FOLIO DU BLANC-MESNIL

Analyse politique et vie locale Blog réalisé par Alain RAMOS, conseiller municipal du Blanc-Mesnil

21 décembre 2009

LES CHEQUES DEJEUNERS, LES CONDITIONS DE TRAVAIL AU POLE SOLIDARITE

Chacun se souvient de la campagne électorale pour les municipales 2008, et des nombreuses promesses de la liste « à gauche » et des attentions particulières qu’elle adressait aux fonctionnaires territoriaux et des peurs quelle agitait.

Nous allons donc faire un point sur les progrès sociaux, 21 mois après le maintien avec 44 voix d’avance de liste conduite par Daniel Feurtet.

A la question posée en conseil municipal sur la date de la mise en œuvre des chèques déjeuners, le nouveau maire indiquait que cet engagement n’était pas daté. Lors d’une rencontre entre la municipalité et une organisation syndicale en septembre 2009, l’adjointe au maire déléguée aux personnels répondait  qu’une étude allait être diligentée en 2010, mais elle n’était pas sure que les personnels y soient favorables.

Au travers de cette réponse, nous voyons poindre la non tenue d’une promesse électorale. Comme d’habitude les communistes préparent ce renoncement en tentant d’en faire porter la responsabilité aux fonctionnaires territoriaux.

Les chèques déjeuners, rappelons-le, sont un moyen d’améliorer le pouvoir d’achat du personnel, les conditions de vie au travail et de soutenir le commerce de proximité de notre ville.

En matière d’amélioration du pouvoir d’achat, les fonctionnaires territoriaux n’ont pas oublié qu’ils leur a fallu un an de lutte, pour faire appliquer, au Blanc-Mesnil, la prime dite de préfecture dont les communistes les avaient privé pendant  10 ans, leur faisant perdre ainsi prés de 8000€ en moyenne à chacun.

A propos des conditions de travail,  dans les bâtiments du pôle solidarité de la rue Emile Kahn, il nous semble utile de vous restituer les problèmes.

Une très mauvaise isolation phonique, il est quasiment impossible d’avoir une conversation confidentielle avec les usagers où entre collègues ce qui est source parfois de stress, et qui est toujours gênante.

Peu d’isolation calorifique, résultat les climatiseurs (froid et chaud) doivent fonctionner en permanence. Ils sont souvent mal positionnés du fait de leurs nombres (il n’est pas rare d’en avoir 5 par bureau) conséquence vous avez la soufflerie dans le dos où dans la figure (mal aux yeux, rhume, etc…) voilà un dossier pour l’agenda 21*

Par ailleurs dans les bureaux qui ne sont pas équipés en climatisation, en cas de forte chaleur, c’est intenable cet été des températures de 35° ont été relevées.

Dans le bâtiment au n° 7, il n’y a pas d’harmonisation des horaires des services qui ne sont pas tous dépendants de la ville. Il n’y a pas non plus d’accueil commun, ni de personnel affecté au gardiennage. Il est arrivé à plusieurs reprises que des personnels sortent du travail, pour s’apercevoir qu’ils étaient seuls dans les locaux, avec la porte ouverte. Que se serait-il passé en cas de malaise ou d’agression ?

La petite taille des box ne facilite pas aussi la confidentialité, impossible par exemple d’y pénétrer avec un fauteuil roulant ou avec une poussette. Mais par contre rien de plus facile pour une personne énervée d’attraper le fonctionnaire.

Les vestiaires des personnels chargés de l’entretien sont dans un lieu de stockage de produits chimiques, situation totalement interdite par le code du travail.

Ces faits ont été constatés, lors d’une récente visite le 14 décembre 2009, par l’agent chargé des fonctions d’inspections. Dans ce cadre on comprend pourquoi la municipalité ne facilite pas la participation des délégués du chs à ces visites.

Au travers de ces deux faits, la promesse des chèques déjeuners et les conditions de travail dans les bâtiments du pôle solidarité, nous constatons qu’il y a loin du discours aux actes.

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La culture en danger !

La baisse programmée des ressources des collectivités comme la suppression de la clause de compétence générale me conduise aujourd’hui à lancer un appel pour sauver la « Culture en Danger ».

Dans un contexte marqué par des projets gouvernementaux destinés à réduire les services publics locaux, les secteurs de la culture et du sport sont les 1ers menacés.

Parce qu’il considère que la Culture est un domaine essentiel à l’émancipation des individus et à la constitution d’un « vivre-ensemble », je souhaite non seulement alerter les acteurs culturels de son département sur la restriction des capacités de financement du Conseil général, mais aussi leur donner les moyens d’une mobilisation, autour d’un appel intitulé « la Culture en Danger ». Plus de 200 d’entre eux se sont ainsi réunis à la Maison de la Culture de Bobigny (MC93), pour porter ensemble une autre vision de la culture en France.

L'appel :

La culture en danger

L’art et la culture sont au coeur de la vie sociale de notre pays, de son équilibre démocratique, de son identité et de son rayonnement. Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis comme partout ailleurs, la culture est menacée par la remise en cause des principes et des moyens de l’intervention publique en faveur de la création artistique et de l’action culturelle.

Ces renoncements sont ceux du gouvernement, ce ne sont pas les nôtres. Le poids insurmontable des transferts de charges non compensés, la réforme fiscale puis la réforme des collectivités territoriales, organisent le calendrier de l’étranglement et de l’incapacité des collectivités à intervenir dans ce domaine essentiel à l’émancipation et au bien vivre ensemble.

Nous refusons d’abdiquer, tant sur le terrain des principes que sur celui de l’engagement politique. La compétence culturelle n’est certes ni automatique ni strictement obligatoire au plan du droit. Mais, au plan de l’intérêt public de la Seine-Saint-Denis, de ses villes tout comme de l’ensemble du territoire national, il en est tout autrement !

Les économies de ces secteurs sont fragiles et reposent sur de multiples financements croisés. La menace qui pèse sur les collectivités est aussi une atteinte profonde au tissu local, à la dynamique d’innovation et d’émancipation citoyenne.

A très court terme, ce sont des pans entiers d’activités qui sont menacés à l’échelon des départements pour des projets culturels qui se structurent à tous les niveaux de collectivités territoriales. A moyen terme, de nombreuses communes ne pourront échapper au même schéma qui s’annonce destructeur socialement et économiquement, à l’heure où l’on nous vante par ailleurs la nécessité d’un plan de relance massif.

- Parce que nous pensons que les politiques publiques de la culture sont le fruit d’une concertation et d’un échange permanents entre les artistes et les pouvoirs publics ;

- Parce que nous refusons le démantèlement en cours, la disparition d’aventures artistiques et culturelles et la suppression des très nombreux emplois associés à cette casse organisée ;

- Parce que nous pensons que la chose publique de la culture doit être universellement partagée et reconnue ;

- Parce que nous pensons que l’avenir de l’action publique locale risque de se dissoudre dans cette remise en cause brutale, accentuant davantage les injustices territoriales et culturelles connues par notre pays ;

Nous

, citoyens, artistes, acteurs culturels, élus, refusons la remise en cause profonde de la politique culturelle française aujourd’hui menacée par les réformes en cours. Nous n’acceptons pas que la mise en faillite organisée d’un système public de référence ampute à court et à moyen terme l’ensemble des territoires de la qualité de leur maillage artistique et culturel.

La crise de valeurs est profonde, elle est assumée par un gouvernement qui en multipliant les pseudo-réformes, détricote de manière minutieuse le maillage culturel français et remet en cause les fondements d’une politique de référence.

Les attaques engagées sont durables :

Depuis plusieurs années : la refonte de l’intermittence précarise les artistes et l’érosion des financements publics d’Etat porte atteinte à l’action publique culturelle ;

Aujourd’hui : la mise en oeuvre de la révision générale des politiques publiques commence à produire ses effets, en particulier dans les musées et l'étranglement financier frappe au coeur de leurs politiques les collectivités territoriales ;

Demain, les mêmes collectivités risquent de ne plus avoir ni le droit ni les moyens de conduire des politiques culturelles en raison de la suppression de la clause générale des compétences.

Artistes, auteurs, acteurs culturels, citoyens, élus, la mobilisation de tous est essentielle face à cette situation d’alerte.

L’art et la culture sont en danger dans notre pays. Ici de Seine-Saint-Denis nous lançons cet appel national et refusons l’abandon de 50 années de décentralisation culturelle qu’organise aujourd’hui le gouvernement sous couvert de modernisation des politiques territoriales.

Pour consulter l’appel et le signer www.seine-saint-denis.fr/cultureendanger.html

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20 décembre 2009

LE BLANC-MESNIL:LA REUNION DU 18/12/09 AUX TILLEULS OUVRE LA JARRE DE PANDORE

La réunion, organisée par la ville, le 18 décembre 2009, dans le quartier des Tilleuls, a été très intéressante à plus d’un titre. C’est le résultat d’une mobilisation qui n’a pas cessé tout au long de l’année dans le quartier des Tilleuls, soulignant l’extrême gravité de la dégradation des conditions de vie des habitants.

Cette mobilisation a entraîné une participation nombreuse et une présence importante des responsables associatifs du quartier qui ont été les moteurs essentiels de ce moment important.

Le tableau qui a été dessiné, montre une claire conscience des habitants de ce quartier de la situation qui est la leur, insécurité, violence, chômage, baisse du pouvoir d’achat, régression des services publics, la poste, l’éducation, disparition des commerces de proximité et manque de logement

Dans le même temps apparaissent des femmes et des hommes déterminés à ne plus se laisser faire en commençant d’agir pour maîtriser leur devenir. Ils décrivent leur situation et dans le même temps ils présentent ce qu’ils font pour la modifier. Ainsi les parents d’élèves accompagnent des parents en situation difficile, et assurent une présence aux sorties des collèges, ou encore le président des parents d’élèves de Mandela qui recherche des solutions adaptées face aux exclusions disciplinaires et souhaite une présence d’agents de sécurité dans l’allée des droits de l’Homme. Cette préoccupation de la déscolarisation croise les objectifs d’une association nouvellement crée.

Cette ébullition d’initiatives citoyennes, solidaires, met aussi en exergue la question du logement  souligné par l’exemple d’une femme salariée seule avec deux enfants, expulsée de son logement. Elle s’interroge sur l’attitude des services publics,  y compris celui de la ville,et des bailleurs sur ce dossier, car celles qui protégent cette salariée, connaissent le quartier et listent une série de logements inoccupés.

Il y a aussi cet exemple, d’une femme inquiète du dérapage de son fils  qui a fait le choix d’un pensionnat privé à Clermont-Ferrand qui lui coûte 3000€. Et, qui recherche, à la veille des vacances scolaires, des solutions adaptées pour cette période.

Comment ne pas comprendre, ce militant qui souhaite plus de moyens en animateurs, en éducateurs. Mais face à cela quelle réponse à celles et ceux qui soulèvent l’angoisse des anciens qui ont peur et ne sortent plus faire leurs courses qu’entre 10h et 12h. Comment ne pas entendre ce militant de la lutte contre la toxicomanie qui s’interroge sur l’action depuis des lustres de la municipalité en direction de la jeunesse. D’autres contradictions sont évoquées, comme celle de l’implantation de la halle d’Auchan qui a entraîné la fermeture de Netto, de Franprix, et de demander la tenue d’un marché forain deux fois par semaine dans ce quartier

Dans ce cadre, la municipalité fait des réponses classiques. L’annonce de la reconstruction du gymnase, pour un investissement de 9 millions d’euros, la municipalisation de la voirie de la cité,l’ouverture de la rue Maurice Audin sur l’avenue Descartes, l’aménagement en aire de jeux et de sports des terrains compris entre l’autoroute et le collège Descartes, l’implantation d’entreprises sur les terrains disponibles le long de l’a1, la requalification de la façade du Blanc-Mesnil face à l’aéroport du Bourget, avec une amélioration des transports en commun par l’arrivée du métro.

Ces réponses sont accompagnées  par une dénégation de la responsabilité de la municipalité, dans la dégradation des conditions de vie des habitants. Pour le maire et ses camarades l’unique responsable est la droite et son gouvernement. Cette approche récurrente de la majorité du conseil municipal est un peu courte, voire caricaturale et amoindris ses arguments. Bien sur, les choix nationaux pèsent sur l’accroissement très important des difficultés sociales, éducatives, culturelles, économiques que subissent les Blanc-Mesnilois, mais ils n’expliquent pas toute la spécificité de la réalité de notre commune.

Pour cela nous ne pouvons pas faire l’impasse sur cette spécificité lors des événements de 2005 sur le territoire communal. Nous avons été une des villes les plus sinistrées plus de 10 millions d’euros de dégâts, avec une particularité supplémentaire, ici ce sont les équipements publics municipaux qui ont été visés.

Autre particularisme de cette ville, aucune analyse pluraliste de sa spécificité dans les événements de 2005 n’a été menée, là aussi, au prétexte de l’ampleur nationale de ceux-ci. Le refus d’une réflexion pluraliste, transparente, démocratique de la crise d’octobre/novembre 2005 avait pour objectif d’éviter d’ouvrir la boite de Pandore, dont l’ouverture n’en doutons pas, aurait largement écornée le caractère soit disant progressiste et de gauche de la politique de la municipalité à direction communiste d’alors.

Dans ce contexte, le trait le plus significatif de la réunion d’hier tient en un mot et il a été porté par l’adjointe au maire déléguée à la jeunesse qui s’est livrée en creux à une condamnation sévère de la politique menée pendant 20 ans par Daniel Feurtet, en expliquant qu’elle se livrait actuellement à une réévaluation de celle-ci.

Cette démonstration a été accompagnée par l’annonce du doublement du nombre d’animateurs du service jeunesse, ils sont maintenant  une quinzaine.Démonstration  confirmée par la faiblesse des moyens accordés au Grajar qui  travaille aujourd’hui avec 4 éducateurs.

Nous ne pouvons que nous satisfaire de cette évolution, qui semble conduire à la mise en œuvre d’une politique prenant en compte les besoins et qui admet une responsabilité de la municipalité « à gauche » certes en la renvoyant sur l’équipe précédente dont le maire actuel était un pilier et le dauphin désigné par celui sur qui aujourd’hui on renvoie la responsabilité.

Mais l’expérience nous conduit à la prudence, nous nous souvenons qu’il y a 20 ans le maire précédant avait commencé son mandat en décembre 1989, par une tournée inaugurale au cœur de la cité des Tilleuls. Hier soir les communistes locaux, en présence de la secrétaire nationale du Pcf , ont enterré ce cycle dans le restaurant scolaire Maurice Audin, tout un symbole.

Nous sommes un certain nombre a avoir tiré ce bilan et nous l’avons fait devant l’ensemble des Blanc-Mesnilois en présentant une liste de gauche aux élections municipales qui a recueilli 13% des suffrages exprimés et 25% de l’électorat de gauche de notre commune. Ce qui nous vivons aujourd’hui confirme la validité et la solidité de nos analyses et de nos propositions.

Dans ce cadre, la municipalité actuelle serait bien inspirée d’élargir son horizon si elle souhaite effectivement mettre en œuvre une politique capable de faire changer durablement et en mieux la vie de l’ensemble de nos concitoyens.

Dans cette ville la gauche est majoritaire, mais la municipalité « à gauche » ne l’est pas.Et, nous savons tous aujourd’hui que pour mettre en œuvre une politique et pour qu’elle réussisse, il faut qu’elle s’appuie sur une très large majorité de citoyens.

Pour, construire une politique novatrice en direction de la jeunesse, permettre à chaque citoyen de vivre dignement et dans la tranquillité, il faut ici construire une réelle politique municipale de progrès et cela ne peut pas se faire derrière les portes closes des bureaux de la municipalité. La transparence est une obligation.

Folio du Blanc-Mesnil et le groupe d’élus du conseil municipal qu’il soutient indiquent que le conseil municipal est l’espace de la construction transparente d’une politique nouvelle pour Blanc-Mesnil. C’est pourquoi nous avons demandé la tenue d’un conseil municipal extraordinaire sur la sécurité et la prévention de la délinquance. Pour notre part nous n’opposons pas sécurité et prévention. Nous affirmons même quelles sont indissociables.

Pour cela nous demandons :

La création d’une police municipale

Le doublement du nombre d’animateurs du service jeunesse

Le doublement du nombre d’éducateur du Grajar

La création d’un équipement dédié à la jeunesse qui serait ouvert de 12h à 1h dont l’animation serait confiée aux animateurs du Grajar, qui serait un espace de convivialité,d’échanges , de rencontres,de loisirs

La réaffectation au Blanc-Mesnil des fonctionnaires de police qui lui ont été enlevé depuis septembre 2002.

La mise en œuvre des choix d’une politique se concrétise dans l’élaboration du budget de la ville, le budget 2010 sera voté le 25 mars 2010 et les orientations budgétaires seront débattues le 11 février 2010. C’est à ce moment là que chaque citoyen pourra vérifier la volonté d’améliorer les conditions de vie et voir si cela se traduit par des choix budgétaires.

C’est à ce moment là que nous verrons si la volonté de réévaluer  et d’infléchir dans un sens plus progressiste la politique municipale qui c’est exprimé au cours de la réunion du 18 décembre 2009 dans le restaurant Maurice Audin est une réalité ou un simple effet de tribune pour ne pas assumer ses responsabilités.

Pour notre part nous ne manquerons pas d’exercer notre rôle d’élu, afin que la parole donnée se transforme en acte.

Le 18 décembre 2009, au Blanc-Mesnil la jarre de Pandore a été ouverte. Si nous voulons que le mince espoir quelle contient devienne réalité, il faudra bien et avant tout accepter de traiter, sans tabou, tous les thèmes qui depuis trop longtemps dans cette ville sont interdits

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18 décembre 2009

INTERVENTIONS D'ALAIN RAMOS AU CONSEIL MUNICIPAL DU 17/12/09, SUR LE BUDGET 2010 ET L'INTERCOMMUNALITE

Sur les décisions budgétaires anticipatives au budget 2010

Il nous est proposé ce soir, de voter un certain nombre de décisions qui sont anticipatives au budget 2010.

Le groupe Le Blanc-Mesnil c’est vous, le Blanc-Mesnil pour vous ne participera aux votes. Pourquoi : le montant total de ces anticipations se monte à 6 447 461 €, 5 413 461 € pour le budget général et 1 034 000€ pour les budget de l’eau et de l’assainissement.

En ce qui concerne le budget général, si nous faisons abstraction des dépenses obligatoires, les propositions anticipatives qui sont soumises aux votes de notre assemblée représentent 12,41% des marges qui permettent une intervention et des choix et 10,82% des deux budgets  annexes.

Donc,ce soir, la municipalité nous demande de voter 6 447 461€ de dépenses pour 2010, alors que n’avons pas encore le bilan du budget 2009, et que le débat sur les orientations budgétaires pour 2010 n’a pas encore eu lieu.

Voter ce soir ces propositions, rend inutile les débats sur les orientations budgétaires et le budget 2010, et  rend pour le moins aléatoires toutes propositions nouvelles.

Le résultat de ces pratiques budgétaires sont pour, le moins aberrantes. En effet, dans cette ville, nous votons le budget primitif, trois mois avant d’avoir eu connaissance du compte administratif du budget de l’année précédente.Nous votons le primitif à la fin du premier trimestre de l’année en cours, d’où le vote de propositions anticipatives.

Cette méthode conduit à la mise en œuvre d’une dynamique inflationniste et permet une série de décisions modificatives, qui peuvent transformer le sens des choix affirmés dans le primitif, ce qui rend superfétatoire le débat  et les votes sur le primitif.

Cette méthode de travail fait que la question budgétaire, n’est résolue que par un débat entre l’administration générale et le maire.Elle met ainsi l’ensemble de l’assemblée communale devant le fait accompli.

Nous savons que les documents nécessaires pour établir le compte administratif, pour sa validation par l’administration fiscale, sont transmis à celle-ci avant la fin janvier de l’année en cours.

Nous demandons que dès cette année, ces documents soient transmis simultanément à l’ensemble des conseillers municipaux, afin qu’ils servent de documents préparatoires aux orientations budgétaires.

Sur l’intercommunalité.

Bien entendu, nous allons exprimer un vote favorable, à la demande d’adhésion  de la communauté d’agglomération Sevran, Tremblay-en France, Villepinte au Seapfa.

Cette proposition de décision souligne l’urgence d’un débat sur l’intercommunalité au sein de notre assemblée communale. En effet, nous ne pouvons pas voter lors de chaque conseil des décisions concernant cette question, sans avoir eu un débat sur le fond.

Cette méthode qui conjugue, prise de positions publiques du Maire, lettres, article dans la presse et prises de décisions, ne peut pas continuer de cette manière.

Il est donc temps que notre assemblée communale débatte et décide. Si il y a un accord ici sur un projet intercommunal dit des deux aéroports il faut le dire et le soutenir par un vote après débat.

Mais savons aussi que pour faire aboutir un projet de cette nature, il faut un rapport de force conséquent, que seule notre ville ne pas mettre en œuvre. Le premier janvier 2010 notre ville sera prise en tenaille par deux communautés  d’agglomération.

Nous devons donc avoir un débat sur le choix qui sera le plus pertinent pour faire aboutir le projet dit des deux aéroports. Cette question doit devenir publique, car il est hors de question qu’elle se résolve dans la discrétion des bureaux des maires.

De plus, nous savons tous que la question de l’intercommunalité n’est pas qu’une question de haute stratégie politique et qu’elle a des retombées fortes sur la vie quotidienne de nos concitoyens.

Comme vous le savez, l’enlèvement des déchets ménagers sont, pour notre ville, une compétence que nous avons délégué au Seapfa. Nous savons par nature que le règlement de toutes questions est le résultat d’un rapport de force. Dans ce cadre, et sur cette question, quel sera le poids de notre commune, au sein du syndicat intercommunal, alors que nous serons seul, face à la communauté d’agglomération, la même chose sur la question de la co-génération.

Je renouvelle donc notre proposition de la mise à l’ordre du jour d’un débat sur le fond sur la question de l’intercommunalité. Il y a urgence, car nous sommes aussi impactés par le projet du Grand Paris qui porte en lui le pôle de développement du Bourget.

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AU BLANC-MESNIL: UNE BELLE INITIATIVE AU LYCEE ARISTIDE BRIAND;

Durant une année, les élèves du lycée Aristide Briand du Blanc-Mesnil vont s'atteler à la restauration d'un hélicoptère Alouette. A cette fin, une convention a été signée entre l'établissement et la fondation EADS, Eurocopter, l'association Aérospatial, Matra-patrimoine, EADS et l'association les Alouettes. D'anciens ingénieurs et techniciens d'Eurocopter apporteront leur aide et la fondation EADS financera la restauration de l'appareil qui sera exposé, par la suite, dans la galerie historique d'Eurocopter. Ce projet s'inscrit dans le développement d'un pôle de formation aéronautique regroupant dans l'académie de Créteil, des lycées,des universités, et des grandes écoles.

16 décembre 2009

LE DEBAT SUR L'INTERCOMMUNALITE AU BLANC-MESNIL, C'EST ICI

Alain BOULANGER

Conseiller Municipal d’Aulnay

71, rue de Toulouse

93600 AULNAY

                                                                                                          Monsieur Alain AMEDRO

Conseiller municipal d’Aulnay

Conseiller Régional d’IDF

Président du groupe VERTS

Monsieur, cher Alain

J’ai trouvé quelques motifs de satisfaction à l’issue de la réunion publique que j’ai organisée le 27 écoulé et à laquelle tu m’as fait le plaisir de participer avec MM ASENSI , MONTES et DURANDEAU de Tremblay, MM FEMANI et BAILLON de Sevran, Mr RAMOS de Blanc-Mesnil et Mr CANNAROSO d’Aulnay.

En tout premier lieu,  nous avons noté la complète identité de vue des VERTS des Villes composant le SEAPFA sur l’intercommunalité qu’il y a lieu de mettre en place sans tarder. Elle doit être réfléchie sans exclusives vis- à -vis d’autres communes avoisinantes partageant nos propres objectifs, sachant que la continuité territoriale est la règle. Les problèmes de gouvernance qui sont sous- jacents et justement dénoncés par J.F. BAILLON doivent laisser place à un débat suffisamment transparent pour que nos concitoyens en comprennent les enjeux. Il semble que ce principe ne soit pas intégré par les deux autres groupes de la majorité municipale qui ont tout fait pour que cette réunion publique soit un non événement. Oxygène a «  participé » à cette omerta sur instruction. Il est temps que Monsieur LOPES se rappelle qu’il a cessé

d’être le communiquant du candidat maire Gérard SEGURA.

Je pense  que le fait que vous ayez cette approche commune a contrario du PC et du PS, ces derniers ayant voté pour la création d’une intercommunalité à trois villes, vous crée  une obligation politique de prendre localement une initiative propre à rattraper le temps perdu.

Alain RAMOS a de son coté sollicité ton alter ego au Blanc-Mesnil De mon coté je ne peux que t’exhorter à transformer cette synergie née de votre réflexion en ACTION. Tu y es encouragé par le directeur de cabinet du maire qui en tant que maire- adjoint de Villepinte t’a montré l’exemple

Je suis à ta disposition pour participer à toute initiative que tu pourrais prendre dans ce sens, les moyens de la ville devraient moins te manquer.

Je te prie de croire à ma parfaite considération.

Alain BOULANGER

Posté par Alainramos à 17:52 - Conseil municipal du Blanc-Mesnil - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LE DEBAT SUR L'INTERCOMMUNALITE AU BLANC-MESNIL, C'EST ICI

                                                                                      Monsieur Didier MIGNOT

                                                                                       Maire

                                                                                       Du BLANC-MESNIL

                                                                                       Le 16 décembre 2009

Monsieur le Maire,

J’ai bien reçu, ce jour, votre lettre datée du 10/12/09 et je vous en remercie. Votre réponse à mon courrier du 08/12/09 appelle quelques commentaires.

Je regrette que vous ne répondiez pas favorablement à ma demande, de mettre à l’ordre du jour du conseil municipal, la question de l’intercommunalité.

Je note que vous indiquez que mon point de vue mérite attention.  Dans le même temps vous indiquez que l’expression de celui-ci, sur la question de l’intercommunalité, est tardif. Dans ce cadre ce n’est pas une argutie subalterne, que de vous vous rappelez que le retard pris part notre ville, date de 2004, lorsque votre prédécesseur, pour des raisons connues de lui seul ou presque, a pris la décision de suspendre la participation des élus  blanc-mesnilois aux instances du seapfa. Faut-il vous rappeler que j’ai été le seul élu de notre ville à maintenir le lien avec le syndicat intercommunal.

Si nous voulons construire un projet d’intercommunalité, il faut le faire sur des bases claires, connues, reconnues et admises par l’ensemble des participants.

Comme je l’indiquais dans mon courrier, je suis persuadé qu’il existe au sein du conseil municipal une très large majorité, pour que notre commune participe à une communauté d’agglomération. Néanmoins il me parait nécessaire et normal de le vérifier. Voilà pourquoi il me semble urgent que cette question soit mise à l’ordre du jour d’un conseil municipal. Cela est d’autant plus  incontournable que des décisions, intéressant l’intercommunalité apparaissent de manière récurrente à l’ordre du jour.

Par ailleurs, nous ne pouvons pas continuer à animer l’action communale, sans aborder la question du Grand Paris et la problématique du pôle de développement économique du Bourget.  Dans ce cadre, si l’on en croit un article paru cette semaine, il ne s’agit pas uniquement de débattre, mais surtout de prendre des décisions qui permettront à notre ville de s’inscrire positivement dans les projections en cours et de les maîtriser. Cette question est importante car il est hors de question que nous soyons les parents pauvres sur ce dossier et que les seules retombées pour notre ville soient les éventuels désagréments qu’il pourrait produire.

Cette question exige du conseil municipal un débat sérieux sur la zone d’activités de la molette, sur le projet de centre commercial qui si l’on en croit le promoteur, ne débutera  dans le meilleur des cas qu’en 2011. Par ailleurs, nous ne pouvons pas faire l’impasse sur le devenir de l’espace territorial délimité par l’ancienne usine air liquide, l’ensemble de la zone d’activité de la molette et la façade de la route nationale 2.

Comme vous le voyez je suis dans une dynamique proche de la votre, d’une communauté d’agglomération rassemblant les deux aéroports. Mais comme je le soulignais dans mon précèdent courrier la justesse d’un projet ne vaut que par rapport au rapport de force qu’il exprime.

Le premier janvier 2010, nous serons pris en tenaille, par deux communautés d’agglomération, une au sud-ouest et l’autre au nord-est, il y a donc urgence pour notre ville à participer à une structure intercommunale pour faire valider les conceptions qui nous semblent les plus efficaces.

Pour ma part, le vaste débat citoyen ne le sera qu’a la condition qu’il s’appuie sur un projet qui rassemble. Vous devez donc prendre les initiatives nécessaires pour que ce projet, mis en débat, soit celui du conseil municipal. Tout autre méthode sera vouée à l’échec, car elle apparaîtrait comme une petite opération politicienne surtout à la veille des élections régionales. Prendre le temps du débat au conseil municipal c’est gagner du temps, c’est faire le choix de l’efficacité, c’est permettre un débat sur le fond avec nos concitoyens.

Je vous renouvelle donc ma demande d’un débat en conseil municipal sur l’intercommunalité et pour assurer le rassemblement sur celui-ci de créer une commission municipale chargée de travailler exclusivement sur cette question. Commission qui comprendrait un membre de chaque groupe représenté  à l’assemblée communale.

Comme vous le voyez je suis loin des arguties subalternes.

Je vous prie de croire, monsieur le Maire, en l’expression de mes sentiments les plus cordiaux.

                                                                           Alain RAMOS

                                                                           Conseiller Municipal

Posté par Alainramos à 17:49 - Conseil municipal du Blanc-Mesnil - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LE DEBAT SUR L'INTERCOMMUNALITE AU BLANC-MESNIL, C'EST ICI

                                                                                      Monsieur Didier MIGNOT

                                                                                       Maire

                                                                                       Du BLANC-MESNIL

                                                                         Le Blanc-Mesnil le 9 décembre 09

Monsieur le Maire,

Le dossier de l’intercommunalité revêt  une très grande importance pour l’ensemble des collectivités territoriales et, plus particulièrement, pour notre ville.

J’ai, comme tous les élus de notre commune, lu vos différentes interventions sur cette question. Elles sont toutes de qualité et très pertinentes. Il est hors de question pour moi donc de chercher quelques arguties subalternes sur ce dossier, qui doit, je crois, trouver une très large approbation au sein du conseil municipal.

Néanmoins si nous voulons maîtriser notre destin dans l’intercommunalité en devenir, nous ne pouvons plus rester uniquement sur une position épistolaire.

Au Blanc-Mesnil nous avons pris du retard, alors que nous avons été les pionniers il y a prés de 40 ans en créant le SEAPFA (le Blanc-Mesnil, Aulnay-sous-bois, Villepinte, Sevran, Tremblay-en-France). Depuis 2004, et pour des raisons connues d’un nombre limité d’élus, la possibilité de transformer le SEAPFA en communauté d’agglomération a été bloqué, alors que la géographie, l’histoire, l’économie et près de 4 décennies de travail en commun, auraient pu nous permettre ensemble de bâtir un projet commun aux 5 villes .

Je crois qu’il y a eu au sein du SEAPFA une évolution, certes elle ne semble pas avoir été suffisante. Le premier janvier 2010 trois villes du SEAPFA sur les cinq vont se constituer en communauté d’agglomération Sevran, Villepinte, Tremblay-en-France. De l’autre  côté Drancy, le Bourget, Dugny ont déjà lié leur destin.

La pertinence de vos propositions d’une communauté d’agglomération  englobant les deux aéroports et se construisant sur trois départements, ne peut que nous conduire malgré l’excellence de votre projet, à l’isolement actuel qui est celui de notre ville. En effet nous ne pouvons pas attendre en restant campé sur l’Aventin de vos certitudes. Car l’excellence du projet s’étiole si vous n’arrivez pas à convaincre les partenaires que vous souhaitez rassembler

Il ne sert à rien d’avoir raison tout seul, car le risque est grand de le rester et de se voir imposer en 2012 de participer à une structure intercommunale qui serait le produit d’une décision politique et administrative incapable par la suite de créer la dynamique nécessaire à sa réussite.

Aujourd’hui la faiblesse de votre position, est le résultat d’un large déficit démocratique. En effet elle  est resté confinée dans des espaces qui ne sont pas propices au développement d’une dynamique populaire. A plusieurs reprises, lors des séances du conseil municipal je vous ai interpellé sur la nécessité du débat de fond sur l’intercommunalité sur la base d’un rapport contenant l’ensemble des éléments statistiques, géographiques, historiques, économiques et politiques.

Aujourd’hui ce débat au sein du conseil municipal du Blanc-Mesnil devient incontournable, indispensable, si nous voulons que notre ville maîtrise son destin, au sein d’une collectivité plus forte.

Pour ma part je suis favorable à ce que nous participions à une communauté d’agglomération se structurant  sur la base de ce qu’a été le SEAPFA. J’y suis favorable pour des raisons géographiques, historiques économiques et politiques. Si vous voulez réussir la communauté d’agglomération de vos souhaits, pour la créer vous aurez besoin d’une collectivité ayant une taille critique qui favorisera le regroupement que vous souhaitez.

Aujourd’hui Blanc-Mesnil est statique, alors que le mouvement est le plus sur moyen de faire progresser ses projets

Je vous propose de sortir d’un isolement qui sera mortifère pour les Blanc-Mesnilois, mettons notre commune en mouvement, cela est d’autant faisable qu’il existe au sein même de votre majorité des élus qui partage cette urgence de participer le plus rapidement possible à la communauté d’agglomération qui va démarrer le premier janvier 2010.

Voilà pourquoi au nom des intérêts de notre commune et des Blanc-Mesnilois je vous demande que la question de l’intercommunalité et la mise œuvre d’un plan travail, d’un calendrier devant conduire dans les plus bref délais à l’adhésion à une communauté d’agglomération soit mise à l’ordre du jour du conseil municipal devant se réunir le 17 décembre 09.

Je souhaite pouvoir vous rencontrer, pour créer les conditions d’une dynamique positive et innovante sur cette proposition qui ne peut plus souffrir aucun retard.

Je vous prie de croire Monsieur le Maire en l’expression de mes sentiments les plus cordiaux

                                                                 Alain RAMOS

                                                                 Conseil Municipal

Copie : aux présidents de groupe.

Posté par Alainramos à 17:47 - Conseil municipal du Blanc-Mesnil - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'affaire Nadine MORANO vue par Daniel SCHNEIDERMANN

09h15 le neuf-quinze
La bouillie Morano, l'intégrale

Voilà donc, comme promis, la vidéo Morano, en tournée à Troyes. Vous avez suivi le premier épisode ? "Moi, ce que je veux d'un jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, c'est qu'il trouve un travail, c'est qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers" avait lancé Morano, selon Vosges Matin, dans un débat à Troyes sur l'identité nationale. Tollé de la gauche. Demandes de démission. Vives protestations de Morano : ces phrases ont été "sorties de leur contexte". Et de demander, mercredi matin, sur Europe 1, "des excusesà l'AFP".

En quoi le "contexte", ainsi révélé aux matinautes, atténue-t-il le sens des phrases de Morano ? En ceci : dans les minutes qui précèdent le sketch "verlan casquette", l'oratrice rappelle dans quelles conditions inhumaines la première génération d'immigrés est arrivée en France. Elle commence par reconnaître, pour partie, la responsabilité de la France dans la constitution des "quartiers sensibles". Comment serait-elle soupçonnable de quoi que ce soit, elle qui a été vice-présidente du groupe parlementaire d'amitié France-Tchad ? Entre les deux camps supposés, elle se place ainsi en surplomb. Donc, l'ami Birenbaum ne sait plus que penser : dérapage, ou emballement ? Donc, l'humoriste lacrymal Guy Carlier, rassuré sur l'humanité de son amie Morano, pousse un long sanglot sur Europe 1 : assez, assez, assez de petites phrases sorties de leur contexte !

Pourtant, j'ai beau écouter et ré-écouter, je ne vois pas en quoi l'intégrale dédouane Morano. Après cette reconnaissance de torts, avec de multiples circonlocutions, elle tente de rallier son jeune questionneur, manifestement fan de Charles Martel, et exégète averti des "petites phases" du premier ministre turc Erdogan. C'est un festival d'oxymores. Ah, ce : "ils sont troublés, de ne pas aimer la France !" Depuis bien longtemps, la beauferie raciste s'est dépouillée de toute agression verbale directe à l'égard des Arabes. Elle se pare des atours de la victime offensée. Elle ne demande rien d'autre que le respect. D'ailleurs, dans les quatre exigences formulées par Morano à l'égard "du jeune musulman" (amour, travail, verlan, casquette), c'est la deuxième la plus surprenante. "Ce que je veux, c'est qu'il trouve un travail" : dans une première lecture, disons "carlieriste", cette phrase peut apparaître irréprochable. Morano souhaite l'insertion sociale du "jeune musulman". Mais en la rapprochant des deux exigences suivantes, on comprend que dans la représentation moranesque (peut-être inconsciente) du monde, si le jeune musulman ne trouve pas de travail, ce n'est pas à cause du chômage. Non. C'est à cause du verlan, et de la casquette. Morano n'est pas raciste. Elle a de la bouillie dans la tête, et elle est en celà parfaitement à l'image du grandébat, ce grand concours national de la plus belle bouillie.

Daniel Schneidermann

Posté par Alainramos à 17:46 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 décembre 2009

LA SECURITE AU BLANC-MESNIL : REUNION DES PRESIDENTS DE GROUPE

Hier soir, les présidents des groupes d’élus du conseil municipal se sont réunis, avec monsieur le maire. Cette réunion avait été annoncée lors du dernier conseil le 17/11/09.

Vous vous souvenez que cette demande de réunir régulièrement les présidents de groupe, avait été demandé par Le Blanc-Mesnil c’est vous, Le Blanc-Mesnil pour vous, afin que l’ensemble des élus aient les informations nécessaires pour agir utilement sur la problématique de la sécurité.

Cette réunion est une première, nous nous en félicitons, même si elle ne correspond pas totalement à notre attente. Mais nous considérons que la question de la sécurité publique est trop importante et que dans ces conditions toute avancée, aussi petite soit elle, doit être positivée.

Une prochaine réunion de ce type se tiendra dans le courant du premier trimestre, une démarche se développe, nous devons en assurer la pérennité, afin de l’améliorer.

Hier, le maire nous a présenté le dispositif d’action qui devrait permettre de renforcer l’efficacité de la police et de la justice, en coordination renforcée avec les services de la ville. Nous avons unanimement apprécié ce dispositif. Bien entendu nous en ferons le bilan sur la base de données fiables.

Le positif de la réunion d’hier soir, souligne le bien fondé des demandes qui sont les nôtres :

1° réunion d’un conseil municipal extraordinaire consacré à la sécurité et à la prévention de la délinquance.

2° mise en place d’une réunion mensuelle d’une commission composée de l’ensemble des présidents de groupe présidée par le maire.

3° présence au sein du conseil local de la prévention  de la délinquance et toute les sensibilités politiques représentées au conseil municipal.

4° mise en place dès 2010 d’une police municipale.

Posté par Alainramos à 15:01 - Conseil municipal du Blanc-Mesnil - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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