FOLIO DU BLANC-MESNIL

18 mai 2019

BENOÎT HAMON VOUS DONNE RENDEZ-VOUS DEMAIN A 14 H SUR LE TRIANGLE DE GONESSE, POUR SAUVEZ LES TERRES MAINTENANT!

bh hope is basck

BENOÎT HAMON

VOUS DONNE RENDEZ-VOUS

DEMAIN 19 MAI 2019

A 14 HEURES

SUR LE TRIANGLE DE GONESSE

POUR EXPRIMER NOTRE VOLONTÉ

DE SAUVER LES TERRES DE GONESSE

MAINTENANT

 

Le conseil municipal du Blanc-Mesnil a été le premier a voté un voeu, pour s'opposer au grand projet inutile Europa City, sur le triangle de Gonesse. Folio du Blanc-Mesnil a été et sera de tous les combats, pour s'opposer à ce projet de la famille Mulliez propriétaire du groupe Auchan et championne de l'évasion fiscale.

Ce projet est une aberration économique, sociale et écologique. Alors que le modèle de la grande distribution s'écroule et multiplie les plans sociaux après s'être gavé des subventions du CICE, vouloir aujourd'hui sacrifier près d'une centaine d'hectares des terres plus fertiles d'Europe est un scandale sans nom. Dans ce cadre, il n'est pas étonnant de constater que ce grand projet inutile est soutenu par Macron soulignant ainsi qu'il préfère soutenir les oligarques financiers au détriment de la transition climatique.

Génération.s soutient totalement le combat engagé par le Collectif Pour le Triangle de Gonesse. Demain 19 mai 2019, il sera présent au grand rassemblement organisé pour protéger les terres agricoles, pour empêcher l'artificialsation massive des sols, pour développer un projet alternatif.

Le Comité Génération.s du Blanc-Mesnil sera lui aussi présent. Les élus Génération.s du conseil municipal du Blanc-Mesnil vous invitent à rencontrer Benoît HAMON à partit de 14 heures sur le stand de Génération.s.

 

SAUVEZ LES TERRES DE GONESSE MAINTENANT

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16 mai 2019

SNUIPP-FSU APPELLE: A LA GRANDE MANIFESTATION NATIONALE POUR L'ECOLE SAMEDI 18 MAI A 13H30 A MONTPARNASSE

loi blanquer l'école en danger

Le projet de loi Blanquer sur "l'école de la confiance" va dégrader considérablement le fonctionnement des écoles avec:

* La mise en place d'un système éducatif structuré, par la loi, en 3 étages.

-Les EPLEI (établissements internationaux) qui prépareront au baccalauréat européen. L'adm93ission des élèves étant "soumise à la vérification de leur aptitude à suivre les enseignements dans une langue étrangère pour laquelle ils se portent candidats". La loi instaure la sélection des élèves, dès le primaire, pour intégrer ces établissements à financement public.

-Les écoles qui continueront de s'appuyer sur les programmes nationaux.

-Ls EPSF, dont les élèves se verront proposer les"fondamentaux" chers à notre ministre. Et nous savons bien à quel étage seront affectés nos élèves des quartiers populaires.

*Le financement des écoles maternelles privées pour 150 millions d'euros aux dépens des écoles publiques avec l'obligation de scolarisation à 3 ans (97% des élèves sont déjà accueillis à l'heure actuelle).

*Le recrutement de contractuels et d'étudiants sans formation en responsabilité de classe.

*La mutualisation des AVS, qui détériore les conditions d'accueil des élèves en situation de handicap ( 1 AVS pour plusieurs élèves au lieu 1 AVS par élève)

A travers la casse du Statut de la Fonction Publique, c'est la qualité du service public rendu aux usagers qui est en jeu.

A ce titre, le service public d'Education est en première ligne en impactant les conditions d'apprentissage de vos enfants et les conditions de travail des enseignants.

Suite aux mobilisations, les annonces gouvernementales se sont multipliées: pas de classe à plus de 24 élèves en GS,CP, CE1, dédoublement des classes de GS en education prioritaire. Sauf que....s'il y a des annonces, rien n'est dit sur les moyens.

Pour toutes ces raisons, nous vous proposons de vous mobiliser avec nous à:

la grande manifestation nationale pour l'Ecole

qui aura lieu à Paris

samedi 18 mai 13h30 à Montparnasse.

Enseignant-es, parents, citoyens, tou-tes ensemble pour l'école publique qui permette la réussite de tous les enfants sur tout le territoires!

 

SNUipp

FSU93

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UN MILLION DE TRAVAILLEURS PAUVRES EN FRANCE? VIVENT AVEC MOINS DE 855€ PAR MOIS. article de l'Observatoire des inégalités.

ballons envol

Un million de travailleurs pauvres en France

DONNÉES 14 mai 2019

Un million de travailleurs vivent avec moins de 855 euros par mois. Avoir un emploi ne protège pas de la pauvreté, notamment pour ceux qui travaillent à temps partiel ou alternent des périodes de travail précaire et de chômage.

REVENUS ET PATRIMOINE PAUVRETÉ 

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Un million de personnes exercent un emploi mais disposent d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, fixé à la moitié du revenu médian (855 euros par mois pour une personne seule en 2016). Si on fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian (1 026 euros), on en compte deux millions.

La pauvreté des travailleurs évolue peu en France. Elle a légèrement diminué au début des années 2000, puis est remontée pour atteindre 1,1 million de personnes en 2011 au seuil à 50 % du niveau de vie médian. Après une nouvelle baisse au début des années 2010, elle semble stagner dans les années récentes. De la même façon, le taux de travailleurs pauvres a oscillé entre 4 et 4,6 % entre 1998 et 2016.

Unité : milliersÉvolution du nombre de travailleurspauvresPauvreté aux seuils à 50 % et 60 % du revenu médianSeuil à 50 %Seuil à 60 %20002005201020155001 0001 5002 0002 500
Actifs occupés. Séries recalculées pour tenir compte des ruptures de série de 2010 et 2012. Le niveau de vie tient compte des prestations sociales, des impôts et des revenus des conjoints.
Source : Insee - © Observatoire des inégalités

        

Comment est-il possible qu’en France un million de personnes travaillent mais demeurent pauvres ? Il existe pourtant un salaire minimum (Smic) situé à 1 200 euros net par mois et qui peut éventuellement être complété par des allocations. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Une partie non négligeable des travailleurs sont employés en temps partiel ou par intermittence (CDD, intérim, etc.) et sont loin d’atteindre le Smic sur l’ensemble de l’année. 57 % des salariés au Smic travaillent à temps partiel et 15 % sont en contrat à durée déterminée ou en intérim [1]. Environ 5 % des salariés sont rémunérés à un salaire inférieur au Smic horaire : apprentis, personnes mineures, animateurs de centres de vacances, assistantes maternelles, etc. Enfin, une partie des indépendants ont des revenus mensuels moyens très faibles, largement inférieurs au Smic.

À la faiblesse du revenu du travail peut s’ajouter un facteur démographique, car pour mesurer les niveaux de vie, on tient compte des revenus de l’ensemble du ménage (voir encadré). Un(e) salarié(e) qui doit faire vivre une famille avec un seul Smic se situe largement en dessous du seuil de pauvreté.

La pauvreté des travailleurs s’avère peu sensible à l’extension de la pauvreté qui marque la dernière décennie. Celle-ci touche principalement les autres catégories de population : les jeunes, qui peinent à s’insérer sur le marché du travail, les chômeurs ou inactifs et leurs enfants, et, dans une moindre mesure, les retraités. La précarisation d’une partie du marché du travail et la hausse du temps partiel subi sont en effet des phénomènes déjà anciens qui remontent à la période antérieure (années 1980 et 1990). Ils se sont inscrits dans la durée en évoluant ces dernières années à un rythme plus lent [2], ou en dents de scie [3].

Les dernières données disponibles sur le nombre de travailleurs pauvres datent de 2016. Depuis, la part d’emplois précaires a augmenté [4] et le chômage légèrement baissé. Toute la question est de savoir si les mesures de flexibilisation du droit du travail prises depuis 2015 vont dynamiser l’emploi et permettre à des chômeurs de remettre le pied à l’étrier ou, au contraire précariser encore plus ceux qui sont les plus précaires ? Par ailleurs, l’augmentation de la prime d’activité décidée début 2019, pourrait permettre à des personnes proches du seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian de passer au dessus et sortir ainsi du décompte des travailleurs pauvres.

Unité : %Taux de pauvreté des travailleursTaux de pauvreté19982000200220042006200820102012201420163,53,7544,254,54,75
Pauvreté au seuil à 50 % du niveau de vie médian. Série recalculée pour tenir compte des ruptures de série de 2010 et 2012. Lecture : en 2016, 4,3 % des personnes qui ont un emploi (salariés et indépendants) vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 50 % du niveau de vie médian. 
Source : Insee – © Observatoire des inégalités

        
Qu’est-ce qu’un travailleur pauvre ?
Un travailleur pauvre est une personne qui travaille mais dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Si elle vit seule, on compare son revenu après impôts et prestations sociales au seuil de pauvreté. Si elle vit dans un ménage de plusieurs personnes, on rapporte les revenus d’ensemble du ménage au nombre de personnes. Ce n’est pas la rémunération que le travailleur tire individuellement de son travail qui est prise en compte, mais le niveau de vie de sa famille. Une personne qui travaille pour un salaire très faible (un Smic en temps partiel par exemple) ne sera pas considérée comme « travailleur pauvre » si son conjoint dispose d’un revenu qui permet au couple de sortir de la pauvreté. À l’inverse, une personne à plein temps au Smic pourra être comptée comme travailleur pauvre, si son salaire est la seule ressource pour sa famille.

La définition des « travailleurs » diffère selon l’organisme statistique. Dans les données sur les revenus de l’Insee, on considère comme « en emploi » une personne qui travaille au moment de l’enquête. De son côté, l’organisme européen Eurostat comptabilise les personnes qui ont passé au moins la moitié de l’année en emploi.

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14 mai 2019

ZONE BLEUE SECTORISEE, LES HABITANTS DE LA RESIDENCE NOTRE-DAME VONT PERDRE 180€ PAR AN, MERCI QUI, MERCI MEIGNEN!

Les habitants de la Résidence Notre-Dame ne disent pas merci à Monsieur Meignen maire de droite extrême de notre ville. Sa décision de mise en oeuvre d'une zone bleue sectorisée, va amputer  leur pouvoir d'achat de 180€ par an. Leur bailleur, vient d'annoncer l'instauration d'un parking payant de 15€ par mois, il justifie cette décision en faisant référence à la décision du maire de droite extrême. Voir le document ci dessous.

 

 

avis aux locataires

Aujourd'hui, encore,  il nous faut revenir sur la décision du premier avril 2019, à propos du stationnement en ville. Voilà, un maire de droite extrême qui depuis avril de 2014, fait tout pour accroître la saturation automobile sur la voirie communale, qui crée les conditions de l'anarchie, et qui face au mécontentement qui monte, enfourche l'habit du chevalier blanc qui à coup d'amende à 35€ prétend annihiler le bololo conséquence de ses choix. Pour masquer ses responsabilités, il tente de diviser les Blanc-Mesnilois, ceux du secteur pavillonnaire, contre ceux des quartiers populaires et ceux qui habitent dans des co-propriété

C'est plus de la moitié des habitants de notre commune est exclu du système de zone bleue sectorisée. A cela, s'ajoute une application erratique qui tient beaucoup de la tête du contrevenant et comme dans tous les régimes autoritaires, autocratiques  à la démocratie limitée, le système mis en place favorise une multiplication de dérogations que l'on pourrait qualifier de clientèlisme actif à quelques mois des élections municipales, qui peuvent se traduire par des vignettes supplémentaires, voire la distribution d'autorisation temporaire de stationnement .....

La décision du bailleur de la résidence Notre Dame est porteuse, à ne pas en douter, de la multiplication de ce type de choix dans de nombreuses cités HLM, d'autant que les décisions de Macron, réduisant les capacités financières des sociétés d'HLM, les conduisent à rechercher de moyens financiers supplémentaires, elles pourraient bien utiliser la brèche que vient  leur offrir Monsieur Meignen.

1 100 Blanc-Mesnilois sont mobilisés sur les réseau sociaux et plus particulièrement le groupe Facebook "Les Blanc-Mesnilois en colère" très actif, qui nous permet de constater au jour le jour les turpitudes de la municipalité de droite extrême. Cette initiative, loin de diviser nos concitoyens permet au contraire de les  rassembler

Cette décision d'instaurer une zone bleue sectorisée a été prise sans aucune concertation sérieuse, montre une capacité de nuisance assez exceptionnelle de cette municipalité de droite extrême. La zone bleue Meignen est en train d'asphyxier le commerces de proximité, deux restaurants fermés, elle désorganise le travail de ceux qui viennent travailler dans notre ville, salariés du secteur privé, les enseignants, les professions de santé. et  taxe celles et ceux qui doivent prendre le RERB pour aller travailler à Paris. Nous avions pas besoin de cela dans une ville qui en 10 ans a vu ses capacités financières par habitants baissées de 10%, où par exemple le centre d'affaires Paris Nord est sinistré et où il n'y a plus un seul emploi.

Cette décision est à l'image d'une équipe exclusivement obnubilée à satisfaire, prioritairement, les demandes des promoteurs immobiliers spéculatifs, sans se préoccuper des conséquence de cette urbanisation sauvage. Du béton partout, mais aucune réflexion de long terme. Cette équipe paraît uniquement stimulée par la nécessité de faire du fric, beaucoup de fric rapidement, tout en laissant à penser qu'après elle le déluge.

Les difficultés de la vie quotidienne sont nombreuses au Blanc-Mesnil, où la destruction du service public municipal se poursuit, avec la privatisation de la crèche municipal , elle s'inscrit dans la longue série des privatisations fomentées par la majorité municipale de droite extrême. Les privatisations ont un coût élevé près de 6 millions d'euros par an pour un service d'une moindre qualité, si l'on juge par l'état de mal-propreté de notre ville, heureusement qu'il reste encore quelques cantonniers municipaux pour éviter le pire. Les centres municipaux de santé laissés à vol eau, des travaux entamés depuis des mois laissés à l'abandon comme la rue Yves Cariou.

La zone bleue sectorisée,  organise une rupture d'égalité entre l'ensemble des habitants de notre ville, comme le souligne, la décision du bailleur de la Résidence Notre-Dame. La zone bleue sectorisée va au minimum coûter 1 000 000€ à tous les blanc-Mesnilois. La zone bleue est loin d'être une réponse adaptée. Bien au contraire, elle empêche d'avoir réflexion collective responsable sur la place de la voiture en ville, alors que l'automobile est facteur important du dérèglement climatique et que la transition climatique doit être porter collectivement, Meignen favorise l'individualisme et le repli sur soi, c'est sa contribution pour favoriser les lobbys qui agissent au détriment de la santé de tous.

Ne l'oublions pas, nous sommes nous habitants de Seine Saint Denis, les premières victimes des dérèglements environnementaux, ne l'oublions pas  nous vivons le département qui a le taux le plus élevé de cancer par habitant.

En Seine Saint Denis nous cumulons toutes les inégalités écologiques, sociales, économiques, éducatives, culturelles et territoriales, alors ne nous laissons pas berner par les solutions abracadabrantes de Meignen, qui ne servent qu'à servir de faramineux dividendes à ses amis de la finances et du béton.

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13 mai 2019

CONTRE LA LOI BLANQUER LA MOBILISATION CONTINUE, LES OCCUPATIONS D'ECOLES SE MULTIPLIENT.Article de Bastamag

loi blanquer l'école en danger

Les occupations d’écoles se multiplient : « Il n’y a pas de raison que les enseignants soient seuls à monter au front »

PAR  10 MAI 2019

Les vacances scolaires n’ont pas eu raison de la mobilisation contre la loi Blanquer. La grève nationale de la fonction publique du 9 mai a été suivie par plus d’un enseignant sur cinq. De leur côté, les parents continuent la lutte, aux quatre coins du pays, pour dire leur attachement à une école publique, proche des élèves et des parents, favorisant l’égalité. Dans l’ouest de la France, plusieurs occupations d’écoles ont été organisées fin avril. Reportage à Saint-Joachim, petite commune de Loire-Atlantique.

L’occupation de l’école fut paisible mais déterminée, mardi 30 avril à Saint-Joachim, une petite commune de 4000 habitants à une vingtaine de kilomètres au nord de Saint-Nazaire. Après avoir déposé leurs enfants à l’école, des mères de familles se sont installées dans les bureaux de la direction pour signifier leur opposition au projet de loi « pour une école de la confiance » proposée par le ministre de l’Éducation nationale Jean-michel Blanquer. « Nous sommes là pour soulager les enseignants, explique Anne. Il n’y a pas de raison qu’ils soient les seuls à monter au front, et à perdre du salaire en se mettant en grève. »

Ce jeudi 9 mai 17 % des enseignants du premier degré étaient en grève selon le ministère, 30% selon les syndicats. Tout en nouant une banderole aux grilles de l’école, Sonia ajoute : « Nous ne voulions pas bloquer l’école. C’est un lieu sécurisant pour les enfants, nous ne voulions pas les inquiéter. En plus, ici, beaucoup d’enfants viennent seuls, à pied. Nous n’allions pas les laisser dans la nature. Ça aurait été très compliqué de nous justifier auprès de leurs parents. »

« Comment imaginer qu’un étudiant qui n’a jamais enseigné débarque devant une classe ? »

Ici comme ailleurs en France, la mobilisation a commencé il y a deux mois, suite à une réunion d’information organisée par les enseignants, à laquelle se sont rendues plusieurs dizaines de parents. Risques de siphonnage des fonds destinés à l’école maternelle publique vers l’école privée via la scolarisation obligatoire dès trois ans, disparition programmée des petites écoles avec la création d’« établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux » (lire notre article), ou encore multiplication des contractuels : divers problèmes posés par la réforme ont été pointés. « On s’est dit : ce n’est pas possible », raconte Cindy. La possibilité offerte aux étudiants qui préparent les concours d’assurer des missions d’enseignement dès leur seconde année d’études les inquiète tout particulièrement (lire notre article à ce sujet). « Comment imaginer qu’un étudiant qui n’a jamais enseigné débarque devant une classe après quelques jours de formation ?, relève, effarée, Sabrina. Ils veulent vraiment faire de grosses économies sur nos écoles et sur le confort de nos enfants. »

Lors des débats à l’Assemblée nationale, le ministre a assuré que seuls les étudiants entamant leur quatrième année d’études seraient amenés à faire la classe. Avant, ils seraient affectés à l’aide aux devoirs, ou à l’accompagnement des enseignants en poste. Parmi les parents et les enseignants, peu de personnes croient à cette différentiation des missions, d’autant qu’il est parfois ardu de trouver des remplaçants et qu’il pourrait être tentant d’élargir les missions confiées aux étudiants-contractuels. « À Saint Joachim comme dans tout le bassin Nazairien, nous connaissons trop bien les effets de la sous-traitance et de l’intérim pour accepter la précarisation des enseignants de nos enfants ! », ont déclaré les parents d’élèves lors du « grand débat » qui s’est tenu dans la commune début mars.

« Le ministre nous parle de confiance mais sincèrement, on se méfie beaucoup ! »

« Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer est très rassurant quand on l’entend parler dans les médias, dit Anne. Il s’excuse, dit qu’il s’est mal expliqué, et surtout, que nous avons mal compris. Mais si on sort la calculette, on se rend compte qu’il nous balade. Imaginons par exemple que l’on scolarise les 26 000 enfants de moins de six ans qui ne vont pas à l’école actuellement, et qui vivent dans les Dom-Tom pour la plupart d’entre eux. S’ils sont 30 par classe, cela fait quand même 866 nouvelles classes à ouvrir, voire à construire d’ici le mois de septembre ! Comment est-ce possible ? Sachant qu’il y a environ 1000 nouveaux postes qui doivent être créés à la rentrée prochaine, et que le dédoublement des CP et CE1 dans les zones prioritaire doit se poursuivre. Tout cela ne colle pas. Il nous parle de confiance, mais sincèrement, on se méfie beaucoup ! »

L’autre point qui chagrine les parents d’élèves, c’est cette idée qu’une petite école ne serait pas une bonne structure pour faire des projets. La vie quotidienne d’une des maternelles de Saint-Joachim, à Aignac, raconte tout le contraire [1]« Nous avons deux classes de 25 élèves, dans lesquelles tous les niveaux sont mélangés, décrit Caroline. Le directeur nous connaît tous, il connaît les fratries, c’est plus simple pour nous de lui parler de telle ou telle difficulté. » « Liliane, la directrice de l’école primaire, est tout le temps là, rapporte Sonia. On peut lui parler de tout facilement, sur le temps du midi ou du soir. »

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« Un village sans école, c’est un village mort ! On est en train de provoquer des déserts »

Organiser une sortie est plus aisé quand les effectifs sont moindres. « Tous les mercredis matin, le directeur emmène les enfants dans le marais de Brière [2]. Ils y apprennent beaucoup et connaissent leur milieu de vie. » Au-delà de la facilité à monter des projets, les parents constatent qu’une petite structure favorise la prise d’autonomie des enfants. « J’étais réticente au début, reconnaît Sabrina. J’avais peur que mon gamin coule en étant mélangé avec des plus grands et des plus petits. En fait, c’est le contraire qui s’est passé. Il a été tiré vers le haut. Il se crée un équilibre entre les enfants. Il y a de l’entraide. Les grands apprennent à être responsables. Ils sont plus matures, plus posés. Nous ne voulons pas perdre tout cela. »

« Il faut arrêter de détruire nos écoles publiques », tranche Stéphanie, gilet jaune envoyée par la maison du peuple de Saint-Nazaire pour soutenir l’occupation de l’école de Saint-Joachim. Faisant référence aux projets de gros établissements qui réuniraient certaines classes du primaire avec les collèges de secteurs, elle estime que « cette loi créera encore plus d’inégalités. Ceux qui auront les moyens de mettre leurs enfants dans le privé auront des écoles de proximité. Les autres n’auront qu’à prendre leur voiture pour déposer leurs enfants dans de gros établissements. Et on nous parle de limiter les déplacements, de consommer moins d’essence, de revivifier les zones rurales ! Quand on enlève une école, les gens s’en vont. Un village sans école, c’est un village mort ! On est en train de provoquer des déserts. » 

« La mobilisation bouillonne un peu partout »

Présents dès la fin janvier auprès des personnels hospitaliers mobilisés contre la détérioration de leurs conditions de travail, les gilets jaunes de Saint-Nazaire se sentent très solidaires de la mobilisation des enseignants et des parents d’élèves. Le sauvetage des services publics de proximité fait partie des points saillants des leurs revendications. Lors de l’assemblée des assemblées qui s’est tenue à Saint-Nazaire début avril, un groupe de travail s’est penché sur l’école. Ces convergences un rien inédites font dire aux personnes mobilisées que la lutte n’est pas prête de s’essouffler. « Cela bouillonne un peu partout », se réjouit Erick Lermusiaux, représentant du syndicat enseignant SNUIPP-FSU dans la région de Saint-Nazaire. Collation matinale devant les écoles, réunions du soir dans les salles municipales, apéros festifs, manifestations diverses, pétitions et courriers aux élus... les parents ne manquent pas d’imagination et assurent aux enseignants un solide soutien.

L’inspection a ordonné aux directions de mettre les parents dehors

Ceux-ci en auront bien besoin. « Car ce qui change avec ce mouvement, assure Erick Lermusiaux, c’est la réponse de l’administration. L’inspection est très véhémente. Ici, à Saint-Joachim mais aussi ailleurs dans le département, elle a ordonné aux directions de mettre les parents dehors, et parfois appelé les municipalités pour qu’elles viennent enlever les banderoles. Ils cherchent vraiment à interdire de contester cette loi. » Suite à l’occupation du 30 avril, les deux directeurs des écoles publiques, élémentaire et maternelle, ont été convoqués par l’inspection. Au Havre, une directrice d’école a reçu un blâme après avoir envoyé un mail contenant des propos contestataires sur le projet de loi Blanquer.

Ces intimidations n’entament pas la détermination des parents d’élèves mobilisés. Au contraire. A Aignac, ce jeudi 9 mai un « pique nique de la confiance » a été organisé. « Faisons entendre nos voix pour dire stop au projet de loi », peut-on lire sur le tract d’invitation. Les multiples modifications proposées en commission par les sénateurs, qui doivent examiner le projet de loi à partir de ce lundi 13 mai, leur donnent bon espoir. « Sur plus de 300 amendements déposés, 141 ont été adoptés. Continuons de montrer notre refus de cette loi jusqu’au bout ! » Ailleurs en France, de Montpellier à Paris, en passant par l’Auvergne, les parents d’élèves sont également décidés à poursuivre la lutte. À Fontenay-sous-bois, dans le Val-de-Marne, ils ont organiséplusieurs chaînes humaine dès 8 heures, ce vendredi 10 mai, entre les quinze établissements scolaires de la commune. A Montreuil (Seine-Saint-Denis), des groupes de parents stationnaient devant les portes des écoles pour informer sur la réforme. Les parlementaires tiendront-ils compte de cette mobilisation ?

Nolwenn Weiler

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L'AFFAIRE BALKANY EST UN SCANDALE PERMANENT QUE TOUT LE MONDE A LAISSE FAIRE. Jean Christophe Picard président d'Anticor

banques fn

L'affaire Balkany est un scandale permanent que tout le monde a laissé faire

Patrick et Isabelle Balkany comparaissent enfin devant le tribunal correctionnel de Paris ce lundi 13 mai. La question que tout le monde se pose est: pourquoi seulement maintenant?

Patrick Balkany comparaît –enfin!– devant le tribunal correctionnel de Paris, aux côtés notamment de sa femme et de son fils, pour fraude fiscale, corruption, prise illégales d’intérêts et déclaration mensongère de situation patrimoniale.

La question que tout le monde se pose est: pourquoi seulement maintenant? Qui est responsable de ce scandale permanent? La réponse est simple: tout le monde…

La Justice, tout d’abord, ne s’est pas montrée très diligente. Pourquoi Patrick Balkany n’a pas été inquiété dans l’affaire Cogedim, dès 1990, malgré les révélations du Canard Enchaîné sur l’achat de son appartement de 512 m2 à la moitié du prix du marché? Pourquoi n’a-t-il pas été condamné dans l’affaire de l’office HLM des Hauts-de-Seine, en 2005, alors qu’il en était le président? Pourquoi a-t-il fallu attendre la déposition de Didier Schuller, le 23 octobre 2013, pour que la Justice s’intéresse aux documents dont elle disposait… depuis 15 ans?

De même, les services préfectoraux n’ont, semble-t-il, pas toujours été très vigilants. Ainsi, dans son rapport annuel rendu public le 8 février 2017, la Cour des comptes, qui s’intéresse à Levallois-Perret, relève que “la surveillance des services de l’État sur les dérives de cette gestion municipale a sans doute été trop intermittente et les mises en garde formulées, trop rares, et peu suivies de rappels plus fermes à la légalité.” Qu’en termes galants ces choses-là sont mises!

Force est de constater que les présidents de la République successifs ont également épargné Patrick et Isabelle Balkany qui sont pourtant, aussi, des agents de l’État. C’est d’ailleurs en vertu de cette qualité que “le maire et les adjoints […] peuvent être révoqués […] par décret motivé pris en conseil des ministres”. Une telle mesure peut être notamment prise en cas de perte de l’autorité morale. Le Conseil d’État a ainsi considéré qu’il était possible de révoquer un maire condamné, voire simplement mis en examen lorsque la matérialité des faits est avérée. Or, non seulement les Balkany sont mis en examen depuis 2014, mais ils ont fini par reconnaître une partie de la fraude fiscale le 21 mai 2014 puis le 5 octobre 2016. C’est dans ce contexte que j’avais écrit, en ma qualité de président d’Anticor, à François Hollande, le 3 septembre 2015, puis à Emmanuel Macron, le 28 juillet 2018, pour demander la révocation du maire et de la première adjointe de Levallois-Perret. Je n’ai jamais eu de réponse.

Le parti Les Républicains n’a, lui non plus, pas toujours pris ses responsabilités. Pourquoi, le 21 mai 2016, la Commission d’investiture de LR, alors présidée par Christian Estrosi, a proposé, à l’unanimité, la candidature de Patrick Balkany aux élections législatives? C’est finalement le mis en examen lui-même qui a fini par renoncer au regard de l’émoi que cette stupéfiante décision avait provoqué dans l’opinion publique.

Quant aux “courageux” conseillers municipaux de Levallois-Perret, ils ont choisi de faire l’autruche. Pourquoi ont-ils continué à soutenir aveuglément Patrick Balkany malgré les différents rapports calamiteux de la Cour des comptes ou de ses chambres régionales? Il convient de rappeler qu’une élection municipale partielle peut être provoquée “si le conseil municipal a perdu le tiers de ses membres”. En l’espèce, il était donc nécessaire que 17 des 49 conseillers municipaux démissionnent pour renverser le maire. Sachant qu’il y a déjà 10 élus d’opposition, il suffisait que 7 élus de la majorité se désolidarisent du mis en examen.

Enfin et surtout, les électeurs de Levallois-Perret n’ont pas toujours été très regardants. Pourquoi ont-ils réélu Patrick Balkany, depuis 2001, alors même que ce dernier avait été définitivement condamné pour prise illégale d’intérêts le 7 mai 1998, à 15 mois d’emprisonnement avec sursis, 200.000 francs d’amende et deux ans d’inéligibilité?

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11 mai 2019

BENOÎT HAMON: LE 26 MAI 2019 C'EST LE BULLETIN DE VOTE POUR LE PARTAGE DES RICHESSES.

 

 

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Les eurodéputé.e.s Génération.s se battent et se battront pour augmenter les salaires de celles et de ceux qui travaillent, pour mettre fin à l'évasion fiscale de celles et ceux qui truquent et trichent. L'Europe doit reouer avec sa vocation: celle du progrès social.

Rétablissons la justice fiscale

Retour de l'ISF en France et création d'un ISF européen et d'une taxe sur les robots pour financer la solidarité.

Augmentation des salaires dans toute l'Europe

Établissons un SMIC européen dans chaque pays européen pour lutter contre la concurrence par le Bas. En France, c'est un SMIC à 1350€ soit une augmentation de plus de 140€ par mois.

Création d'une inspection du travail Européenne

Des services publics pour toutes et tous

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ATTENTION, TOUTES LES PROMESSES FAITES PAR MACRON EN CE MOMENT SERONT PÉRIMÉES LE 27 MAI 2019.

LE SEUL BULLETIN DE VOTE POUR TOUS LES COMBATS DE GAUCHE ET DE L'ECOLOGIE,

LE 26 MAI 2019 C'EST:

LE BULLETIN DE VOTE BENOÎT HAMON!

 

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10 mai 2019

LA PRIVATISATION D'ADP, LA DECISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL POUR UN REFERENDUM D'INITIATIVE PARTAGEE

 

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Décision n° 2019-1 RIP du 9 mai 2019

Proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris
Conformité

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL A ÉTÉ SAISI, le 10 avril 2019, par le président de l'Assemblée nationale, sous le n° 2019-1 RIP, conformément au quatrième alinéa de l'article 11 et au premier alinéa de l'article 61 de la Constitution, de la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris.

Au vu des textes suivants :

  • la Constitution, notamment ses articles 11 et 40 ;
  • l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel, notamment son article 45-2 ;
  • la loi organique n° 2013-1114 du 6 décembre 2013 portant application de l'article 11 de la Constitution, ensemble la décision du Conseil constitutionnel n° 2013-681 DC du 5 décembre 2013 ;

Au vu des pièces suivantes :

  • les observations du Gouvernement, enregistrées les 23 avril 2019 ;

  • les observations de M. Sébastien Nadot, député, enregistrées le même jour ;

  • les observations en réponse de Mme Valérie Rabault et plusieurs autres députés, enregistrées le 29 avril 2019 ;

  • les observations en réponse de M. Gilles Carrez, député, enregistrées le même jour ;

  • les observations en réponse de M. Patrick Kanner, sénateur, enregistrées le même jour ;

Et après avoir entendu le rapporteur ;

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL S'EST FONDÉ SUR CE QUI SUIT :

  1. La proposition de loi soumise à l'examen du Conseil constitutionnel a été déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale, en application du troisième alinéa de l'article 11 de la Constitution.

  2. Aux termes des premier, troisième, quatrième et sixième alinéas de l'article 11 de la Constitution : « Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. »« Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d'une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l'abrogation d'une disposition législative promulguée depuis moins d'un an ».
    « Les conditions de sa présentation et celles dans lesquelles le Conseil constitutionnel contrôle le respect des dispositions de l'alinéa précédent sont déterminées par une loi organique. »
    « Lorsque la proposition de loi n'est pas adoptée par le peuple français, aucune nouvelle proposition de référendum portant sur le même sujet ne peut être présentée avant l'expiration d'un délai de deux ans suivant la date du scrutin ».

  3. Aux termes de l'article 45-2 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 mentionnée ci-dessus : « Le Conseil constitutionnel vérifie, dans le délai d'un mois à compter de la transmission de la proposition de loi :« 1° Que la proposition de loi est présentée par au moins un cinquième des membres du Parlement, ce cinquième étant calculé sur le nombre des sièges effectivement pourvus à la date d'enregistrement de la saisine par le Conseil constitutionnel, arrondi au chiffre immédiatement supérieur en cas de fraction ;
    « 2° Que son objet respecte les conditions posées aux troisième et sixième alinéas de l'article 11 de la Constitution, les délais qui y sont mentionnés étant calculés à la date d'enregistrement de la saisine par le Conseil constitutionnel ;
    « 3° Et qu'aucune disposition de la proposition de loi n'est contraire à la Constitution ».

  4. En premier lieu, la proposition de loi a été présentée par au moins un cinquième des membres du Parlement à la date d'enregistrement de la saisine du Conseil constitutionnel.

  5. En deuxième lieu, elle a pour objet de prévoir que « l'aménagement, l'exploitation et le développement des aérodromes de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et de Paris-Le Bourget revêtent le caractère d'un service public national au sens du neuvième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 ».

  6. Il en résulte que cette proposition de loi porte sur la politique économique de la nation et les services publics qui y concourent. Elle relève donc bien d'un des objets mentionnés au premier alinéa de l'article 11 de la Constitution.

  7. Par ailleurs, à la date d'enregistrement de la saisine, elle n'avait pas pour objet l'abrogation d'une disposition législative promulguée depuis moins d'un an. Et aucune proposition de loi portant sur le même sujet n'avait été soumise au référendum depuis deux ans.

  8. En dernier lieu, aux termes du neuvième alinéa du Préambule de 1946 : « Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité ». Si la nécessité de certains services publics nationaux découle de principes ou de règles de valeur constitutionnelle, la détermination des autres activités qui doivent être érigées en service public national est laissée à l'appréciation du législateur ou de l'autorité réglementaire selon les cas.

  9. L'aménagement, l'exploitation et le développement des aérodromes de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget ne constituent pas un service public national dont la nécessité découlerait de principes ou de règles de valeur constitutionnelle. La proposition de loi, qui a pour objet d'ériger ces activités en service public national, ne comporte pas par elle-même d'erreur manifeste d'appréciation au regard du neuvième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946.

  10. Il résulte de tout ce qui précède que la proposition de loi est conforme aux conditions fixées par l'article 11 de la Constitution et par l'article 45-2 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 tels qu'ils sont rédigés.

  11. Dès lors, l'ouverture de la période de recueil des soutiens des électeurs à la proposition de loi doit intervenir dans le mois suivant la publication au Journal officiel de la République française de la présente décision. Le nombre de soutiens d'électeurs inscrits sur les listes électorales à recueillir est de 4 717 396.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL DÉCIDE :

Article 1er. - La proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris est conforme aux conditions fixées par l'article 11 de la Constitution et par l'article 45-2 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel.

Article 2. - L'ouverture de la période de recueil des soutiens des électeurs à la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris doit intervenir dans le mois suivant la publication au Journal officiel de la présente décision.

Article 3. - Jusqu'à l'intervention de la décision par laquelle le Conseil constitutionnel constatera si la proposition de loi a recueilli le soutien d'au moins 4 717 396 électeurs inscrits sur les listes électorales, l'examen de la proposition de loi par le Parlement est suspendu.

Article 4. - Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française.

Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 9 mai 2019, où siégeaient : M. Laurent FABIUS, Président, Mme Claire BAZY MALAURIE, M. Alain JUPPÉ, Mmes Dominique LOTTIN, Corinne LUQUIENS, Nicole MAESTRACCI, MM. Jacques MÉZARD, François PILLET et Michel PINAULT.

Rendu public le 9 mai 2019.

ECLI:FR:CC:2019:2019.1.RIP

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07 mai 2019

BENOÎT HAMON: OUI L'ECOLOGIE EST LA QUESTION SOCIALE DU 21°SIECLE. MANIFESTE POUR L'ECOLOGIE DU MONDE QUI VIENT

G manifeste pour le monde qui vient

 
MANIFESTE POUR L’ÉCOLOGIE
DU MONDE QUI VIENT
 
 
Bonjour,

Nous avons marqué un temps fort ce week end autour de l'écologie avec un déplacement de Benoit Hamon à Fos-sur-mer dimanche qui est revenu sur les questions aiguës de santé environnementale d'une part et, de l'autre avec la publication du "Manifeste pour l'écologie du monde qui vient" (lire ci-dessous). Ce texte est une réflexion collective sur les fondamentaux de Génération.s que sont l’écologie et la justice sociale, ou comment l'une et l'autre sont indéfectiblement liées.

Ce lundi en effet était remis le rapport de l'IPBES qui atteste des atteintes, parfois irrémédiables, à la biodiversité à cause de l'activité humaine et l'accélération de la disparition des espèces du fait de la surexploitation des ressources naturelles, la consommation des terres naturelles, la pollutions des terres et des mers...

Alors que ce bilan tire le signal d'alarme et rappelle la nécessité de transformer radicalement le modèle de production, Emmanuel Macron s'est contenté de faire précipitament quelques annonces cosmétiques et encore une fois de rester dans le flou.

A Génération.s nous savons que "la nature est essentielle à l'existence humaine et sa bonne qualité de vie" comme le rappellent les experts. C'est pourquoi figure dans les 21 engagements pour l'Europe en priorité la mise en œuvre d'un "green new deal", investissement de 500 milliards d'euros par an permettant d'engager sérieusement la transition écologique.

 
Dans ces élections européennes atones il se produit en creux un événement politique encore mal identifié autour de l’écologie. Éparpillée sur toutes les listes d’une extrême à l’autre, l’écologie devient une vraie question politique entre les tenants du libéralisme qui détruit la nature et les humains et ceux qui, à Génération.s en appellent à la transformation et inventent un nouveau modèle de développement, porteur d'un projet de réduction des inégalités tout autant que de lutte contre le dérèglement climatique et les atteintes à la biodiversité.
 
Un débat que nous avons souhaité lancer avec ce Manifeste pour clarifier les objectifs et permettre à celles et ceux qui s’y perdent un peu, de trouver là les éléments d’une appropriation.
 
Oui, l’écologie est la question sociale du 21e siècle !

Bonne lecture
 
Je lis le manifeste

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