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Après une campagne électorale très particulière qui s'est déroulée dans un contexte général de lassitude et de confusion. Après 2 ans de pandémie, de crise sanitaire et sociale, percutée par la guerre d'agression impérialiste menée contre la souveraineté de l'Ukraine, la démocratie a délivré son verdict, avec un taux d'abstention très élevé 26%.

Le score de Yannick Jadot est une déception. Il souligne que le travail engagé, depuis premier juillet 2017, pour fonder un pôle politique de gauche, social et écologique capable de rassembler en respectant et en faisant vivre la pluralité qui la compose, a encore un long chemin à parcourir, pour construire une alternative de transformation sociale et écologique

Par ailleurs, la crise climatique et environnementale n’a pas réussi à s’imposer dans cette campagne, malgré la parution des deux derniers rapports du GIEC très alarmistes sur l’avenir à court terme de notre planète, l’irruption, avec la guerre en Ukraine, des enjeux de souveraineté énergétique et alimentaire liés à la dépendance de notre approvisionnement en gaz et pétrole vis-à-vis de la Russie.

Cette situation difficile ne doit pas autant décourager, les militants de gauche et de l'écologie qui agissent avec détermination depuis juillet 2017 à poursuivre les combats nécessaires pour le climat et la justice sociale. Combat d'autant plus nécessaire que la sphère financière poursuit sa politique de prédation pour élargir ses sources de profits:

-niant toute les formes de solidarité collective et imposant la financiarisation des services communs publics nécessaires au bien vivre ensemble,

-réduisant toutes les libertés civiques et démocratiques.

Nous félicitons Jean-Luc Mélenchon pour sa campagne dynamique qui a su fédérer beaucoup de ceux qui, à gauche ou écologistes, ont espéré sincèrement pouvoir déjouer le scénario écrit depuis près de 5 ans. Néanmoins, nous ne pouvons que regretter, que la France Insoumise n'ait pas trouvé ou pas voulu prendre sa place dans le travail unitaire engagé depuis 2017 par la très grande majorité des composantes de la gauche et de l'écologie.

L’extrême droite se qualifie à nouveau pour le second tour et enregistre un total dépassant les 30%. En 2017, Emmanuel Macron s’était présenté comme le meilleur rempart face à Marine Le Pen. Cinq ans après, elle n’a jamais été aussi proche du pouvoir.

Nous retenons également qu’il n’y a de toute évidence pas de majorité politique pour la mise en application du projet de régression sociale et écologique porté par Emmanuel Macron : retraite à 65 ans, conditionnalité du RSA, libéralisation du service public de l’Education Nationale, etc.

La gauche et les écologistes totalisent 32 % des voix., L'extrême droite 30% et le néo libéralisme 28%. Cette situation à l'évidence oblige la gauche et les écologistes à rechercher dans la transparence les chemins de l'unité, pour bâtir un projet commun et un outil pour le mettre en œuvre. Déjà des pôles de travail en commun existent, le pôle écologie avec Génération.s, EELV, Génération Ecologie, MDP et les organisations qui ont soutenu la candidature de Fabien Roussel le PCF,GRS, MRC, Radicaux de Gauche, NGS, dans ce cadre et sans exclusive nous ne pouvons qu'appeler La France Insoumise, le PS, le NPA, LO à prendre toute leur place dans la nécessaire construction d'un futur désirable.

 Pour notre part nous sommes disponibles.