FOLIO DU BLANC-MESNIL

Analyse politique et vie locale Blog réalisé par Alain RAMOS, conseiller municipal du Blanc-Mesnil

22 octobre 2009

François Hollande propose une fiscalité "lisible, juste et responsable"

PARIS — François Hollande, ex-premier secrétaire du PS, a proposé samedi une remise à plat de la fiscalité en France, par une réforme globale instituant une "politique fiscale lisible, juste, efficace et responsable".
Le député de Corrèze a précisé ses propositions lors d'une réunion de son association "Répondre à gauche", à Périgueux, devant quelque 500 personnes, selon les organisateurs.
Il voit dans la fiscalité et la redistribution "un lieu de confrontation majeure pour 2012 avec Nicolas Sarkozy", qui "a totalement échoué dans sa stratégie fiscale".
"Il faut sortir de la caricature de l'impôt présenté comme une punition: l'impôt sert à préparer l'avenir" et le "PS doit être clair sur ses idées en la matière", a ajouté François Hollande, selon le texte de son discours.
La question, selon le responsable socialiste qui a déjà dit se "préparer" pour la course à l'Elysée en 2012, "n'est pas de savoir si on va ou non baisser les impôts, mais quels impôts vont devoir augmenter et quels sont ceux qui doivent baisser".
"Tout revenu, quel qu'il soit, qu'il provienne du patrimoine, de l'activité, voire des transferts doit être soumis à l'impôt", selon "un même taux modéré et progressif". "Il est nécessaire de supprimer tous les abattements, toutes les niches, cette démarche s'inscrit dans le principe d'égalité et de lisibilité de l'impôt", résume-t-il.
Sa grande réforme est fondée sur plusieurs principes dont ceux de la "responsabilité budgétaire" face à l'ampleur du déficit et de l'endettement public et d'une "fiscalité écologique" s'inscrivant "dans une démarche globale".
Il propose l'introduction d'une "fiscalité écologique dans l'entreprise sur les facteurs de pollution" dont les recettes seront consacrées aux "investissements d'avenir", permettant des "alternatives en termes de consommation, transports".
Pour ce qui est de l'impôt sur le revenu, il propose de "regrouper l?impôt sur le revenu actuel, la CSG, la prime pour l'emploi et la taxe d'habitation" afin de créer "un grand impôt sur le revenu prélevé à la source".
Au final, selon lui, "l'imposition des revenus les plus faibles et des revenus du travail sera abaissée, alors que le taux d'imposition moyen des ménages les plus aisés et celui des revenus du patrimoine sera augmenté".

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17 octobre 2009

Lettre du PDG de Paprec à Didier Mignot

Jean-Luc PETITHUGUENIN, président directeur général du groupe PAPREC, a adressé le 15 octobre dernier, le courrier joint au maire du Blanc-Mesnil, Didier Mignot.

Téléchargez le courrier : Paprec

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Soutien aux sans papiers de Lyon

Nous venons de recevoir une pétition de 68 sans papiers, adressé au directeur du centre de rétention de Lyon pour l’informer de leur décision d’entamer une grève de la faim, ce jeudi 15 octobre 2009. Dans cette lettre, les signataires dénoncent la décision du gouvernement d’empêcher la CIMADE «  de faire son devoir », la volonté du gouvernement de suivre une politique d’expulsion basée sur le chiffre uniquement, sans se soucier d’une situation humaine plus complexe. Ils contestent la décision des juges qui  prolongent automatiquement les rétentions, les fausses informations dont ils font l’objet et les reconduites aux frontières pour des pays qu’ils ne sont pas les leurs  Ils réclament leur libération immédiate.

La FTCR apporte son soutien aux grévistes de la faim et appelle le gouvernement à réexaminer leur situation en prenant en considération leurs revendications.

Paris, le 15 octobre 2009

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15 octobre 2009

Redécoupage: "Yalta" dans le 93 pour "sauver le soldat Buffet" (Goldberg, PS)

Le député PS de Seine-Saint-Denis, Daniel Goldberg, dont la circonscription est menacée par le redécoupage électoral, a accusé mercredi soir le gouvernement de faire un "Yalta départemental" pour "sauver" la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet.

"Voilà donc la supercherie électorale: il s'agit à tout prix de +sauver le soldat Marie-George+ comme me l'a dit, à mots couverts, un haut fonctionnaire", a dit M. Goldberg à la tribune de l'Assemblée lors de la poursuite de l'examen du texte sur le redécoupage dans un climat tendu.

"Vous avez choisi de favoriser les bastions UMP, Nouveau centre et du Parti communiste en Seine-Saint-Denis dans ce qui s'apparente à une sorte de Yalta départemental", a aussi lancé M. Goldberg aux secrétaires d'Etat aux collectivités locales, Alain Marleix.

En Seine-Saint-Denis, la réforme se traduit par le passage de 13 à 12 députés. M. Goldberg affirme que, dans cette perspective, M. Marleix "taille dans les députés socialistes pour conforter le PCF, l'UMP et le NC".

Il estime que le projet de découpage menace sa circonscription ainsi que celles de deux anciens ministres PS, Elisabeth Guigou et Claude Bartolone.

"Le rattachement de La Courneuve à la circonscription de Blanc-Mesnil, au terme d'un accord passé entre la secrétaire nationale du PCF et le secrétaire d'Etat M. Marleix est inacceptable", a réagi sur son site internet le député PCF de Seine-Saint-Denis, François Asensi.

Tout au long de la soirée, les députés de gauche, mais aussi certains de droite, notamment ceux dont la circonscription est supprimée en 2012, se sont succédé à la tribune pour dénoncer "charcutage", "dépeçage" ou "magouilles".

"On connaissait les patrons voyous. Il y a des ministres voyous !", a lancé Jean Mallot (PS, Allier) en direction de M. Marleix.

Michel Vauzelle (PS, Bouches-du-Rhône) a dénoncé "la façon dont l'UMP s'empare de la France", à l'image de ce qui passe à "La Défense" avec Jean Sarkozy, le fils cadet du chef de l'Etat.

Très émue, Aurélie Filippetti (PS, Moselle) a achevé son intervention par quelques secondes de silence en guise de "protestation".

"Pendant les trois ans qui viennent (...) nous serons les soldats de cette armée morte, l'armée des députés sursitaires et des électeurs oubliés. Puisque vous nous condamnez à cette impudeur qui consiste à parler de soi, je choisis ici de me taire. Puisque vous voulez nous forcer au silence du sursitaire, je vous imposerai d'écouter ce silence, ici, maintenant, pendant les quelques secondes qui me restent à l'image du temps qui reste à nos territoires. Ce sera ma forme de protestation", a-t-elle souligné.

"Je préfère la tristesse d'Aurélie à la goujaterie" de l'UMP, a lancé un peu plus tard Jean-Paul Bacquet (PS, Puy-de-Dôme) alors que des députés UMP, dont Eric Raoult (Seine-Saint-Denis), faisaient ouvertement signe à Mme Filippetti d'abréger son intervention.

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14 octobre 2009

EPAD, EPAD, EPAD OUI MAIS DES SARKOZY

JEAN SARKOZY A L'EPAD

La République du bon plaisir

Le noble objectif de la réforme est devenu le pavillon de complaisance qui couvre l’acheminement vers un pouvoir personnel.

La tentative en cours pour faire désigner le fils du président de la République à la tête de l’Epad, l’établissement public qui gère l’aménagement du quartier de la Défense à Paris, est une étape supplémentaire dans un processus en cours depuis deux ans et demi, débouchant sur un système qui n’a de nom dans aucun traité constitutionnel : je veux dire le passage de la république ordinaire à un régime du bon plaisir, du présidentialisme classique à une monarchie élective susceptible de virer à la monarchie népotiste, voire héréditaire… Parmi les procédés mis en œuvre pour y parvenir, l’un d’entre eux doit être souligné. C’est le suivant : toute réforme engagée par le pouvoir comprend désormais deux volets indissociables : primo, la réponse, bonne ou mauvaise, à une question donnée ; secundo, le renforcement du pouvoir personnel de Nicolas Sarkozy.
En veut-on des exemples ? Ils se pressent en foule sous la plume. Ainsi, la réforme constitutionnelle destinée à renforcer les pouvoirs du parlement (21 juillet 2008), qui s’est soldée par le droit pour le président de la République de s’adresser en personne à celui-ci. Ainsi, la suppression partielle de la publicité sur les chaînes publiques de télévision, qui s’est accompagnée – pourquoi ? – de la désignation directe des présidents de chaîne par l’exécutif. Ainsi, le projet de réforme de l’instruction judiciaire – pourquoi pas ? – qui se traduira, s’il est adopté, par l’attribution de cette dernière au Parquet, c’est-à-dire au Garde des Sceaux, autrement dit, au président de la République. Et encore, le projet en cours de réforme des collectivités locales, qui aboutirait pour la région parisienne à une reconcentration au profit de l’exécutif, et, pour toute la France, à la dépossession des libertés locales par le biais de la suppression de la taxe professionnelle, c’est-à-dire d’une source essentielle de leur financement, sans compensation bien assurée.
Ainsi, le noble objectif de la réforme est devenu le pavillon de complaisance qui couvre l’acheminement de la France vers un pouvoir personnel. La gauche l’avait déjà dit, à tort selon moi, de la présidence du général De Gaulle (1958-1969). Celui-ci exerçait un pouvoir charismatique qui se surajoutait au fonctionnement normal des institutions mais qui était cantonné au domaine de l’extraordinaire : l’Algérie, la diplomatie, le nucléaire. Je ne sache pas que de Gaulle ait jamais songé à nommer son fils Philippe au ministère de la Marine…
Comme tout pouvoir personnel, celui de Nicolas Sarkozy tend à se détacher de ses origines. Tel celui de Louis-Napoléon Bonaparte, analysé par Marx, il n’est ni de droite ni de gauche. D’où les illusions qu’il entretient chez des hommes de gauche revenus de tout, et leur sensibilité à la tactique de l’« ouverture » : Napoléon III en fut un praticien adroit, un prédécesseur, au point de faire, en 1870, d’un homme de la gauche, Emile Ollivier, le chef du gouvernement… On notera pourtant que cette ouverture à gauche pratiquée par la droite comporte en général une limite, la politique fiscale, qui reste invariablement en faveur des possédants. Le bonapartisme est au-dessus des partis ; mais il n’est pas au-dessus des classes.
Un tel style de gouvernement suppose un ingrédient essentiel, qui ne cesse de se développer autour de Nicolas Sarkozy : la Cour ! On ne dira jamais assez la responsabilité de François Mitterrand qui, le premier, institua la chose. C’est un système complexe où les chambellans sont plus puissants que les ministres, où un signe du maître peut signifier la grâce ou la disgrâce, où les intermédiaires et les entremetteurs, les femmes, épouses ou favorites, tournent en un ballet incessant et destructeur.
Et la majorité ? Elle gronde en silence. Elle est humiliée mais impuissante. Le système est verrouillé grâce à la maîtrise par le président de la direction du Parti (UMP) qui est maîtresse des investitures. Or, dans tout élu, il y a un candidat à sa réélection, qui a besoin de la caution du monarque. Un tel système peut durer quelque temps. Devant l’abaissement et l’impuissance de la classe politique, seul le peuple peut y mettre fin. Mais alors, il y a de la casse.
Jacques Juliard dans le Nouvel Obs

09h15 le neuf-quinze
Jean Sarkozy et les lemmings

Ah, il faut tous les entendre, tous les amoureux de la jeunesse, à l'heure du café, se précipiter à la rescousse du jeune-mais-la-valeur-n'attend-pas-le-nombre-des-années Sarkozy. Pas d'affaire ! Circulez ! Rien à voir ! D'abord, il a été élu ! Et Raffarin encore, à RTL, de dégainer l'argument qui tue : et la modernisation de la vie politique, qu'en faîtes-vous ? Tapis rouge. Il est exceptionnel qu'un intervieweur leur objecte les simples faits contredisant l'argument massue de l'élection, et que rappelle Libé de ce matin : c'est sur intervention directe de la présidence, que le décret qui aurait permis à Devedjian de rempiler au delà de la limite d'âge à la présidence de La Défense, a été retoqué ; et le brave maire de Meudon (92) dont la démission du Conseil d'administration va permettre l'élection triomphale du Dauphin, va être nommé au Conseil Ecoomique et Social par Sarkozy père.

Donc, le spectacle continue. Joli spectacle, de voir toute la meute des fayots présidentiels se jeter ainsi du haut de la falaise, les uns derrières les autres, comme des lemmings. Tiens, encore, pour le plaisir, un nommé Thierry Solère, vice-président du Conseil général des Hauts de Seine : Il «est le fils d'un génie politique, il n'est pas étonnant qu'il soit précoce. Quand vous êtes l'enfant d'un pianiste de grand talent, ce n'est pas étonnant que vous ayez vous même des aptitudes et si vous êtes le fils de Zidane, que vous jouiez bien au foot»

La question qui se pose, plus tourmentante encore que d'habitude, au matinaute ensommeillé, est celle-ci. Croient-ils à ce qu'ils disent ? Sont-ils conscients, que la France ébahie les regarde plonger dans le précipice ? Quand ils sortent du studio, quand ils partagent le café-croissants, tous micros éteints, avec les journalistes, défendent-ils encore bec et ongles l'hérédité du génie dans certains cantons des Hauts de Seine, ou bien s'épongent-ils le front,  vaguement désespérés, en maudissant les devoirs de la solidarité umpéiste ? Dans les deux cas, c'est inquiétant. Pour eux.

Daniel Schneidermann

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12 octobre 2009

Tirer les leçons du sondage IPSOS

Le sondage effectué, par IPSOS, à la demande de la municipalité du Blanc-Mesnil, est accablant pour celle-ci.

En effet, 64% des blanc-mesnilois interrogés demandent, à la municipalité, d'agir contre les incivilités et les problèmes de sécurité.

Ce chiffre souligne deux échecs :

1° celui de la politique de Sarkozy, qui en supprimant, dès septembre 2002, la police de proximité, a privé les habitants du Blanc-Mesnil de plus de 40 fonctionnaires de la police nationale.

2° celui de la politique de la municipalité, qui se résume à une action de communication.

Donc, 2 blanc-mesnilois sur 3 font de l'amélioration de la sécurité, la priorité de l'action que doit mener la municipalité. Cette importante majorité confirme et renforce, le choix exprimé  par 57% des suffrages exprimés par les blanc-mesnilois, en mars 2008.

Contrairement au discours, conservateur à gauche, exprimé par l'actuelle municipalité, améliorer la vie quotidienne des blanc-mesnilois, en renforçant la sécurité de chacun d'entre eux, est une position extrêmement sociale et de gauche. Car, nous le savons tous, l'insécurité frappe prioritairement les plus faibles et aggrave les inégalités.

Le sondage montre, que le bilan de la municipalité n’est trouvé suffisant, que par un peu plus d'un tiers des blanc-mesnilois sondés, 36%. Cela, met en exergue qu'en 18 mois la municipalité PCF/PS/LES VERTS/LO a perdu 8% de son électorat du deuxième tour des municipales de mars 2008.

Depuis 18 mois, LA GAUCHE SOCIALISTE exhorte la majorité, au sein du conseil municipal, à prendre en compte l'expression de la démocratie. Malheureusement pour la population, la municipalité PCF/PS/LES VERTS/LO reste figée sur ses archaïsmes.

Depuis 18 mois, LA GAUCHE SOCIALISTE demande de construire une véritable politique de sécurité et de prévention. Nos interventions ne sont pas prises en compte et nos courriers restent sans réponse.

LA GAUCHE SOCIALISTE demande avec force, que les choix exprimés par le suffrage universel et confirmés par le sondage IPSOS soient entendus.

LA GAUCHE SOCIALISTE demande, que la population du Blanc-Mesnil soit consultée, par un REFERENDUM D'INITIATIVE LOCALE, SUR L'URGENCE DE LA CREATION D'UNE POLICE MUNICIPALE.

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07 octobre 2009

Plaidoyer pour un référendum d'initiative locale sur la création d'une Police Municipale au Blanc-Mesnil

Décidément en matière de sécurité, notre maire semble être aux abonnés absents. A ce jour, je suis toujours sans réponse à mon courrier du 29/09/09. Pourtant la situation locale ne s'améliore guère, intrusion dans le lycée Jean Moulin et agression de deux fonctionnaires de l'Éducation Nationale, le service du 148 de

la RATP

évite en soirée le passage dans le cœur de la cité des Tilleuls et emprunte l’avenue Descartes, pour rejoindre le terminus au musée de l'Air.

Voilà au moins deux situations qui pour le moins mériteraient que le maire réunissent l'ensemble des présidents des groupes d'élus représentés au conseil municipal, pour faire le point et tenter de dégager des pistes d'actions communes prenant en compte la totalité de l'expression du suffrage universel de mars 2008. C’est le sens des courriers de juin et septembre 2009 du groupe Le Blanc-Mesnil C'est Vous, Le Blanc-Mesnil Pour Vous.

Ce mutisme de la municipalité est inquiétant, d'autant plus inquiétant que le maire en recevant une délégation d'habitants de la cité des Tilleuls leur renvoie son incapacité à proposer des initiatives concrètes pour modifier la situation.

Faut-il rappeler que le suffrage universel en mars 2008 à 57% a soutenu la proposition de création d'une police municipale, faut-il rappeler à l'adjoint au maire « socialiste » que la section PS du Blanc-Mesnil a, en novembre 2008, voté en assemblée générale d'adhérents la création du police municipale.

LE RESPECT DE

LA DÉMOCRATIE EST

LE MOYEN LE PLUS SUR DE METTRE EN ŒUVRE DES INITIATIVES POSITIVES CAPABLES DE TRANSFORMER & D'AMÉLIORER LES CONDITIONS DE VIE DES BLANC-MESNILOIS.

Nous pouvons comprendre les difficultés de la municipalité actuelle entravée qu’elle est par les choix lourds financièrement, résultat de sa politique clientèliste qui la prive de toutes marges de manœuvres pour répondre aux vrais difficultés des Blanc-Mesnilois. La politique c'est faire des choix. Lorsque une situation est inextricable :

LA SEULE SOLUTION

C’EST

LA DÉMOCRATIE.

Le 3 octobre

2009, l

'ensemble de la gauche a surmonté ses différences, elle n'a pas nié les responsabilités qui sont les siennes dans la situation actuelle et cela lui a permis de mobiliser  plus de 2 000 000 de citoyens pour développer et préserver le service public de

la Poste

et cela s'est exprimé par une large majorité au conseil municipal du 24 septembre 2009. Ce qui a été possible au niveau national pour

la Poste

, doit être possible pour la sécurité au Blanc-Mesnil. AUJOURDHUI, IL EST URGENT D'ORGANISER, AU BLANC-MESNIL, UN REFERENDUM D'INITIATIVE LOCALE SUR

LA NÉCESSITÉ DE

CRÉER UNE POLICE MUNICIPALE.

Il est clair que le mouvement du 3 octobre 2009 est un pas décisif dans le renouvellement des modes d'actions. Dans ce cadre, il serait incompréhensible que la municipalité à gauche du Blanc-Mesnil ne saisisse pas cette opportunité pour demander aux Blanc-Mesnilois de s'exprimer sur l'urgence qu'il y a aujourd'hui de créer dans notre ville une police municipale. Ce qui a été positif pour défendre le service public de

la Poste

le sera pour assurer plus de sécurité aux Blanc-Mesnilois.

POUR PLUS DE SÉCURITÉ POUR LES BLANC-MESNILOIS :

LA DÉMOCRATIE

  ET LE RESPECT DE

LA DÉMOCRATIE.

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TOUT VA BIEN !

Morne début de semaine pour la gauche. L’effondrement électoral de la SPD vient confirmer le « paradoxe » que tout le monde pointe depuis un an : alors que la crise financière et économique semble donner raison à la sociale-démocratie, elle profite à la droite, dans ses versions conservatrice ou – plus étonnant encore – franchement libérale. La montée en puissance des libéraux allemands du FDP au scrutin de dimanche vient encore renforcer ce pied de nez à ce que devrait être la logique politique.de la machine solférinesque. Mais l’étalement sur la place publique de méfaits jadis limités aux conversations entre cadres et militants, et – surtout – l’absence de réaction exceptionnelle de la direction du PS – voire, pire encore, la reconnaissance tacite des faits par certains, et même par le questionnaire soumis au vote le 1er octobre ! – ont produit dans l’opinion des femmes et des hommes de gauche des dégâts dont on mesure encore sans doute mal l’étendue et les conséquences. Le parti socialiste a désormais l’image d’une formation tolérant la fraude électorale en son sein. Seul un électrochoc radical pourrait effacer ce stigmate. Or il ne nous semble pas que le référendum interne du premier octobre, et sa logique de rénovation par petits pas, se situe à cette hauteur.

Si la sociale-démocratie a été battue au niveau européen en juin, et aujourd’hui en Allemagne, c’est bien qu’elle ne répond plus, tant par ses idées que par les structures qui les portent, à la situation politique, et aux femmes et aux hommes qui devraient se reconnaître en elle.

De deux choses l’une. Soit la sociale-démocratie est victime d’un terrible malentendu : faute d’un bon «leadership», d’un système d’alliance opérationnel et/ou d’appareil politique en plein état de fonctionnement et de communication, elle serait incapable de se faire entendre des électeurs, mais aurait malgré tout raison. C’est grosso modo la thèse que suppose l’actuel processus de rénovation du parti socialiste. Soit elle a véritablement épuisé son programme, qu’il ait été repris et intégré par l’ensemble du spectre politique, ou qu’il soit inadapté aux défis de l’époque.

La seconde hypothèse a raison sur un point : le compromis social-démocrate traditionnel entre État, salariés et entreprises n’existe plus. Mais pour autant, on ne voit pas en quoi les valeurs fondamentales du socialisme, à commencer par celle-là même de compromis, sont dépassées. Des forces comme le Parti de Gauche en France, ou Die Linke en Allemagne, peuvent bien faire de la critique de la sociale-démocratie leur fonds de commerce électoral, on peine toujours à voir quel modèle alternatif positif elles défendent, et en quoi leurs – relatifs – succès électoraux relèvent plus d’une adhésion sincère des électeurs que de la matérialisation de la colère de ceux-ci envers les partis socialistes. Quant à l’écologie politique qui a, depuis quelques mois, le vent en poupe, son récent soutien sans nuance à la taxation écologique du gouvernement Fillon, qui accable un peu plus encore les classes moyennes, montre bien qu’elle ne saurait prétendre incarner à elle seule le rôle et les idéaux de la gauche.

Reste la première hypothèse, celle de la simple nécessité d’une «rénovation» : une stratégie de replâtrages successifs, partant du principe que la somme des petites retouches finit par changer l’ensemble du bâtiment. Un coup, une opération de communication avec les intellectuels, le coup suivant, un referendum sur le fonctionnement du parti ; un autre coup encore, une convention sur l’économie. Cette ligne n’est pas absurde en soi, et aurait eu du sens en 2002 ou en 2005. Mais elle est complètement inadaptée à l’urgence et à la gravité du contexte actuel.

A cause de la somme des ratés des derniers mois. Mais également, et peut-être surtout, à cause de la parution du livre sur le congrès de Reims, et de la gestion de cette parution par les responsables socialistes. Sans doute n’apprend-il pas grand chose aux habitués et aux experts

Il est insuffisant parce qu’il procède d’une double réduction : d’abord réduction de la refondation politique à une rénovation organisationnelle, en renvoyant aux calendes grecques tout ce qui a trait à l’identité idéologique du socialisme français, au moment même où les Français attendent des prises de position fortes sur les services publics, la violence des normes managériales ou encore l’équilibrage entre exigences sociales et « urgence environnementale ». Réduction ensuite de la rénovation interne à des questions tactiques – les alliances – ou ne concernant que les postes d’élus – non-cumul, diversité – alors que tout ce qui concerne la démocratie interne et l’augmentation du pouvoir des militants est laissé de côté. Ou même d’une certaine manière foulé aux pieds, avec ce questionnaire fermé sans véritables possibilités d’amendement, renvoyant le temps du débat à une lointaine convention thématique dédiée.

Le compte n’y est décidément pas. On a, pour tout dire, le sentiment d’un artifice mis en place dans l’urgence pour laisser passer l’orage, et appliquer quelques rustines en trompe-l’oeil sur un appareil dont l’obsolescence ne trompe pourtant plus personne. Faut-il préciser qu’un tel aveuglement, conjugué à la recherche désordonnée de nouvelles alliances n’importe comment, et à n’importe quel prix, risque fort de signer la fin d’un parti que ses « partenaires » guettent déjà d’un oeil gourmand ?

Dans la grande reconfiguration du champ politique de la gauche qui s’amorce, si le socialisme a encore une identité propre et utile au monde actuel, alors il doit prendre lui-même l’initiative de la reconstruction de son camp. En commençant par sa révolution interne : à savoir, un congrès extraordinaire de refondation, qui remettrait à plat l’ensemble de son fonctionnement et de son idéologie, qui permettrait à tous les Français qui le souhaitent d’adhérer immédiatement pour y participer, et qui associerait, si elles le souhaitent, les formations qui nous sont proches – radicaux, citoyens, communistes unitaires. Un tel processus pourrait avoir lieu en deux temps. D’abord, une grande convention préparatoire à l’automne, qui permettrait parallèlement de créer une dynamique populaire en vue des régionales, en donnant un signe fort que le PS a compris la déception du peuple de gauche, et son désir d’un grand parti radicalement réformiste. Ensuite, le congrès proprement dit au sortir des régionales, pour préparer au mieux les prochaines échéances, et travailler à construire des alliances qui se fassent sur une identité politique claire, et non pas dans une logique de combinaisons ou d’arithmétique électorale à la Prévert, où l’on additionne tout et n’importe quoi, pourvu que l’on atteigne une hypothétique majorité.

Longtemps annoncée, systématiquement retardée, aujourd’hui instrumentalisée, la « rénovation » est désormais un concept caduc et dépassé. Pire, elle risque de servir de leurre pour retarder la refondation radicale que militants comme électeurs appellent instamment de leurs voeux. Trop de temps a déjà été perdu pour tenter, à nouveau, d’en gagner. Nous devons avoir le courage d’une refondation en bonne et due forme : c’est une question de vie ou de mort pour le parti socialiste. Il y a une urgence absolue à ce que celles et ceux qui dirigent le Parti socialiste aujourd’hui le comprennent vite ... et à défaut, il faut les y aider.

JULIEN DRAY & ROMAIN PIGENEL

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05 octobre 2009

LE SAMEDI 3 OCTOBRE 2009: LA DEMOCRATIE COMME BASE DE LA CONSTRUCTION D'UNE ALTERNATIVE DE TRANSFORMATION SOCIALE.

Plus de deux millions de citoyens ont participé à la votation, pour souligner l'importance pour eux, de développer, de préserver, de défendre le service public de la poste, un des fondements du contrat social républicain. La géographie de cette mobilisation citoyenne montre bien que le service public est un des éléments incontournables de la structuration et de l'aménagement du territoire et des territoires, de la solidarité, de l'égalité républicaine. Depuis un an, parce que la crise démontre l'iniquité du projet ultra libéral, la droite et son chef, Nicolas Sarkozy masquent leur soutien à cette stratégie du chaos, par des discours sur la nécessite de renforcer le rôle de l'État pour mettre en place les régulations nécessaires. Mais de manière concomitante, il ne se passe un jour, sans qu'ils mettent en œuvre des actes totalement en contradiction avec leurs paroles. Nous savons tous que les dirigeants de la droite sont au service exclusif de l'oligarchie financière qui a conduit le monde au du gouffre et engendré en moins d'un 500 000 chômeurs supplémentaires. Tout leurs actes mettent ce choix en exergue:

1°) Bouygues ne veut pas d'un 4e opérateur dans la téléphonie mobile, Sarkozy sabote l'appel d'offre en cours.

2°) Ils ont privatisé GDF

3°) Ils nomment Proglio président d'EDF, pour préparer la fusion EDF/Véolia qui engendrera de fait la privatisation d'EDF.

4°) Ils confirment le Président de France - Telecom, malgré l'accumulation de suicides dans cette entreprise, résultat de la stratégie du toujours plus de dividendes pour les actionnaires.

5°) Ils veulent privatiser la Poste et pour masquer leur forfait, ils mentent.

Deux millions de citoyens exigent que ne soit pas bradé le service public de la Poste. Deux millions de citoyens refusent que des décennies investissements publics mis en œuvre avec leurs impôts servent demain a entretenir la spéculation financière. Deux millions de citoyens exigent le respect des services publics qui fondent le contrat social de la République.

LE 3 OCTOBRE 2009 S'EST EXPRIME UNE VOLONTE, UNE EXIGEANCE DE SOLIDARITE, DE DEVOUEMENT AU BIEN COMMUN, C'EST UN GAGE D'EFFICACITE POUR RELEVER LES DEFIS DE L'AVENIR.

C'est à l'aune de cet enjeu de société qu'il faut comprendre l'acharnement des responsables de la droite contre cette initiative citoyenne par la démocratie. Pour étouffer l'expression démocratique, tellement dangereuse pour la spéculation financière, la droite a utilisé les moyens de l'État, voilà qui en dit long sur les bénéfices qu'une minorité espère tirer de la privatisation de la Poste.

La panique qu'elle provoque à droite, nous montre que la démocratie est le bon chemin, pour construire une autre politique. Dans ce cadre, cette première semaine d'octobre 2009 est une très bonne semaine, les militants socialistes ayant imposé l'organisation de primaires.

Nous devons donc nous appuyer sur ses évolutions sociétales en cours, pour faire bouger la donne partout, d'autant plus qu'il est possible aujourd'hui dans le cadre constitutionnel d'obtenir la mise en œuvre de référendum d'initiative citoyenne.

Fort du soutien citoyen, la gauche institutionnelle doit dans les meilleurs délais utiliser ces moyens constitutionnels qui lui permet d'imposer au gouvernement la mise en œuvre d'un référendum d'initiative citoyenne pour développer et préserver le service public.

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04 octobre 2009

En Seine-Saint-Denis, élus de droite et de gauche dénoncent l'aggravation de l'insécurité

Pour la première fois, des élus de droite et de gauche d'un département se sont assis autour de la même table pour parler de sécurité. Cela s'est passé, vendredi soir 2 octobre, dans une salle du conseil général de Seine-Saint-Denis, à l'initiative de son président, le socialiste Claude Bartolone.

Moins d'une semaine après la fusillade qui a fait deux morts, en plein jour, le 26 septembre, à Saint-Ouen, des maires, des députés et des sénateurs de tous bords ont évoqué, face au préfet de police Michel Gaudin et au préfet du département, Nacer Meddah, une situation qui, selon eux, se dégrade dangereusement. Depuis le début de l'année, dix morts par balles ont été enregistrées en Seine-Saint-Denis.

Montée à la hâte, la rencontre a réuni de nombreux maires : ceux, notamment, de Villemomble, d'Epinay, du Raincy, pour l'UMP (Xavier Lemoine, de Montfermeil s'était fait représenter) ; du Bourget, pour le Nouveau centre ; de Saint-Ouen, du Blanc-Mesnil, de La Courneuve pour le PCF ; de Bondy, d'Aulnay-sous-Bois, de Clichy-sous-Bois pour le PS...

Dans l'assistance, nombreuse, figuraient aussi la députée communiste Marie-George Buffet et le sénateur UMP Philippe Dallier. Une image plutôt rare sur un thème aussi clivant, en politique, que celui de la sécurité...

Les élus ont tous déploré une nette radicalisation de la violence : en 2008, la Seine-Saint-Denis arrivait en tête de tous les départements pour les atteintes physiques, avec 18,6 faits pour 1 000 habitants.

Malgré ce constat, l'idée caressée par M. Bartolone d'un appel commun contre l'insécurité à l'adresse du gouvernement, a tourné court face aux réticences des élus de la majorité. A minima, ils ont débattu de la création d'un observatoire départemental de la délinquance.

Chacun est resté sur ses constantes : à gauche, l'accent a été mis sur le manque d'effectifs de police, à droite, sur la nécessité de la vidéoprotection. Mais, a affirmé à la sortie Eric Raoult (UMP, Le Raincy), "nous avons brouillé un peu les lignes".

"Nous avons tous les mêmes problèmes, même si nous ne partageons pas forcément le diagnostic, car la situation est plus grave aujourd'hui", estime pour sa part Jacqueline Rouillon (PCF, Saint-Ouen).

Beaucoup ont dénoncé l'emprise du trafic de drogue, avec, notamment, une importante zone de revente de crack à Saint-Denis. "On sent une situation tendue que l'on n'avait plus connue depuis 2005-2006", juge M. Bartolone.

Le président du conseil général a insisté sur les moyens en soulignant qu'ici plus qu'ailleurs les départs à la retraite et les demandes de mutation des policiers - au nombre de 4 823 en Seine-Saint-Denis en sécurité publique - étaient nombreux. Il a aussi fait observer qu'avec un déplacement ministériel tous les trois jours dans le département, ils étaient souvent détournés de leur première mission.

Le préfet de police, Michel Gaudin, a saisi la balle au bond, en défendant la nouvelle police d'agglomération : en englobant Paris et trois départements de petite couronne, elle devrait permettre de redéployer les effectifs.

Les habitants des quartiers de Seine-Saint-Denis "les plus touchés par l'insécurité", a reconnu M. Gaudin, devraient être "les premiers bénéficiaires" de la réforme qui abolit les frontières policières entre Paris et sa proche banlieue.

Isabelle Mandraud - Dans le Monde en date du 4 octobre 2009

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