monopoly

La saga judiciaire, de deux élus de Levallois-Perret, s'est développée de manière concomitante au développement de la spéculation immobilière faisant main basse sur cette commune des Hauts de Seine.

Dans notre commune, la justice intervient déjà et elle donne raison à celles et ceux qui ont décidé de s'opposer à béton Mesnil, à celles et ceux qui voulent préserver le parking de 300 places de la gare du RERB et l'espace vert sauvage couvert d'arbre de qualité qui fait la joie des enfants du quartier des Sables

La justice administrative a annulé, le permis de construire qui avait été attribué à un promoteur par le maire sortant, pour y construire quelques 300 logements

Ce combat est symptomatique de fric qui ruisselle, du fric qui corrompt. En effet, le promoteur  avait proposé aux plaignants une somme d'argent kollosal, afin qu'ils retirent leur plainte, la somme de 500 000€ aurait été mise sur la table.

Celles et ceux qui privilégient le bien vivre ensemble ont refusé cette offre scandaleuse, ils ont fait le choix de l'intérêt général, ils sont l'honneur de cette ville.

Cette offre de la spéculation immobilière doit nous conduire à une réflexion plus vaste, sur ce qui se passe aujourd'hui dans cette ville. La hauteur du montant de cette offre met en exergue, la hauteur des profits que peut produire chaque projet immobilier spéculatif sur le territoire. En effet, si un spéculateur immobilier peut dépenser une telle somme pour préserver un permis de construire, chacun peut imagine que les profits espérés sont bien plus important. Même en gardant, le montant qui aurait-été mis la table, si l'on le multiplie par les 66 projets béton en cours nous arrivons à la somme de 33 000 000€. Donc on peut dire que ces 33 000 000€ de profits nets sont largement sous estimés.

A ces 33 000 000€, il faut ajouté les cadeaux octroyés par la municipalité de droite extrême aux promoteurs immobiliers, comme nous l'indique le bilan des ventes du fonciers faites en 2018 et actés par la majorité du conseil municipal qui s'élèvent à 4 428 644€.

Comme nous le constatons amèrement, nous ne sommes plus dans la gestion de l'intérêt général communal, mais notre ville est devenue pour la spéculation immobilière un vaste jeu de MONOPOLY.

Donc, il y a du fric qui ruisselle, mais loin d'enrichir la ville et ses habitants, il l'appauvrit. En effet, depuis avril 2014 le potentiel financier de notre commune, selon un document édité par l'adminisration communale et approuvé par la majorité municipale, a baissé de 10%

Pire encore, dans un article du journal "le Capital" nous apprenons que le prix du m² de l'immobilier au Blanc-Mesnil a baissé de 12% en 5 ans. Les prix de l'immobilier qui baissent ce sont ceux des pavillons.

Lorsqu'en 2014, le maire sortant nous parlait d'enrichissement, il ne nous avait pas préciser que les bénéficiaires seraient ses amis de la promotion immobilière et du CAC 40.A l'image de la politique de son ami Emmanuel Macron, Monsieur Thierry Meignen appauvrit la ville et ses habitants, pour enrichir les financiers et autres spéculateurs.

Cette situation de spoliation de l'intérêt général a aussi pour conséquence de dégrader gravement les conditions de vie de la population, intensification de la saturation automobile sur la voirie communale, aggravation de l'empreinte carbone, stationnement devenu inextricable, destruction des services publics, incapacité de prévoir les conséquences d'une augmentation de 40% de la population, quid de l'accueil dans les créches les écoles, les collèges, les lycées, quid l'assainissement etc...

Le fric qui ruisselle sert aussi à la spéculation immobilière à favoriser celles et ceux qui favorise son jeu de Monopoly.

Blanc-Mesnil n'a pas vocation à devenir le terrain de jeu des décideurs de Neuilly, Auteuil, Passy Si Blanc-Mesnil n'a pas vocation à devenir le jeu de Monopoly des habitants du XVI° arrondissement de Paris, nous rappelons, néanmoins, que dans ce jeu il y a, pour les tricheurs et autres affairistes, une case prison.

Nous rappelons aussi, que le financement même subtil d'une campagne électorale par les entreprises est formellement interdit et entraîne l'annulation des comptes de campagne et inéligibilité de celui qui en a été le bénéficiaire. Il y a la même sanction pour le non respect de l'article 52.1 du code électoral.

Le depuis le début septembre 2019, nous tenons une comptabilité précise des actions de l'alliance de toutes les droites et nous pensons qu'elle est déjà en train de mordre le trait.