FOLIO DU BLANC-MESNIL

Analyse politique et vie locale Blog réalisé par Alain RAMOS, conseiller municipal du Blanc-Mesnil

03 janvier 2010

LA BOURSE OU L'EMPLOI

On en arrive aujourd’hui à une situation paradoxale en apparence, mais qui ne l’est pas pour les marchés financiers : une bourse a ses plus hauts niveaux de l’année alors que les taux du chômage sont à des niveaux records depuis plus de 30 ans.

En 2009, la bourse comme le chômage ont progressé de 22%.

Il est évident que le renouveau annoncé par Sarkozy, ne s’appliquera pas à la politique de l’emploi. En effet, il semble que la droite n’ait comme programme que de tenter de coller quelques rustines supplémentaires, en priant pour que cela tienne.

Les données convergent. La situation de l’emploi continue de se dégrader et nul ne peut prédire pendant combien de temps cette tendance perdurera.

Souvent, pour souligner cette situation, sont présentés les chiffres d’augmentation du nombre de chômeurs mensuel de la catégorie A, en omettant systématiquement les autres catégories B, C, D, E.

Aujourd’hui, il semble aussi utile, de signaler par d’autres éléments statistiques, la gravité de la situation. En regardant le nombre d’offres d’emplois en ligne sur le site du Pôle Emploi, en fin d’année 2009, nous comptabilisons 116 562 offres d’emploi et un chiffre de curriculum vitæ de 919 319.

Si l’on compare ces chiffres à ceux de la fin octobre 2009, nous en étions à 144 059 offres d’emploi en ligne et à 875 602 curriculums vitæ de demandeurs d’emploi. En clair en à peine deux mois, nous constatons une modeste croissance des demandes, 5%, et forte baisse des offres, plus de 20%.

Cet éclairage confirme la profondeur de la crise de l’emploi.

Ces chiffres montrent aussi, que le Pôle Emploi est submergé par le flux croissant des demandeurs d’emploi, et empêtré dans une fusion mal conçue.

Il nous faut regarder les choses en face, les chiffres du chômage parus fin novembre 2009, indiquent,  pour la catégorie A 2 630 400, les catégories B,C,D, E  comptent  2 312 600 chômeurs, au total se sont 4 312 6OO salariés qui sont sans emploi.

En 2010 il falloir choisir entre la bourse ou l’emploi.

Posté par Alainramos à 14:24 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 janvier 2010

2010

Chers amis,

Tous mes voeux de bonheur,de paix,de respect des droits de l'homme, de démocratie, pour cette nouvelle année. Continuons d'avancer et d'agir ensemble, pour l'emploi, le pouvoir d'achat, le développement durable, l'éducation et la culture.

LE COURAGE, C'EST D'AGIR ET DE SE DONNER AUX GRANDES CAUSES SANS SAVOIR QUELLE RECOMPENSE RESERVE A NOTRE EFFORT L'UNIVERS PROFOND, NI S'IL LUI RESERVE UNE RECOMPENSE.

JEAN JAURES

Posté par Alainramos à 11:44 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 décembre 2009

"Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre"

Démographe et historien, Emmanuel Todd, 58 ans, est ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED).

Inspirateur du thème de la fracture sociale, repris par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle de 1995, il observe depuis longtemps la coupure entre élites et classes populaires. Il livre pour la première fois son analyse du débat sur l'identité nationale. Sans dissimuler sa colère. "Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature", estime-t-il.

Que vous inspire le débat sur l'identité nationale ?

Je m'en suis tenu à l'écart autant que possible, car ce débat est, à mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l'approche d'une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l'islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique.

Quelle est votre analyse des enjeux de ce débat ?

Le Front national a commencé à s'incruster dans le monde ouvrier en 1986, à une époque où les élites refusaient de s'intéresser aux problèmes posés par l'intégration des populations immigrées.

On a alors senti une anxiété qui venait du bas de la société, qui a permis au Front national d'exister jusqu'en 2007. Comme je l'ai souligné dans mon livre, Le Destin des immigrés (Seuil), en 1994, la carte du vote FN était statistiquement déterminée par la présence d'immigrés d'origine maghrébine, qui cristallisaient une anxiété spécifique en raison de problèmes anthropologiques réels, liés à des différences de système de moeurs ou de statut de la femme. Depuis, les tensions se sont apaisées. Tous les sondages d'opinion le montrent : les thématiques de l'immigration, de l'islam sont en chute libre et sont passées largement derrière les inquiétudes économiques.

La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration. Les populations d'origine musulmane de France sont globalement les plus laïcisées et les plus intégrées d'Europe, grâce à un taux élevé de mariages mixtes. Pour moi, le signe de cet apaisement est précisément l'effondrement du Front national.

On estime généralement que c'est la politique conduite par Nicolas Sarkozy qui a fait perdre des voix au Front national...

Les sarkozystes pensent qu'ils ont récupéré l'électorat du Front national parce qu'ils ont mené cette politique de provocation, parce que Nicolas Sarkozy a mis le feu aux banlieues, et que les appels du pied au FN ont été payants. Mais c'est une erreur d'interprétation. La poussée à droite de 2007, à la suite des émeutes de banlieue de 2005, n'était pas une confrontation sur l'immigration, mais davantage un ressentiment anti-jeunes exprimé par une population qui vieillit. N'oublions pas que Sarkozy est l'élu des vieux.

Comment qualifiez-vous cette droite ?

Je n'ose plus dire une droite de gouvernement. Ce n'est plus la droite, ce n'est pas juste la droite... Extrême droite, ultra-droite ? C'est quelque chose d'autre. Je n'ai pas de mot. Je pense de plus en plus que le sarkozysme est une pathologie sociale et relève d'une analyse durkheimienne - en termes d'anomie, de désintégration religieuse, de suicide - autant que d'une analyse marxiste - en termes de classes, avec des concepts de capital-socialisme ou d'émergence oligarchique.

Le chef de l'Etat a assuré qu'il s'efforçait de ne pas être "sourd aux cris du peuple". Qu'en pensez-vous ?

Pour moi, c'est un pur mensonge. Dans sa tribune au Monde, Sarkozy se gargarise du mot "peuple", il parle du peuple, au peuple. Mais ce qu'il propose aux Français parce qu'il n'arrive pas à résoudre les problèmes économiques du pays, c'est la haine de l'autre.

La société est très perdue mais je ne pense pas que les gens aient de grands doutes sur leur appartenance à la France. Je suis plutôt optimiste : quand on va vraiment au fond des choses et dans la durée, le tempérament égalitaire des Français fait qu'ils n'en ont rien à foutre des questions de couleur et d'origine ethnique ou religieuse !

Pourquoi, dans ces conditions, le gouvernement continue-t-il à reprendre à son compte une thématique de l'extrême droite ?

On est dans le registre de l'habitude. Sarkozy a un comportement et un vocabulaire extrêmement brutaux vis-à-vis des gamins de banlieue ; il les avait utilisés durant la campagne présidentielle tandis qu'il exprimait son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne dans un langage codé pour activer le sentiment antimusulman. Il pense que cela pourrait marcher à nouveau.

Je me demande même si la stratégie de confrontation avec les pays musulmans - comme en Afghanistan ou sur l'Iran - n'est pas pour lui un élément du jeu intérieur. Peut-être que les relations entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, c'est déjà pour lui de la politique extérieure ? On peut se poser la question...

Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature. Comme un réflexe conditionné. Mais quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu'elle a été pratiquée avant-guerre.

Quels sont les points de comparaison avec cette période ?

Un ministre a lui-même - c'est le retour du refoulé, c'est l'inconscient - fait référence au nazisme. (Christian Estrosi, le 26 novembre, a déclaré : "Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris d'interroger sur ce qui fonde réellement l'identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être, aurions-nous évité l'atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne.") En manifestant d'ailleurs une ignorance de l'histoire tout à fait extraordinaire. Car la réalité de l'histoire allemande de l'entre-deux-guerres, c'est que ce n'était pas qu'un débat sur l'identité nationale. La différence était que les nazis étaient vraiment antisémites. Ils y croyaient et ils l'ont montré. La France n'est pas du tout dans ce schéma.

Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d'avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L'Etat se mettant à ce point au service du capital, c'est le fascisme. L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs, c'est aussi dans l'histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme.

La comparaison avec le fascisme, n'est-ce pas excessif ?

Il ne s'agit pas du tout de dire que c'est la même chose. Il y a de grandes différences. Mais on est en train d'entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l'extrême droite en Europe.

C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui a nommé à des postes-clés plusieurs représentantes des filles d'immigrés...

L'habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d'un côté la haine, le ressentiment ; de l'autre la mise en scène d'actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c'est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe.

Propos recueillis par Jean-Baptiste de Montvalon et Sylvia Zappi

Posté par Alainramos à 13:52 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 décembre 2009

LA DEMISSION DE LUCILE SCHMIT DU SECRETARIAT NATIONAL DU PS, N'EST PAS UNE BONNE NOUVELLE POUR LES MILITANTS DE GAUCHE

Les « think tank » sont des laboratoires d’idées qui se sont donnés pour objectif d’alimenter les partis politiques en concepts et en projets novateurs. A gauche, nous trouvons la fondation Terra Nova et la fondation Jean Jaurès .Elles sont animées, respectivement, par Olivier Ferrand et par Gilles Finchelstein

Le parti socialiste, après son calamiteux congrès de Reims, s’est doté d’une boite à outils « le lab » pour nourrir sa réflexion en vue des élections présidentielles de 2012. Une tentative pour récupérer le leadership sur les idées. La route risque d’être longue dans un parti englué dans ses courants et sous-courants qui n’ont plus rien à voir avec la pensée. Le « lab » sera-t-il capable de devenir un espace privilégié pour nouer un dialogue de fond entre les experts, universitaires, syndicalistes ou entrepreneurs et les politiques ? Question  d’autant plus incontournable lorsque l’on sait que les experts en sciences sociales,par exemple,  sont plus et mieux lus à droite qu’à gauche, avec plus d’intérêt et de respect.

Il y a donc urgence pour l’appareil socialiste de mieux comprendre la forme actuelle des rapports sociaux. Surtout dans une société comme la nôtre, dont tout dépend de la manière dont les différentes catégories se considèrent mutuellement, d’autant qu’elles ne vivent pas les unes à cotés des autres, mais les unes contre les autres, situation qui a assuré la victoire de la droite. Cela souligne que les sociétés européennes ne vont pas bien.

Il y a à l’évidence un immense défi à relever.

Face à cela, la démission de Lucile Schmit, du secrétariat national du parti socialiste où elle occupait le poste de vice-présidente du « lab » n’est pas une bonne nouvelle. Surtout si l’on en croit ses déclarations.  Elle cherche dorénavant à faire « du socialisme hors les murs » elle souhaite travailler avec « plus d’efficacité et d’ouverture a la construction d’un projet de gauche pour 2012 qui serait une vision globale des aspirations à gauche prenant en compte le foisonnement des initiatives de la société civile, des syndicats, des associations, des partis….A l’heure actuelle le parti socialiste n’est pas le lieu organisé pour offrir un débouché politique aux idées qui restent en cage. » En un mot pour Lucile Schmit «  le lab aurait un sens dans un parti socialiste rénové. »

Plus généralement, l’ancienne vice-présidente du « lab », qui fut l’une des fondatrice du nouveau parti socialiste, lancé par Montebourg, Peillon, Hamon et Dray s’en prend également au « fonctionnement de l’appareil, la question de la compétence et de l’expérience n’est jamais au cœur du processus de désignation et de fonctionnement du parti socialiste ».

Les militants de gauche du Blanc-Mesnil partagent totalement cette analyse. En effet les choix de l’appareil se font au détriment de la démocratie et de la population. Ces militants socialistes comme Lucile Schmit cherchent une manière de l’être encore.

Posté par Alainramos à 16:34 - Politique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 décembre 2009

La culture en danger !

La baisse programmée des ressources des collectivités comme la suppression de la clause de compétence générale me conduise aujourd’hui à lancer un appel pour sauver la « Culture en Danger ».

Dans un contexte marqué par des projets gouvernementaux destinés à réduire les services publics locaux, les secteurs de la culture et du sport sont les 1ers menacés.

Parce qu’il considère que la Culture est un domaine essentiel à l’émancipation des individus et à la constitution d’un « vivre-ensemble », je souhaite non seulement alerter les acteurs culturels de son département sur la restriction des capacités de financement du Conseil général, mais aussi leur donner les moyens d’une mobilisation, autour d’un appel intitulé « la Culture en Danger ». Plus de 200 d’entre eux se sont ainsi réunis à la Maison de la Culture de Bobigny (MC93), pour porter ensemble une autre vision de la culture en France.

L'appel :

La culture en danger

L’art et la culture sont au coeur de la vie sociale de notre pays, de son équilibre démocratique, de son identité et de son rayonnement. Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis comme partout ailleurs, la culture est menacée par la remise en cause des principes et des moyens de l’intervention publique en faveur de la création artistique et de l’action culturelle.

Ces renoncements sont ceux du gouvernement, ce ne sont pas les nôtres. Le poids insurmontable des transferts de charges non compensés, la réforme fiscale puis la réforme des collectivités territoriales, organisent le calendrier de l’étranglement et de l’incapacité des collectivités à intervenir dans ce domaine essentiel à l’émancipation et au bien vivre ensemble.

Nous refusons d’abdiquer, tant sur le terrain des principes que sur celui de l’engagement politique. La compétence culturelle n’est certes ni automatique ni strictement obligatoire au plan du droit. Mais, au plan de l’intérêt public de la Seine-Saint-Denis, de ses villes tout comme de l’ensemble du territoire national, il en est tout autrement !

Les économies de ces secteurs sont fragiles et reposent sur de multiples financements croisés. La menace qui pèse sur les collectivités est aussi une atteinte profonde au tissu local, à la dynamique d’innovation et d’émancipation citoyenne.

A très court terme, ce sont des pans entiers d’activités qui sont menacés à l’échelon des départements pour des projets culturels qui se structurent à tous les niveaux de collectivités territoriales. A moyen terme, de nombreuses communes ne pourront échapper au même schéma qui s’annonce destructeur socialement et économiquement, à l’heure où l’on nous vante par ailleurs la nécessité d’un plan de relance massif.

- Parce que nous pensons que les politiques publiques de la culture sont le fruit d’une concertation et d’un échange permanents entre les artistes et les pouvoirs publics ;

- Parce que nous refusons le démantèlement en cours, la disparition d’aventures artistiques et culturelles et la suppression des très nombreux emplois associés à cette casse organisée ;

- Parce que nous pensons que la chose publique de la culture doit être universellement partagée et reconnue ;

- Parce que nous pensons que l’avenir de l’action publique locale risque de se dissoudre dans cette remise en cause brutale, accentuant davantage les injustices territoriales et culturelles connues par notre pays ;

Nous

, citoyens, artistes, acteurs culturels, élus, refusons la remise en cause profonde de la politique culturelle française aujourd’hui menacée par les réformes en cours. Nous n’acceptons pas que la mise en faillite organisée d’un système public de référence ampute à court et à moyen terme l’ensemble des territoires de la qualité de leur maillage artistique et culturel.

La crise de valeurs est profonde, elle est assumée par un gouvernement qui en multipliant les pseudo-réformes, détricote de manière minutieuse le maillage culturel français et remet en cause les fondements d’une politique de référence.

Les attaques engagées sont durables :

Depuis plusieurs années : la refonte de l’intermittence précarise les artistes et l’érosion des financements publics d’Etat porte atteinte à l’action publique culturelle ;

Aujourd’hui : la mise en oeuvre de la révision générale des politiques publiques commence à produire ses effets, en particulier dans les musées et l'étranglement financier frappe au coeur de leurs politiques les collectivités territoriales ;

Demain, les mêmes collectivités risquent de ne plus avoir ni le droit ni les moyens de conduire des politiques culturelles en raison de la suppression de la clause générale des compétences.

Artistes, auteurs, acteurs culturels, citoyens, élus, la mobilisation de tous est essentielle face à cette situation d’alerte.

L’art et la culture sont en danger dans notre pays. Ici de Seine-Saint-Denis nous lançons cet appel national et refusons l’abandon de 50 années de décentralisation culturelle qu’organise aujourd’hui le gouvernement sous couvert de modernisation des politiques territoriales.

Pour consulter l’appel et le signer www.seine-saint-denis.fr/cultureendanger.html

Posté par Alainramos à 10:29 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2009

LE BLANC-MESNIL:LA REUNION DU 18/12/09 AUX TILLEULS OUVRE LA JARRE DE PANDORE

La réunion, organisée par la ville, le 18 décembre 2009, dans le quartier des Tilleuls, a été très intéressante à plus d’un titre. C’est le résultat d’une mobilisation qui n’a pas cessé tout au long de l’année dans le quartier des Tilleuls, soulignant l’extrême gravité de la dégradation des conditions de vie des habitants.

Cette mobilisation a entraîné une participation nombreuse et une présence importante des responsables associatifs du quartier qui ont été les moteurs essentiels de ce moment important.

Le tableau qui a été dessiné, montre une claire conscience des habitants de ce quartier de la situation qui est la leur, insécurité, violence, chômage, baisse du pouvoir d’achat, régression des services publics, la poste, l’éducation, disparition des commerces de proximité et manque de logement

Dans le même temps apparaissent des femmes et des hommes déterminés à ne plus se laisser faire en commençant d’agir pour maîtriser leur devenir. Ils décrivent leur situation et dans le même temps ils présentent ce qu’ils font pour la modifier. Ainsi les parents d’élèves accompagnent des parents en situation difficile, et assurent une présence aux sorties des collèges, ou encore le président des parents d’élèves de Mandela qui recherche des solutions adaptées face aux exclusions disciplinaires et souhaite une présence d’agents de sécurité dans l’allée des droits de l’Homme. Cette préoccupation de la déscolarisation croise les objectifs d’une association nouvellement crée.

Cette ébullition d’initiatives citoyennes, solidaires, met aussi en exergue la question du logement  souligné par l’exemple d’une femme salariée seule avec deux enfants, expulsée de son logement. Elle s’interroge sur l’attitude des services publics,  y compris celui de la ville,et des bailleurs sur ce dossier, car celles qui protégent cette salariée, connaissent le quartier et listent une série de logements inoccupés.

Il y a aussi cet exemple, d’une femme inquiète du dérapage de son fils  qui a fait le choix d’un pensionnat privé à Clermont-Ferrand qui lui coûte 3000€. Et, qui recherche, à la veille des vacances scolaires, des solutions adaptées pour cette période.

Comment ne pas comprendre, ce militant qui souhaite plus de moyens en animateurs, en éducateurs. Mais face à cela quelle réponse à celles et ceux qui soulèvent l’angoisse des anciens qui ont peur et ne sortent plus faire leurs courses qu’entre 10h et 12h. Comment ne pas entendre ce militant de la lutte contre la toxicomanie qui s’interroge sur l’action depuis des lustres de la municipalité en direction de la jeunesse. D’autres contradictions sont évoquées, comme celle de l’implantation de la halle d’Auchan qui a entraîné la fermeture de Netto, de Franprix, et de demander la tenue d’un marché forain deux fois par semaine dans ce quartier

Dans ce cadre, la municipalité fait des réponses classiques. L’annonce de la reconstruction du gymnase, pour un investissement de 9 millions d’euros, la municipalisation de la voirie de la cité,l’ouverture de la rue Maurice Audin sur l’avenue Descartes, l’aménagement en aire de jeux et de sports des terrains compris entre l’autoroute et le collège Descartes, l’implantation d’entreprises sur les terrains disponibles le long de l’a1, la requalification de la façade du Blanc-Mesnil face à l’aéroport du Bourget, avec une amélioration des transports en commun par l’arrivée du métro.

Ces réponses sont accompagnées  par une dénégation de la responsabilité de la municipalité, dans la dégradation des conditions de vie des habitants. Pour le maire et ses camarades l’unique responsable est la droite et son gouvernement. Cette approche récurrente de la majorité du conseil municipal est un peu courte, voire caricaturale et amoindris ses arguments. Bien sur, les choix nationaux pèsent sur l’accroissement très important des difficultés sociales, éducatives, culturelles, économiques que subissent les Blanc-Mesnilois, mais ils n’expliquent pas toute la spécificité de la réalité de notre commune.

Pour cela nous ne pouvons pas faire l’impasse sur cette spécificité lors des événements de 2005 sur le territoire communal. Nous avons été une des villes les plus sinistrées plus de 10 millions d’euros de dégâts, avec une particularité supplémentaire, ici ce sont les équipements publics municipaux qui ont été visés.

Autre particularisme de cette ville, aucune analyse pluraliste de sa spécificité dans les événements de 2005 n’a été menée, là aussi, au prétexte de l’ampleur nationale de ceux-ci. Le refus d’une réflexion pluraliste, transparente, démocratique de la crise d’octobre/novembre 2005 avait pour objectif d’éviter d’ouvrir la boite de Pandore, dont l’ouverture n’en doutons pas, aurait largement écornée le caractère soit disant progressiste et de gauche de la politique de la municipalité à direction communiste d’alors.

Dans ce contexte, le trait le plus significatif de la réunion d’hier tient en un mot et il a été porté par l’adjointe au maire déléguée à la jeunesse qui s’est livrée en creux à une condamnation sévère de la politique menée pendant 20 ans par Daniel Feurtet, en expliquant qu’elle se livrait actuellement à une réévaluation de celle-ci.

Cette démonstration a été accompagnée par l’annonce du doublement du nombre d’animateurs du service jeunesse, ils sont maintenant  une quinzaine.Démonstration  confirmée par la faiblesse des moyens accordés au Grajar qui  travaille aujourd’hui avec 4 éducateurs.

Nous ne pouvons que nous satisfaire de cette évolution, qui semble conduire à la mise en œuvre d’une politique prenant en compte les besoins et qui admet une responsabilité de la municipalité « à gauche » certes en la renvoyant sur l’équipe précédente dont le maire actuel était un pilier et le dauphin désigné par celui sur qui aujourd’hui on renvoie la responsabilité.

Mais l’expérience nous conduit à la prudence, nous nous souvenons qu’il y a 20 ans le maire précédant avait commencé son mandat en décembre 1989, par une tournée inaugurale au cœur de la cité des Tilleuls. Hier soir les communistes locaux, en présence de la secrétaire nationale du Pcf , ont enterré ce cycle dans le restaurant scolaire Maurice Audin, tout un symbole.

Nous sommes un certain nombre a avoir tiré ce bilan et nous l’avons fait devant l’ensemble des Blanc-Mesnilois en présentant une liste de gauche aux élections municipales qui a recueilli 13% des suffrages exprimés et 25% de l’électorat de gauche de notre commune. Ce qui nous vivons aujourd’hui confirme la validité et la solidité de nos analyses et de nos propositions.

Dans ce cadre, la municipalité actuelle serait bien inspirée d’élargir son horizon si elle souhaite effectivement mettre en œuvre une politique capable de faire changer durablement et en mieux la vie de l’ensemble de nos concitoyens.

Dans cette ville la gauche est majoritaire, mais la municipalité « à gauche » ne l’est pas.Et, nous savons tous aujourd’hui que pour mettre en œuvre une politique et pour qu’elle réussisse, il faut qu’elle s’appuie sur une très large majorité de citoyens.

Pour, construire une politique novatrice en direction de la jeunesse, permettre à chaque citoyen de vivre dignement et dans la tranquillité, il faut ici construire une réelle politique municipale de progrès et cela ne peut pas se faire derrière les portes closes des bureaux de la municipalité. La transparence est une obligation.

Folio du Blanc-Mesnil et le groupe d’élus du conseil municipal qu’il soutient indiquent que le conseil municipal est l’espace de la construction transparente d’une politique nouvelle pour Blanc-Mesnil. C’est pourquoi nous avons demandé la tenue d’un conseil municipal extraordinaire sur la sécurité et la prévention de la délinquance. Pour notre part nous n’opposons pas sécurité et prévention. Nous affirmons même quelles sont indissociables.

Pour cela nous demandons :

La création d’une police municipale

Le doublement du nombre d’animateurs du service jeunesse

Le doublement du nombre d’éducateur du Grajar

La création d’un équipement dédié à la jeunesse qui serait ouvert de 12h à 1h dont l’animation serait confiée aux animateurs du Grajar, qui serait un espace de convivialité,d’échanges , de rencontres,de loisirs

La réaffectation au Blanc-Mesnil des fonctionnaires de police qui lui ont été enlevé depuis septembre 2002.

La mise en œuvre des choix d’une politique se concrétise dans l’élaboration du budget de la ville, le budget 2010 sera voté le 25 mars 2010 et les orientations budgétaires seront débattues le 11 février 2010. C’est à ce moment là que chaque citoyen pourra vérifier la volonté d’améliorer les conditions de vie et voir si cela se traduit par des choix budgétaires.

C’est à ce moment là que nous verrons si la volonté de réévaluer  et d’infléchir dans un sens plus progressiste la politique municipale qui c’est exprimé au cours de la réunion du 18 décembre 2009 dans le restaurant Maurice Audin est une réalité ou un simple effet de tribune pour ne pas assumer ses responsabilités.

Pour notre part nous ne manquerons pas d’exercer notre rôle d’élu, afin que la parole donnée se transforme en acte.

Le 18 décembre 2009, au Blanc-Mesnil la jarre de Pandore a été ouverte. Si nous voulons que le mince espoir quelle contient devienne réalité, il faudra bien et avant tout accepter de traiter, sans tabou, tous les thèmes qui depuis trop longtemps dans cette ville sont interdits

Posté par Alainramos à 10:09 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 décembre 2009

L'affaire Nadine MORANO vue par Daniel SCHNEIDERMANN

09h15 le neuf-quinze
La bouillie Morano, l'intégrale

Voilà donc, comme promis, la vidéo Morano, en tournée à Troyes. Vous avez suivi le premier épisode ? "Moi, ce que je veux d'un jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, c'est qu'il trouve un travail, c'est qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers" avait lancé Morano, selon Vosges Matin, dans un débat à Troyes sur l'identité nationale. Tollé de la gauche. Demandes de démission. Vives protestations de Morano : ces phrases ont été "sorties de leur contexte". Et de demander, mercredi matin, sur Europe 1, "des excusesà l'AFP".

En quoi le "contexte", ainsi révélé aux matinautes, atténue-t-il le sens des phrases de Morano ? En ceci : dans les minutes qui précèdent le sketch "verlan casquette", l'oratrice rappelle dans quelles conditions inhumaines la première génération d'immigrés est arrivée en France. Elle commence par reconnaître, pour partie, la responsabilité de la France dans la constitution des "quartiers sensibles". Comment serait-elle soupçonnable de quoi que ce soit, elle qui a été vice-présidente du groupe parlementaire d'amitié France-Tchad ? Entre les deux camps supposés, elle se place ainsi en surplomb. Donc, l'ami Birenbaum ne sait plus que penser : dérapage, ou emballement ? Donc, l'humoriste lacrymal Guy Carlier, rassuré sur l'humanité de son amie Morano, pousse un long sanglot sur Europe 1 : assez, assez, assez de petites phrases sorties de leur contexte !

Pourtant, j'ai beau écouter et ré-écouter, je ne vois pas en quoi l'intégrale dédouane Morano. Après cette reconnaissance de torts, avec de multiples circonlocutions, elle tente de rallier son jeune questionneur, manifestement fan de Charles Martel, et exégète averti des "petites phases" du premier ministre turc Erdogan. C'est un festival d'oxymores. Ah, ce : "ils sont troublés, de ne pas aimer la France !" Depuis bien longtemps, la beauferie raciste s'est dépouillée de toute agression verbale directe à l'égard des Arabes. Elle se pare des atours de la victime offensée. Elle ne demande rien d'autre que le respect. D'ailleurs, dans les quatre exigences formulées par Morano à l'égard "du jeune musulman" (amour, travail, verlan, casquette), c'est la deuxième la plus surprenante. "Ce que je veux, c'est qu'il trouve un travail" : dans une première lecture, disons "carlieriste", cette phrase peut apparaître irréprochable. Morano souhaite l'insertion sociale du "jeune musulman". Mais en la rapprochant des deux exigences suivantes, on comprend que dans la représentation moranesque (peut-être inconsciente) du monde, si le jeune musulman ne trouve pas de travail, ce n'est pas à cause du chômage. Non. C'est à cause du verlan, et de la casquette. Morano n'est pas raciste. Elle a de la bouillie dans la tête, et elle est en celà parfaitement à l'image du grandébat, ce grand concours national de la plus belle bouillie.

Daniel Schneidermann

Posté par Alainramos à 17:46 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 décembre 2009

LE BLANC-MESNIL: 11° DANS LES APPARTEMENTS DE LA CITE DU SOUS COUDRAY

Lundi 14 décembre 2009, les habitants de la cité du sous-Coudray, ont subi une nouvelle fois les pannes récurrentes de la chaufferie. Chacun a constaté que la température était 0° et il faisait dans les appartements à peine 11°.

Ces incidents qui se renouvellent souvent, sont le résultat du manque d’investissement pour l’entretien et l’amélioration des matériels.

Cette cité a pour bailleur osica., qui dépend de la caisse de dépôts et de consignations. Au travers de cette situation, nous percevons les choix qui découlent de la politique du gouvernement, les dividendes au détriment des investissements pour améliorer les conditions de vie et de logement de nos concitoyens.

Posté par Alainramos à 09:21 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 décembre 2009

LE BLANC-MESNIL: POSE DE LA PREMIERE PIERRE DE 49 LOGEMENTS SOCIAUX DE OPH 93

Aujourd’hui, a été posé la première pierre des 49 logements sociaux qui vont s’élever à l’angle de la rue Lecoq et de l’avenue Henri Barbusse. Madame Martine Legrand conseillère régionale, messieurs Stéphane Troussel Président de l’OPH 93, Philippe Piraux sous-préfet du Raincy  et Didier Mignot maire du Blanc-Mesnil ont ensemble accompli ce geste signifiant le début officiel de la mise en route de ce chantier.

Ces 49 logements sociaux ont une spécificité, ils sont les premiers de l’OPH 93 à s’inscrire dans la dynamique de développement durable. Ils prennent en  compte la norme base consommation d’énergie et l’eau sanitaire sera chauffée par l’énergie solaire.

Ce nouvel ensemble participe à la mise en œuvre dans la zac cœur de ville du développement de la mixité sociale. Autre bonne nouvelle, la sécurité sociale y réinstallera ses bureaux d’accueil, qui avaient disparu du centre ville pour permettre une opération de promotion immobilière privée.

Néanmoins ces 49 logements sociaux en construction, ne signifient pas l’édification de logements sociaux supplémentaires sur le territoire de notre commune. Il s’agit ni plus ni moins de compenser le nombre de logements sociaux détruits dans le cadre de la réhabilitation de la cité Danièle Casanova.

Avec cette opération l’OPH 93 gérera, sur notre commune, un patrimoine locatif social d’environ 1000 logements provenant de ses constructions propes et du rachat du patrimoine : de la sodédat de la zac Pierre Sémard, de la société d’économie mixte de la ville la sobégim et le rachat des logements sociaux d’Icade de la cité Bournonville.

Cette opération pour significative quelle soit, met aussi en évidence, là aussi, un décalage important entre les discours et les actes de la municipalité « à gauche » qui participe sur cette construction à la hauteur de 180 000€. Cette somme sera à comparer avec celle que notre commune investira dans l’opération de promotion immobilière d’une banque privée pour l’immeuble République, qui fera bientôt l’objet d’un article sur ce blog.

Posté par Alainramos à 14:59 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2009

LE BLANC-MESNIL : ZAC COEUR DE VILLE " SELON QUE VOUS SEREZ PUISSANT OU MISERABLE "......

Le réaménagement et la densification du centre ville ne sont pas encore terminés. Ils comportent encore quelques étapes : la construction de l’immeuble République, la démolition de la poste actuelle et sa réinstallation dans les locaux commerciaux qui font l’angle de l’avenue Henri Barbusse et de l’avenue de

la République

, l’élévation d’un nouvel immeuble sur l’emplacement de la poste actuelle et la nouvelle opération de promotion immobilière sur l’espace compris entre la banque LCL et le parking qui longe l’avenue Charles Floquet.

Dans cet article nous allons aborder ce dernier point. Comme vous l’avez remarqué, l’ensemble des appartements de cet immeuble ainsi que le laboratoire d’analyses médicales sont fermés. Ils ont été rachetés par

la Saes

qui gère au nom de la ville les questions foncières.

Seuls sont encore occupés les locaux : d’Assur 2000, d’Infinitif et d’une association.

En 2008, d’abord pour des raisons politiciennes,

la Saes

à la demande de la municipalité a expulsé du 43 av Henri Barbusse l’association Jean Jaurès, il s’agissait de priver l’opposition  de gauche du conseil municipal d’un espace qui permettait à celle-ci deux fois par semaine de diffuser ses positions sur la politique municipale et nationale.

Cette expulsion avait aussi un autre objectif, organiser la récupération du salon de coiffure et de l’agence d’assurance. Donc depuis un an s’organise toute sorte d’actions pour obtenir au moindre coût les locaux de ces deux commerces.

Seulement l’élément de pression qui s’exprimait par l’expulsion de l’association Jean Jaurès ne tient plus ce local étant de nouveau occupé.

Donc, il n’y a plus la même urgence qu’en décembre 2008. Cette situation souligne les difficultés de la majorité du conseil municipal à mettre en œuvre une politique cohérente. Malheureusement ce manque de cohérence se conjugue avec des méthodes qui ne sont guères compatibles avec les valeurs de gauche.

Cette pratique est tout a fait conforme aux dogmes ultra-libéraux faire payer les plus faibles, pour permettre aux puissants de gras et substantiels bénéfices. Pour notre part nous y décelons quelques contradictions entre les discours « à gauche » et des décisions, des pratiques qui confortent ceux qui vivent de la spéculation financière et immobilière.

Dans ce dossier il s’agit ni plus ni moins que de respecter le travail en le rétribuant à sa juste valeur. En un mot être de gauche.

Posté par Alainramos à 10:17 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »