Voilà onze ans, que le Leclerc a ouvert ses portes dans le centre commercial Plein Air. Il est, d'ailleurs, le seul à tirer son épingle du jeu dans cet espace commercial. Les autres enseignes sont dans une situation difficile et de nombreuses ont déjà disparu. Cette situation est sans surprise lorsque voit la multitude de centres commerciaux existant à proximité et surtout lorsque l'on connaît la situation économique et sociale des Blanc-Mesnilois qui subissent depuis tant d'années les politiques d'austérité. Les seuls vainqueurs sont les propriétaires de ces locaux commerciaux qui encaissent les loyers.

Ici,la seule gagnante est la SAS Blanc-Mesnil Distribution plus connue sous l'enseigne Leclerc. Elle est à l'origine du projet, avec une autre société de commercialisation de centres commerciaux. Une partie de la galerie commerciale a changé plusieurs fois de propriétaire et il apparaît, maintenant, que l'ensemble appartient à Leclerc. Il faut rajouter au patrimoine de cette société de distribution commerciale, la jardinerie, le magasin de l'avenue Descartes et le Drive de la zone du sous Coudray et les deux stations automatiques de distribution d'essence. Bref, le moins que l'on puisse dire c'est que cette entreprise a bien prospéré sur notre ville.

Cette prospérité, elle la doit, essentiellement, au travail de ceux qui tous les jours y compris le dimanche travaillent pour en assurer le bon fonctionnement. Malheureusement, cela se fait au prix de conditions de travail totalement inacceptables. Par la multiplication des licenciements camouflés derrière les ruptures conventionnelles. Il s'agit d'avoir des salariés qui coûtent le moins chers possibles, dans ce cadre l'ancienneté n'est pas un plus, pour les patrons, mais un coût trop élevé, d'où la nécessité de se débarrasser de celles et ceux qui sont là depuis l'ouverture.

La méthode est la pression continuelle sur les personnes dont l'on veut absolument se débarrasser et les cas sont nombreux. Pour éviter, toutes contestations, il faut aussi empêcher le développement d'organisations syndicales qui défendent réellement les salariés. Alors, dans ce climat délétère, il est facile de trouver des personnes fragiles ou égoïstes pour mettre en place « un syndicat jaune » qui devient un des outils du patron ou de son représentant. Dans cet établissement, c'est le directeur financier qui est aussi le DHR, raccourci qui en dit long sur la réalité de la politique sociale. Les soi-disant « syndicalistes jaunes » passent plus de temps en bouffe avec la direction qu' à assumer leurs responsabilités au CHSCT par exemple. Ce dévoiement des instances sociales permet toutes les manœuvres, pour mieux asservir les salariés et dégrader les conditions de travail qui entraînent la dégradation des conditions de vie.

Nous condamnons « ce syndicalisme dévoyé » qui permet au patronat de régner en maître absolu et de faire fi de tous les droits sociaux protégeant les salariés.

Nous condamnons ces méthodes patronales , qui soulignent que les patrons ne sont toujours pas sortis du XIXe siècle et que leur modernité n'est que le paravent de toutes leurs régressions.

Mais, dans cette dure situation, nous savons qu'il y a des salariés syndiqués qui dans des conditions difficiles se battent pour que chacun soit respecté et puisse travailler dignement. Ce combat difficile, ils le mènent avec à l'appui de UL CGT du Blanc-Mesnil.

Oui, la bataille est difficile, nous n'avons pas oublié que la première décision de la municipalité de droite extrême a été de détruire la Bourse du Travail « Jean Pierre Timbaud » syndicaliste CGT fusillé par les nazis. Ainsi, cette municipalité de droite extrême indiquait clairement qu'elle était du côté des patrons, comme Macron.

La volonté de s'approprier le maximum de profits et rapidement est un mauvais choix, car il a été démontré, que souvent les entreprises qui maltraitent leurs salariés sont bien souvent vouées à l'échec économique sur le long terme.

Folio du Blanc-Mesnil va tout mettre en œuvre que cette situation de maltraitance des salariés du LECLERC du centre commercial Plein Air soit connue du plus grand nombre des Blanc-Mesnilois, afin qu'elle cesse, car il est tout à fait inacceptable, que cette situation perdure

Folio du Blanc-Mesnil apporte son soutien à tous les salariés, afin qu'ils puissent vivre et travailler dignement.

Dans cette ville il ya deux catégories d'élus, il y a ceux de majorité municipale de droite extrême qui cassent la bourse du travail et soutiennent le patronat qui n'hésite pas à maltraiter les salariés et il y a les élus de gauche du PCF et de Génération-S qui eux soutiennent les salariés et sont avec eux lorsqu'ils luttent comme nos amis et camarades de Vente-privée.com.

Aujourd'hui, plus que jamais le temps est venu de rassembler, au Blanc-Mesnil, toutes celles et tous ceux qui souhaitent travailler et vivre dignement. Pour cela dès maintenant il nous faire comprendre aux patrons de LECLERC du centre commercial Plein Air que leurs méthodes manageriales, doivent plus avoir cours dans cet établissement.

avec les salariés