Chrysanthemums

Comme beaucoup de Blanc-Mesnilois, je suis allé au cimetière de notre ville, pour marquer mon attachement, mon respect à ceux des miens qui m'ont permis d'être celui que je suis, un moment de recueillement, de nostalgie et de réflexion sur le temps à venir.

Cette longue déambulation permet aussi d'avoir un regard attentif sur notre cimetière communal et  une réflexion sur le devenir ce patrimoine de notre ville.

Voilà, bientôt 30 ans que la municipalité de gauche a pris la bonne décision d'agrandir le cimetière communal. Aujourd'hui l'extension des années 90 commence à atteindre ses limites. Certes, la gestion des concessions donne encore des possibilités d'accueillir celles et ceux de nos concitoyens qui nous quittent. Mais, il y a urgence à mettre en place une politique permettant un accueil sur le moyen et long terme.

Lorsque la municipalité de gauche avait préparé l'avenir de cet espace communal, la population était de 47 000, aujourd'hui elle est de 57 000. Dans les années 90, le choix avait été de permettre aux Blanc-Mesnilois de pouvoir inhumer leurs proches sur le territoire communal et ce choix était et est encore largement partagé par concitoyens. Sans cette décision, de la gauche, les Blanc-Mesnilois seraient aujourd'hui dans l'obligation d'enterrer leurs parents au cimetière intercommunal de Tremblay-en-France.

Comme nous le disons souvent, la municipalité de droite extrême à une vision de court terme, voir de très court terme. L'extension, il y a 30 ans du cimetière a permis de gérer l'accroissement de 10 000 habitants. Or, le maire de droite extrême, dit Béton Mesnil, met en œuvre 40 projets de promotion immobilière spéculative, près de 8000 logements et 20 000 habitants supplémentaires. Bien entendu, nous souhaitons le meilleur et une longue vie à tous, mais, il n'en reste pas moins vrai, qu' entre 250 et 300 habitants meurent chaque année dans notre bonne ville, sans être un spécialiste de la démographie et du taux de mortalité, il ne faut pas être grand clair, pour comprendre qu'une augmentation de 20 000 habitants se traduira pour une augmentation sensible du nombre de décès sur la commune.

Donc, sur ce dossier, il est urgent que la municipalité de droite extrême, nous indique son choix sur le devenir du cimetière communal. Car, il est très probable que Béton Mesnil exigera des décisions rapides.

La municipalité de droite extrême devra nous dire quels seront ses choix, extension ou relégation de nos défunts vers un lointain cimetière intercommunal.

Donc, pour la gestion de ce dossier très sensible, la municipalité de droite extrême devra choisir entre Béton Mesnil et une nécessaire extension du cimetière communal.

Dans ce contexte, nous attendons avec intérêt l'engagement d'un débat public sur ce dossier.

En attendant, il faut aussi prendre des décisions qui correspondent aux évolutions de la société, cela devrait conduire à un accroissement important de places du columbarium. D'autre part, même devant la mort les inégalités sociales restent une réalité, dans ce cadre, il faut prendre en compte les difficultés économiques et proposer des sépultures qui permettent la dignité, par une augmentation du nombre des enfeus.

Pour finir ce parcours au milieu de ceux qui ont fait notre ville, il serait de bonne gestion de rénover les tombes des carrés du souvenir, afin que nous puissions lire les noms de ceux qui sont morts pour la France.

Dans ce cimetière, il y a les tombes de très nombreux élus municipaux, il fut un temps, un temps républicain où la municipalité les honoraient en ce début du mois de novembre, c'était le temps de la gauche et du bien vivre ensemble même au cimetière.