VTG Wagon

Notre Tartarin de la rue Lauriston est toujours prompte à fustiger les rumeurs, néanmoins il ne se prive pas de distiller des communications qui tordent la réalité. Il en va ainsi du dossier de la gare de triage.

Dossier qui est loin d'être clos, malgré les affirmations parues dans le n°71 du journal »municipal » du 3 novembre 2017.

La question de la gare triage part d'une décision préfectorale du 22 mars 2013. Un porté à connaissance qui prévoyait la création d'un périmètre de sécurité de 620 mètres autour de cette établissement de la SNCF. Ce document instaurait de nouvelles règles dont la plus contraignante était interdiction de nouvelle construction ou de transformation sur les pavillons où les immeubles existants.

La cause de cette restriction,le stationnement et le tri annuellement de quelques 15000 wagons transportant des matières dangereuses ou toxiques, dont près de 350 wagons de chlore.

Dès le mois de juin 2013, des mobilisations citoyennes se développaient et des séries de manifestations envahissaient les rues, dont la première une chaîne humaine autour de la gare de triage. Une association se créait, son sérieux, son autonomie en faisait un interlocuteur incontournable des autorités préfectorales et de la SNCF.

A ce moment, il est opportun de rappeler et de souligner que l'essentiel de l'action de notre Tartarin de la rue Lauriston a été de déstabiliser cette association autonome dont le sérieux était reconnu de tous, sauf de lui puisqu'il n'était pas arrivé à ce que son parti en prenne le contrôle. L'essentiel de son action a été de casser les mobilisations et le rapport de force citoyens. Pour cela tout a été bon y compris la démagogie.

Le sérieux et l'autonomie de cette association citoyenne a permis la mise en en place d'un comité d'information et d'échange présidé par le préfet de Seine Saint Denis.

L'objectif des mobilisations citoyennes était et reste l'interdiction de la présence et du stationnement des wagons transportant des matières dangereuses et toxiques sur la gare de triage. Il est clair que cette objectif n' a été pas obtenu. Néanmoins, les actions citoyennes ont permis que des investissements, très important, soient effectués sur place par la SNCF pour améliorer la sécurité.

Par ailleurs, le transport de fret par la SNCF connaît une baisse importante.

Aujourd'hui, l'évolution des études de dangerosité, ont permis de réduire le périmètre de sécurité à 250 mètres autour de la gare de triage. Il n'en reste pas moins vrai que les wagons transportant des matières dangereuses et toxiques, certes moins nombreux, sont toujours là.

Les cris de victoire de notre Tartarin de la rue Lauriston, sont avant tout des cris de soulagement d'un maire de droite extrême, qui avait pris le risque d'accorder la promotion immobilière une nombre important de permis de construire dans le périmètre de sécurité de 620 mètres. Cette attitude et les prises de position sur ce dossier de la part de notre Tartarin de la rue Lauristion s'inscrivaient exclusivement dans la perspectives du manque de production de dividendes pour la promotion immobilière. Bien entendu, pour la forme, il continue de dire qu'il souhaite le contournement de la gare de triage, mais il faut dire que la municipalité de droite extrême de notre ville a été celle qui a le moins participer aux travaux de concertation animer par la préfecture de Seine Saint Denis.

Car aujourd'hui, la réalité c'est que la gare de triage est toujours en activité, les wagons transportant des matières dangereuses et toxiques y sont toujours triés.

Cette situation conduit l'administration préfectorale à travailler à la mise en place d'un Plan Particulier d'Intervention (PPI). Le PPI c'est une serie de mesures visant assurer la protection des personnes en cas d'accident pouvant se produire sur la gare triage.

Si le périmètre de sécurité est passé de 620 mètres à 250 mètres, le Plan Particulier d'Intervention est de 2600 mètres autour de l'établissement de la SNCF.

POURQUOI 2600 MÈTRES, TOUT SIMPLEMENT PARCE QU'IL PREND EN COMPTE LA DANGEROSITÉ DU PRODUIT LE PLUS TOXIQUE,ICI, LE CHLORE QUI EST MORTEL JUSQU'A 2600 M .

L'association citoyenne qui elle n'est pas dans la communication, mais dans le réel, poursuivi son engagement au service de l'intérêt général. Dans ce cadre, elle a rencontré, le 14 février 2018, les responsables préfectoraux en charge de ce dossier ( voir le communiqué du Corigat que Folio du Blanc-Mesnil a publié le 27 février 2018). Cela nous indique que la question de la dangerosité de la gare de triage reste une réalité et cela est si vrai que l'élaboration des mesures de protection de la population sont pour le préfet de Seine Saint Denis sa priorité n°1 pour l'année 2018.

Nous avons là, la démonstration que les priorités de notre Tartarin de la rue Lauriston sont très éloignées de l'intérêt général. Nous percevons très clairement au travers de sa communication que son unique préoccupation est de poursuivre avec ardeur et précipitation le bétonnage de notre ville. Cette préoccupation, quasi unique, le conduit à masquer la réalité. Tout cela est bien insupportable. D'autant que notre vigilance citoyenne doit se renforcer face aux incertidutes que fait peser l'éventualité d'une privatisation de la SNCF.