chili

48 ans après la mort de Salvador Allende, l’élection de Gabriel Boric représente une immense satisfaction pour celles et ceux qui comme moi ont démarré leur engagement politique à ce moment là et ont du assister impuissants au déploiement au Chili de la dictature néoliberale qui a servi de laboratoire et de modèle pour la mise en oeuvre du "consensus de Washington" dans le monde entier dans les années 1980 et 1990.
Depuis la chute de la dictature, il y a certes eu déjà au Chili des présidences de gauche mais jusqu'ici celles-ci n'avaient osé remettre en cause ni la constitution laissée par Pinochet ni les structures sociales profondément injustes héritées de la dictature.
La victoire de Boric après celle de Castillo au Perou, d'Arce en Bolivie et de Fernandez en Argentine montre que même à l'époque des Trump, des Bolsonaro, des Poutine et des Xi Jinping, le vent mauvais qui souffle actuellement sur le monde n'est pas irrésistible. Elle montre que, si on leur donne la parole, les peuples ont toujours autant soif de liberté, d'égalité et de fraternité...
Ce serait un comble si la France de 1789, de 1848, de 1871, de 1936, de 1945 et de 1968 n'était pas capable de se mettre elle aussi à la hauteur de cette espérance...