Tableau dressé par l'INSEE: met en exergue les turpitudes de la droite extrême n°2
Le n°134 de béton mesnilois sponsorisé par la Cogedim est un vrai festival de démagogie, d'imposture, de mensonges et de médiocrité à la Trump. Nous reviendrons sur ce numéro exceptionnel , dans les prochains jours.
Pour vous permettre de le décripter ,voici, le deuxième volet de la réalité Blanc-Mesniloise dressée à partir du tableau publié par l'Insée, le 9 décembre 2020 présentant la situation de 2017. Ce nouveau chapître nous permettra de mieux appréhender la sociologie de notre commune et la situation économique et sociale de sa population.
La population de notre commune continue de progresser, l'Insee indique pour 2017 56 783h, le Parisien au mois décembre 2020 donnait 57 337h soit 594 habitants supplémentaires . Néanmoins, pour la bonne compréhension de notre propos, notre analyse s'appuiera sur la publication Insee portant sur 2017.
Aujourd'hui, nous abordons la composition de la population Blanc-Mesniloise. Les chiffres nous montrent, là aussi, que nous sommes loin de la communication de la droite extrême et le dynamisme qu'elle prétend porter ne se retrouve pas à la lecture du tableau du 09/12/20.
En 2012, la population active représentait 72,1%, en 2017, elle n'etait plus que de 71,1% soit une baisse de 1,38%
En 2012, les actifs ayant un emploi représentaient 57,4% de la population active, en 2017, ils n'étaient plus que 56% soit une baisse de 2,43%
En 2012, les demandeurs d'emploi représentaient 14,7% de la population active, en 2017, ils représentaient 15,1% soit une hausse de 2,83%. Dans le même temps les choix de la droite extrême sont la suppression de la Bourse du travail et le transfert d'une partie de l'action de la MIRE (maison de l'emploi) vers une société privée, dont le responsable a été un conseiller municipal UMP du Blanc-Mesnil. Ainsi, là aussi, se décline l'objectif majeur des orientations de la droite extrême, faire du fric y compris sur le dos des chômeurs et en servant bien entendu les copains.
Maintenant, regardons le nombre d'emplois présents sur notre ville. En 2012, ils représentaient 34,21% de la population active, en 2017 ils ne représentaient plus que 31,21% soit une baisse 8,76%. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en matière de dynamisme économique les choix de la droite extrême ne sont pas en concordance avec le ton péremptoire de la campagne électorale de 2014 qui indiquait, qu'un patron ferait mieux qu'un syndicaliste. De nouveau, les chiffres sont sans appel, c'est d'ailleurs sans surprise puisque le patron question dirigeait une entreprise en difficulté, voire à l'arrêt depuis 2010.
En 2012, les emplois dans le secteur la construction représentaient 9,5% des emplois disponibles sur le territoire communal, en 2017, ils ne représentaient plus que 5,8% soit une 6,31%. Une baisse des emplois dans le secteur de la construction, dans une ville où le béton coule à flot est pour le moins paradoxale. Là aussi, nous voyons qu'il y a un monde entre les engagements de la droite extrême qui affirmait en 2014 qu'elle ferait travailler les entreprises locales et la réalité.
En 2012, les emplois dans le secteur de lindustriereprésentaient 7,7% des emplois disponibles sur le territoire communal, en 2017, ils ne représentaient plus que 5,8% soit une baisse de 24,6% Là aucune surprise la droite extrême avait annoncé sa volonté de débarrasser des emplois industriels. cela s'est traduit dans le Plan Local d'Urbanisme qui prévoit explicitement l'interdiction d'implantation d'entreprise industrielle sur notre commune. Ce choix exprime au moins deux aspects des orientations de la droite extrême sa haine des ouvrières et de ouvriers, qui représentent 20% de la population active de notre ville et son accord avec la stratégie néo libéral d'externaliser toutes les productions manufacturières de notre pays, avec les conséquences qui ont mis en exergue par la crise sanitaire du Covid 19. Et cela ne va pas s'améliorer avec la disparition d'Air Liquide
Dans notre ville les salariés representent 94% de la population active. Dans ce groupe les cadres représentaient en 2012 4,3% en 2017 ils ne sont plus que 4% soit une baisse de 7%. Encore, un indicateur qui souligne l'écart important entre la communication de la droite extrême et la dure réalité des statistiques de l'Insee, qui comme chacun le sait n'est pas un outil inféodé à Folio du Blanc-Mesnil.
Les retraités représentaient 17% de la population de plus de 15 ans et en 2017, ils ne représentent plus que 16,7% soit une baisse de 1,76%. Peut-on dire que ce recul soit aussi l'expression d'un départ important de nos habitants les plus anciens parce qu'ils ne reconnaissent plus dans l'image d'une ville qu'ils avaient largement contribué à façonner.
Les demandeurs d'emploi représentaient 15,1% de la population active. En 2012 48,5% étaient des femmes, elles sont en 2017 51,3% soit une hausse de 5,77%. Par tranche d'age le taux de chômage pour les 15/24 est pour le femmes de 35,9%, pour les hommes de 38%, pour les 25/54 est pour les femmes de 23%, pour les hommes de 16,9% , pour les 55/64 est pour les femmes de 14% et pour les hommes de 15,3%. Ces chiffres datent de 2017, sans beaucoup se tromper, nous pouvons dire qu'ils doivent aujourd'hui, malheureusement très supérieurs. Néanmoins ces chiffres sont des indicateurs d'une situation extrêment difficile pour les jeunes et nous constatons le niveau élevé du taux de chômage pour les 55/64 ans, alors, que penser de la droite extrême, qui soutient le recul de l'âge du départ à la retraite, alors qu'elle celle-ci au Blanc-Mesnil subit un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. Nous avons la confirmation de la démagogie de la communication sirupeuse de la droite extrême en direction de cette population.
La structure sociologique de notre commune, se confirme dans les chiffres des revenus de la population. Le revenu moyen est en 2017 de 16 030€ soit 1335€ mensuel, alors que la moyenne nationale se situe 1735€. Au Blanc-Mesnil le taux de pauvreté est de 31%, le taux de pauvreté est calculé sur la base de 60% du salaire moyen soit 1041€. Le taux de pauvrété des moins de 30 ans est de 36%, des 30/40 ans est ans 35%, des 40/50 ans est de 37%, des 50/59 ans est de 31%, des 60/74 ans de 23%, des 75 ans et+ de 12%.
Voilà la réalité économique et sociale de notre commune, face à ces chiffres pouvons affirmer, sans risque d'être démenti que les choix et les orientations de la droite extrême est en totale inadéquation avec ce que vit la très grande majorité des Blanc-Mesnilois. Tous les outils sociaux et de solidarité ont été détruits, et pour ceux qui restent, au lieu, de les rassembler dans un pôle unique, ils ont été éparpillés aux 4 coins de la ville, les rendant ainsi inaccessibles et inéfficaces.
Comment, ne pas s'interroger par exemple sur la politique de la droite extrême en direction des retraités, alors que 35% des plus de 60 ans vit sous le seuil de pauvrété. La droite extrême en matière de séjours propose des prestations, dans la majorité des cas, supérieures au seuil de pauvreté de 1041€ mensuels, ou des sorties au lido à des prix extravagants pour une majorité de cette population. Comment, ne pas s'interroger sur les flonflons du cadeau de Noël, alors que seulement un tiers des retraités en bénéficie y a accés, là aussi nous sommes loin du discours démagogique en direction de cette partie de la population.
Le tableau dressé par l'Insee, nous montre une réalité économique sociale qui n'est pas prise en compte par la droite extrême qui refuse obstinément de la voir. Ce tableau met en exergue le décalage entre le vécu des Blanc-Mesnilois et la démagogie, l'imposture de la majorité municipale de droite extrême.
Les images et les photos dont nous abreuvent la droite extrême sont un immense écran de fumée, le vécu de nos concitoyens ne si retrouve pas. Cet album acidulé n'a pour objectif, que de cacher les turpitudes d'une équipe n'ayant, que pour seul projet piller le bien commun, pour alimenter ses intérêts privées.
Cette dérive affairiste, totalitaire, liberticide, que nous subissons depuis 2014, accompagnent et
aggravent les choix de Macron, nous devons la combattre sans faiblir, face aux mensonges, la démagogie et à la médiocrité, nous devons rétablir la vérité, la responsablité et l'ambition collective.
