mourad ait kaci

Le 24 février 2016, il y a 5 ans, disparaissait dans des circonstances tragiques un grand citoyen Blanc-Mesnilois Mourad Ait Kaci. Il avait 50 ans, enfant du quartier des Tilleuls, engagé dans la lutte pour l'égalité, Mourad Ait Kaci participait activement à cette dymanique solidaire des quartiers populaires.

Il est mort au combat, pour protéger, développer la solidarité, l'autonomie et la liberté pour tous de se construire et de maîtiser son devenir.

Notre responsabilité est de poursuivre et d'amplifier le combat de Mourad Ait Kaci.

Comme d'habitude, en ce début 2016,les pouvoirs locaux étaient utilisés, pour détruire la régie de quartier, l'unique dispositif d'insertion par l'activité économique et de cohésion sociale de notre commune, et plus largement, une offre socio-culturelle en déclin depuis avril 2014.

Cette stratégie néo libérale pouvait paraître incompréhensible, tant cet outil jouait un rôle prépondérant. Bien contraire, cette volonté de détruire tout ce qui permet de créer du lien social, pour mieux et bien vivre ensemble, est au coeur de la politique mise en oeuvre depuis 2014.

Tout ce qui ne produit pas de dividendes, tout ce qui développe la démocratie et la citoyenneté, tout ce qui refuse sa domination politique doit être démoli, doit être annihilé.

Pour arriver à ses objectifs, tout est mis en place, pour ruiner la régie de quartier et pour cela on organise asphysie financière l'association en lui imposant des conditions d'accès aux marchés publiics de la ville, inacceptables. Elle justifait ses choix au nom la rigueur de gestion.

Mais, nous savons, que cette rigueur gestionnaire, ne s'applique pas, par exemple, à des officines troubles agissant sur le marché du nettoyage, qui ont des responsables se livrant des activités, très politiciennes, dans les quartiers populaires de notre commune.

Oui, il y a de mauvaises habitudes concernant les quartiers populaires de notre ville et plus particulièrement celui des Tilleuls. Car pour mener à terme une mauvaise politique urbaine et sociale dans ce quartier, il faut se débarasser de celles et ceux qui organisent et structurent le combat contre la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie.

Depuis quelques mois, des actes criminels sont perpétués dans le quartier des Tilleuls, car les incendies contre le Tilia, Spéranza et la MPT sont des actes criminels. Il n'est pas anodin de noter que les victimes sont toutes des outils au service de la solidarité et la citoyenneté. Ces actes ne sont pas le résultat du hasard, ils sont le résultats d'actions concertées. Il s'agit de stigmatiser une population et des bénévoles associatifs, pour essayer demain de justifier i'injustifiable.

Nous ne devons avoir aucune illusion, les actes criminels ne font que souligner qu'il y a des opérations financières très spéculatives en cours. Nous savons que pour spéculer en paix sur le mal logement, sur la pauvreté, il faut briser toutes formes de luttes, et pour briser les luttes il faut d'abord salir celles et ceux qui les conduisent et les animent.

Comme d'habitude, des personnages sans foi, ni loi avilis par argent qui ruisselle de mauvaises rapines rêvent de mettre en oeuvre cette stratégie de la terre brulée.

Comme d'habitude, les femmes, les hommes, de la gauche citoyenne écologiste, se dresseront pour défendre le contrat social qui fonde notre République et protéger l'intérêt général.