FOLIO DU BLANC-MESNIL

17 août 2019

EUROPA CITY, C'EST TOUJOURS NON. MARCHE DE GONESSE A MATIGNON VENDREDI 4 ET SAMEDI 5 OCTOBRE 2019

eurapa city non

MARCHE DE GONESSE À MATIGNON

vendredi 4 et samedi 5 octobre 2019

contre l’ouverture du chantier

de la gare en plein champ pour Auchan !

Tracts, affiches, itinéraire et vidéo seront disponibles début septembre.

 
 
 

Cet été, MALGRÉ NOTRE OPPOSITION, LE GRAND PARIS QUI TENTE LE FAIT ACCOMPLI a réalisé des travaux préparatoires : pose de la canalisation des eaux usées dont nous avons perturbé le chantier certains jours et pose de l’alimentation électrique.

 
 
 
 
 
 

Ces travaux préparatoires ne compromettent pas l’avenir agricole du Triangle. Les actions d'opposition organisées cet été constituent un entraînement à la résistance non violente. Nous devons nous tenir prêts à résister pour empêcher l’ouverture du chantier de la gare du triangle qui ne pourrait jamais devenir une gare du quotidien utile aux habitants. Cette gare ne serait que :

  • une gare au beau milieu des champs, à 1,7 km des premières habitations, et qui ne desservirait que le mégacomplexe d’initiative privée, 
  • une gare dans une zone toujours classée en zone agricole pour une mise en service au mieux en 2027,
  • une gare pour une zone d’activités incertaine (à ce jour aucun permis de construire n’est déposé, pas même celui d’EuropaCity dont Auchan fait la propagande depuis 2010),
  • une gare payée par l’impôt perçu par la Société du Grand Paris,
  • une gare pour un projet climaticide.

Il est donc urgent de se mobiliser contre EuropaCity et sa gare les 4 et 5 octobre pour rendre la situation intenable pour le gouvernement qui refuse de prendre la décision politique qui s’impose.

Nous demandons l’abandon d’Europacity et de sa gare et l’ouverture d’une concertation sur l’avenir du Triangle de Gonesse.

Nous proposons la mise en œuvre de CARMA (www.carmapaysdefrance.com), ambitieux programme de transition écologique qui permettra de lancer des dynamiques territoriales de développement dans des filières d'avenir comme l'agroécologie, l'écoconstruction, la transition énergétique, l'alimentation et la mobilité durables, localisées là où habitent les populations.

 

Pour préparer la marche de Gonesse à Matignon et la résistance au chantier, participez

  • aux Zadimanches : sur le Triangle de Gonesse, Chemin de la Justice, rendez-vous sur la parcelle des Fêtes des Terres de Gonesse, un dimanche sur deux de 10h à 16h, pique-nique à partager. Les prochaines dates : 25 août, 8 septembre, 22 septembre. Camping possible le samedi soir. Contact 06 76 90 11 62 
  • aux réunions de la Convergence : 3ème mercredi du mois de 19h à 21h à la Bourse du travail, 3 rue du château d’eau, Paris, M° République -Prochaine réunion : mercredi 21 août.

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REVUE DES MÉDIAS

Jeudi 25 juillet : "Les opposants à EuropaCity neutralisent les travaux de la future gare" par Alexandre-Reza Kokabi pour le site Reporterre

Notre vidéo de l'action de blocage du chantier : ICI.

Reportage de France 3 réalisé le 2 juillet au matin et diffusé le soir même dansle JT du 19/20 (2mn).

Notre article consacré aux premières actions de blocage du chantier de la gare lCI.

Jacqueline Lorthiois, in Mediapart, «Bêtisier d'Europacity, ch. 8 - L'imposture des 10 000 emplois prétendus», 11 août 2019 : cet article richement documentéfait un sort définitif au chiffre de "10 000 emplois" qu'on nous sert à toutes les sauces, recopié dans tous les médias et qui aurait été soi-disant "validé" par l'État lors du débat public, alors qu'il n'a jamais été étayé par la moindre étude sérieuse et ne vaut pas mieux qu'une publicité mensongère.

"CETA, EUROPACITY : Clémentine AUTAIN dénonce la politique mortifère du gouvernement" : le 5 août, dans le 7-9 de France Inter, Pierre WEILL recevait la députée LFI de Seine-Saint-Denis, membre de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. En se référant à la signature des accords de libre échange (CETA) comme au soutien apporté au projet EuropaCity, Clémentine AUTAIN a dénoncé avec force la politique mortifère du gouvernement au regard du réchauffement climatique.

Notre article du 9 août : "Cyril DION sur France Inter demande l'arrêt de la construction de projets comme EuropaCity".

L'Adresse au Président de la République publiée le 23 juillet 2019 dans la rubrique Planète du site internet de l'hebdomadaire L'Obs par Éric AESCHIMANN "Monsieur le président, arrêtez la folie Europacity !" lCI.

L'article de Charlotte CIESLINSKI publié le 19 juillet 2019 par le site internet de l'hebdomadaire L'Obs "A la place d’EuropaCity, le projet d’une « ceinture alimentaire » pour nourrir le Grand Paris" lCI.

L'article de Patrick PIRO publié le 19 juillet 2019 par l'hebdomadaire Politis"La culture Disneyland contre l’humus du Triangle" lCI.

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En devenant membre du CPTG vous appuyez, vous amplifiez, vous contribuez au renforcement de la lutte contre le projet Europacity et à la popularisation du projet alternatif, CARMA, au travers d’actions concrètes.

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10 août 2019

RAPPORT DU GIEC? ANALYSE DE MEDIAPART

arbre

Par la rédaction de Mediapart

Une nouvelle fois, le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec) nous alerte sur l’imminence de la crise environnementale, sur l’urgence de changer nos pratiques. Après avoir pointé l’inéluctabilité du réchauffement climatique, son nouveau rapport, publié le 8 août, s’attarde sur l’usage des terres, les risques sans cesse accrus de la dégradation des sols liés à des modèles agricoles intensifs. L’agriculture et l’élevage comptent pour un tiers des émissions de gaz à effet de serre, alimentant un cercle vicieux entre destruction des terres et réchauffement.

Il y a des moyens pour briser cette spirale infernale, assure le Giec. Changer nos habitudes alimentaires, en consommant moins de viande notamment, changer de modèles agricoles en renouant avec une agriculture raisonnée et locale, changer de modèle économique sont autant de voies qu’il nous faut emprunter au plus vite pour essayer d’endiguer le réchauffement climatique, rappelle le Giec.

Mais ces avertissements risquent de rester une fois de plus lettre morte. Dans l’indifférence générale, le président brésilien Jair Bolsanaro est en train de détruire l’Amazonie, le poumon de la planète. Plus de 2 000 kilomètres carrés de forêt ont été rasés, rien qu’au mois de juillet. En moins d’un an, il a fait de la forêt amazonienne brésilienne le terrain de jeu des orpailleurs, des accapareurs de terre et de l’agrobusiness, mettant en danger les populations amazoniennes et tout l’équilibre environnemental de la planète.

Et que dit l’Europe ? Rien ou plutôt si. La commission européenne sur le départ a signé en juillet un accord de libre-échange avec le Mercosur, visant justement à augmenter les importations de viande d’Amérique du Sud, de soja et d’autres productions utilisant des pesticides interdits en Europe. Comme pour le Ceta (l’accord de libre-échange avec le Canada), l’Europe s’en tient toujours aux principes du néolibéralisme, de la mondialisation galopante, de la financiarisation d’une économie mondialisée, préférant faire passer le commerce devant toutes autres considérations.

L’urgence est là pourtant. Le mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré. La désertification gagne du terrain dans toutes les régions subsahariennes. Près d’un quart de l’humanité était menacé par une pénurie d’eau. Pour la troisième année consécutive, la faim dans le monde progresse, touchant plus de 820 millions de personnes. Remettant en lumière l’intuition du théoricien de la désobéissance Henry David Thoreau du lien inextricable entre asservissement du monde naturel et oppression des minorités.

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09 août 2019

EUROPA CITY: LA POLICE AURAIT-ELLE CHOISI SON CAMP ?

eurapa city non

Communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse:

Le 28 juillet 2019, jour de rencontre sur le Triangle de Gonesse organisé par le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), à l’arrêt Fontaine Cypierre du bus 20 , deux membres du CPTG apposent sur le trottoir un tag de dimension modeste (« Non à Europacity » et une flèche de direction vers le Triangle). Ceci en raison de l’absence de fléchage du Triangle de Gonesse, de plus en plus cité dans la presse, mais difficile à trouver par les visiteurs et journalistes.
Pris sur le fait par la police, ils sont amenés au commissariat de Gonesse, relâchés au bout de deux heures, puis convoqués pour audition libre trois jours après. Ils devraient recevoir une convocation au tribunal de police et devrait s’ensuivre une amende de 135 € d’après les dires du Major.

Le 18 mai 2019, un groupe de cyclistes et de rolleur-es se rendaient aux « 24h du Triangle de Gonesse » venant de Paris. Dans Gonesse, devant le n°1 avenue Raymond Rambert, un automobiliste a dépassé la trentaine de cyclistes et rolleurs-es en franchissant une ligne blanche continue, en frôlant la plupart et provoquant plusieurs chutes avant de se rabattre au niveau d’un feu rouge tout en faisant une queue de poisson aux cyclistes et rolleurs-es du groupe de tête.
Christophe Milo Peray, un des rolleurs fait un signe non violent pour indiquer à l’automobiliste de se calmer et de ralentir. Aussitôt, l’automobiliste appuie sur son accélérateur, démarre en trombe et le percute frontalement, donc volontairement, tout en grillant le feu rouge. Au moment de l’impact, Christophe a le réflexe de s’agripper comme il le peut au capot de la Mercédès…Le chauffard le traînera sur une quinzaine de mètres, enchaînant les coups de volant et de freins afin de réussir à le projeter au sol…évidemment il prendra la fuite et l’abandonnera, légèrement blessé, au milieu d’une 2X2 voies alors que le feu est passé au vert sur cet axe.
Dès son arrivée sur le Triangle, Christophe Milo Peray a immédiatement été conduit au poste de secours du CPTG et soigné pour les multiples contusions et blessures (heureusement superficielles) par l’un des médecins présents à ce moment-là. Il lui a été reconnu ensuite deux jours d’ITT.
La plaque d’immatriculation ayant été photographiée, une plainte a été déposée par la victime le 21 mai au commissariat du 13ème arrondissement de Paris, sous le numéro 2019/009902 pour « délit de fuite après un accident par conducteur d’un véhicule terrestre ».
Mais depuis plus de deux mois, rien ne s’est passé… les témoins n’ont même pas été auditionnés !
Le CPTG demande que la plainte contre le chauffard soit instruite et les témoins auditionnés dans les meilleurs délais.
Face à ces deux affaires, le CPTG s’étonne de la rapidité d’intervention de la police inversement proportionnelle à la gravité des faits, pour le moins étrange, et même troublante.

 

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04 août 2019

DEFENDONS LE COURLIS CENDRE.LE SEUL NUISIBLE QUE NOUS CONNAISSONS, N'EST PAS UN VOLATILE, C'EST MACRON

courli cendré

Le courlis cendré, diantre Folio du Blanc-Mesnil se lance dans l'ornithologie pourquoi pas. Notre ville s'est dotée, voilà, plus de 40 ans du plus grand parc rbain communale de la Seine Saint Denis, cette  décision a été prise par une municipalité de gauche. Des milliers et des milliers d'arbres au coeur de la commune, avec une zone humide. Une nouvelle fois et sans surprise la gauche Blanc-Mesnilois faisait preuve d'audace, de modernité et s'inscrivait dans une politique permettant de lutter contre les dévires néo libérales avides d'accroître les profits et les dividendes, sans tenir compte des dégâts que ne manqueraient pas de produire sa stratégie politique. Malheureusement, l'équipe municipale actuelle contribue activement à cette politique, dans ce cadre, il nous rappeler qu'elle a vendu à la Cogedim 4882m² du parc urbain pour contribuer à béton Mesnil.

Comme, vous le savez la bio-diversité est en pleine régression et chaque jour de nouvelles espèces vivantes et végétales disparaissent. Le parc urbain Jacques Duclos et sa zone humide ont permis à un grand nombre d'oiseaux de nicher et de se reproduire. Il n'est pas rare de voir des cygnes, des colverts, des poules d'eau, des foulques macroule, des oies cendrées. Les Blanc-Mesnilois doivent être fière de choix, la gauche Blanc-Mesniloise, il a 40 ans a su prendre des décisions utiles pour permettre un avenir désirable.

courlis cendré 1

Alors, pourquoi parlons-nous du courlis cendré, la réponse est simple, ce volatile risque de disparaître. Dans notre pays, il n'y a plus que 2000 couples nicheurs et le nombre d'hivernants est en moyenne de 26000 oiseaux. Tous les spécialités sont d'accord pour affirmer que sa vulnérabilité est très forte. Face à cela pour des raisons purement politiciennes et démagogiques, celui qui a été élu président de la République, grâce au financement de sa campagne par les milliardaires du  CCAC 40, Macron a décidé d'autoriser de tuer 6000 courlis cendrés à partir du début du mois d'août.

Macron, a décidé de sacrifier près de 25% de cette espèce d'oiseau.

courlis cendré 2

Dès lors comment croire dans son discours soi-disant écologique, alors qu'il prend des décisions qui conduisent à réduire la bio diversité qui est déjà gravement altérée.

Lorsqu'un responsable politique est capable de prendre une telle décision, pour essayer de grappiller quelques voix lors des prochaines éelctions municipales pour favoriser son clan, il est clair que son discours est totalement dévalué, dès lors comment le croire lorsqu'il affirme vouloir défendre de système de retraite, alors que comme son discours sur la défense sur la bio diversité est à l'exact contraire des décisions qu'il prend.

La décision d'autoriser de tuer 25% des courlis cendrés est la copie conforme de sa volonté de vouloir tuer notre système de retraite par répartition.

La gauche du Blanc-Mesnil nous sommes pour le développement du système de retraite par répartition, pour la retraite à 60 ans, comme nous sommes favorable au développement de la bio diversité, de la transition climatique et la réduction de toutes les inégalités.

Le seul nuisible que nous connaissons, n'est pas un volatile, c'est Macron, voilà pourquoi nous combattons tous ses choix politiques nuisibles. Voilà pourquoi, nous défendons le courlis cendré.

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DIRE NON A EUROPA CITY, C'EST DIRE OUI A LA TRANSITION CLIMATIQUE, C'EST OUI A LA REDUCTION DE TOUTES LES INEGALITES!

eurapa city non

L’octroi de ce permis de construire apparaît bien précipité : à ce jour, la ZAC (zone d’aménagement concertée) autorisant l’urbanisation de 280 ha de terres agricoles du Triangle de Gonesse - dont 80 ha pour le projet Auchan - est toujours frappée d’annulation. L’appel déposé par le gouvernement devant le tribunal administratif de Cergy ne sera jugé qu’en 2019. 


Malgré cette annulation, le groupe Auchan et son partenaire chinois Wanda poursuivent leur fuite en avant. L’absurdité du projet EuropaCity et de la zone de bureaux qui l’accompagne, apparaît pourtant de manière de plus en plus évidente, après les effets catastrophiques de la canicule de l’été 2018, qui a particulièrement touché le nord de l'agglomération parisienne, dont la pénurie d’espaces naturels génère des îlots de chaleur insupportables pour les habitants. 


Les partisans de la construction d’une gare en plein champ se réjouissent de la signature du permis de construire, alors que celle-ci serait très peu fréquentée par les Val d’Oisiens, y compris les Gonessiens, qui continueront à utiliser le RER D à proximité. 


Plutôt que d’investir un milliard d’euros de fonds publics - le coût d’un détour de 5 kilomètres, la construction d’une gare d’interconnexion et d’un échangeur autoroutier - pour la desserte d’un projet privé de plus en plus contesté, le CPTG soutient le « Plan de Mobilisation » pour les transports d’Ile-de-France, qui comporte notamment le tram-train «Ligne 11 express » devant relier Sartrouville (78) à Noisy-le-Sec (93) en passant par Argenteuil (110 400 habitants), mise en service seulement entre Epinay-sur-Seine et Le Bourget, et qui connaît déjà un vif succès. 


Pourtant certains élus du Val d’Oise s’entêtent à soutenir l’urbanisation du Triangle de Gonesse, en affirmant qu’il faut implanter de nouveaux emplois sur le bassin de Roissy pour faire baisser le chômage. « Le gouvernement continue de dérouler le tapis rouge à EuropaCity, en annonçant que cela va profiter aux habitants…mais à Gonesse, la croissance des emplois n’a pas eu d’effet sur les chiffres du chômage : sur les 3236 emplois créés de 1999 à 2013, seulement 126 Gonessiens ont été concernés, soit 3,9% du total ! », constate Jacqueline Lorthiois, économiste membre du CPTG qui ajoute « d’ailleurs implanter des activités ne suffit pas : il faut qu’elle fournisse des postes dans les filières de qualification et de compétence de la main-d’œuvre locale. Or, EuropaCity annonce 80 métiers, alors que Pôle Emploi en répertorie 10 000. Donc ce qu’Auchan propose, c’est moins de 1% de l’éventail des possibilités ! » 


Les experts du tourisme dubitatifs sur l’attractivité d’un projet basé sur une piste de ski artificielle et un parc aquatique climatisé) et les associations de commerçants, soulignent que les emplois de leurs filières d’activités sont déjà en tension sur le territoire. 
Pour toutes ces raisons le CPTG demande l’abandon du projet de construction de la gare d’interconnexion. « Il s’agit d’un projet inutile, extrêmement coûteux en argent public. C’est une véritable fuite en avant dans l’artificialisation des sols qui constitue notre patrimoine le plus précieux », affirme Bernard Loup. 


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02 août 2019

PAPETERIES DE CONDAT DORDOGNE: 600 EMPLOIS EN DANGER

avec les salariés

Dordogne : pour sauver les papeteries Condat, les élus envoient une lettre à Emmanuel Macron

Les papeteries de Condat sous tension / © France 3 Périgords - Philippe NiccolaïLes papeteries de Condat sous tension / © France 3 Périgords - Philippe Niccolaï

Cinq élus de la Dordogne ont envoyé une lettre jeudi 1er août au président de la République. Ils lui demandent d'intervenir pour sauver les papeteries Condat, qui emploient 600 personnes dans le département.

Par M.DPublié le 02/08/2019 à 12:47

Ils sont très inquiets. Les élus de Dordogne craignent pour l'avenir des papeteries Condat, qui emploient 600 personnes dans le département. Si bien que Germinal Peiro et cinq élus demandent au président de la République d'intervenir dans un lettre envoyée le 1er août. Car le pire pourrait bien arriver pour le président du Conseil Départemental:

On craint que les affaires tournent mal, qu'une ligne de production soit condamnée, et qu'ensuite ce soit au tour de l'usine...

 

Modernisation inévitable

Depuis plusieurs années, il est évident que les papeteries doivent se moderniser. Celles-ci affichent un déficit de 50 millions d'euros sur la période 2016-2019. Le groupe espagnol Lecta,  propriétaire du site, a donc promis un investissement de 48 millions d'euros avec un objectif bien précis : se diversifier pour faire face à la concurrence étrangère.

Car l'usine faisait face à deux problèmes majeurs : "Le papier couché produit est de bonne qualité, mais se vend moins bien. Le coût de l'énergie est aussi plus important en France qu'en Espagne ou en Italie", explique Germinal Peiro, qui a travaillé sur le projet de reconversion. En avril dernier, suite à la baisse de la demande en papier couché, une ligne de production avait été fermée.
 

Ascenceur émotionnel

Pourtant, en décembre 2018, une bonne nouvelle était tombée : l'État acceptait de verser une aide de 35 millions d'euros sur 39 mois pour financer cette modernisation. Un soulagement pour les élus et les employés, vite effacé par une nouvelle annonce le 4 juillet dernier. En effet, la Direction Générale de l'Autorité de la Concurrence de l'Union Européenne a fait savoir aux autorités françaises qu'elle n'était pas favorable à l'attribution de cette aide.

Les élus demandent donc au président de la République d'intervenir pour sauver l'usine. "Il y a plus qu'urgence", prévient Dominique Bousquet, conseiller départemental du Haut Périgord Noir, qui avait déjà interpellé Emmanuel Macron il y a un an sur ce dossier. Pour lui, il faut agir immédiatement et débloquer les fonds :

S'il n'y a pas d'actes réels avant septembre, les groupe Lecta ne pourra pas sauver Condat. On est à la veille d'une catastrophe.

 

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30 juillet 2019

LA MERE DE MAURICE LOICHET : "JE PEUX PARTIR TRANQULLE"

Sous-marin la « Minerve» retrouvé : «Je peux partir tranquille», confie la mère d’une victime

Maurice Loichet, Blanc-Mesnilois, faisait partie des 52 membres de l’équipage de La Minerve. La découverte du sous-marin est un grand soulagement pour sa mère, âgée de 99 ans.

 Le Blanc-Mesnil. Maurice Loichet, disparu dans le naufrage du Minerve.Le Blanc-Mesnil. Maurice Loichet, disparu dans le naufrage du Minerve. DR/Frédéric Loichet
Le 29 juillet 2019 à 18h09, modifié le 29 juillet 2019 à 21h56

« Je n'attends plus rien de la vie. Je peux désormais partir tranquille ». C'est avec soulagement qu'Anne-Marie Loichet, 99 ans, a appris le 22 juillet la découverte de La Minerve à 45 km au large de Toulon, cinquante et un ans après sa disparition. Depuis le 27 janvier 1968, elle n'a jamais perdu espoir de savoir un jour où reposait la dépouille de son fils Maurice, électricien dans le submersif. Marcel, le frère de Maurice, l'a vue se battre durant toutes ces années pour le maintien des recherches et l'obtention de la vérité.

« La vie en mer, c'était sa passion et sa routine »

Quarante-huit heures avant le naufrage de la Minerve lors d'une mission d'entraînement, Maurice, âgé de 19 ans, était en permission auprès des siens, au Blanc-Mesnil. « Maurice était très fier de son bateau et passait son temps à rassurer maman. La vie en mer, c'était sa passion et sa routine », raconte Marcel, qui partageait la même chambre que son frère, rue Lamartine.

 

A l'annonce de la disparition de la Minerve, la famille se réfugie dans le silence. « Ces sentiments de chagrin et de tristesse sont très compliqués à exprimer, ce ne sont pas des choses dont on parlait », tente d'expliquer le frère du défunt. « Après l'annonce de la disparition du sous-marin, on ne nous a donné aucune information. Nous étions très inquiets », reprend Marcel.

Les sollicitations auprès des différents gouvernements successifs et la consultation, à maintes reprises, des archives classées « confidentiel défense », n'ont pas permis d'éclaircir les zones d'ombre.

 

Pusy-et-Epenoux (Haute-Saône) en 2011. Anne-Marie Loichet rend hommage à son fils, Maurice. DR/Frédéric Loichet Pusy-et-Epenoux (Haute-Saône) en 2011. Anne-Marie Loichet rend hommage à son fils, Maurice. DR/Frédéric Loichet  

« Ma grand-mère a toujours été persuadée que son fils reviendrait »

Anne-Marie reste néanmoins déterminée. « Ma grand-mère a toujours été persuadée que son fils reviendrait, qu'il était retenu prisonnier dans un goulag en Russie », complète Frédéric, son petit-fils. Une explication qui faisait sens auprès de plusieurs familles des victimes, compte tenu du silence des autorités compétentes et du contexte de guerre froide qui régnaient à cette époque. « C'est très certainement cet événement tragique qui l'a maintenue en vie si longtemps, ajoute-t-il. Un an avant la disparition de son fils, cette mère perdait son époux, dans un accident de la route. Elle n'a jamais lâché prise. »

Une cérémonie en septembre sur les lieux de la disparition

Le combat d'Anne-Marie Loichet a d'abord été d'obtenir l'inscription de son fils au monument aux morts. Elle fait partie des dernières familles à avoir acquis ce droit, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Le nom de Maurice Loichet figure sur le monument toulonnais et sur celui rendant hommage aux « morts pour la France » de Pusy-et-Épenoux (Haute-Saône), commune natale de sa mère.

Auparavant, les familles se réunissaient chaque année à Ramatuelle, à 70 km de Toulon, auprès d'un monument financé par ces dernières. Au mois de septembre, elles pourront, enfin, célébrer la mémoire de leurs proches lors d'une cérémonie qui se déroulera sur les lieux de la disparition.

ACT

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26 juillet 2019

AU BLANC-MESNIL NOUS AVONS CHAUD, AU BLANC-MESNIL NOUS SUFFOQUONS, NOUS N'AVONS PLUS LE TEMPS D'HESITER, IL FAUT AGIR ET VITE

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Au Blanc-Mesnil, nous avons chaud. Au Blanc-Mesnil, nous suffoquons sous cette canicule. Nous battons des records de chaleur partout, en région parisienne et plus généralement en France. Dans le monde, nous sommes tout.e.s confronté.e.s à ces catastrophes météorologiques. Ce n'est malheureusement que le début des nombreux phénomènes qui vont s'intensifier et se multiplier.

Pourtant, en Occident, nous sommes plutôt protégés par rapport aux immenses sécheresses, tempêtes, crues, ouragans et autres typhons qui sévissent en Asie, en Afrique ou en Amérique.

Toutefois, ces phénomènes, autrefois vues d'ici comme des alertes lontaines, nous touchent aujourd'hui, à moindres mesures, et nous ne sommes pas armé.e.s pour y faire face.

À l'avenir, nous nous engagerons donc pour que notre ville, Le Blanc-Mesnil, soit exemplaire en matière d'écologie, de protection de l'environnement et de promotion de solutions efficaces et durables. L'écologie doit devenir notre matrice de fonctionnement.

Plus encore, soyons une ville modèle, en avance sur son temps. Faisons du Blanc-Mesnil, la ville de l'écologie et de la solidarité d'Ile-de-France.

Végétalisons grandement nos rues et nos espaces publics. 
Limitons et réduisons les immenses espaces octroyés aux voitures.
Incitons les lilasien.ne.s aux modes de déplacements propres, à une consommation réduite, raisonnée et locale.
Lançons une grande compagne d'éducation auprès des enfants autour de ces valeurs: l'écologie, la solidarité, la cohésion, le sport et la culture.

En effet, nos valeurs écologistes sont liées en tout point avec nos valeurs sociales et solidaires.
Lançons des programmes d'échanges et de partenariats avec des associations qui viennent en aide aux réfugié.e.s climatiques traversant la méditerranée au péril de leur vie. 
Promouvons le dialogue, les échanges, la concertation avec les experts des différents secteurs et les habitants. 
Soutenons moralement et financièrement les Blanc-Mesniloi.e.s pour transformer nos habitats, nos modes de déplacements et notre alimentation.

Nous n'avons plus le temps d'hésiter, il faut agir, et vite !

Article, qui ressemble comme deux gouttes d'eau au communiqué du comité Génération.s des Lilas, grand merci à Mathias Goldberg;

 



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24 juillet 2019

ARRETEZ LA FOLIE D'EUROPA CITY! Article d'Eric Aeschimann

eurapa city non

Monsieur le président, arrêtez la folie Europacity !

Fin juin, des tractopelles ont creusé, sur 500 mètres, la tranchée destinée à la canaliser les eaux usées de la future gare de la ligne 17 du métro. (Éric Aeschimann)

A Gonesse, l’État prépare pour demain les émissions de CO2 contre lesquelles il prétend lutter aujourd’hui. Et si on faisait un vrai écogeste en arrêtant ce projet absurde ? Par Éric Aeschimann Publié le 23 juillet 2019 à 11h45

Monsieur le président, je voudrais vous raconter l’histoire d’une canalisation. L’histoire d’un tout-à-l’égout de grande banlieue. Cet égout n’est pas anodin : il annonce la destruction de centaines d’hectares de terres agricoles. Il engage nos modes de vie pour un demi-siècle. Vous seul avez désormais le pouvoir d’arrêter le bulldozer qui doit l’installer. Fin juin, au début de la première canicule, des tractopelles, envoyés par la Société du Grand Paris, ont creusé, sur 500 mètres, la tranchée destinée à la canaliser les eaux usées de la future gare de la ligne 17 du métro. Si rien n’est fait rapidement, ces premiers coups de bulldozers conduiront immanquablement à la bétonisation de 300 hectares de terres agricoles du Triangle de Gonesse. Et selon toute probabilité, à l’érection d’un monstre commercial qui émettra autant de CO2 qu’une ville de 140 000 habitants… mais sans aucun habitant.

Une gare absurde et inutile Difficile, quand on va sur place contempler cette balafre, de ne pas ressentir une profonde tristesse. Et peut-être une sorte de désespoir. Pour le moment, ce n’est qu’une bande de terre, large d’une dizaine de mètres : pas de quoi fouetter un aménageur, direz-vous. Et puis, qui peut être contre une gare ? Et pourtant si : il faut être contre une gare absurde, inutile, conçue non pour les habitants de Gonesse – puisqu’il faudra un bus pour venir du centre-ville, à 2 kilomètres de là – mais pour la clientèle d’un mégacomplexe de commerces et de loisirs, imaginé par le groupe Auchan, avec 500 boutiques, des hôtels de luxe, des restaurants, un aquacenter et un « snowpark ».

Oui : on construit un RER pour desservir une piste de ski artificielle… Cette gare, monsieur le président, est un dévoiement de l’usage des fonds publics, un détournement des politiques d’aménagement, un hold-up politique et moral. Cette gare ne luttera pas contre le réchauffement climatique, au contraire, elle y contribuera.

Un collectif lutte depuis huit ans contre ce projet. 2 Un collectif lutte depuis huit ans contre ce projet, qui répond au nom extrêmement original d’Europacity. Cette information n’aura sans doute guère d’effets sur vous. J’imagine votre haussement d’épaules : « Ce n’est pas une poignée de militants qui va arrêter les projets de développement. » En vérité, plusieurs milliers de personnes viennent aux fêtes de soutien, des professionnels de tout horizon se mobilisent pour élaborer un autre avenir pour le Triangle, des intellectuels prestigieux, des architectes de renom et des restaurateurs célèbres appuient ce combat. Mais il est probable que tous ces gens resteront à jamais pour vous une poignée de militants. Et une poignée de militants, forcément, ça ne vaut pas une poignée de ministres, une poignée de décideurs, une poignée de main avec des investisseurs.

« Et l’emploi ? », allez-vous objecter. Quand ils recourent à cet argument, les défenseurs du projet ont toujours un petit ton d’évidence, vaguement méprisant : Europacity promet 10 000 emplois, comment peut-on être contre 10 000 emplois ? En vérité, ce chiffre est un leurre. Pour une part (probablement la moitié), il viendra de la destruction des emplois des commerces de centre-ville – destruction contre laquelle vous pourrez dès lors organiser de pieuses réunions interministérielles. Quant à l’autre partie, elle sera certes le fruit d’une activité économique nouvelle, mais laquelle ? Une activité consistant à faire venir de toute l’Europe plusieurs millions de visiteurs (l’objectif d’Auchan est de 31 millions d’entrées par an, deux fois plus qu’à Disneyland) pour qu’ils fassent des courses ici et non chez eux.

Pour le dire autrement : un État, qui prétend lutter contre les émissions de CO2, s’apprête à déployer un immense dispositif urbanistique, commercial, routier, ferroviaire et aéroportuaire dans l’unique but de créer une destination touristique entièrement artificielle. Le tourisme, ici, ne vise pas à permettre l’échange des cultures, mais seulement à faire pousser de l’argent sur des dalles de béton (où il fera chaud à crever les jours de canicule). Et tout cela, pour un bilan carbone qui réduira à néant tous les « écogestes » que l’on demande aux citoyens. Aujourd’hui, l’État finance la construction d’une machine à émettre du CO2 ; dans dix ans, votre successeur dira, en se drapant dans sa vertu morale : « Ces citoyens qui se précipitent à Europacity pour faire du ski en pleine canicule sont de dangereux irresponsables ! Une taxe carbone va les remettre dans le droit chemin. »

Le Triangle de Gonesse, cerné par 2 aéroports et 2 autoroutes .(Carma) Monsieur le président, il se trouve que ce triangle agricole balafré par les bulldozers du Grand Paris est un joyau. Sur ces terres de Gonesse, comme dans tout ce « pays de France » du nord-est de la capitale, la terre est meuble, limoneuse, profonde. Elle garde l’humidité de l’hiver et l’été, nul besoin d’arroser les champs. La céréale y pousse toute seule, avec des rendements allant jusqu’à 90 quintaux l’hectare. Depuis quarante ans, les agriculteurs sont sous la menace d’une urbanisation imminente. En cultivant le maïs en continu, ils épuisent le sol, comme on brûle ses dernières cartouches, mais qui peut leur en faire le reproche ? Gouverner, ce n’est pas inciter un céréalier à miser sur une prime d’expropriation, c’est au contraire l’encourager à entretenir la fertilité, à amender la terre, à la nourrir pour l’avenir, comme un bien commun, au service de tous.

Reconvertir le Triangle de Gonesse en pôle agroécologique Dans son dernier jugement, la cour d’appel du tribunal administratif de Versailles a estimé qu’Europacity n’avait pas à rendre des comptes sur les émissions de CO2 liées au fonctionnement de ses installations, ni celles émises par ses clients. L’étude d’impact – invalidée en première instance – serait « proportionnée à la sensibilité environnementale de la zone concernée »… Si les mots ont un sens, cela signifie que, puisque les environs du triangle de Gonesse sont déjà bien pollués, il ne faudrait pas s’embarrasser de précautions. Et c’est vrai que ces champs opulents sont entourés par les aéroports de Roissy et du Bourget, longés par trois centres commerciaux (qui ont déjà du mal à attirer leurs clients), l’ancienne usine de 3 PSA d’Aulnay ainsi que moult entrepôts, et striés par des autoroutes, quatre-voies, échangeurs. Ici, la capitale entasse les infrastructures qui assurent son fonctionnement quotidien. Alors, en effet, pourquoi se gêner ? Augmentons le trafic des autoroutes existantes, puisqu’elles polluent déjà. Favorisons le transport aérien. Bétonnons, bétonnons. Et tant pis si, dans trente ans, Europacity doit faire faillite, comme tant de « malls » aux États-Unis, laissant un amas de béton abandonné, livré à tous les trafics (et adieu les emplois, bien sûr !).

Reste l’argument du progrès. « Sauf à abandonner tout objectif de développement économique, de modernisation progressive des activités humaines et d’évolution des modes de vie, les pouvoirs publics admettent la mutation des terres agricoles au profit de toutes sortes de projets de développement », écrivait il y a un an l’un des commissaires enquêteurs. En somme : arrêter de couler du ciment signifierait revenir à l’âge de pierre. C’est faux et la preuve en est donnée par le projet Carma, qui propose de reconvertir progressivement le Triangle de Gonesse en pôle agroécologique. Imaginez le tableau dans vingt ans : du maraîchage, de l’agroforesterie, une production de produits frais pour 80 000 habitants des environs, la récupération des déchets verts dans une logique d’économie circulaire, des pôles de formation aux métiers de la transition écologique, des emplois durables et enrichissants pour les habitants des environs : est-ce une vision passéiste, ça ? C’est là où le tissu social a été déchiré, où le sol a été abîmé, où les biens communs ont été saccagés, qu’il faut inventer un monde à hauteur d’homme.

A la place d’EuropaCity, le projet d’une « ceinture alimentaire » pour nourrir le Grand Paris L’État doit apprendre à « aménager autrement » Monsieur le président, vous avez été l’assistant de Paul Ricœur et je persiste à croire que cela laisse ouvert la possibilité d’un dialogue avec vous, malgré les signaux que vous envoyez par ailleurs. Après l’abandon de l’aéroport de Notre-Damedes-Landes, le philosophe Bruno Latour – l’intellectuel français vivant le plus cité à l’étranger, tout de même – avait noté que les zadistes étaient devenus, à leurs corps défendeurs, les « instituteurs de l’État ». A une machine politicoadministrative engoncée dans les vieux réflexes du tout-béton, ils avaient montré qu’il fallait apprendre à penser et à agir autrement en matière d’aménagement. Monsieur le président, à défaut de vous laisser instruire par une poignée de militants, entendez au moins la leçon du philosophe : oui, aujourd’hui, l’État doit apprendre à « aménager autrement ». En cette mi-juillet, il fait de plus en plus chaud. Dans le champ de maïs de Gonesse, cette canalisation en plein champ est la première étape du chantier de la gare. Si celui-ci commence en novembre, comme le Grand Paris le prévoit, ce sera fichu : le Triangle de Gonesse sera livré au béton. Monsieur le président, arrêtez la folie Europacity. Maintenant.

Posté par Alainramos à 10:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]