29 septembre 2009
LE BLANC-MESNIL : 8° EDITION DES JOURNEES DE L'ENVIRONNEMENT, COMMUNIQUER C'EST BIEN, AGIR SERAIT ET TRES LOIN BEAUCOUP MIEUX.
Nous nous félicitons du travail de communication entrepris par la ville sur les questions environnementales. Nous souhaitons que cette action rencontre l'intérêt des blanc-mesnilois.
Malheureusement cette initiative commence par un flop. En effet le 25 juin 2009 le maire s'était engagé à faire voter, par le conseil municipal de septembre 2009, l'adhésion de la ville à une association qui agit pour atténuer les effets des ondes émises par les antennes relais de la téléphonie mobile.
Or ce point n'a pas été soumis au vote des conseillers municipaux le 24 septembre 2009 et un courrier envoyé au maire sur ce dossier est toujours sans réponse ( courrier que vous pouvez lire sur blog).
Toujours de la communication, une grande banderole est déployée sur l'avenue Descartes, pour annoncer la créations de 47 jardins familiaux. Malheureusement il ne s'agit pas d'une création nouvelle mais simplement un transfert de 47 jardins qui existaient déjà le long de l'autoroute A1.( cette banderole était déjà déployée l'an passé, du recyclage sans doute)
Si la communication est importante, des actions concrétes pour réduire par exemple de 25% en 6 ans la consommation d'énergie par notre collectivité seraient les bienvenues. Mais sur ce dossier, comme sur bien d'autre, ici nous sommes dans le règne de l'apparence.
Nos amis VERTS si pointilleux sur cette question, sont bien silencieux. Nous aimerions connaître leur point de vue sur le fait que la question de l'adhésion à l'association ROBIN DES TOITS n'ait pas été traitée lors du dernier Conseil Municipal, pour le coup notre ville ne risque plus de recevoir des lauriers sur son action vis à vis des antennes-relais de la téléphonie mobile.
21 juillet 2009
La sévérité des ères glaciaires serait déterminée par l'océan
L'interruption d'un courant marin au sud de l'Afrique est liée à deux périodes très froides, survenues il y a 400 000 ans.
Pour le craindre depuis qu'ils croisent dans les quarantièmes
rugissants, les navigateurs connaissent bien le courant des Aiguilles.
Ce courant marin chaud passe au large des côtes orientales de l'Afrique
du Sud. Contrarié par de forts vents d'ouest, il peut être à l'origine
de hautes et puissantes vagues. Il inquiète les marins autant qu'il
intéresse les climatologues : deux d'entre eux proposent même, jeudi 16
juillet dans la revue Nature, d'en faire la clé d'une persistante
énigme climatique.
"Si l'on regarde toutes les périodes glaciaires qui se sont succédé depuis 800 000 ans, documentées grâce aux carottes de glace prélevées en Antarctique, on se rend compte que certaines ont été beaucoup plus intenses que toutes les autres", explique Edouard Bard (Collège de France, Cerege), coauteur, avec Rosalind Rickaby (Oxford University), de ces travaux. Or, à lui seul, le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, qui varie très peu d'un âge glaciaire à l'autre, n'explique pas cette différence. Celle-ci a pourtant dû être très sévère. En particulier, deux périodes glaciaires exceptionnellement froides intriguent les scientifiques : le niveau de la mer était alors "environ 30 mètres plus bas qu'au cours des épisodes glaciaires typiques", dit M. Bard. Soit autant d'eau stockée sous forme de glace...
Si le CO2 est hors de cause, comment expliquer la rigueur de ces deux épisodes ? Et, surtout, quel rapport avec le courant des Aiguilles ? Les chercheurs ont étudié une carotte sédimentaire prélevée au large des côtes sud-africaines : sa composition suggère que la "fuite" des Aiguilles s'est complètement tarie au cours de ces deux ères glaciaires très intenses. Or le courant sud-africain est un tronçon crucial de la circulation océanique globale : qu'il soit coupé et c'est tout le « tapis roulant » qui s'en trouve au moins largement ralenti, sinon totalement interrompu.
Les énigmatiques "coups de froids", d'il y a environ 400 000 ans, pourraient donc devoir leur sévérité à un arrêt de la circulation profonde de l'océan, qui a affaibli le transfert de chaleur depuis les tropiques jusqu'aux hautes latitudes, autour de l'Atlantique nord.
Quelle répercussion pour le présent et l'avenir ? "Les modèles prévoient que la circulation océanique dans l'Atlantique nord va ralentir en raison du réchauffement futur et de ses conséquences comme l'augmentation de l'apport d'eau douce vers l'océan : pluies, fonte des glaciers continentaux et du Groenland, etc., dit M. Bard. Mais on se rend compte que la circulation dans l'Atlantique nord est également déterminée par la "fuite" des Aiguilles, de l'océan Indien vers l'Atlantique."
De récents travaux, menés par Mathieu Rouault (université du Cap) et publiés en juin dans Geophysical Research Letters (GRL), montrent que le débit de la "fuite" des Aiguilles a "significativement augmenté" depuis les années 1980. En sens opposé, il s'agit du même phénomène qui s'est produit à plusieurs reprises au Pléistocène... Ces derniers travaux suggèrent qu'une rétroaction de l'océan pourrait compenser les effets du réchauffement qui, eux, tendent à affaiblir la circulation profonde dans l'Atlantique nord.
29 juin 2009
LES ANTENNES RELAIS : AU BLANC-MESNIL L'ADJOINT AU MAIRE ECOLO DORT SUR SES LAURIERS
Depuis plusieurs semaines, les amicales de locataires de la cité des Tilleuls, de la résidence Notre-Dame se mobilisent contre le développement d' implantation des antennes relais de la téléphonie mobile et les nuisances sanitaires dont-elles sont porteuses. Notre santé vaut mieux que leurs profits.
Au Blanc-Mesnil elles sont majoritairement et essentiellement implantées dans les quartiers populaires: les Tilleuls, les 4 tours, la résidence Notre-Dame,la cité Pasteur. Ces implantations rapportent gros aux bailleurs sociaux. Les bénéfices qu'ils en tirent ne sont pas déduits des charges locatives. Ainsi les locataires paient deux fois, par leur santé et par les charges locatives.
Folio du Blanc-Mesnil relaie cette mobilisation, le groupe Le Blanc-Mesnil C'est Vous, Le Blanc-Mesnil Pour Vous intervient au conseil municipal pour exiger:
que plus aucune autorisation d'implantation d'antenne relais ne soit autoriser sans l'avis des amicales des locataires et des conseils de ville et de voisinages concernés et que le niveau d'exposition des antennes relais ne dépasse pas 0,6V/m.
Cette intervention a permis un débat de qualité, le 25 juin 2009, entre le maire et Alain Ramos. Lors de ce conseil municipal notre demande d'adhésion aux villes qui agissent pour imposer la norme de 0,6V/m a été annoncée. Ce résultat confirme le rôle important pour défendre les intérêts des blanc-mesnilois du groupe d'opposition de gauche « Le Blanc-Mesnil C'est Vous, Le Blanc-Mesnil pour Vous.
Ce débat, mené grâce à la gauche blanc-mesniloise, semble avoir indisposé et dérangé dans son sommeil un adjoint au maire qui dormait sur ses lauriers, dont le prix sur la méthode, acquis grâce à l'ensemble de la municipalité du mandat 2001/2008, ne flattait que son narcissisme et n'avait malheureusement rien changé au taux d'exposition des blanc-mesnilois et aux effets néfastes pour la santé des antennes relais.
La bataille pour le développement durable, pour la concrétisation de l'agenda 21 exige, de solliciter et d'appuyer les mobilisations des citoyens et plus particulièrement de ceux qui souffrent du développement des inégalités. Faut-il rappeler que notre département al Seine-Saint-Denis est l'un des plus touchés par le cancer.
Changer la qualité de la vie des habitants du Blanc-Mesnil est exigeante. Elle demande entre autre d'écouter et d'entendre les revendications de la population, y compris lorsqu'elles sont relayées à 0,6V/m par l'opposition de gauche au conseil municipal.
La question des antennes relais de la téléphonie mobile fera l'objet d'un autre débat lors du conseil municipal du mois de septembre 2009.
Folio du Blanc-Mesnil se félicite d'avoir contribué à la prise en compte par le conseil municipal de la question des nuisances sanitaires, provenant du taux d'exposition des antennes relais qui en France ne respectent pas les normes européennes.
01 juin 2009
LES ANTENNES RELAIS : OU EST LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE AU BLANC-MESNIL ?
Il y a quelques jours, la droite cédait aux lobbys des opérateurs de la téléphonie mobile, en vidant de son contenu le projet proposant une réduction sensible des nuisances développées par les antennes relais.
Pourtant, depuis quelques mois, les associations de consommateurs obtenaient des résultats devant les tribunaux, baisse du niveau d'émission, interdiction d'implantation de nouvelles antennes dans le tissu urbain.
Au Blanc-Mesnil la municipalité vient de donner son autorisation pour l'implantation d'une antenne relais sur la terrasse dans une cité populaire. Pourtant dans la cité des Tilleuls les amicales des locataires avaient fait part de leur refus de voir de nouvelles antennes fleurir sur leurs tours.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la démocratie participative, la municipalité a ignoré les locataires et son amicale.
Voilà qui confirme que les discours de la municipalité sont dans bien des cas en total contradiction avec ses actes. Pourtant, en matière de démocratie participative Monsieur Mi gnot avait en 2008 fait les choses en grand pour valoriser ce concept en lui attribuant pas moins de 70 000€, la moitié du budget consacré aux fournitures scolaires et en 2009 la politique du fait accompli et du mépris pour ceux qui habitent dans les quartiers populaires.
Faut-il rappeler à cette municipalité « à gauche » que notre département est celui qui compte le plus de ses concitoyens victimes du cancer pour ne pas tenir compte de la position des locataires d'une cité HLM et des avis de plus en plus nombreux, qui indiquent que le niveau des émissions des antennes relais a un caractère nocif pour la santé ?
Nous attendons avec intérêt la prise de position des élus VERTS, de cette municipalité « à gauche »
Sur ce dossier l'amicale des locataires doit-être reçue dans les meilleurs délais et la décision d'autorisation doit être suspendue.
La Gauche Socialiste du Blanc-Mesnil demande que toute implantation d'antenne relais soit soumise au débat contradictoire et après avis des associations de riverains concernés. Lors du prochain conseil municipal nous proposerons un vœu pour protéger la santé de nos concitoyens, exigeant que le niveau d'exposition ne dépasse pas 0,6V/m et que la ville du Blanc-Mesnil adhère au réseau des villes pilotes au 0,6V/m, pour rejoindre Ile-Saint-Denis,Montreuil, Aulnay-sous-Bois, Romainville, Plaine Commune.
Pour information: www.robindestoits.org
31 mars 2009
L'astéroïde 2008 TC3, traqué sur la Terre comme au ciel
Les fragments d'une météorite détectée avant sa chute ont été retrouvés dans le désert soudanais. Une première
our
la première fois, des fragments de météorite retrouvés au sol ont pu
être attribués avec certitude à un astéroïde, dont la chute sur Terre a
été observée en temps réel. Généralement, on ne voit pas venir ces
bolides. Ils achèvent leur voyage intersidéral dans une lueur de
gloire, fracassés dans la haute atmosphère. Des passionnés en trouvent
les fragments, cailloux calcinés sur les étendues claires des déserts
ou de l'Antarctique. Trente mille météorites ont été ainsi collectées.
Hormis pour une poignée, trahis par leur composition et venus de la
Lune, de Mars ou encore de l'astéroïde Vesta, leur origine reste
inconnue.
Pour 2008 TC3, il en ira peut-être autrement. Les derniers instants de cet astéroïde ont pu être suivis avec précision par les astronomes. Et une partie des débris dispersés dans le désert nubien a été récoltée. Cette aventure scientifique inédite est décrite dans la revue Nature du 26 mars.
Tout a commencé le 6 octobre 2008 vers minuit. Le télescope automatique du mont Lemmon (Arizona) identifie alors un point mouvant dont les coordonnées sont adressées au Minor Planet Center de Cambridge (Massachusetts). Au matin, branle-bas de combat : l'astéroïde, baptisé 2008 TC3, doit entrer en collision avec la Terre. Avec ses quelques mètres de diamètre, il ne représente pas une réelle menace, plutôt une chance unique d'observer un tel phénomène en direct.
Mais il faut faire vite : moins de dix-neuf heures après sa détection, il doit se désintégrer dans l'atmosphère, au-dessus du désert de Nubie, au Soudan, indiquent les premiers calculs, rapidement confirmés par une batterie d'observations. Peu avant l'impact, 2008 TC3 passe dans l'ombre de la Terre : il devient invisible, jusqu'à son entrée dans l'atmosphère. Sa dislocation explosive (un dixième de la puissance de la bombe d'Hiroshima) est détectée par le réseau américain de surveillance des essais atomiques et par des satellites météorologiques. Mais aussi par le pilote d'un vol de la KLM au-dessus du Tchad, par le chef de gare d'une ligne soudanaise et par des villageois revenant de la prière.
"DE TELLES CONDITIONS, ON EN RÊVE !"
Fin de l'histoire ? C'est là qu'entre en scène Peter Jenniskens, de l'Institut de recherche d'intelligence extraterrestre (SETI) de Mountain View (Californie). Il se rend au Soudan et monte avec son confrère Muawia Hamid Shaddad (université de Khartoum) une expédition dans le désert nubien. Aidés de dizaines d'étudiants et guidés par les calculs de trajectoire, ils ont retrouvé quelque 280 fragments représentant plusieurs kilogrammes de la météorite, baptisée Almahata Sitta.
"De telles conditions, on en rêve !", commente Bruno Fectay, chasseur français de météorites, qui arpente le Sahara pour les collecter. La principale surprise a été la nature même de la roche, très poreuse, classée parmi les uréilites, fort rares. "On n'en avait jamais vu une comme cela, indique Jérémie Vaubaillon, de l'Observatoire de Paris, cosignataire de l'article de Nature. D'habitude, ce genre de matériaux aurait tendance à être associé avec des comètes." Jean-Alix Barrat, géochimiste à l'université de Bretagne occidentale, salue la découverte : "C'est la première fois qu'on peut faire le lien entre une chute d'objet et une classe d'astéroïdes."
Reste à préciser l'origine de 2008 TC3. S'agit-il d'un fragment de 1998 HU2, un géocroiseur de 2,6 kilomètres de diamètre ? "Les deux objets présentent des similarités dans leur évolution orbitale, indique Jérémie Vaubaillon. Mais il est trop tôt pour établir un lien certain entre eux." 2008 TC3 conserve une part de mystère.
Hervé Morin
20 février 2009
LES DEGATS DU NEO-CONSERVATISME
COMMUNIQUE
11 février 2009
Les tempêtes et après ?
Les 7 propositions de la FNCCR
pour sécuriser la distribution d’électricité
1,7 million de foyers privés d’électricité. Interruptions de service pour
l’eau ou la téléphonie. Des entreprises, des services publics fermés, faute d’électricité. Un réseau à terre, dévasté.
Le 24 janvier, la tempête Klaus a mis à nouveau en évidence le retard
français en termes d’enfouissement des réseaux.
Quelques jours après, les 9 et 10 février, une tempête, qualifiée de « forte mais non exceptionnelle » par Météo France, a confirmé la vulnérabilité des réseaux aériens, notamment ceux en fils nus ou zones boisées. Jusqu’à 900.000 foyers ont été privés d’électricité.
Réunis le 11 février, les élus du comité stratégique de la FNCCR
expriment aujourd’hui leur lassitude et leur colère face aux promesses
non tenues d’ERDF, en termes de qualité de distribution d’électricité.
Ils formulent 7 propositions « d’après-tempête ».
Le constat
La chute des investissements d’EDF puis ERDF dans les années 2000 est de l’ordre d’un milliard d’euros par an, au regard des années 1990.
Il en résulte une forte dégradation de la qualité. Le temps de coupure moyen a augmenté de façon spectaculaire ces dernières années. Hors événements exceptionnels, on compte 56 minutes de temps de coupure en 2004, 60 en 2005, 72 en 2006, 66 en 2007… En 2008, au 30 septembre, on était déjà à 60
minutes…
Cela a plusieurs conséquences :
- Le service public est dégradé et l’universalité de desserte menacée, - Le réseau vieillit : c’est un réseau du milieu du 20ème et non pas le « smart grid » du 21ème siècle que les Français sont en droit d’attendre, - Le réseau est devenu fragile et extrêmement sensible aux aléas climatiques.
- L'impact économique et social des pannes d'électricité ne peut plus être tenu pour négligeable: ces pannes ont pour conséquence d'interrompre d'autres services essentiels (eau et assainissement, téléphonie), de bloquer les services publics (écoles, mairies...) et de pénaliser l'activité économique.
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Les 7 demandes de la FNCCR
Réunis ce 11 février en comité d’orientations stratégiques, les élus de la FNCCR formulent plusieurs demandes « d’après – tempête » pour améliorer un service public de distribution d’électricité aujourd’hui fragilisé.
Demande 1 : recenser les « points faibles » du réseau de distribution
La FNCCR demande à ERDF de recenser les « points faibles » du réseau de distribution, à échéance de trois mois. La FNCCR rendra compte des suites réservées à cette demande à cette date.
Demande 2 : un plan d'investissement de 10 milliards d'euros en cinq ans.
Aujourd’hui, ERDF enfouit le réseau de distribution existant à hauteur de 1% par an. Il faut aller plus loin.
La FNCCR demande à ERDF un plan d’investissement pour sécuriser le réseau à échéance de 5 ans.
Ce plan vise l’éradication des fils nus, techniquement les plus vulnérables. Ces fils nus « faible section » correspondent à linéaire de réseau d’environ 70.000 km. Il vise aussi l’enfouissement ou le contournement des lignes aériennes situées en zone boisée. Ces lignes représentent environ 50.000 km.
Ce plan sera décliné à l’échelle de chaque concession avec l’autorité concédante concernée.
La FNCCR souhaite qu’il accompagne les efforts d’enfouissement actuels et ne s’y substitue pas.
Ce plan d’urgence représente 10 milliards d’euros.
Pour y répondre, il y a plusieurs solutions.
- Les provisions pour renouvellement du concessionnaire sont immédiatement mobilisables. A ce jour, ces provisions sont de l’ordre de 11,4 milliards d’euros. Comme cette somme est destinée au
renouvellement des réseaux, ERDF doit pouvoir la mobiliser dans les cinq ans qui viennent ;
- Le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe) est un autre outil de financement. Cette hypothèse mérite un arbitrage politique car elle intervient après une décennie de forte diminution des investissements du concessionnaire. Un point de Turpe, c’est environ 100 millions
d’euros.
L’équation doit être posée, au regard des intérêts des consommateurs.
Demande 3 : conforter le rôle des collectivités locales par la loi
La FNCCR préconise que les autorités concédantes pour l’électricité aient les mêmes droits que les autorités organisatrices des services publics d’eau et d’assainissement en termes d’informations, par le délégataire, sur la programmation des investissements incombant à ce dernier. A ce titre, un programme prévisionnel de travaux de renouvellement devrait être annexé au contrat de concession de la distribution publique d’électricité. Chaque année, le 3 concessionnaire rendra compte à l’autorité concédante de son exécution et du montant des investissements.
La FNCCR propose de compléter les objectifs pluriannuels en matière d’enfouissement de réseaux publics (loi du 9 août 2004) par la définition au niveau local d’objectifs similaires. La FNCCR estime que ces objectifs gagneraient à être plus précis, par une déclinaison locale.
La FNCCR demande la publication du décret qui doit fixer le montant des pénalités que la loi autorise les autorités concédantes à percevoir auprès d’ERDF en cas de qualité insuffisante. Prévu par l’article 21-1 III de la loi du 10 février 2000, ce décret est toujours en attente de publication.
Demande 4: améliorer le dispositif de gestion de crise
La FNCCR souhaite tirer les enseignements de 2009 pour la gestion des situations de crise. Elle salue la mobilisation des équipes d'ERDF, des entreprises soustraitantes et des agents des collectivités locales qui ont aidé à rétablir l'électricité.
La FNCCR demande à ERDF de définir un seuil d’alerte météo permettant de déclencher rapidement l’intervention d’équipes de techniciens en renfort, de créer un outil de suivi en temps réel des usagers non alimentés par départ de réseau moyenne tension et par commune. La gestion des stocks de matériels, en particulier de groupes électrogènes, doit être optimisée. La FNCCR demande aussi à ERDF d’améliorer sa communication de crise envers les usagers.
Enfin, ERDF devra communiquer à chaque autorité concédante les informations élémentaires résultant d’une situation de crise : coupures recensées dans le mois, avec nombre de foyers et entreprises concernées, cumul et pic, temps de coupure, courbe de réalimentation.
Demande 5: affecter le Turpe aux investissements sur les réseaux
La FNCCR soutient ERDF dans sa demande d'un niveau ambitieux du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe). Mais elle assortit ce soutien de conditions: ERDF devra définir à l’échelle de chaque concession les investissements qui résulteront des sommes versées par les usagers ainsi que des mécanismes de péréquation et de solidarité nationale.
L’argent des réseaux représente un peu moins de 50% hors taxes de la facture; il devra servir aux réseaux, à leur enfouissement et à leur sécurisation.
La FNCCR demande à ERDF de modifier progressivement sa politique de dividendes vis-à-vis de sa maison-mère EDF. A ce jour, le niveau s’établit à 75%.
Celui de RTE est à 60%. La FNCCR invite ERDF et EDF à s’entendre sur un pourcentage acceptable pour les Français.
Demande 6 : optimiser l'organisation territoriale d'ERDF
La question de l’organisation territoriale d’ERDF doit être posée. ERDF, là encore à l’échelle de chaque concession, doit définir une maille territoriale qui garantisse le bon niveau de connaissance technique.
La connaissance du terrain et de la cartographie doivent redevenir des priorités en termes de management interne.
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Demande 7: modifier les conditions générales de vente
La FNCCR demande une révision de l’article 5.1. des conditions générales de vente d’EDF au tarif réglementé. La FNCCR estime qu’elle permet au distributeur ERDF de s’exonérer de sa responsabilité en cas d’incidents sur les ouvrages qu’il exploite, ce qui n’est pas acceptable.
En conclusion, la FNCCR et ses adhérents savent qu’ils peuvent compter sur l’expertise d’ERDF et l’invitent à travailler à leurs côtés pour améliorer un service public qui s’est dégradé et qui ne correspond ni à l’image d’ERDF ni aux besoins des Français. Ce plan d’urgence est une première étape. D’autres problèmes devront être réglés pour permettre aux réseaux français de devenir les « réseaux intelligents » du 21ème siècle. Pour cela, il faut d’abord les sécuriser et c’est l’objet des propositions formulées aujourd’hui.
La FNCCR rendra compte de l’avancée de ses travaux, lors de son congrès à Annecy, du 22 au 25 septembre 2009.
Contact : Jean-Marc Proust (01 40 62 16 38 / 06 22 93 17 29)
Créée en 1934, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies
(FNCCR) est une association regroupant près de 500 collectivités territoriales et
établissements publics de coopération, spécialisés dans les services publics
d’électricité, de gaz, d’eau et d’assainissement, que ces services soient délégués
(en concession) ou gérés directement (en régie).
Les collectivités locales sont propriétaires des réseaux de distribution
d’électricité basse et moyenne tension.
www.fnccr.fr / www.clairenergie.fr / www.energie2007.fr / www.servicedeau.fr /
28 janvier 2009
CLIMATOLOGIE COURANTS MARINS ET CONVECTION PROFONDE
Les soubresauts inattendus de la circulation océanique
L'OCÉAN
est facétieux. Après une quasi-décennie d'affaiblissement, le phénomène
de " convection profonde " dans l'Atlantique nord, un élément essentiel
du grand puzzle de la circulation océanique, est revenu à la vie. Au
cours de l'hiver 2007-2008, une équipe d'océanographes menée par Kjetil
Vage (Woods Hole Oceanographic Institution, Massachusetts) a en effet
constaté une reprise du mélange des masses d'eaux profondes dans les
mers du Labrador et d'Irminger (respectivement situées au nord-est du
Canada et au sud-ouest de l'Islande) - un mécanisme important dans la
régulation du climat.
Leurs travaux, publiés dans la revue Nature Geoscience, constituent une surprise. " Rien ne nous a permis d'anticiper la reprise soudaine de ce processus, explique Virginie Thierry, chercheuse à l'Institut français pour l'étude et l'exploitation de la mer (Ifremer) et coauteur de cette étude. Au début des années 1990, les couches de mélange homogènes pouvaient atteindre 2 000 m, puis après l'hiver 1995-1996, la profondeur du mélange est remontée à 1 000 m environ. " Sans crier gare, l'hiver dernier a vu le phénomène de convection profonde revenir peu ou prou à son niveau du début des années 1990.
Pour comprendre l'importance du mécanisme, il faut suivre une portion de ce que les océanographes appellent le " tapis roulant ", cette grande circulation d'eau dans les océans de la planète, qui boucle un tour en un peu moins de mille ans. Le voyage commence dans le golfe du Mexique, dont les eaux chaudes sont d'abord poussées par le vent et la rotation terrestre vers le nord-est : c'est le Gulf Stream. Celui-ci se divise en plusieurs courants, dont la dérive nord-Atlantique, qui monte vers l'Europe du Nord. En se refroidissant, les eaux de surface de ce courant contribuent à tempérer les côtes européennes, mais deviennent plus denses - plus lourdes en somme - et " plongent " en mers du Labrador et d'Irminger : c'est le phénomène de convection profonde.
Pourquoi cette section du tapis roulant est-elle grippée depuis 1995 ? Pourquoi s'est-elle brusquement décoincée l'hiver 2007-2008 ? Sous l'effet du changement climatique, la fonte des glaciers continentaux provoque un afflux d'eau douce dans l'Atlantique nord, expliquent la majorité des climatologues. Or ces eaux douces, peu denses, ont tendance à stagner en surface et ne " plongent " pas aisément. Le phénomène de convection profonde est alors entravé. Dans ce cas, pourquoi, alors que les glaciers n'ont jamais autant précipité d'eau douce dans les mers, le processus a-t-il repris brusquement en 2008 ?
Les chercheurs invoquent un mécanisme de rétroactions complexes. La fonte record de la calotte du Groenland, à l'été 2007, ayant été suivie par un hiver rigoureux, les grandes quantités d'eau douce déversées en surface de la mer du Labrador ont permis la formation inattendue de glace de mer... Cette formation, peu commune dans cette zone, d'une fine couche de banquise aurait, selon les auteurs, favorisé la formation des eaux profondes. Et donc, le retour de la convection.
En outre, le faible recul dont disposent les chercheurs laisse ouverte la possibilité que ces variations puissent être liées à des cycles naturels de longue période. Car les chercheurs ont fondé leurs travaux sur le réseau Argo, un maillage serré de près de 3 000 bouées qui mesurent les propriétés physico-chimiques de l'eau sur une colonne d'eau pouvant mesurer jusqu'à 2 000 m. Mais ce dispositif international est encore récent. Son déploiement n'a commencé qu'en 2000 et s'est achevé fin 2007. Et les navires océanographiques qui, auparavant, remplissaient cet office étaient bien incapables de fournir une quantité de données comparables à celles produites par le réseau Argo... " Nous attendons la fin de l'hiver en cours pour voir si le phénomène se reproduit ", conclut Mme Thierry.
Stéphane Foucart - Le Monde du 14 janvier 2009
