lycée mozart en lutte

La rentrée 2018/2019, au lycée Mozart, s'est effectuée dans de mauvaises conditions.

Les professeurs ont constaté que l'essentiel des problèmes récurrents n'étaient pas réglés. En effet, les problèmes majeurs persistent, et ont été aggravés par deux inondations, révélant la vétusté des locaux ( le lycée a près de 30 ans). Les problèmes concernent notamment le réseau informatique et le manque d'équipements, la réparation du chauffage centrale n'est toujours pas effectuée alors que des promesses avaient été faites. Il manque des locaux pour faire face à l'accroissement de la démographie scolaire, encore, constaté lors de cette rentrée et il y a des inquiétudes persistantes sur l'équipement des futurs préfabriqués promis pour la rentrée des vacances de la Toussaint.

Il manque des professeurs en particulier dans deux classes de terminale et de personnels supplémentaires agents, surveillants, CPE, pour faire face à l'accroissement des effectifs.

Une nouvelle fois et sans surprise, nous constatons qu'il y a loin du discours satisfait du ministre de l'Education Nationale à la réalité subie par les élèves et les enseignants du 93. Après avoir subi de plein fouet la discrimination territoriale, sociale de Parcoursup, les lycéens Blanc-Mesnilois n'ont pas eu droit à un rentrée digne, dans des conditions ne seraient-ce que normales.

Cette rentrée, au Lycée Mozart, met en exergue, l'accord politique entre Blanquer, Précresse et Meignen en matière de politique éducative. En effet, la politique de Blanquer est porteuse du développement des inégalités éducatives et scolaires, elle est soutenue par Pécresse la présidente de la région Ile de France qui préfère soutenir le secteur privé éducatif au détriment du secteur public.

Cerise sur le gâteau, Meignen le maire de droite extrême avec la complicité de Pécresse a vendu à la Cogedim des terrains qui auraient été nécessaires et utiles, pour agrandir le lycée, afin d'offir aux enfants du Blanc-Mesnil des locaux scolaires de qualité. Mais chacun sait que Meignen se préocupe, d'abord, des intérêts de la spéculation immobilière et financière.

Alors, que Béton-Mesnil engendre une forte augmentation de la population, Meignen et Pécresse ne prévoient aucune disposition pour agrandir et rénover le lycée Mozart. Avec ces responsables politiques les lycéens de notre ville devront se contenter des préfabriqués dont on n'est pas sûre qu'ils seront équipés correctement.

Cette réponse, par des préfabriqués, n'est pas étonnante puisque depuis 4 ans, l'installation de préfabriqués est l'unique réponse de la municipalité de droite extrême à l'augmentation des effectifs d'élèves.

Depuis des mois et des mois, les élus de gauche tirent le signal d'alarme sur les conséquences désastreuses de Béton-Mesnil. Cette politique de spéculation immobilière sacrifie tout le patrimoine foncier disponible, le parc urbain pour faire ruisseler le béton et produire des dividendes. Cette politique de boutiquiers spéculatifs n'envisage pas un seul instant les problématiques que vont créer la construction de 7000 logements en quelques années.

Ce qui ce passe au lycée Mozart souligne déjà les effets dramatiques du développement démographique en cours. Si les fous du tout béton continuent d'agir les conditions de vie, les conditions éducatives de la population Blanc-Mesniloise sera catastrophique.

Il faut ensemble agir pour stopper cette politique mortifère pour le bien vivre ensemble au Blanc-Mesnil.

Blanquer, Pécrese, Meignen même politique et les lycéens de Mozart trinquent.