la police ous parle

La semaine passée, nous montre que la violence est bien l'outil mis en oeuvre pour proteger, servir une poltique, qui depuis plus de trois décennies remet en cause le contrat social qui fonde notre République. Cette politique a un nom, le néo libéralisme.

La violence sociale du macronisme, explique l'usage de la violence pour casser les mouvements sociaux.

La pandémie du Covid 19 a été un puissant révélateur sur les conséquences catastrophiques des choix néo libéraux: 

-la crise des masques, l'instrumentaisation des tests, le manque de lit de réanimation, la fermeture de 70 000 lits et de 102 établissements publics de santé entre 2013 et 2018.

La gestion chaotique, incertaine, inquiétante, manipulatoire du confinement, du re-confinement ont réduit à néant la confiance nécessaire entre les citoyens et l'Etat.

Cet éclairage particulier, sur les ravages des politiques néo libérales dans le secteur sanitaire n'est, que la partie la plus visible de la destructuration de la société française et de sa dépendance croissante vis à vis de l'extérieur.

Résultat, aujourd'hui notre pays compte plus de 7 millions de demandeurs d'emploi et 10 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté, sans oublier les 784 plans de licenciements, en 6 mois 700 000 emplois ont été détruits.

Non seulement, les néo libéraux nous imposent une très grave austérité, mais en plus ils aggravent la dette du pays. Cette aggravation est le résultat:

-de la baisse des impôts qui ne profitent qu'a la minorité la plus riche de notre population.

-Du transfert de plus important des finances publiques pour abonber la distibution des dividendes.

La perversion de cette politique c'est:

-L'augmentation de l'appel à emprunt auprès de la finance mondialisée, pour lui servir des intérêts.

-Le transfert massif des finances publiques, du bien de collectivité, vers la finance mondialisée et le CAC 40 se fait systèmatiquement au détriment de l'intérêt général.

Cette spollation, du bien commun, de la destruction du service public, la vente à l'encan du patrimoine de la nation , EDF, GDF, des autoroutes et autres tentatives telle ADP, la destruction des Réseaux d'Education Prioritaire, la marchandisation de l'Education Nationale, jusqu'a la privatisation du numéro d'appel 3919 pour lutter contre la violences faites aux femmes soulignent que pour les néo libéraux tout est bon pour piller l'Etat pour servir la globalisation de l'économie et les financiers mondialisés. Ils sont tellement avides de profits immédiats qu'ils détruisent la planète bleue par les pollutions, la destruction de la biodiversité.

Pour masquer leurs choix et leurs conséquences, ils ont asservis les médias, qui pédalent beaucoup pour nous masquer la réalité et tenter de nous faire croire que le néo libéralisme est la seule voie possible. La haute société enfermée dans sa tour d'ivoire s'appuyant sur la haute technocratie était persuadée qu'elle avait annihilé toutes les capacités de réfléxions, d'actions de celles et ceux qui pendant le premier confinement ont fait la démonstration que sans eux la société ne pouvait plus fonctionner. Il y a belle lurette que les producteurs des richesses ont reconquit leur autonomie, qu'ils ne croient plus et regardent de moins en moins l'eau tiéde déversée à longueur de chaines d'infos continues.

Depuis 3 ans, maintenant, il ne se passe pas un trimestre sans mobilisation sociale, sans mobilisation citoyenne, les luttes contre la destruction du Code du travail, du secteur sanitaire public, la remise en cause de notre système par répartition des retraites, le mouvement des gilets jaunes, Parcoursup, la réforme du Bac et la remise en cause des libertés montrent que dans ces profondeurs le pays refuse avec de plus en plus de force le projet profondément inégalitaire porté par Macron, la droite extrême et l'extrême droite.

La haute bourgeoisie a bien compris qui allait être de plus en plus difficile pour elle de poursuivre son projet d'appropriation totale du bien commun. Son avidité et ses succès l'avaient conduit à penser qu'elle avait définitivement gagné la lutte des classes, les mouvements en cours et à venir lui montre que sa perspective hégémonique n'est plus assurée.

Voilà, pourquoi Macron a changé, la stratégie de l'utilisation de la force publique. Nous sommes passés de l'utilisation de force publique pour assurer la sécurité des citoyens qui expriment dans le respect de loi, une revendication, à l'utilisation de la violence, pour empêcher les citoyens de soutenir un autre projet de société, une revendication, défendre les libertés.

Depuis 2017, il y a eu plus de bléssés suite à des manifestations que durant les 20 années précédantes.

Il y a aussi, une volonté d'instrumentaliser la violence, en laissant, voire en encourageant des casseurs, pour dénaturer le sens légitime des manifestations, pour permettre aux médias aux ordres de diffuser en continue une voiture qui brûle ou une vitrine cassée.

Le sage montre la force tranquille du peuple: Cnews, Bfm, Lci montrent les casseurs pour développer un climat de peur, pour ne pas à avoir à répondre aux demandes des manifestants.

Mais, nous sommes à l'âge du numérique, des réseaux sociaux et la diffusion des images n'est plus le monopole des classes dirigeantes. Alors, pour masquer la violence des forces de l'ordre on n'hésite pas à remettre en cause les libertés fondamentales, dont celle de la presse en éborgnant la loi de 1881.

La haute bourgeoisie, en agissant de la sorte veut masquer l'aspect visible de la violence d'Etat qu'elle maîtrise.

En agissant ainsi délibérément, elle veut surtout masquer la violence de ses choix. tels ceux tenus par le pdg de Danone qui va licencier 2000 personnes , uniquement pour assurer la distribution de gras dividendes à ses actionnaires.

La classe dirgeante n'a pas besoin de manifester pour obtenir ce qu'elle exige, lui suffit de se reunir dans l'intimité d'un conseil d'administration comme en 2017 pour s'offrir un Président de la République et quelques centaines de députés. 

La machine  grince et la contraint d'employer les forces de l'ordre pour protéger le magot qu'elle s'est appropriée au détriment de l'intérêt général, au détriment de la Nation.

Mais, cela ne lui suffit pas, il faut aussi agir contre celles et ceux qui agissent solidairement contre la pauvreté.

Dans notre ville, celles et ceux qui luttent contre la pauvreté mènent un combat qui met en exergue les dégâts produits par le néo libéralisme. Dans notre ville, ils sont très importants, 35% de la population vit sous le seuil de pauvreté, 20% des retraités  survivent avec le minimum vieillesse, 3000 demandes de logements sont en attente.

Dans notre ville, la droite extrême n'agit pas contre la pauvreté, elle agit contre les pauvres, elle met tout en oeuvre pour favoriser leur rélégation ailleurs, pour cela elle n'hésite pas à réduire à néant tous les outils de la solidarité et elle modifie les régles de l'urbanisme pour réduire le nombre de logements sociaux.

Si ses décisions se révélent insuffisances à empêcher la solidarité de s'exprimer les classes dirigeantes ont d'autres moyens pour le faire et un de ces moyens c'est aussi la violence, la violence visible pour dissuader.

Les locaux de Spéranza et du Tilia ont été les vctimes de cette stratégie.

Il est tellement facile de soutenir ou de créer des officines prêtes à tout, à partir du moment où elles sont grassement soudoyées, y compris avec de l'argent pas très clair.

La violence qui s'exprime dans notre ville souligne la gravité du moment.

La violence n'est jamais le résultat du hasard:

-des incendies au Blanc-Mesnil,

-des élus menacés, agressés en Seine Saint Denis, à Bobigny, Stains, Noisy le sec, l'île Saint Denis.

-l'utilisation de casseurs pour tenter de dénaturer des manifestations dont le sens républicain est averré.

La concordance et la multiplication d'actes de violences sont autant de signaux d'alarme que nous devons prendre en compte avec la plus grande de responsabilité.

A l'évidence, nous arrivons à la fin d'un cycle politique, économique, sociale, culturelle et environnemantale, cette situation traverse le monde entier, avec des particularités, à l'histoire de chaque nation.

Face à la gravité du moment, il n'est pas de sauveur suprême, nous savons au Blanc-Mesnil combien il faut de courage et d'esprit de responsabilité pour rassembler et construire un avenir en commun.

Continuons notre travail de compréhension de la réalité à laquelle nous sommes confrontés.

Rassemblons la gauche, l'écologie et les collectifs citoyens pour construire un futur désirable.