carton rouge

Dans l'article, que nous avons mis en ligne sur Folio du Blanc-Mesnil : »Macron prend en otage l'ensemble des habitants des HLM » nous soulignions l'extrême gravité du contenu régressif de la nouvelle loi sur le logement social.

Cette loi Macron s'attaque à l'une des bases essentielles qui fonde le contrat social de notre République.Cette proposition de loi propose la fin d'un principe cardinal dans les HLM, qui est un logement pérenne duquel on ne peut pas être sorti. Nous affirmons et nous rappelons que le droit au maintien dans les lieux n'est pas un acquis corporatiste mais un acquis de société civilisée. Pour l'Union Sociale de l'Habitat « passer au bail à durée limitée reviendrait à accroître la précarité des plus fragiles ... »

Cette nouvelle initiative de Macron nous confirme, que nous avons bien à faire à un gouvernement de droite qui n'a de cesse de supprimer tous les acquis sociaux qui ont permis le bien vivre ensemble, destruction du code travail, remise en cause des services publics.

Dans ce cadre, il semble bien que Macron ses soutiens du CAC 40 et du Medef ont une prédilection pour s'attaquer aux plus fragiles et aux faibles et plus particulièrement aux retraités. Depuis janvier 2018, Macron et les siens se sont acharnés sur le pouvoir d'achat des retraités et des handicapées par l'augmentation de la CSG et aujourd'hui ils sont en train de préparer leur sorti des HLM.

La loi régressive nouvelle, sur le logement social, va être fin au bail illimité et instauration d'un bail de 6 ans. Si cette loi scélérate voyait le jour, tous les 6 ans la situation des locataires d'un logement HLM verrait sa situation réexaminée. Cette décision va être explosive pour tous et plus particulièrement pour les locataires retraités.

Regardons, les effets que pourront produire ce bail à durée limitée. Prenons le cas d'un couple de retraités vivant depuis 25 ans dans F4. Lorsqu'ils ont emmagé ils avaient deux 2 enfants, aujourd'hui les enfants vivent leur vie. Donc, ils ne sont plus que 2 dans l'appartement, ils ne correspondent plus aux critères d'attribution d'un F4, résultat leur bail ne sera pas renouvelé. Certes, on leur proposera peut-être un F2, mais chacun sait que le changement appartement entraîne un changement de bail. On imagine bien, que le nouveau bail ne sera pas de même nature que celui qui a été signé il y a 25 ans.

Donc le risque est grand, pour notre couple de retraités d'avoir logement plus petit avec un loyer équivalant de celui de leur F4. Par ailleurs, il n'apparait pas dans la loi, pour le bailleur l'obligation d'attribuer un nouveau logement, comme rien ne semble obliger le bailleur d'attribuer un logement dans le même quartier où dans la même commune. Comme rien n'est dit sur la prise en charge du déménagement.

Beaucoup d'incertitudes pour notre couple de retraités, un loyer plus onéreux, un logement plus petit, changement de quartier, de ville et peut-être l'obligation de se reloger dans le secteur locatif privé.

Cette loi parle beaucoup de mobilité, connaissant les apprioris idéologiques néo libéraux de Macron, il ya fort à parier que cette loi est surtout faite pour favoriser le secteur locatif privé. Car, l'objectif essentiel, voir unique de Macron est de produire des profits et dividendes.

La mise en place du bail à durée limitée est le premier étage de sa volonté de privatiser l'ensemble des bailleurs sociaux pour les transformer en société anonyme. D'où la nécessité d'organiser la mobilité sur l'ensemble du parc HLM afin de le rendre rentable. Car la seul obsession de Macron est de faire du fric, sans aucun état d'âme il n'hésitera pas une seconde à fragiliser les plus précaires, les plus faibles, les plus pauvres.

Les premières victimes de cette loi sur le logement social de Macron, seront une nouvelle fois les retraités.