1 chef de chantier est mort d'un accident du travail, 500 salariés sont victimes d'accident du travail par an, ça suffit!
A la Courneuve, en Seine Saint Denis, un chef de chantier du BTP est mort, nous exprimons à sa famille et à ses camarades notre total soutien et toute notre solidarité.
Le comité Génération.s du Blanc-Mesnil demande à la Direction Départementale du Travail du 93 :
-de diligenter une enquête précise, rapide et publique sur les causes, qui ont conduit à ce nouvel accident du travail dans notre département et nous espérons que la justice passera dans toute sa rigueur.
Selon nos informations c'est le troisième mort par accident du travail dans ce secteur d'activité, 1 à Villepinte, 1 Rosny-sous-Bois, 1 à la Courneuve et nous devons ajouté l'accident d'une extrême gravité sur le chantier de la ligne n°16 du réseau Express du Grand Paris.
Le comité Génération.s du Blanc-Mesnil demande à la direction départementale du Travail 93 :
-d'organiser le plus rapidement possible un contrôle sur le respect des mesures de prévention et de sécurité sur l'ensemble des chantiers du BPT de notre département, pour faire cesser l'hécatombe
Du 1er janvier au 30 avril 2021, 100 salariés sont morts d'un accident du travail, en moyenne 500 travailleurs meurent tous les ans victimes de leurs mauvaises conditions de travail.
Cette situation est scandaleuse et inacceptable.
Alors que la question de la sécurité envahit le débat national, nous constatons un silence assourdissant sur les victimes et les causes de la mortalité au travail. Silence qui se conjugue avec celui qui enveloppe de ténèbres la mort des femmes victimes des violences de leur conjoint ou ex conjoint.
Ce silence coupable n'est pas dû au hasard. Parler des morts au travail exigerait d'aborder les causes de cette immense tragédie, l'accroissement de la productivité au détriment des mesures de prévention et de sécurité, le non respect de législation sur le temps de travail, la réduction des moyens des CHCST, et l'anti syndicalisme ambiant, la réduction du nombre d'inspecteurs du travail et un Code du travail ayant été dénaturé.
Parler des accidents du travail exigerait de remettre en cause la politique néo-libérale accentuée depuis l'arrivée de Macron qui depuis 2017 n'a de cesse de répondre aux injonctions de la sphère financière qui nie toute forme de solidarité collective, qui considère le droit du travail comme une entrave à sa liberté d'exploiter, d'aliéner et qui exige de réduire toutes les libertés civiques et démocratiques pour élargir ses sources de profits.
Il y a urgence, face à la délinquance patronale impunie qui blesse et qui tue, qu'une grande loi sur la sécurité globale pour protéger les salariés soit débattue et mise en œuvre.
Communiqué du Comité Génération.s du Blanc-Mesnil
Le Blanc-Mesnil le 21 mai 2021.
