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La réunion du Comité d'Information et d’Échange s'est tenue le 14 février 2014 dans le salon d'honneur de la préfecture de Seine Saint Denis, présidée par le préfet Philippe Galli. L'ensemble des services de l’État étaient présents, plusieurs responsables de la SNCF et du RFF, des représentants syndicaux du CHSCT de la gare de triage. Les maires des trois communes concernées étaient présents. En ce qui concerne les associations de riverains seul le Corigat était là avec ses deux représentants. .

Nous regrettons que cette première réunion arrive aussi tard et que les travaux de ce comité soient suspendus au moins jusqu'à fin mars, pour cause de l'obligation de réserve de l'administration pendant les périodes électorales. En un mot, une année aura été perdue, cela n'est pas à la hauteur de ce dossier complexe.

Néanmoins, nous avons entendu un certain nombre d'informations de la part de la SNCF et du RFF. Il n'existe plus en France que 4 gares de tri de l'importance de celle du Bourget, Drancy, Blanc-Mesnil,. La SNCF seule intervient pour le tri des wagons. La gare de triage trie 500 wagons par jour. Il y a 100 salariés qui font les 3x8. Le site à une surface de 70 hectares 3,8km sur 170 mètres, 16 voies de réceptions, 48 voies pour le triage, 5 voies de faisceau , une bosse, 5 postes d'aiguillage, tous les wagons matières dangereuses ne passent pas par la bosse .

En 2013,150000 wagons ont été triés sur le site du Bourget, dont 15000 transportaient des matières dangereuses et toxiques soit 10%. En 2012, 200000 wagons ont été triés dont 16000 transportaient des matières dangereuses et toxiques, soit pour 2013 une baisse du trafic de 25% et une baisse de la présence des wagons dangereux de 6,25%. en un mot une présence de wagons dangereux proportionnellement plus importante.

Par ailleurs, nous avons obtenu quelques informations sur le transport du chlore, informations qu'il faudra affiner, néanmoins une estimation nous été présentée il y a : entre 350 et 400 wagons transportant du chlore triés sur le site de la gare, c'est à dire un wagon en moyenne par jour. Il nous a été confirmé les préconisations du porté à connaissance sur cette question.

Ce Comité d'Informations et d’Échanges répondra à sa dénomination et nous devons le considérer comme tel et en cela il sera utile à la population car il permettra de diffuser des éléments utiles au développement du nécessaire rapport de force pour obtenir satisfaction sur l'objectif : interdiction du transit et du stationnement des wagons transportant des matières dangereuses et toxiques sur le site de la gare de triage. D'autant que ce Comité pourra organiser des visites du site et des réunions d'informations dans les communes concernées.

Nous avons eu la confirmation que l’État est en difficulté sur ce dossier. Il reconnaît de plus en plus que la manière dont ce dossier a été traité, par ses services, n'a pas été la bonne, que la politique du fait accompli, sur ce dossier, a été contre productive essentiellement par le manque de concertation en amont de la décision. Il suggère ainsi que sa responsabilité,dans la situation actuelle,.est engagée.

Nous devons comprendre que l'un des objectifs que l’État a fixé au Comité d'informations et d’Échange est d'organiser son recul en bon ordre en évitant de perdre la face. Pour cela il a besoin de temps en espérant une démobilisation des mobilisations citoyennes.

Il va de soi, que nous devons nous appuyer sur cette situation et sur ce que nous permettra de connaître le Comité d'Informations et d’Échanges, pour accroître et renforcer les mobilisations citoyennes, pour obtenir une totale satisfaction c'est à dire : l'interdiction du transit et du stationnement des wagons transportant des matières dangereuses et toxiques sur le site de la gare de triage.