FOLIO DU BLANC-MESNIL

25 mai 2018

UN LONG INTERVIEW DE BENOIT HAMON QUI DONNE MATIERE A REFLEXION SUR LE FOND,PRENDRE ABSOLUMENT LE TEMPS DE LIRE!

Benoît Hamon : "Le capitalisme est devenu aberrant"

Près d'un an après les présidentielles, c'est un Benoît Hamon détendu et confiant qui nous accueille. Loin du "coup de bambou" tant redouté, ces derniers mois ont été l'occasion pour le candidat malheureux de lancer son propre mouvement, nouer des alliances européennes et mûrir sa réflexion. Utopisme, libéralisme, décroissance, automatisation, revenu universel, économie sociale et solidaire, Europe sociale... il livre à Socialter un entretien idéologique.

Cet entretien a été initialement publié dans le numéro 28 de Socialter, paru en avril 2018 et toujours disponible en kiosques

 Quel rôle assignez-vous à votre nouveau mouvement Génération.s ?

La gauche ne sait plus appréhender correctement la question du travail, de l’État-providence, de la protection sociale et se contente de préserver ce qui peut l’être ou pour les autres, d’entonner avec les libéraux le refrain "des nécessaires réformes structurelles". Elle bredouille souvent quand il s’agit de concilier écologie et justice sociale. C’est même le clivage entre la droite et la gauche qui est mis en cause par des sociaux-libéraux qui s’allient à la droite ou par certains Insoumis qui lui substituent le clivage entre le peuple et les élites. Cette crise identitaire de la gauche a conduit à un désastre électoral. Génération.s est un mouvement neuf qui inscrit son action au cœur des grandes transitions : transition du modèle de développement, transition du travail, transition écologique et transition démocratique. Nous voulons forger un nouveau "cercle de la raison" opposé à celui qui forme aujourd’hui la matrice des politiques économiques consuméristes, productivistes et inégalitaires aux niveaux national et européen.

 

On a vu émerger un discours médiatique qui consistait à dire qu’il y avait d’un côté la gauche réaliste et de l’autre la gauche utopiste où l’on vous a rangé. Qu’en pensez-vous ?

J’assume parfaitement l’idéal, l’utopie, le long terme, qui devraient être consubstantiels à un langage nouveau. Il n’y a rien de plus absurde que de n’être mobilisé que par des objectifs de court terme. Le marketing médiatique et politique a segmenté le marché politique entre les réalistes et les utopistes, les européens et les anti-européens, ce qui laisse peu de place pour la nuance. Tout cela ne résiste pas une seconde à un effort de démonstration. Prenons la question de la dette : on peut considérer aujourd’hui que c’était pragmatique et réaliste de vouloir désendetter la France. Mais si pour cela il faut retarder les investissements indispensables nous permettant de lutter contre le réchauffement climatique, cela revient à alourdir la dette écologique pour alléger la dette financière. C’est un non-sens absolu eu égard à l’urgence qui commande aujourd’hui de lutter contre le réchauffement climatique et eu égard au caractère non remboursable de la dette écologique. La dette financière trouvera toujours un interlocuteur qui la détient et avec lequel on peut rééchelonner, renégocier, surtout lorsqu’il s’agit d’une dette publique et non privée. 
En revanche, on ne peut pas reconstituer la biodiversité, refroidir les pôles, lutter contre la fonte glaciaire. Si on n’a rien d’autre à proposer que le pragmatisme, c’est qu’on n’a en réalité rien à dire. C’est être indifférent à la violence écologique et sociale que produit le système capitaliste. Le capitalisme est pourtant devenu aberrant. Il exploite un stock de ressources naturelles non renouvelables et postule qu’on peut continuer sur le modèle d’une croissance exponentielle infinie dans un monde fini. Tous les voyants écologiques sont au rouge et pourtant le mot d’ordre des marchés financiers et des États qui les protègent reste le même : accumulons !

 

Vous dénoncez l’idée selon laquelle le libéralisme réduirait le chômage et la pauvreté. Peut-on en conclure que vous êtes antilibéral ?

Je ne me sens absolument pas de culture politique libérale, d’abord parce que je suis un démocrate et que le libéralisme s’accommode assez mal de la démocratie. On l’a oublié mais les libéraux cultivent une méfiance historique à l’égard du suffrage universel, du droit des citoyens à décider pour eux-mêmes. Le père du libéralisme français, Benjamin Constant, considérait que l’exercice du droit de vote exigeait de posséder les qualités et les compétences pour être en mesure de discerner ce qui relevait ou non de l’intérêt général. Depuis la Révolution française, les libéraux se sont opposés aux démocrates dans le débat politique en avançant que le suffrage ne pouvait pas être universel. Il devait être censitaire et réservé aux propriétaires, c’est-à-dire aux bourgeois qui avaient le loisir de s’adonner à la chose collective parce qu’ils avaient le recul nécessaire, contrairement à ceux qui, embourbés dans le travail, n’avaient ni le temps ni – selon les nantis – le discernement requis pour s’y intéresser. 
Au cours des deux derniers siècles, ce débat est revenu par intermittence et on le retrouve à certains égards aujourd’hui. On n’a pas de suffrage officiellement censitaire, mais on observe un niveau de participation de plus en plus faible et une surreprésentation des classes moyennes et supérieures dans le vote, tandis que les classes populaires participent de moins en moins. Le système produit de fait une forme de démocratie censitaire où les élites libérales ont le contrôle de bon nombre de pouvoirs et contre-pouvoirs, et assurent qu’il n’y a pas d’alternatives aux politiques qu’elles mettent en œuvre. L’hypercentralisation du pouvoir à l’Élysée, la transformation du pays par ordonnance, la fusion entre la technocratie d’État et le milieu des affaires, l’affaiblissement des contre-pouvoirs dessinent les contours d’une démocratie appauvrie. Celle d‘Emmanuel Macron et de sa classe.

Votre nom est apposé sur plusieurs lois concernant l’obsolescence programmée, les sociétés coopératives et participatives (SCOP), l’ESS… Êtes-vous satisfait de votre bilan ?

L’objectif était de réinjecter de la démocratie dans l’ordre économique. Qu’est-ce qui justifie que la démocratie s’arrête aux portes de l’atelier, se demandait déjà Jaurès. Il fallait modifier les lois où l’asymétrie du pouvoir existait : dans la loi ESS entre le travailleur et l’employeur, et dans la loi de consommation entre le consommateur et le distributeur ou le producteur. Je suis heureux, par exemple, que l’on ait créé le dispositif de l’action de groupe, même s’il doit encore être amélioré pour devenir plus efficace. Ça a permis d’étoffer l’arsenal juridique à partir duquel le consommateur peut se défendre et obtenir réparation du préjudice qu’il a subi, là où auparavant il devait entamer une procédure – très coûteuse et à laquelle il renonçait souvent – à l’encontre des grandes boîtes. On s’est aussi intéressé à la manière dont on pouvait améliorer la durabilité des équipements et des produits avec les informations sur l’existence de pièces détachées, les garanties légales de conformité qu’on a voulu étendre, l’obligation de réparer plutôt que de remplacer… Ce progrès de la démocratie n’était pas du goût du MEDEF. Il vient d’obtenir d’Emmanuel Macron la suppression du droit d’information des salariés quand leur entreprise est à vendre, disposition que j’avais créée dans la loi ESS et qui favorisait la reprise des entreprises par leurs salariés.

Quel est votre regard sur cette tendance qui présente l’entreprise comme un acteur possible du changement ?

Il y a en effet des entreprises commerciales classiques qui veulent désormais intégrer dans leur activité leur impact sur l’environnement et les inégalités. C’est là un progrès incontestable dans la mesure où l’entreprise est une cellule de base dans l’économie et doit être impliquée. Mais ce modèle de l’entreprise qui confie le pouvoir aux actionnaires n’a rien à voir avec les entreprises de l’ESS. Qu’elles soient coopératives, mutualistes ou associatives, les entreprises sociales et solidaires se distinguent par une caractéristique statutaire : le pouvoir n’est pas détenu par les actionnaires, mais repose sur le modèle d’"une personne égale une voix" où la gestion est désintéressée. Emmanuel Macron défend a contrario la "start-up nation" – il n’y a pas plus antinomique que ces deux termes. Le moteur de la start-up, c’est l’ambition individuelle, l’aspiration entrepreneuriale et la volonté de gagner de l’argent pour soi. La somme des désirs d’enrichissement de 100 000 personnes ne fait pas une nation. La nation, c’est un contrat social, ce sont des préférences collectives, des valeurs partagées.

 

Que pensez-vous de l’initiative "French Impact" lancée par le gouvernement afin de débloquer des financements à destination des entreprises de l’ESS et les faire changer d’échelle.

Si ça permet en partie le changement d’échelle, tant mieux. Mais ce gouvernement aime trop l’inégalité pour que French Impact soit mieux qu’une oasis, voire un mirage. C’est utile, mais si l’on doit parler d’échelle, le poids de French Impact par rapport à l’ampleur de la démolition du modèle social français est marginal. Ma critique ne concerne pas tant le contenu de French Impact que le fait qu’en matière de stratégie sociale le gouvernement n’ait rien d’autre à proposer. Il y a néanmoins un appétit incroyable dans ce pays pour l’entrepreneuriat social et French Impact pourra peut-être le faire éclore davantage. Nombreux sont ceux qui ont envie de se lancer dans la création d’une entreprise et donner du sens à leur activité, sans pour autant vouloir à tout prix s’enrichir. Si l’on veut développer cela, il faut accepter de dépasser deux fossés culturels : ne pas vouloir devenir millionnaire lorsqu’on crée une entreprise et accepter parfois la contrainte du temps nécessaire à la délibération démocratique et collective dans l’entreprise.

 

Vous avez vous-même créé une entreprise de conseil dans l’ESS. Pouvez-vous nous en dire un mot ?

J’ai créé une boîte de conseil tournée vers l’économie sociale et solidaire qui propose à des institutions françaises et étrangères des stratégies de développement de l’ESS. Pour l’instant, je suis seul, mais si ça marche bien je la raccrocherai peut-être à une coopérative d’activité et d’emploi (CAE).

 

Vous avez récemment dit que la croissance ne faisait pas le bonheur. Êtes-vous décroissant ?

Je pense qu’il faut s’intéresser à la manière dont on crée de la richesse et à l’impact de la croissance globale du PIB sur la situation de la majorité des gens. Même si l’on fait de la croissance, elle est tellement mal répartie que ça ne modifie en rien la hiérarchie sociale. Ma position est simple : je pense qu’il faut urgemment interroger toute activité qui a une contribution négative nette sur la planète, qui rapproche la date à laquelle l’humanité n’aura plus aucuneressource fossile à exploiter. Aujourd’hui, toute politique publique n’est évaluée qu’en fonction de ses effets sur la croissance et accessoirement sur l’emploi. Cet indicateur est l’unique boussole de l’action publique. C’est tragique. On peut faire de la croissance en augmentant la pauvreté : c’est le cas par exemple de l’Allemagne qui fait de la croissance depuis des années, mais présente un taux de 17 % de pauvres. En France, on a 14 % de pauvres. Or cet indicateur n’entre pas du tout dans le débat public. Pourquoi ne ferait-on pas de l’indicateur de pauvreté, de l’indicateur des inégalités, de l’indicateur du niveau d’éducation, de l’indicateur de santé, des ingrédients à partir desquels on construirait une politique publique ?

 

Nous consacrons un dossier aux terres rares. Le coût environnemental et écologique –très lourd– des énergies renouvelables interroge : au-delà de la seule transition, doit-on surtout passer à des modes de vie plus frugaux, moins énergivores ?

Les sociétés contemporaines ont pour moteur l’envie de "plus". Les individus se comparent entre eux, se jalousent, envient celui qui a la plus belle voiture, la plus grande maison. C’est le cœur du capitalisme. Comment faire évoluer culturellement ces comportements ? La clé, à mes yeux, est de passer d’une société dans laquelle la propriété et la possession déterminent les actes économiques et de consommation à une société dans laquelle on privilégie l’usage à la propriété. Il y a un phénomène nouveau dans les sociétés occidentales qui tend à privilégier les formes de coopération, de collaboration et de partage en lieu et place de la possession. Aujourd’hui, les jeunes ne sont pas obsédés à l’idée d’avoir une voiture ou d’être propriétaire d’un bien d’équipement. Ce sont peut-être les effets collatéraux d’une culture liée à internet où l’on navigue, on se promène, on pioche, on se divertit dans un espace partagé et à l’intérieur duquel, en théorie plus qu’en pratique, personne n’est propriétaire de rien. Il y a là une métamorphose culturelle intéressante qu’il faut absolument encourager, car elle est la clé d’une vraie transformation systémique.
 


Vous avez souvent abordé les mutations du travail sous l’angle du revenu universel et de la taxe sur les robots. N’y a-t-il pas dans ces idées une forme de renoncement face aux évolutions du capitalisme ? Et n’enterre-t-on pas là une autre utopie de gauche, la répartition du travail entre les membres de la société ?

Je n’ai jamais dissocié l’un de l’autre. Je n’ai pas abandonné les RTT pour faire le revenu universel : il faut faire les deux. L’innovation technologique amène à ce qu’on produise plus avec moins, voire sans travail humain. Le processus de réduction globale du temps de travail se poursuit. Doit-on le piloter, le maîtriser ou laisser le marché organiser le partage du travail ? Aujourd’hui, on a 5 millions de chômeurs d’un côté, et ceux qui travaillent de l’autre. Il faut donc organiser un nouveau partage qui intègre davantage de chômeurs et suppose une réduction du temps de travail des autres. Plus globalement, la révolution numérique nous offre la possibilité de nous interroger sur notre rapport au travail comme elle nous oblige à réfléchir au financement de nos modèles sociaux. Si, demain, une entreprise remplace ses salariés par des machines, elle cesse donc de cotiser pour les systèmes de retraite. Qui paie alors les retraités ? Il ne faut plus mettre à contribution l’entreprise en fonction du nombre de salariés qu’elle a, mais en fonction de la richesse qu’elle crée. 
Le deuxième sujet de la réalité du rapport au travail est que beaucoup ont un emploi désagréable, travaillent trop, se heurtent au burn-out pour un salaire modeste et ont une capacité de négociation nulle. Avoir un travail est pourtant un luxe qu’on ne veut échanger contre rien au monde car on est en quelque sorte pressurisé. Le revenu universel permet à chaque individu de retrouver l’autonomie qu’il n’a plus. Parce que son revenu n’est plus entièrement dépendant de son emploi, il recouvre la maîtrise de sa vie. Le revenu universel est non seulement un instrument d’éradication de la pauvreté, mais aussi un instrument d’émancipation des travailleurs.


Comment juguler ou orienter l’automatisation ?

L’automatisation pour remplacer les travailleurs dans les tâches ingrates est une chose ; l’automatisation pour optimiser la production des richesses à la place des humains en est une autre. Quels sont les secteurs dans lesquels on accepte qu’il n’y ait plus d’êtres humains et quels sont ceux dans lesquels on exige que l’être humain demeure ? C’est une question éthique fondamentale. Il y en a d’autres. Concernant les données personnelles, par exemple, comment se fait-il que cette question ne soit pas abordée en termes de service public ? Ou de formes coopératives ? Le mouvement du coopérativisme de plateforme est à cet égard très intéressant. Aujourd’hui, les GAFA sont les seuls à gagner de l’argent sur nos données. Des sociétés-États guident nos existences de manière beaucoup plus efficaces aujourd’hui que l’État prédateur décrit par George Orwell dans 1984.

 

Quel est votre agenda avec DiEM 25 (Democracy in Europe Movement 2025), le mouvement initié par Yánis Varoufákis ?

Nous étions à Naples le week-end du 10 mars pour lancer ce mouvement politique transnational auquel adhèrent des citoyens et des organisations comme Génération.s. Au point de départ, il y a évidemment le constat que l’Europe ne fonctionne pas et qu’il faut donc changer les traités. Mais sans attendre de les changer (la temporalité des révisions constitutionnelles en Europe suppose plusieurs années) nous proposons des solutions pour réaliser tout ce qui est possible dans le cadre des traités actuels au moyen d’une nouvelle majorité politique. Nous allons donc simuler une liste trans-nationale [les listes transnationales ont été rejetées en février dernier par le Parlement européen, ndlr]. Pour cela, nous présenterons un agenda et un programme européen commun qui embrasse les problématiques monétaires, macro-économiques, environnementales, la question des travailleurs détachés, etc. Puis nous nous présenterons devant les électeurs européens en toute clarté, sans agenda caché.
 

Quels seront vos relais en Allemagne et en Italie ? La récente alliance CDU-SPD en Allemagne douche les espoirs d’un virage à gauche et, concernant l’Italie, je présume que vous avez une grande distance par rapport à la ligne du Mouvement 5 étoiles (M5S).

C’est certain. Concernant l’Allemagne, on verra ce que fait la minorité du SPD. Aujourd’hui, une partie de la gauche pense que pour reconquérir les classes populaires il faut démolir l’Europe et la coopération entre les peuples. Je pense qu’il y a plus de périls que de gains à un rapatriement de la décision à l’intérieur des frontières de la nation, avec le soutien des classes populaires. Pourquoi ? Parce qu’on ne construira rien de solide et de durable sur des passions négatives. Cela ne veut pas dire pour autant que j’ai une quelconque indulgence à l’égard du système. J’ai voté "non" au traité constitutionnel européen de 2005. Je pense que ces traités sont mauvais dans le sens où ils empêchent l’épanouissement de la démocratie. Il faut, selon moi, une transformation radicale, et il faut construire un mouvement social démocratique et citoyen qui aille à la conquête de nouveaux droits plutôt que de se mobiliser pour rétablir l’ordre ancien. Et la sortie de l’Europe, c’est le rétablissement de l’ordre ancien.


Changer les traités pour changer l’Europe, n’est-ce pas également la position de Jean-Luc Mélenchon ?

Ce n’est pas qu’un débat entre Mélenchon et Hamon, c’est un débat qui traverse la gauche, toutes ses formations, la France Insoumise comprise. Nous avons évidemment des points communs, mais aussi un désaccord stratégique. Lui pense qu’avec La France insoumise (LFI) la France obtiendra des autres gouvernements, à l’unanimité, qu’ils changent les traités, là où moi je pense que s’il n’y a pas de majorité politique au Parlement européen, on n’y arrivera pas. C’est là que nous avons un désaccord stratégique. Nous nous rejoignons en revanche sur le point de départ (ça ne marche pas) et peut-être sur le point d’arrivée (que l’Europe soit une union de transfert, qu’elle travaille à lutter contre les inégalités et qu’elle mobilise ses moyens pour la transition écologique). Je crois profondément que l’Europe est la seule échelle pertinente pour peser sur les affaires du monde, en particulier pour montrer l’exemple et entraîner le reste de la planète dans la lutte contre le réchauffement climatique. J’estime mortifère l’alternative entre la capitulation et la sortie de l’Europe.

 

Concernant le populisme de gauche qui remporte des victoires en Europe, n’y a-t-il pas des choses à prendre ou des leçons à tirer pour votre mouvement ?

Le populisme ne se trompe pas sur le constat : le pouvoir appartient à l’oligarchie, à une élite, et fabrique une société dans laquelle ceux qui sont au sommet de la pyramide continuent à vivre sur le dos des autres. La question est à nouveau la stratégie pour modifier la hiérarchie sociale, lutter contre les discriminations et remettre de l’égalité dans nos sociétés. Soit on alimente les passions négatives et on dirige la colère des peuples contre l’Europe en soi. On exalte la patrie, berceau de la souveraineté, comme révolutionnaire face à la mondialisation libérale – et dans le contexte fantasmatique, conspirationniste et xénophobe de notre époque, on joue avec le feu. Soit on part de cette colère légitime pour stimuler des passions positives, favoriser l’internationalisme, les coopérations, la démocratie et transformer l’Europe.

 

 

 

Photos : Sophie Palmier

G

Posté par Alainramos à 14:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 mai 2018

PARCOURSUP EST BIEN UN OUTIL DE SEGREGATION SOCIALE ET TERRITORIALE. LES LYCEENS DU BLANC-MESNIL SONT EN COLERE!

lycéens mozart

Les lycéens Blanc-Mesnilois, comme les 400 000 lycéens avant même d'avoir passé le Bac sont, depuis le retour de leurs vœux, dans un profond désarroi, car ils ne savent pas s'ils pourront poursuivre leurs études après leur bac.

Depuis, ce matin, les lycéens du Blanc-Mesnilois expriment leur colère. En effet, la nouvelle plateforme universitaire Parcoursup, mise en place par le régime Macron, produit les résultats espérés par le ministre de L'Education Nationale, elle est bien un outil de sélection, un outil de ségrégation sociale et territoriale.

Le régime Macron ne voulant pas investir pour assurer l'accroissement de la démographie étudiante à élaborer un système opaque, qui trie, sélectionne selon des critères qu'on ne connaît pas et remet en cause la liberté et le droit de tout bachelier de pouvoir poursuivre ses études dans l'enseignement supérieur.

Parcoursup, cette machine de sélection et de ségrégation sociale et territoriale, nous n'en doutons pas un seul instant sera d'abord au service des enfants des classes aisées et riches qui vivent rue Lauriston dans le XVIe arrondissement de Paris et au détriment de celles et ceux qui vivent dans la cité des Tilleuls où rue Joseph Darriet, Albert Thomas....

Le régime Macron obnubilé par son idéologie néo libérale, ne voulant pas accroître les moyens pour l'enseignement supérieur a imaginé et mis en place un système qui permettra aux enfants de la bourgeoisie financière d'accéder à un enseignement qui aura été épurée des enfants de banlieues.

Ce choix est tout à fait dans la logique de la mise au panier du plan Borloo, une soi-disant nouvelle méthode, mais surtout aucun financement public pour améliorer les conditions de vie et de travail, des habitants de la Seine Saint Denis, comme le souligne la situation de la médecine scolaire dans ce département, à la rentrée 2018/2019 il ne restera plus que 3 médecins scolaires.

Face cette situation inégalitaire et ségrégative mettant en exergue le mépris et le cynisme du régime Macron, soulignant qu'il est exclusivement au service des riches de ce pays, les lycéens et leurs parents doivent exiger des comptes à Macron et à son gouvernement.

Aujourd'hui, les lycéens de notre ville ont bloqué

POING

le lycée Mozart et participent à une manifestation à Paris. Ils seront présents à la manifestation du samedi 26 mai 2018 organisée par 80 organisations associatives, syndicales et politiques. Demain les parents d'élèves du lycée Mozart doivent se réunir au lycée pour exiger des comptes sur cette situation totalement scandaleuse

FOLIO DU BLANC-MESNIL ET GÉNÉRATION-S APPORTENT LEUR TOTAL SOUTIEN AUX LYCÉENS DU BLANC-MESNIL ET A LEURS FAMILLES QUI LUTTENT POUR S'ASSURER UN AVENIR DÉSIRABLE, QUI PASSE PAR L'ACCES A L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR DE LEUR CHOIX.

Posté par Alainramos à 16:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

MEIGNEN VIENT D'ALLUMER LA MECHE LENTE QUI VA CONDUIRE A L'EXPLOSION DU STATIONNEMENT PAYANT AU BLANC-MESNIL

COMMUNIQUE .

 

 

beton mesnil

Le 22 mai 2018, la municipalité du Blanc-Mesnil a organisé une opération de communication, dans le quartier des Sables et de la gare RER.(voir le Parisien 93 du 25 mai 2018)

Cette opération est une réponse panique et avant tout une réponse à la mobilisation des habitants du quartier qui depuis plusieurs semaines se mobilisent pour s'opposer au ruissellement intensif du béton dans leur secteur, qui se conjugue avec celui qui se répand sur l'ensemble de la commune du Blanc-Mesnil.

En effet, il n'y a pas moins de 37 projets immobiliers programmés par la promotion immobilière, avec le soutien actif de la municipalité. Cette multiplication de projets béton c'est : la construction de 7604 logements, deux fois la cité des Tilleuls,21 000 habitants supplémentaires ,15 000 voitures de plus, sur le territoire communale, pour une voirie de 75 km.

Cet urbanisme ne répond qu'aux d'intérêts financiers. Il provoque, déjà, dans de très nombreux quartiers de graves problèmes de stationnement et de circulation. Ce qui passe dans le quartier de la gare est symptomatique des graves dysfonctionnements que provoque la municipalité dominée par la promotion immobilière.

En effet, la municipalité vient de vendre à la Cogédim le parking de la gare du RER b. Ce choix va entraîner la suppression de quelques 300 places de stationnement, dans un quartier est déjà sursaturé de voitures entraînant une très importante dégradation des conditions de vie des habitants concernés.

Alors, qu'il est responsable de cette situation, qu'il prend des décisions qui vont l'aggraver , hier soir, Meignen s'est présenté comme le sauveur, alors que la suppression du parking et la construction de quelques 250 logements supplémentaires vont conduire à une saturation de la présence automobiles dans ce secteur.

Meignen va organiser la mise en place du stationnement payant pour les non résidents du Blanc-Mesnil. L'expérimation sera faite à partir d'octobre 2018 dans le quartier des Sables. Cette annonce préfigure la généralisation du stationnement payant sur Blanc-Mesnil, cela n'est pas une surprise puisqu'il l'avait évoqué pendant sa campagne pour les élections municipales de 2014.

En un mot, la politique immobilière menée par Meignen va conduire à la construction de 7604 logements, favoriser l'engorgement de la circulation et du stationnement du Blanc-Mesnil. Bref, Meignen organise le désordre, pour mieux nous faire croire qu'il va rétablir l'ordre. Meignen fait des pâtés de béton et il veut nous faire croire qu'il dessine et peint des aquarelles ou des pastelles.

Cette politique de l'esbrouffe, pour masquer les conséquences désastreuses de la politique municipale menée depuis avril 2014 est inacceptable et de moins en moins tolérée par ls citoyens qui la subissent chaque jour un peu plus.

Le Blanc-Mesnil le 23 mai 2018

Alain RAMOS

conseiller municipal Génération-s

Posté par Alainramos à 11:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 mai 2018

LE BLANC-MESNIL: UNE CINQUANTAINE DE FONCTIONNAIRES TERRITORIAUX ONT OCCUPE LE CENTRE MUNICIPAL DE SANTE ROUQUES!

 

bravo d'accord

COMMUNICATION DE LA CGT FONCTIONNAIRES TERRITORIAUX

Info territoriaux: Bravo à tous les grévistes et à tous les soutiens qui se sont rassemblés courageux et déterminés ce matin au CMS. Une réussite puisque nous étions plus d'une cinquantaine et nous avons réussi à défier police et administration pour occuper la mairie pendant plus d'une heure et pour obtenir que le DGS redemande au Maire qu'une enquete administrative soit diligentée. Nous ne laisserons pas le Maire organiser et protéger l'infamie et la casse des services et des équipes. Nous ne laisserons pas nos collègues en souffrance. Sans réponse à cette heure retrouvons nous demain 10h au Cms Rouques. Le preavis de grève tient jusqu'au 27 mai. Le sercice public doit relever la tete. Nous sommes une force qui apprend à se reconnaitre elle-meme et sera reconnue pour le bien commun. Fraternellement.CGT.

Posté par Alainramos à 17:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

POLITIQUE DE LA VILLE: LA MONTAGNE ACCOUCHE D'UNE SOURIS

arbre et citoyen

BANLIEUES 

Politique de la Ville : la montagne accouche d’une souris

XAVIER MOLÉNAT22/05/2018

1/ Une exaspération à son comble

« Ma cité va craquer ! », criaient en chœur depuis plusieurs mois les maires de banlieues. Ces derniers ont en effet dû faire face à une suite de mauvaises nouvelles affectant directement leurs communes. L’an passé, en plein coeur de l’été, quelques jours après avoir annoncé la diminution des aides au logement (APL), le gouvernement d’Edouard Philippe amputait de 46 millions d’euros le budget, déjà famélique (411 millions), de la politique de la ville pour l’année 2017. Puis vint l’annonce, fin septembre, de la réduction drastique du nombre d’emplois aidés à partir de 2018, emplois auxquels ont massivement recours les structures intervenant dans les quartiers populaires. « L’appel de Grigny », lancé le 16 octobre dernier par une centaine de maires, demandait déjà au gouvernement le retrait de ces deux dernières mesures et, notamment, le déblocage d’un fonds d’urgence de 100 millions. Si ces demandes n’ont pas été satisfaites, l’Appel a néanmoins poussé Emmanuel Macron à décréter la « mobilisation nationale » en faveur des quartiers populaires (Discours de Tourcoing, 14 novembre 2017). Celle-ci s’est traduite par la création d’un Conseil présidentiel de villes, la mise en place de dix groupes de travail thématiques nationaux et la mission, confiée à Jean-Louis Borloo, d’établir un « plan de bataille », remis le 26 avril sous la forme d’un rapport intitulé « Vivre ensemble, vivre en grand la République ».

Dans les anciennes Zus le taux d’emploi, qui avait plongé à partir de 2009, n’a pas rebondi depuis

 
A LIRE ALTERNATIVES ECONOMIQUES N°379 - 05/2018

 

Comme l’ont rappelé les tensions consécutives à « l’affaire Théo » (février 2017), la situation des banlieues reste très difficile, et pas seulement en raison du pourrissement des relations entre police et population. Les stigmates de la crise ne se sont pas effacés : dans les anciennes Zus le taux d’emploi, qui avait plongé à partir de 2009, n’a pas rebondi depuis et se morfondent plus de vingt points en-deçà de la moyenne nationale. Le taux de chômage, lui, a connu un légère baisse entre 2014 et 2016, aussi bien dans les anciennes Zus que dans les nouveaux Quartiers Prioritaires de la politique de la ville (QPV) instaurés en 2014, amélioration sans doute imputable aux… emplois aidés. Il restait toutefois plus de deux fois plus élevé dans ces quartiers qu’en France métropolitaine.

Plus que jamais nécessaire, la politique de la ville fait malheureusement les frais, dans certaines fractions de l’opinion et du monde politique, d’une artificielle mise en concurrence entre « territoires perdus » et « territoires oubliés » : les « milliards » (!) déversés « en pure perte » sur les banlieues l’auraient été au détriment de la « France périphérique » (rural, petites villes) qui souffrirait en silence. La refonte de la géographie prioritaire sur le seul critère de revenu en 2014, et le noyage actuel de la politique de la ville au sein d’un vaste Ministère de la cohésion des territoires, sont deux signes parmi les plus tangibles de cette délégitimation.

2/ Rapport Borloo : un appel à la mobilisation générale

« L’heure n’est plus aux rapports d’expert. L’heure est à l’action », annonçait d’emblée Jean-Louis Borloo dans son rapport, sans s’embarrasser d’un diagnostic précis des difficultés des quartiers populaires. Le plan d’actions tous azimuts qu’il proposait était décliné en 19 programmes. Ceux-ci concernaient aussi bien la relance de la rénovation urbaine, que la petite enfance (création de 30 000 places en crèche) et l’école, la lutte contre l’illettrisme, la culture et le sport, la médecine (soutien à la création de 200 centres et maisons de santé) ou l’emploi : soutien accru à l’apprentissage et à l’alternance, « coaching généralisé » pour les jeunes des QPV qui n’ont « ni les codes, ni les réseaux nécessaires » pour trouver un emploi. Le Plan Borloo invitait également à pérenniser le financement des associations, en remplaçant l’épuisante course aux appels à projets par un soutien « pour ce qu’elles sont, et ce qu’elles font », et en créant des emplois francs associatifs avec des subventions majorées.

« L’inefficacité, l’éparpillement, l’absence de définition claire de stratégie et de méthode créent de l’incompréhension, [fait]croire à des dépenses avec peu de résultats » – Jean-Louis Borloo

 Twitter

Au-delà de ce catalogue touffu de mesures spécifiques, Jean-Louis Borloo plaidait pour une simplification et une lisibilité accrue de l’action publique ainsi qu’une responsabilisation de acteurs. Car, selon lui, « L’inefficacité, l’éparpillement, l’absence de définition claire de stratégie et de méthode créent de l’incompréhension, faisant croire à des dépenses avec peu de résultats ». Aussi envisageait-il une mise en œuvre rapide de son plan avec un « chef d’état-major » chargé de l’impulser et de le coordonner, un responsable pour chacun des 19 programmes, des institutions « réellement et publiquement en responsabilité avec un chef de file », la mise en place et la publication d’indicateurs en rapport avec les objectifs…

Sans doute la proposition la plus subversive du rapport est-elle d’ailleurs le passage d’une obligation de résultats à une obligation de moyens, sous le contrôle d’une « Cour d’équité territoriale ». Cette dernière serait chargée de vérifier que les responsables d’administrations ont effectivement tous les moyens en œuvre (crédits, personnels) pour réduire les inégalités territoriales d’accès aux services publics. Des sanctions judiciaires pourraient appliquées dans le cas contraire. Mais surtout, selon le sociologue Renaud Epstein, organiser une telle transparence sur la répartition territoriale des dépenses publiques transformerait les conditions du débat public sur les banlieues et le fonctionnement du système administratif français. Rien que pour cela, une telle mesure « parait bien plus à même de changer la donne que tous les « plan Marshall » pour les banlieues », assure le chercheur.

3/ Dissolution de la politique de la Ville ?

Ambitieux, le Plan Borloo rompait heureusement avec une décennie d’hégémonie du discours sécuritaire (du « Kärcher » sarkozien au « 100 Molenbeek français » de Patrick Kanner) pour recentrer le débat sur la situation socio-économique des banlieues. Mais l’égrenage de mesures thématiques - qui n’échappaient pas toujours à la gadgétisation (« Transformer son association en business avec Jean-Marc Mormeck ») ni à la boursouflure (« La rencontre de l’Autre est le ciment d’une société réellement inclusive et solidaire ») – donne plus l’impression d’un catalogue à la Prévert qu’un projet d’action cohérent. La volonté d’agir sans prendre le temps de réfléchir fait là sentir ses limites.

Ce d’autant qu’il restait muet sur certains points essentiels du débat : pas un mot sur les relations police/population, les discriminations raciales (« les discriminations sont avant tout sociales », osait-il même !), la pénalisation de l’usage de cannabis, l’application de la loi SRU… Ce sont plus globalement les dynamiques inégalitaires de la société française qui n’étaient pas interrogées. Et s’il remettait parfois vertement en cause l’action publique, il gardait une vision descendante de programmes d’action définis nationalement et se déclinant (mais selon quelles modalités ?) localement. On note, dans ce schéma, un absent de taille : les habitants des quartiers populaires eux-mêmes, comme l’a souligné la Coordination Pas Sans Nous. Un trait persistant de la politique de la ville à la française, malgré les propositions innovantes du rapport Bacqué/Mechmache de 2014 à ce sujet.

Cela n’a pas empêché les maires de banlieue d’encenser le plan Borloo, dont ils exigeaient la mise en oeuvre intégrale. Reste que tout le monde avait bien compris qu’en l’absence « d’argent magique », les chances de voir appliqué ce scénario à 10 milliards d’euros annuels étaient des plus minces. Mais les propos d’Emmanuel Macron aujourd’hui ont dépassé la question des moyens en esquissant, d’une certaine façon, la dissolution de la politique de la ville et de ses dispositifs spécifiques au sein d’une plus vaste politique des territoires mêlant banlieues, rural et outre-mer. Ainsi a-t-il annoncé la création d’une Agence Nationale de la Cohésion des Territoires, chargé de résoudre les inégalités d’équipement, où qu’elles se trouvent. De même, Emmanuel Macron a-t-il critiqué les « politiques de peuplement » consistant à concentrer les personnes les plus fragiles dans les mêmes quartiers, en évoquant l’idée que cette répartition se fasse au niveau des agglomérations mais en incluant également la possibilité d’une installation en zone rurale.

Beaucoup d’annonces faites par Emmanuel Macron en appelaient à la « volonté » et à la « mobilisation » des acteurs

 Twitter

Quelques propositions du Rapport Borloo ont tout de même été reprises, en particulier la Cour d’Equité Territoriale (sous une forme qui reste à définir précisément), et la simplification du financement des associations. L’approche sécuritaire, restée jusqu’alors secondaire chez Emmanuel  Macron, occupait également une place prééminente, avec l’annonce d’un plan de lutte contre le trafic de drogues (finalisé fin juillet) et l’ajout de 1300 policiers dans 60 quartiers particulièrement difficiles. Mais beaucoup d’autres mesures faisaient surtout appel à la « volonté » et à la « mobilisation » des acteurs, telle la création d’une bourse de 30 000 stages de classe de troisième pour les jeunes des Quartiers Prioritaires de la Ville.

Cette « politique d’émancipation » fondamentalement tournée vers les individus, qui entend « rassembler les énergies pour réussir » et permettre à chacun de « retrouver la dignité dans la République », se fait donc largement sans moyens nouveaux. Le seul engagement financier nouveau de l’Etat consistant en une aide à la création de place en crèches en QPV, d’un montant de 1000 euros par place. Quant à la participation des habitants, souvent vantée par Emmanuel Macron, se réduit à la création d’un site internet où ils pourront « alerter » les pouvoirs publics sur les dysfonctionnements qu’ils ont pu observer… Pas sûr que cela suffise à remettre les quartiers populaires en marche.

Posté par Alainramos à 16:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 mai 2018

BETON MEIGNEN C'EST: 37 PROJETS IMMOBILIERS, LA CONSTRUCTION DE 7604 LOGEMENTS, L'EQUIVALENT DE 2 CITES DES TILLEULS

 

beton mesnil

C'est le troisième article que Folio publie, depuis la parution du n°84 du « journal municipal » où la démagogie de l'éditorial du maire de droite extrême ne peut qu'engendrer la colère, devant l'affirmation d'un tel nombre de contre-vérités.

Par ailleurs, il est particulièrement scandaleux de transformer le journal municipal, qui comme son nom l'indique est le journal de tous, en une vulgaire feuille de choux de propagande politicienne du plus mauvais aloi, au service du parti "Les Républicains".

Néanmoins, ce texte est révélateur d'un début d'inquiètude dans les rangs de la majorité municipale.Inquiétude provenant du rejet par la population de la politique d'aménagement urbain menée par la promotion immobilière avec le soutien intéressé de la municipale de droite extrême

BÉTON MEIGNEN DEVIENT DE PLUS EN PLUS INACCEPTABLE.

Le maire de droite extrême, pense que les Blanc-Mesnilois ont la mémoire courte et qu'il suffit qu'il écrive pour que ses derniers mots  deviennent la vérité. Hélas, pour lui nos concitoyens n'ont pas oublié ses promesses et ses engagements pris pendant la campagne électorale 2014.

EN 2014, MEIGNEN AFFIRMAIT NON A BÉTON MESNIL,

SAUVONS NOS PAVILLONS !

Chacun se souvient de ces quatre pages jaunes qui inondaient nos boites lettres, dénonçant la politique de bétonnage et la construction de très hauts immeubles, qui allaient détruire le caractère pavillonnaire de notre ville. Nous nous souvenons aussi de la mise en exergue de la politique mise en œuvre au Plessis Robinson, mais, ils occultaient que cette politique avait détruit le caractère pavillonnaire de cette ville, puisque aujourd'hui au Plessis Robinson il ne reste plus que moins de 15% de pavillons.

BREF, EN 4 ANS, NOUS SOMMES PASSES DE SAUVONS NOS PAVILLONS A BÉTON PARTOUT !

Aujourd'hui, nous commençons à constater les dégâts, la politique néo libérale de droite extrême s'affiche sans vergogne et sans débat à tous les coins de rue, pour s'épanouir cette politique du béton partout, casse de plus en plus de pavillons, casse des écoles, des équipements municipaux, des parkings et ampute le parc urbain de 4882m². Béton Meignen avec la promotion immobilière c'est 37 projets de construction, 7604 logements et 21 000 habitants supplémentaires.

7604 LOGEMENTS C'EST L'EQUIVALENT DE 2 CITES DES TILLEULS

Pendant sa campagne pour les élections municipales de 2014, Meignen s'était bien gardé de parler de ce projet de bétonnage massif. Celles et ceux qui ont voté pour lui ne l'auraient sûrement pas fait si ils avaient eu connaissance de cette remise en cause du caractère pavillonnaire de notre ville. Celles et ceux qui ont trompé délibérément les électeurs Blanc-Mesnilois doivent être sanctionnés.

Ils doivent être d'autant plus sanctionnés qui ne résistent pas aux exigences de la spéculation immobilière et vendent tout le foncier disponible. Ils ne se préoccupent pas des problèmes de circulation et de stationnement qu'engendreront 21 000 habitants supplémentaires et leurs 20 000 automobiles. Ils ne se préoccupent pas de la nécessité d'investir pour accueillir les 2000 enfants qui vont arriver et qu'il faut accueillir dans de bonnes conditions.

BÉTON MEIGNEN DÉTÉRIORE NOS CONDITIONS DE VIE,

POUR SATISFAIRE LES APPÉTITS FINANCIERS

DE LA SPÉCULATION IMMOBILIÈRE

 

 

Posté par Alainramos à 19:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 mai 2018

DIDIER MIGNOT: RETABLIR LA REALITE POUR CONSTRUIRE UN AUTRE AVENIR POUR BLANC-MESNIL ET SES HABITANTS

arbre et citoyen

DESINTOX : Décidément le mensonge est établi comme règle de communication de la municipalité

. L’éditorial du maire dans le dernier journal de propagande municipale est un modèle du genre. C’est intéressant cependant de constater le caractère très défensif des derniers édito qui ne respirent pas la sérénité de la part de M. Meignen. Il faut dire que ses oreilles doivent siffler quand on constate le mécontentement grandissant sur sa gestion de la ville, singulièrement sur le bétonnage massif de nos rues. Comme on dit, « ça coince », y compris dans sa propre majorité au conseil municipal…

Avant de commenter cet édito, un constat en guise d’avertissement : Lorsque vous voyez un sujet traité en long, en large et en travers ou par un éditorial dans les colonnes du journal, attendez vous au pire sur le sujet ainsi traité. On dézingue à petit feu les centres de santé et leur personnel ? on a le droit à un dossier sur la santé ; on privatise le nettoiement de la ville ? on a le droit à un dossier sur le sujet ; on retire des moyens à l’éducation, on détériore comme jamais le périscolaire ? vous avez un bon gros dossier sur l’éducation ; on transforme l’ex-Forum culturel, lieu de création culturelle, en une salle de spectacle et l’on saigne les médiathèques ? on vous en met 3 pages sur la culture ; il n’y a plus de politique environnementale et écologique ? qu’à cela ne tienne, vous aurez droit à un numéro spécial nature…etc. Donc méfiez-vous des apparences….

Reconnaissons cependant le talent de nos communicants qui vous font d’un arbre une forêt, et d’un acte de gestion banal un évènement avec une dimension médiatique digne du mariage d’un prince anglais.

Mais revenons à notre édito du moment. La ville n’est pas redessinée, elle est bétonnée, point barre.

37 projets immobiliers en cours, recensés un à un et qui aboutissent à la construction de 7 604 logements supplémentaires soit environ 21 000 habitants de plus dans les 10 ans qui viennent.

Où sont les « nombreux immeubles sociaux en zones pavillonnaires (….) comme dans la rue de la concorde » ?

Et où est le problème avec les « immeubles sociaux » ? En quoi, par exemple, le fait que la place Gabriel Péri, dite place de l’eau soit bordée d’immeubles HLM est-il une mauvaise chose ? Nous avons un cœur de ville équilibré, fruit d’un travail de 20 ans, et qui a été primé par le ministère de la ville pour sa qualité de cœur de ville. C’est bien M. Meignen qui critiquait sans retenue la place de l’eau (souvenez vous de son jeu de mots bidon sur la place de l’imp-eau) et qui aujourd’hui y organise les évènements locaux (Bon il est vrai que l’on est passé de feu la kermesse démocratique du 14 juillet - que nous organisions - au salon de l’immobilier…). Mais la question de l’urbanisme et de l’aménagement mériterai un vrai débat public, de faire venir des urbanistes, des architectes, des paysagistes, des sociologues, des démographes, avec qui nous pourrions réfléchir sur le devenir de la ville au regard des grands enjeux sociaux, urbains et environnementaux. Et décider avec la population ! Nous avions initié ce travail avec les maires du Bourget, de Drancy et de Dugny lorsque je présidais la Société Publique Locale d’aménagement de notre territoire commun. Mais avec M. Meignen, fini tout cela, c’est « quand je passe, la démocratie trépasse ».

Sur le PLU, les règlementations énoncées par le maire, étaient déjà adoptées dans le PLU précédent… sans commentaires.

Sur l’avenue du 8 mai 45, les bras m’en tombent… D’abord rappelons que le maire a refusé que la gare du futur métro (pour lequel j’avais bataillé dur en l’absence de l’opposition de l’époque) soit installée sur le territoire de notre commune, comme prévu, et l’a fait « déménagé » sur le trottoir d’en face qui n’est pas au Blanc-Mesnil. Cette gare était, pour notre ville, le facteur déclenchant d’une réhabilitation urbaine lourde, ô combien nécessaire, de la façade RN2/RN17 face à l’aéroport.

Le lancement du projet du « Grand Paris » avait alors donné lieu à de multiples réflexions et des grands cabinets (10) d’urbanistes-architectes, mandatés par le Président de la République (Sarkozy), avaient laissé libre cours à leurs compétences et imagination pour dessiner le Grand Paris de demain. C’est dans ce contexte que l’un de ces « hommes de l’art » avait imaginé « les Champs-Elysées du Grand Paris » sur la RN2, de la Villette au Blanc-Mesnil. Une vision futuriste, parfois un peu provocatrice, destinée pour une large part à nous questionner, nous faire réfléchir sur ce que nous voulions pour notre territoire.

Bref, un travail intellectuel utile, passionnant, mais qui n’a rien à voir avec « mes prédécesseurs avaient prévu une tour monumentale avec des logements sociaux (brrr, ça fait peur !) en bordure de l’avenue…. ».

A croire que M. Meignen réfléchit l’aménagement du territoire seulement à l’aune des projets immobiliers pouvant immédiatement être rentables pour ses copains promoteurs immobiliers. Il confond penser la ville de demain et d’après demain avec la gestion d’une entreprise.

Sur le « parc urbain » (je rajoute Jacques Duclos, il a du mal avec les noms..) et « la dalle de béton bordée de logements sociaux (Brrr….) en plein milieu du parc… » on est en plein délire.

Mais il faut dire que M. Meignen n’a pas vraiment suivi l’affaire du métro à ses débuts et l’histoire de ce projet urbain majeur pour notre ville et ses habitant-e-s. Au tout début, 2 sorties de gare étaient prévues. L’une avenue Leclerc et l’autre dans la zone du Coudray (près des serres municipales, là où il va faire son golf).

De multiples scénarii ont été évoqués, on a même été jusqu’à me proposer de faire passer le métro en « tranchée ouverte » dans le parc à l’instar du parc Montsouris à Paris avec le RER B. Imaginez notre parc avec le métro qui passe, non pas dessous, mais au milieu !

j’ai évidemment refusé cette hypothèse, argumentant sur la valeur d’usage de notre parc, où des milliers de familles se rendent, alors que les concepteurs du projet n’y voyaient qu’une valeur paysagère.

Pour la gare, l’emplacement était en fond de la parcelle Langevin, en bordure du parc actuel, au fond du parking du gymnase / Dojo. Il a même été pensé que le dojo puisse être reconstruit sur la gare ce qui pour moi était plutôt une bonne idée. Il y était effectivement prévu (mais pas encore acté) en lieu et place du gymnase et de toute cette parcelle (déjà bétonnée aujourd’hui) la construction de logements, dont 30 % (c’était ma demande) de logements sociaux.

C’est cela la réalité, rien d’autre.

J’étais d’ailleurs prêt à discuter avec le maire actuel pour lui faire part de cette histoire, de ce qui avait bougé dans le projet, ce qui allait encore bouger, de mes inquiétudes par rapport aux écoles Langevin et J.B. Clément, etc…

En fait il est impossible d’avoir un débat de fond dans notre ville sur les grands enjeux urbains qui peuvent parfois dépasser les clivages politiques. Je le regrette sincèrement car diriger une ville de plus de 50 000 habitant-e-s (bientôt 70 000) « tout seul », comme c’est le cas aujourd’hui, est une erreur.

Un mot sur « l’absence totale d’anticipation de l’évolution démographique… aucune école supplémentaire n’a été créée par la précédente majorité.. »

Ah bon ? et la nouvelle école élémentaire Calmette, les nouveaux restaurants scolaires Anne Frank/Calmette, Victor Hugo, l’agrandissement des maternelles France Bloch, Curie et Langevin, les locaux supplémentaires à Eluard, et le collège De Romilly (Construit par le conseil départemental sur un terrain d’une valeur de 2 millions d’euros donné par la ville), l’évolution du lycée Briand en lycée des métiers de l’aéronautique, etc… c’était quand ?

Quand on est capable de mentir à ce point, on en est capable sur tous les sujets ! Par contre pour les 20 000 habitant-e-s de plus (il est là, le « rythme frénétique de constructions de logements… ») je ne vois pas grand-chose dans les projets…

Le meilleur pour la fin : « notre ville a jusqu’à présent attiré la misère, elle attire désormais des propriétaires ». Mais de quoi et de qui parle ce monsieur, habitant du 16ème arrondissement de Paris ?

Quel culot de la part d’un homme de droite (extrême) qui soutient les politiques ultralibérales et antisociales depuis des décennies ! Le maire ne combat pas la pauvreté mais il combat les pauvres.

Et que sait-il de la misère ? la richesse des femmes et des hommes de notre ville n’est pas dans leur portemonnaie, certes, mais ailleurs, dans des valeurs qu’il ne connait pas ou qu’il méprise.

Ah si, M. Meignen a inventé un moyen de supprimer la misère : il supprime les assistantes sociales ! mais ce n’est pas en cassant le thermomètre que l’on combat la fièvre…

Enfin, et pour l’anecdote, cerise sur le gâteau de la désinformation : la tribune de Me Cerrigone sur la cérémonie des noces d’or. Elle nous parle de la « 4 ème édition » de cette cérémonie et que « c’est avec joie que nous avons mis en place cette initiative » qui existe en réalité depuis des décennies. C’est pas beau de mentir… 

Une fois n’est pas coutume, j’ai perdu un peu de temps à répondre aux derniers mensonges de l’équipe municipale. Je ne vais pas le faire en permanence car les journées n’ont que 24 heures mais de temps en temps, il faut remettre les pendules à l’heure.

Pourtant, l’essentiel n’est pas là. Notre ville s’abime sous les coups d’un clan qui ne se préoccupe pas de l’intérêt général mais de ses propres intérêts. Il faut sortir de cette impasse, jonchée de mépris des catégories populaires et de racisme.

Ce propos, conjoncturel, n’est pas une fin en soi. Au contraire il peut susciter des remarques, des questions. Tant mieux car il y a davantage besoin de débats que de polémiques.

J’ai pris l’initiative avec de nombreux amis et camarades, d’écrire un projet pour notre ville. Ce projet ne peut s’écrire que collectivement. Il faut se rassembler largement, avec nos différences qui sont une richesse dès lors que nous portons, chacun-e à sa manière, des valeurs de solidarité, de progrès social, d’égalité, de respect de tous et toutes et de dignité.

Pour celles et ceux qui le souhaitent, il est facile de me contacter pour construire un beau projet pour Blanc-Mesnil. Pour cela, je suis disponible, et ça ne sera pas une perte de temps ! Je vous invite à partager ce texte.

 

 

Didier MIGNOT

Posté par Alainramos à 12:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 mai 2018

SIX PHOTOS" COLLECTOR" DE SIX PAVILLONS QUI NE SERONT PAS SAUVES,PAR BETON MEIGNEN, LES PROMESSES NON TENUES!

titi 1

Meignen, en avril 2014, avait fait la promesse de sauvez nos pavillons. Il est d'ailleurs, toujours le président d'honneur de l'association "SAUVONS NOS PAVILLONS". Aujourd'hui nous vous présentons des photos de pavillons qui vont devenir "collector". Dans quelques mois, ils seront passés dans les pelles caudines des bulldozers et autres pelleteuses.

Aujourd'hui,, ceux qui dessinent notre ville ce sont les prometteurs immobiliers.

Ensemble pour reconquérir le droit du bien vivre nous disons: NON A BÉTON MESNIL, NON BÉTON MEIGNEN.

Aujourd'hui pour protéger les quartiers pavillonnaires de notre commune DÉGAGEONS CELLES ET CEUX QUI FONT RUISSELER LE BÉTON, AUX QUATRE COINS DE NOS RUES

maison savez 1

maison sauvez 2

maison sauvez 3

maison sauvez 4

maison sauvez 5

maison sauvez 6

Posté par Alainramos à 15:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 mai 2018

MEIGNEN : UN TRES GROS BETONNEUR, MAIS SURTOUT UN TRES MAUVAIS DESSINATEUR!

non aux constructions

Lorsque les bornes sont dépassées, il n'y a plus de limite. Et bien chers Blanc-Mesnilois nous y sommes, avec le dernier éditorial du maire de droite extrême, paru dans le n°84 du « journal municipal qui a pour titre : « Ils ont bétonné la ville, nous la redessinons ».

Comme à son habitude, le maire de droite extrême est dans le déni et dans l'incapacité d'assumer ses choix politiques. Alors, qu'il est élu depuis plus de 4 ans, maintenant, il radote son vieille argument rabougri, c'est pas moi, c'est les autre. Pour cela, il n'hésite pas à évoquer des projets datant de 1989 encourager par ses soutiens Chirac, Balladur, Sarkozy qui souhaitaient bétonner comme des fous furieux l'avenue du 8 mai 1945 et pour faire bonne mesure faire ruisseler le béton autour du parc de la Courneuve.

Malgré la démagogie du propos, nous devons nous réjouir de cette longue fanfaronnade. En effet, elle est, avant tout, le résultat du débat de plus en plus fort qui bruisse dans toute la ville et qui affirme « NON A BÉTON MESNIL, NON A BÉTON MEIGNEN ».

Nous rappelons au Tatarin de la rue Lauriston, que pour se faire élire en avril 2014 son slogan de campagne était « SAUVONS NOS PAVILLONS » Alors, aujourd'ui son cynique éditorial tente de nous faire croire qu'il applique son programme. Malheureusement, les preuves par le béton qui dégouline massivement sont là et de plus plus visibles. Les pavillons qui sont écrasés par les pelleteuses de la spéculation immobilière ne sont plus que des photos ou des cartes postales. La prochaine victime sera « la villa Koechlin » à l'angle de rue Maxime Gorki et de l'avenue Henri Barbusse. Cette villa avait été construire par l'un des constructeur de la Tour Effel, Maurice Koechlin. Nous nous souvenons des larmoyants plaidoyers de Meignen pour sauver les maisons qui avaient un caractère qui avaient fait l'histoire du Blanc-Mesnil.

Mais cela c'était avant avril 2014, maintenant trêve de beaux discours, il faut engraisser le moloch de la promotion immobilière.

Aujourd'hui, dans notre ville ce ne sont plus les conseillers municipaux qui décident et structurent l'urbanisme de notre commune c'est la spéculation immobilière.

L'éditorial du maire de droite extrême est l'éditorial de la peur des investisseurs qui donnent tant d'argent pour acheter des pages de publicité pour soutenir « le journal municipal des Les Républicains ».

Les investisseurs immobiliers qui se considèrent au Blanc-mesnil comme au Far West déversent beaucoup d'argent pour faire ce qu'ils veulent. La spéculation immobilière n'apprécie pas les mobilisations citoyens, elle n'aime pas que des centaines et des centaines de citoyens signent des pétitions et traînent la Cogédim en justice. Alors, elle exige l'écriture d'édito méprisant et cynique, pour masquer la triste réalité de leurs investissements qui défigurent notre ville.

Mais qui peut croire que Meignen fait de l'aquarelle ou du pastelle, sa politique de bétonnage éclate à tous les coins de rue, elle écrase des pavillons, des écoles, des équipements municipaux, des parkings , elle brade le patrimoine communale et offre au béton 4882 m² du parc urbain.

Les promesses électorales d'avril 2014 étaient une vaste duperie, aujourd'hui la majorité municipale de droite extrême n'arrive plus à la masquer.

Plus que jamais, nous devons nous rassembler, construire, développer patiemment, avec force les mobilisations citoyennes pour reconquérir le droit du bien vivre ensemble.

 

Posté par Alainramos à 17:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mai 2018

PROJET EUROPA CITY, SANS SURPRISE MACRON CHOISIT LE BETON ET LA SPECULATION FINANCIERE!

eurapa city non

Le gouvernement relance le projet Europacity

16 mai 2018 Émilie Massemin (Reporterre) 

     

Le gouvernement a fait appel de la décision de justice qui retoquait le projet de mégacomplexe commercial et touristique dans le Val-d’Oise. Et les opposants au projet sont sommés de quitter la parcelle qu’ils cultivent sur place. Mais ils maintiennent la mobilisation prévue le 27 mai pour sauver les terres agricoles du triangle de Gonesse.

Le feuilleton Europacity n’est pas terminé. Vendredi 11 mai, l’État a fait appel de la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Le 6 mars, ce dernier avait annulé l’arrêté du préfet du Val-d’Oise qui autorisait la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) du triangle de Gonesse, devant accueillir le mégacomplexe commercial et de loisirs (250.000 mètres carrés de surface, plus de 500 boutiques, une piste de ski artificielle, etc.). Motif, « l’étude d’impact mise à disposition du public dans le cadre de l’enquête publique, ayant eu lieu du 25 avril au 25 mai 2016, était insuffisante sur plusieurs points ». Mais le gouvernement ne veut pas en rester là, et fait donc appel, tout comme l’établissement public Grand Paris aménagement a également fait appel de cette décision.

De surcroît, le Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG), qui lutte contre le projet Europacity depuis 2010, a reçu un courrier de l’Établissement public foncier d’Île-de-France (Epfif) le sommant de quitter un champ cultivé depuis mai 2017 — les opposants à Europacity y ont encore semé les pommes de terre une semaine auparavant et le tour des citrouilles et des tomates devrait bientôt arriver. « Nous sommes convoqués pour une audience en référé au tribunal de grande instance de Pontoise ce mercredi 16 mai, a indiqué Bernard Loup, président du CPTG, lors d’une conférence de presse mardi 15 mai. Ils nous demandent d’évacuer des légumes ! » Mais derrière l’ironie, l’inquiétude est réelle. Dimanche 27 mai est prévue la Fête des terres de Gonesse, de 10 h à 18 h sur la parcelle en question. « Ils cherchent à nous empêcher de tenir ce rassemblement, mais nous serons présents, prévient Bernard Loup. Nous espérons seulement que l’Epfif ne fera pas appel aux forces de l’ordre, même si aujourd’hui la situation est loin d’être aussi dure que sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes. »

Il énumère les différentes raisons pour lesquelles le collectif est déterminé à poursuivre son combat. « 280 hectares de terres parmi les plus fertiles d’Europe seraient bétonnés à cette occasion, dont 80 hectares pour Europacity. Ce processus serait irréversible, puisque des sols qui ont mis des millénaires à se former seraient irrémédiablement compactés. » Pourtant, ces terres permettraient d’atténuer les impacts du changement climatique : « Quand les vents continentaux apportent de la chaleur, le triangle de Gonesse permet de rafraîchir l’atmosphère d’un à deux degrés Celsius à Paris, trois ou quatre dans les communes alentours. » Quant à la promesse de mille emplois créés, Bernard Loup n’y croit pas : « C’est illusoire. Un grand nombre d’emplois seront détruits dans les centres commerciaux existants. Et le chômage n’est pas dû à une pénurie d’emplois — la zone de Roissy peine déjà à trouver une main-d’œuvre locale — mais à des problèmes d’inadéquation entre les emplois proposés et les profils des actifs du territoire. »

« Le “en même temps” de M. Macron est une supercherie » 

Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France, abonde : « Nous travaillons avec le ministère de la Cohésion des territoires à une opération “cœur de ville” pour redynamiser les centres-villes. Gonesse est l’une des 222 villes pilotes de ce programme. Cela signifie que si le gouvernement veut soutenir le centre-ville de Gonesse d’un côté et fait appel en faveur du projet Europacity de l’autre, il dit tout et son contraire ! »

Et Bernard Loup d’énumérer tous les avis défavorables à Europacity exprimés ces derniers mois : la Commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers du Val-d’Oise (CDPENAF), qui a voté contre la révision du plan local d’urbanisme (PLU) en mars 2017 le commissaire-enquêteur chargé d’examiner la révision du PLU, qui s’est prononcé contre Europacity en juillet 2017 ; et enfin, la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, le 6 mars. Même l’exécutif devrait logiquement se prononcer contre, selon le président du CPTG : « Le point numéro 5 du programme environnemental d’Emmanuel Macron prévoyait d’accompagner les transitions en mettant fin à l’artificialisation des terres. Et, en juillet dernier, Nicolas Hulot a estimé que le projet Europacity n’était pas compatible avec les objectif du plan climat. »

Cyril de Koning, Marie-Monique Robin, Bernard Loup, Dominique Damour, mardi 15 mai.

La journaliste et réalisatrice Marie-Monique Robin a accepté de devenir la marraine du CPTG« Europacity comme Notre-Dame-des-Landes sont des symboles importants. Il s’agit d’aberrations écologiques et économiques. L’humanité est entrée dans une zone de turbulences, avec un risque réel d’effondrement et de nombreux défis à relever pour survivre. » En premier lieu, lutter contre l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. « Elle n’a jamais été aussi rapide, 3 % par an ces dernières années. Nous nous rapprochons des pires scénarios du Giec, avec des impacts sur la production alimentaire, les migrations climatiques, les phénomènes climatiques extrêmes — inondations, sécheresses, etc. Je ne comprends pas comment la France peut signer l’accord de Paris sur le climat et “en même temps” soutenir un projet où l’on pourra skier en plein été aux portes de Paris. Là, le “en même temps” de M. Macron est une supercherie, pour rester polie. »Autre défi, l’érosion extrêmement rapide de la biodiversité. « Une étude récente a indiqué que les populations d’oiseaux avaient diminué de 30 % en quinze ans. Pour les insectes, c’est de l’ordre de 80 %. Ce déclin s’accompagne d’une détérioration massive des terres qui menace les capacités des humains à se nourrir. »

Dans ce contexte de crise écologique, le maintien de terres agricoles est un enjeu majeur, insiste Marie-Monique Robin. « Nous avons besoin de ces terres aux portes de Paris pour créer une filière alimentaire locale et bio. Cela permettrait aussi de combattre les épidémies de maladies chroniques évitables provoquées par des aliments de mauvaise qualité et les pesticides. Europacity repose sur une conception ringarde du développement, très XXe siècle, où les autoroutes, les aéroports et les ronds-points étaient les marqueurs du progrès. Pour mon documentaire Sacrée croissance, je suis allée à Toronto, où des terrains avaient été réquisitionnés pour l’agriculture urbaine et où des ateliers de permaculture étaient organisés pour les habitants. C’est de ça dont nous avons besoin. »

« Nous sommes sûrs de pouvoir rassembler une majorité de personnes, y compris d’élus, contre l’urbanisation du triangle de Gonesse » 

Cyril de Koning porte le projet Carma, pour groupement de « Coopération pour une ambition rurale et métropolitaine agricole », qui consisterait en un ensemble cohérent d’activités respectueuses de l’environnement et des habitants : « Maraîchage, grandes cultures, élevage, mais aussi éducation, formations à l’agriculture biologique, méthanisation, tri des déchets, recherche… Les débouchés pour les productions existent, notamment dans la restauration collective alentours », insiste Cyril de Koning. La liste des activités fait miroiter de nombreuses possibilités d’emplois, mais les porteurs refusent de rentrer dans « ce jeu de chiffrage des grands groupes. Même si, effectivement, on peut s’attendre à des impacts très positifs : la culture des céréales va permettre à des boulangers de s’installer, l’élevage va attirer des bouchers et des ateliers de transformation… »

Reste que ce projet ne pourra dépasser le stade du papier que lorsque le projet Europacity sera définitivement abandonné. Pour cela, Bernard Loup réfléchit déjà au coup d’après : « Notre objectif, c’est de remettre en cause la décision prise en 2013 d’urbaniser le triangle de Gonesse lors de la prochaine révision du schéma directeur de la région Île-de-France [Sdrif]. Nous sommes sûrs de pouvoir rassembler une majorité de personnes, y compris d’élus, contre cette urbanisation. »


 

Posté par Alainramos à 14:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]