincent Peillon, note que « compte tenu des inconvénients de la semaine de quatre jours, qui ont été mis en évidence de manière répétée, ils recommandent de ne pas revenir sur le principe de la réforme, à savoir mieux répartir le temps scolaire en vue de favoriser les apprentissages. »

Bref, si le Sénat a bien fait son travail, personne ne peut imaginer Gérard Longuet ne pas tomber sur cette fameuse étude scientifique qui prouve la supériorité de la semaine de 4 jours sur celle à 4,5 jours. Comment ce sénateur aurait-il pu passer sous silence cette étude qui mettrait en pièce une réforme du quinquennat Hollande ? Donc, avec le Sénat, j'attends que notre ministre féru de sciences nous montre ces études.

Soyons pragmatiques. Qui peut croire que le ministre de l’Éducation nationale est plus attentif dans un conseil des ministres de 6 h que de 5 h ? Ainsi le drôle de syllogisme posé par le ministre est le suivant :

plus la journée scolaire est longue, mieux ils écoutent (efficacité de 6 h supérieure à 5 h)

moins les élèves vont régulièrement à l'école, mieux ils apprennent (efficacité de 4 matinées sur 5 matinées)

alors pour rendre les élèves plus attentifs, passons directement à la journée de 8 h sur 3 jours 

Plus sérieusement, revenir sur 6 h de classe dans mon école, cela veut dire le retour de la récréation de l'après-midi. Aujourd'hui, 1 h 45 pourrait devenir 2 h 30 voir 3 h. Une pause est obligatoire. Ce qui veut dire 4 fois 15 minutes auxquelles on ajoute 5 minutes pour monter et descendre les escaliers quand tout va bien, cela fait au minimum 1 h 10 de classe en moins sur 24 h par semaine soit une suppression de 42h de classe, presque deux semaines. Il est certain que les élèves en difficulté auraient besoin de ces deux semaines de classe.

Allons un peu plus loin. On sait que plus un enfant vit dans un contexte difficile (social, économique, affectif...), plus son attention est labile. Certains sont déjà peu attentifs dès le matin. Mais de manière constante après 5 h de classe, les élèves en difficultés décrochent totalement de la classe. Aux 42h perdues, on peut de manière assez évidente ajouter 144h d'apprentissage perdu pour les élèves en difficultés soit l'équivalent de pratiquement 8 semaines de classe. Un trimestre par an, une année scolaire du CP au CM2 (5 ans).

Le retour de 5 matinées et un temps de classe fortement réduit en dessous des 6 h permet de gagner du temps d'apprentissage qui sera le plus utile aux élèves en difficultés ; les autres s'en sortiront toujours. On comprend, avec ce simple calcul, tiré du terrain, que JM Blanquer convoque fréquemment dans l'émission pour justifier ses détricotages, qu'il faut au moins 5 ans et le suivi d'une cohorte de CP pour voir l'utilité de la réforme de Peillon. Mais le temps politique n'est pas celui de la science. 

Une annonce en trompe œil

Pendant que tout le monde comprenait que l'on revenait à la semaine de 4 jours, le ministre continue d'écrire dans son projet de décret que le temps scolaire est de 4,5 jours. Il ne s'agit que de dérogations qui permettent « d’autoriser des adaptations à l’organisation de la semaine scolaire ayant pour effet de répartir les heures d’enseignement hebdomadaires sur huit demi-journées réparties sur quatre jours ». Cela implique que collectivités et écoles se mettent d'accord.

Des conditions sont posées : pas plus de 6 heures de classe (c'est heureux !), par jour et 3 h 30 par demi-journée, pas plus de 24 h dans la semaine. Il est aussi possible de déroger au calendrier national et de s'organiser comme suit ; faire 4 jours, moins de 24 h par semaine et de rattraper sur les vacances scolaires. Avec un temps de classe de 5 h 30, cela fait un peu plus de trois semaines à rattraper ; pour un temps de classe de 5 h 15, près de 5 semaines ; pour 5 h, 9 semaines.

Un double trompe œil est donc mise en place. On le rappelle, pas de retour à 4 jours hors dérogation. Écoles et communes doivent donc dans la précipitation effacer tout le travail accompli ces dernières années. Même des municipalités socialistes (dont certaines ont défendu la réforme) pressées budgétairement et par le temps, sont prêtes à effacer en trois semaines l'acquis de 5 ans de travail.

Le ministre, le jure une fois de plus, il va « écouter les acteurs, aller sur le terrain, être pragmatique et faire ce qu'il convient, de sorte que l'on ne va pas faire du détricotage puisque communes, les communautés éducatives qui sont satisfaites à 4,5 jours vont pouvoir rester. En revanche, celles et ceux qui ne sont pas dans un système qui ne va pas, là où la situation est insatisfaisante. » Bref, sachant le retour à 4 jours néfaste pour les élèves et la réforme de Peillon impopulaire, le ministre renvoie la responsabilité aux acteurs de terrain et se lave à l'occasion de la sienne. Ce n'est pas lui qui aura autorisé ce retour en arrière, c'est « le terrain » qui a su s'adapter « là où situation est insatisfaisante », peu importe les « inconvénients de la semaine de quatre jours, qui ont été mis en évidence de manière répétée », notamment pour les élèves en difficultés. Obtenir momentanément la satisfaction des maires, avant de leur faire porter les prochaines économies de l’État comme Hollande a su le faire et faire un « coup » pendant les élections législatives compte plus que la réussite des élèves. Peu importe aussi que des collectivités, parmi les plus pauvres de France, soient prises en ciseaux avec d'une part la baisse des dotations et d'autre part la création de services à la population impliquant de nombreux nouveaux emplois. Je suis certain que la relative stabilité du chômage des jeunes est liée aux rythmes scolaires où ils sont devenus animateurs. En tout cas, c'est le cas dans de nombreuses communes que je connais. Nous savons aussi que la réforme a permis une hausse du temps de travail des femmes et donc a amélioré l'égalité hommes/femmes. Ces effets externes à la réforme sont pourtant des gains non négligeables.

Aujourd'hui, pour les collectivités qui emploient des contrats aidés pour l'animation, avec tous les inconvénients que cela implique, seront encore une fois de plus déstabilisées à cause de la baisse du taux de prise en charge par l'Etat sur ces contrats et de la baisse de leur nombre. Même les collectivités volontaires sont poussées par le gouvernement actuel à revenir à 4 jours par simple mesure d'économie et non dans l'intérêt de l'enfant. 

À moins que... si l'on tend attentivement l'oreille durant l'émission de Louise Tourret, JM Blanquer ne parle que d'un retour possible à la semaine de 4 jours, mais jamais du temps de la journée qui est le temps primordial pour les apprentissages. Le rapport du Sénat, à mon sens, anticipe les intentions du ministre qui veut poser la question des rythmes scolaires dans leur globalité.

Le scénario qui vient est donc le suivant : on annonce un faux retour à 4 jours pour ouvrir le débat. Majoritairement contre, les enseignants, parents et municipalités se préparent à ce retour. Une fois tout le monde prêt, le ministre rappellera que le temps de la journée scolaire doit être raccourci et donc qu'il faudra donc réduire le temps des vacances. Croyant gagner en confort, les enseignants seront pour les uns favorables (minoritairement à mon avis) et pour les autres défavorables, mais surtout divisés et ridicules face au pays. Peut-on travailler 4 jours par semaine et 16 semaines de vacances ? Le ministre jouera le pays « réel », « celui qui travaille » contre les privilèges des enseignants. À mon sens, c'est ce qui est en train de se jouer.

J'ajouterai une mise en garde auprès des municipalités trop pressées de défaire ce qu'elles ont fait dans la douleur. Le retour à 4 jours n'implique pas en retour automatiquement un abandon des temps périscolaires. Si la journée est réduite, avec un nombre de jours de classe plus important, il faudra mettre en place plus d'activités que par le passé, mais...sans les financements. 

Une annonce en trompe œil

Dans tous les cas, la question est celle du retour d'une école garderie cohérente avec la réforme du code du travail.

Si nous retournons à la journée de la classe de 6 h, les municipalités vont sauter sur l'occasion pour faire des écoles des lieux de garderie alors même que le temps d'apprentissage sera fortement réduit de plusieurs semaines par an et d'une année sur 5 ans. Si la journée de classe est inférieure à 6 h avec des vacances raccourcies et une semaine à 4 jours, le nombre de jours où les enfants seront gardés par l'école augmentera, mais impliquera tout de même la mise en place de temps périscolaires. Les conditions d'apprentissage dans ce contexte comptent peu dans ces nouvelles organisations ; la régularité 5 jours sur 7 des couchers et levers des élèves qui permet d'instituer des règles et d’habitudes compte là aussi peu ; la déstabilisation constante de la communauté éducative (enfants, parents et enseignants) compte encore moins.

Une autre manière de faire aurait été de développer parallèlement l'accueil des élèves handicapés et en lourdes difficultés dans les classes avec des aides humaines (auxiliaires de vie scolaire et aides éducateurs) qui en plus de leur 24h de classe pourraient compléter leur temps de travail avec 11h à 15h en temps péri-scolaire. Des vrais emplois, avec de vraies qualifications qui seraient supporter financièrement sur 24h par l’État et 11h par les collectivités. On peut imaginer aussi, dans l'esprit du « retour des heures supplémentaires » et des dispositifs du type « devoirs faits », des crédits d'heures alloués aux écoles par les Rectorats pour faire faire aux enseignants des heures supplémentaires (pour les volontaires) ou payer des intervenants, des associations… cela se fait déjà, de manière restreinte dans l'éducation prioritaire. Ces moyens pourraient être étendus. On pourrait investir dans l'éducation populaire pour réduire les inégalités, notamment dans les zones rurales qui rencontrent des difficultés d'organisation.

Mais l'objectif est ailleurs : faire garder plus longtemps les enfants. Les responsables de l’échec à l'école sont bien de retour.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. 

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18 juin 2017

MARIE-GEORGE BUFFET RELUE DEPUTEE, RESULTATS DU BLANC-MESNIL

 

framboise

RESULTAT DU 2EME TOUR DES 2LECTIONS LEGISLATIVES

DU BLANC-MESNIL

MARIE -GEORGE BUFFET

RELUE DEPUTEE

DE LA QUATRIEME CIRCONSCRIPTION DE SEINE SAINT DENIS









INSCRITS

24775

 

VOTANTS

7942

32,06%

BLANCS

467

5,88%

NULS

212

2,67%

EXPRIMES

7263

 

THEVENOT

2837

39,06%

BUFFET

4427

60,99%

 

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16 juin 2017

DIMANCHE 18 JUIN 2017: TOUS DANS LES BUREAUX DE VOTE, PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER A MARIE GEORGE BUFFET

ar1946

Alain RAMOS

conseiller municipal.

 

 

Dans la circonscription ,au Blanc-Mesnil les électeurs ont choisi de placer en tête de ce scrutin Marie George Buffet. Lors du deuxième tour elle affrontera la candidat LREM.

Dès le premier j'ai choisi de voter pour Marie George Buffet. Vous me connaissez, je prend toujours mes positions à partir de la réalité économique, sociale, éducative, culturelle et environnementale que je partage avec vous depuis si longtemps.

Voilà, pourquoi je permets, à la veille du deuxième tour du 18 juin 2017, de vous appellez à voter avec force et détermination pour Marie George Buffet.

La politique qui est en train de se mettre en place est lourde de dangers pour le contrat social républicain qui fonde notre vivre ensemble.

 

La Sécurité Sociale va subir, à partir du premier janvier 2018, la suppression des cotisations sociales, c'est dire la suppression de la perennité de son financement. Cette décision est la mise en marche de la privatisation de la Sécurité Sociale.

La retraite par répartition, systeme solidaire, financé par notre épargne collective que sont nos cotisations sociales retraites, représente la garantie pour tous de bien vivre après une longue vie de travail. Elle aussi va subir des affres régressives dont l'objectif est de mettre en place un système par point ayant pour seul objet de réduire nos retraites dont le pouvoir d'achat est malméné depuis plus de 10 ans.

Cette attaque contre notre système de retraite par répartition s'accompagnera d'une augmentation de la CSG, à partir d'un niveau de retraite de 1200€, ce qui fera perdre près 250€ par an aux plus grands nombre de retraités.

Le code du travail déjà mis a mal ,va subir une nouvelle attaque. Elle se traduira par destruction de faite des conventions collectives, des salaires minimum de branches et conduira à l'anéantissement de nos grilles de classification et à la négation de nos qualifications.

Pour protéger et développer la Sécurité Sociale, notre système de retraite par répartition, notre code du travail, nos conventions collectives, nos qualifications.

Pour agir ensemble pour augmenter le pouvoir d'achat de nos salaires et de nos retraites .

Pour permettre à nos enfants de maîtriser leur avenir et construire ensemble un futur désirable je vous appelle à voter dimanche 18 juin 2017 avec force et détermination pour : Marie-George Buffet.

 

 

 

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COMPTE RENDU DE LA PREMIERE REUNION BILATERALE SUR LOI TRAVAIL CGT MINISTERE DU TRAVAIL

je suis le code du travail

COMPTE RENDU première bilatérale sur la loi Travail

Délégation CGT : Fabrice Angeï, Catherine Perret, Manu Blanco, Anne Braun, Anaïs Ferrer

Ministère du travail : Antoine Foucher directeur de cabinet, Claire Scotton directrice adjointe.

Le directeur de cabinet est revenu sur la méthode en précisant que cette concertation se déroulerait pendant 6 semaines, à raison d’une réunion d’une heure ou deux par semaine.
Deux réunions d’affilée porteront sur le même thème.
Rappel des 3 thématiques :

- l’articulation branche/entreprises,

- l’organisation du dialogue social dans l’entreprise

- la sécurisation des relations individuelles

La CGT a dénoncé l’extrême rapidité de ces discussions (un chantier de deux ans, prévus par la loi EL Khomri, réduit à 6 réunions) et a demandé que l’on prenne plus de temps.

De même, nous avons insisté sur la nécessité de réunion avec l’ensemble des organisations syndicales et organisations patronales sur la base d’un texte écrit présenté et assumé par le gouvernement, en plus de la consultation des instances comme la Commission Nationale de la Négociation Collective (CNNC). Nous avons proposé que cette réunion plénière soit programmée début septembre.

Pas de réponse du cabinet.

La CGT a demandé quelle était la valeur du document ayant « fuité » dans Libération. Le directeur de cabinet, embarrassé, a expliqué que ce document n’avait aucune valeur quant aux intentions du gouvernement, mais la suite de l’entretien nous a prouvé l’inverse.

Nous nous sommes inquiétés de ce que le projet de loi d’habilitation, voté très
rapidement, ne permette pas la prise en compte des thèmes que souhaitent voir discuter les organisations syndicales. La loi d’habilitation ne portera que sur les grandes têtes de chapitres des sujets qui donneront lieu à des ordonnances rédigées au cours de l’été.

De même, nous avons interpellé le cabinet sur l’absence de retour quant aux propositions envoyées à la ministre (cf. 15 pages transmises au CCN).

Silence du cabinet.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le directeur de cabinet s’est fait insistant en nous précisant qu’il attendait de nous une totale confidentialité sur le contenu de ces discussions, expliquant que si la CGT communiquait avec la presse, les informations délivrées par le gouvernement se réduiraient au minimum.

Ce à quoi nous avons rétorqué que nous étions libres de communiquer et attachés à rendre compte à nos organisations et aux salariés. En atteste le communiqué de presse du 13 juin 2017.

S’agissant du contenu des ordonnances :

1) L’articulation entre accord de branche et l’accord d’entreprise répondrait à des règles différentes selon les sujets.

Les accords d’entreprise ne pourront pas déroger aux accords de branche sur 6 thèmes :

- salaires minima,

- classifications,

- garanties collectives complémentaires,

- prévention de la pénibilité,

- égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

- mutualisation des fonds de la formation professionnelle.

Pour quelques autres thèmes (indéterminés pour le moment), la branche pourra décider que la dérogation défavorable par accord d’entreprise est impossible avec une clause de verrouillage ou au contraire d’autoriser la dérogation, en renvoyant la négociation à l’entreprise.

Tout ce qui est antérieur au 6 mai 2004 serait également déverrouillé.

La clause de verrouillage devra être adoptée à la majorité (aujourd’hui il suffit de réunir 30% des suffrages).

Le gouvernement a renvoyé la responsabilité aux organisations (en se refusant à indiquer les thèmes pouvant ou non y figurer), en prétendant que c’était à nous de proposer les thèmes en question.

Enfin, sur tous les autres thèmes, c’est l’accord d’entreprise qui prime et peut déroger défavorablement.

Le gouvernement ne cache pas son ambition, il souhaite qu’un maximum de thèmes soit soumis à ce mécanisme.

2) De nouveaux thèmes de négociations ouverts

De nouveaux thèmes aujourd’hui régis uniquement par la loi pourraient être ouverts à la négociation au niveau de la branche, tels que les motifs de licenciement, de nouveaux cas de recours au CDD, etc...

A priori, il ne serait pas possible d’y déroger par accords d ‘entreprise.

La Loi n’énoncerait plus que des grands principes (c’est le retour des 110 propositions de Badinder et Lyon Caen)

3) La relation entre accord d’entreprise et contrat de travail.

Dans 5 situations l’accord d’entreprise s’impose au contrat de travail. Ainsi, un salarié qui refuse des conditions conventionnelles moins favorables que son contrat de travail est licencié (selon des modalités particulières tant s’agissant du motif du licenciement que de l’accompagnement prévu). Le gouvernement veut généraliser le principe selon lequel l’accord d’entreprise s’impose au contrat de travail.et revoir à la baisse les modalités du licenciement

4) Le gouvernement souhaite aussi que le contrôle du juge sur les accords collectifs soit « allégé », le directeur de cabinet a indiqué que le juge ne devait pas exercer la même intensité de contrôle pour un accord collectif, par rapport à un acte unilatéral.

5) Enfin, le ministère semble rejeter le referendum à la seule initiative de l’employeur mais lorsque 30% des organisations syndicales ont signé un accord d’entreprise, il propose d’ouvrir la possibilité au même titre que les organisations syndicales (loi El khomri) pour l’employeur de déclencher un référendum d’entreprise. Nous avons confirmé notre opposition totale à tout recours à un referendum, dispositif de chantage à l’emploi.

En réponse à toutes ces annonces camouflées, mais que nous percevons comme très régressives, la délégation CGT a réaffirmé son opposition à toute inversion de la hiérarchie des normes et le respect du principe de faveur. Elle a rappelé que le chantier de restructuration des branches ne fait que commencer et qu’à ce titre il est plus qu’inopportun de bouleverser l’articulation des niveaux de négociation.

Elle a renvoyé le cabinet aux propositions de la CGT parvenues à la ministre du travail.


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