club pinocchio

Le maire de droite extrême se donne beaucoup de mal pour justifier sa gestion. Après avoir « remercier » la Chambre Régionale des Comptes dans son édito du n°75 du « journal municipal » en nous disant le contraire de son intervention au conseil municipal du 21 décembre 2017 et du contenu de sa lettre au Président de la CRC dans sa lettre 21 octobre 2017, voilà qu'il nous en remet une couche dans son édito du n°76.

Folio du Blanc-Mesnil, bien modestement, va tenter de vous donner quelques outils pour décrypter « unfaux » que nous sert la majorité municipale de droite extrême.

Bien entendu, en Macron compatible qu'il est Meignen nous sert la diminution de la dette de notre ville, il indique que celle-ci a baissé de 13 millions d'euros depuis avril 2014, pour justifier sa soi-disante sa gestion responsable, mais le bon apôtre oubli de nous dire que qu'il a vendu pour 25 millions d'euros du patrimoine de la commune. La question est qu'a-t-il fait de la différence 12 millions d'euros ?

Pour souligner la force de son exploit, il rajoute que cela a été fait, alors que les dotations de l'Etat sont en fort recul certes, mais il oublie de dire que les impôts et les dotations de l'Etat en 2017 sont de 7 millions d'euros supérieurs à la situation de 2013 soit une augmentation de 9%.

Pour essayer de les retrouver, la chose est simple il nous suffit de faire un utile comparatif entre les dépenses de fonctionnement du dernier budget voté par la gauche en 2013 et celles votées par la majorité de droite extrême lors du budget 2017. En 2017, les dépenses de fonctionnement était de 3 496 245€ supérieurs à celles de 2013 soit une augmentation de 21,79%.

Il annonce aussi à grand renfort de tambour qu'il a réduit les frais de personnel, or la comparaison entre 2013 et 2017 de ce budget montre une augmentation de 4 690 393€ + 9,72%. Là, aussi les remarques de la CRC ne confirment pas le coup de trompette du maire de droite extrême sur sa gestion du personnel. D'autant que la CRC souligne, pour le moins, le laxisme très onéreux des salaires des membres de son cabinet.

En clair, en matière de gestion responsable, la réalité ne se conjugue pas avec ce qualificatif, puisque en 3 ans près 12 millions d'euros provenant de la braderie du patrimoine communal s'est évaporé en augmentation des dépenses de fonctionnement. Alors que dans le même temps la part des dépenses d'investissement augmentait de 33% en 2013 à 35% dans le budget primitif 2017. La CRC note, que les dépenses investissements depuis 2014 sont structurellement inférieures à la moyenne des villes comparables et du département et qu'elles restent sensiblement inférieures à celles des exercices antiérieurs à 2014.

Bref, avec des rentrées financières impôts et dotations supérieures auxquelles se rajoutent les rentrées dues à la dilapidation du patrimoine communal, la majorité de droite extrême ne prépare pas l'avenir par des investissements pérennes, mais accroît les dépenses de fonctionnement.D'ailleurs, sur la question de la vente du patrimoine communal, le rapport de la CRC indique que la collectivité devra à l'avenir trouver d'autres leviers de financement de ses investissements.

A propos, de la gestion de l'eau, la CRC fait une analyse pointue porteuse de remarques fortes importantes, elle indique entre autre que le choix du nouveau délégataire ne s'est pas porté sur la société qui semblait la plus compétitive.

En aucun cas , nous ne pouvons dire que la gestion de Meignen soit une gestion responsable. Par ailleurs d'autres comparaisons soulignent l'unfaux contenu dans cet édito. Toujours en comparant les budget 2013 et 2017 :

-fêtes et cérémonies + 136570€ +65,97%

-réceptions : +140000€ + 74%

-idemnités des élus +181613€ +53,79%

Bref, une nouvelle fois et sans surprise avec le 'journal municipal » nous sommes plus dans l'unfaux que dans l'info.