jean Moulin

Le dernier éditorial, du maire de droite extrême, dans le n°91 du « journal municipal » est hallucinant. Il faut préciser que « la plume » du maire de droite extrême a une très grande admiration pour Robert Brasillach( fusillé en 1945 pour collaboration) celui qui en réponse à une lettre pastorale du 23 août 1942 de l'archevêque de Toulouse Mgr Salliège « Compagnon de la Libération qui condamnait la déportation des juifs disait «  il faut se séparer des juifs en bloc et ne pas garder  les enfants ». Dès lors, il n'est pas surprenant de voir ruisseler des tombereaux de haine à propos des  noms des rues de notre commune. Oui des tombereaux de haine, surtout, contre le mouvement social et ouvrier.

Ne fallait-il pas changer le nom des rues, aurait-il fallu garder le nom de Pétain pour faire oublier le Général Giraud.

Le problème de cette municipalité de droite extrême c'est sa volonté d'écrire une autre histoire. L'objectif de cette municipalité de droite extrême est développer la division des Blanc-Mesnilois, pour tenter de  masquer les conséquences désastreuses de sa politique néo libérale, au service des riches et des puissants.

Jean-pierre Timbaud le syndicaliste a été fusillé par les nazis à Chauteaubriant et Pécheu l'industriel, ministre de Pétain a été fusillé pour collaboration.

L'histoire de notre pays a une réalité, la très grande partie de la bourgeoisie et du patronat, dans cette période sombre de notre patrie ont préféré Hitler au Front populaire. Dès lors et sans surprise ils se sont engouffrés dans la collaboration et le soutien à Pétain. Ce gouvernement fasciste a,immédiatement, favorisé les désirs du patronat en supprimant les organisations syndicales et casser l'essentiel des avancées sociales de l'été 36.

Il y a parfois des similitudes, une des premières décisions importantes de la municipalité de droite extrême en 2014 a été de fermer la bourse du travail Jean Pierre Timbaud, montrant ainsi son allégeance au patronat. Sans manquer d'imprimer sa marque néo libérale dans son management au sein de l'administration communale et d'exprimer son soutien à la destruction du Code du Travail imposée par Macron.

La réalité est simple à comprendre, si notre commune comporte des rues dénommées par les noms de militants de gauche, des syndicalistes c'est tout simplement parce que se sont eux qui ont redressé et redonné son honneur au drapeau tricolore, que le patronat et la bourgeoisie dans leur très grande majorité avaient englouti dans la fange du nazisme.

Folio du Blanc-Mesnil est fier d'avoir pour compagnons et camarades Victor Basch massacré par la milice avec sa femme Hélène, Pierre Sémard fusillé par les nazis à Evreux, Pierre Brosollette qui a préfère le suicide pour ne pas trahir sous la torture, Jean Moulin assassiné par Barbie, la veuve Bouquin, Anatole Sigonneau, Jacques Demolin, Emile Bident, Augustin Marcos, Alfret Jambet morts pendant la Libération de notre ville, Roger Vellut mort en déportation, Martyrs de la déportation 24 juifs Blanc-Mesnilois assassinés par la barbarie nazie, la plus jeune avait 2 ans et s 'appelait Bernardette Solomon, Joseph Darriet, Yves Cariou,Pierre Assailly, Jean Cartigny...Nous nous oublions pas que Stalingrad marque le début de la fin du régime nazi et annonce la victoire des peuples contre la barbarie.

Et contrairement au dire la municipalité de droite extrême, la gauche de cette ville a su honorer le Général de Gaulle et l'appel du 18 juin 1940 et la division du Machéral Leclerc.

La gauche n'oublie pas que plus de 200 Blanc-Mesnilois sont morts pour la France de 1914/1918, elle les a honorés avec les avenues du Onze novembre, Verdun,Joffre, Galliéni, Foch,Clémençeau.Guynemer

La gauche au Blanc-Mesnil est républicaine, par ses choix elle est porteuse des valeurs de la République et des Lumières, Rousseau,Voltaire,Diderot, Robespierre, Danton, Eugène Varlin, Louise Michel, Léon Gambetta,Jean Jaurès, Jules Guesde,Edouard Vaillant, Pierre et Marie Curie,

La gauche au Blanc-Mesnil se conjugue avec culture, Audran, Boildieu, Lecoq,Massenet, Verdi, Mozart, Halevy, Berlioz, la Fontaine, Racine, Molière, Corneille,Victor Hugo, Alexandre Dumas,Emile Zola, Henri Barbusse, Romain Rolland, Corot Bernard Palissy, Mansard,Delacroix, Fernand Léger, Georges Braque. Elle souligne sa proximité avec l'aventure aérienne, Coli, Nungesser, Blériot, Védrine,Garros

Les rues se dénomment aussi : Beauséjour, l'Espérance, allée des Dalhias, des Anémones,villa des Violettes, des Aubépines....

Bref, comme vous le voyez une diversité qui est bien loin de la caricature nauséabonde qu'essaie de nous vendre le Maire de droite extrême.

Le Blanc-Mesnil est une ville qui assume son histoire, une histoire intimement liée à l'histoire de notre patrie la France, puisque l'on y découvre, une place du 17 octobre 1961, une rue Maurice Audin et que son conseil municipal du 27 septembre 2018 vient a l'unanimité de dénommée une place Serge Seknagi qui a présidé la communauté juive de notre ville.

Rassemblons-nous pour reconquérir le droit du bien vivre ensemble dans notre ville. Rejoignez le collectif citoyen: LE BLANC-MESNIL A VENIR