carton rouge

La droite extrême n'assume jamais ses choix. Une nouvelle fois dans le n°159 du journal municipal, elle en fait la démonstration. Donc, à partir du 1° janvier 2023, un nouveau macaron entrera en vigueur, hormis ce changement, qui permettra à la droite extrême de réactualiser ses fichiers rien d'essentiel. Les inégalités entre les citoyens de notre ville restent inchangées, les habitants des nouvelles résidences privées qui poussent à tous les coins de rue et les habitants des cités populaires en sont toujours exclus

Dès lors pourquoi, un grand dossier pour annoncer, une modification qui ne modifie rien. Alors pourquoi, le journal municipal consacre-t-il pas moins de 7 pages pour justifier le néant. Pourquoi tant d'énergie pour enfoncer une porte ouverte. La raison est simple, il s'agit de créer une diversion, pour masquer les responsabilités énormes de la droite extrême, dans la saturation actuelle et son aggravation en devenir de la voirie communale.

Pour mener à bien cette manipulation rien de telle que l'attaque, les Blanc-Mesnilois sont des fraudeurs, des escrocs, le choix est moins douloureux que le stationnement payant, stigmatiser les municipalités voisines de droite extrême, sans oublier les méchants qui auraient l'outrecuidance de changer de voitures.

Bref, avec nos maires siamois de droite extrême tout le monde est coupable sauf eux.

Malheureusement, pour eux le Tribunal Administratif et le Conseil d'Etat, qui ne sont pas des officines politiciennes, ont donné raison à ceux qui avaient contesté l'arrêt municipal du mois d'avril 2019 et l'ensemble des arguments fallacieux présentés par les avocats de la droite extrême n'ont pas été retenus par ces deux instances judiciaires. C'est entre autre pour cela, que le journal municipal a mis en œuvre cette opération de diversion.

Par ailleurs, la gauche et l'écologie  sont tout fait déterminer à mettre en œuvre un plan de régulation du stationnement dans notre ville, mais il faut conjuguer les intérêts individuels, avec l'intérêt général. Cette équation difficile à résoudre. C'est pourquoi, la gauche et l'écologie demande que ce dossier soit traité par la concertation, par la démocratie participative, analyse que semble partager le Tribunal Administratif et le Conseil d'Etat.

Cette nouvelle opération de diversion a pour unique objet masquer l'énorme responsabilité de la droite extrême dans la dégradation de la circulation et du stationnement que nous subissons depuis 2014.

Petit rappel, la création des zones bleues ont pour origine, la décision de la droite extrême de supprimer un parking de 300 places de la gare RERB du Blanc-Mesnil, pour offrir les mètres carrés ainsi libérés à la Cogedim. La création de zone bleue expérimentale autour de la gare du RERb, avait pour objectif de masquer la catastrophe que n'aurait pas manquer de produire la suppression de 300 places de parkings dans ce quartier. Nous rappelons que le PC accordé à la Cogedim sur le parking et sur l'espace vert contigu a été lui aussi annulé par le Tribunal Administratif.

Pour justifier l'expansion des zones bleues, déjà à l'époque la droite extrême avait sorti de son chapeau une consultation qui approuvait à près de 98% son projet, sans surprise personne n'avait pu avoir accès à ce sondage Mc.Kinsey. Aujourd'hui, de nouveau Mc.kinsey nous propose un sondage avec 90% de satisfaction, là encore personne ne peut contrôler la véracité de cette information de style nord coréenne. Pour notre part nous avons lancé un appel sur une page facebook, pour connaître quelques uns des Blanc-mesnilois qui auraient pu être consultés. Bien entendu, cette consultation ne prétend pas avoir la rigueur scientifique de Mc.Kinsey, néanmoins pour information, nous avons reçu 42 réponses, nous indiquant qu'elles n'avaient pas été consultées. Nous sommes donc fondés à penser que le sondage concernant 1500 personnes est bidon.

Mais cette manœuvre développée par le journal municipal a pour objectif central, essentiel de masquer les conséquences mortifères des choix effectués par la droite extrême pour satisfaire la spéculation financière et immobilière.

Les choix de la droite extrême au dernier recensement des projets de la spéculation financière et immobilière sur notre ville c'est la construction de 13 800 appartements nouveaux qui vont conduire à l'arrivée de 37 950 habitants supplémentaires. Pour que chacun visualise bien 13 800 logements c'est 4 fois la cité des Tilleuls.

En matière automobile une étude datant de 2005, indique qu'il faut prévoir 1,25 voitures par logement. Donc 13 800 logements = 17 250 véhicules supplémentaires en ville. Chaque logement entraînant la création d'une place de parking cela veut dire qu'il aura au minimum 3450 véhicules supplémentaires qui occuperont l'espace public pour stationner. La voirie dans notre ville est 100km, imaginons que chaque véhicule nouveau occupe 3 mètres linéaires de stationnement le long des trottoirs 3mx3450= 10,350km. Le stationnement deviendra impossible

Il ne faut pas être sorti de navale pour comprendre que la voirie de notre ville sera saturée, donc il ne faut pas être grand clerc pour comprendre pourquoi la droite extrême déploie autant d'énergie pour éviter un débat public sur ces choix de soutenir la spéculation financière et immobilière. La multiplication des écrans de fumée sont là pour empêcher tout débat public sur l'élaboration d'un plan de stationnement.

De plus la situation sera plus dramatique, car contrairement aux discours officiels de la droite extrême, les nouveaux logements ne sont pas occupés par leurs propriétaires mais par des locataires qui dans bien des cas n'ont pas les moyens de payer le loyer supplémentaire d'un parking. D'ailleurs chacun peut le constater sur les trottoirs, devant la résidence implantée sur l'ancien CTM, sont devenus des parkings , pareil avenue d Général de Gaulle.

La politique du béton sans foi, ni loi est une véritable catastrophe pour le bien vivre ensemble, une véritable catastrophe écologique.

Les décisions totalitaires écologicides ne sont plus tolérables, pour le bien vivre ensemble il y a obligation de créer des espaces de respiration démocratique. La propagande n'a qu'un temps et un journal municipal construit sa légitimité qu'en étant un espace de débat citoyen, avec regret nous constatons au Blanc-Mesnil qu'il est l'outil dédié à l'unique défense de la spéculation financière et immobilière, ce n'est plus acceptable.