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Pendant la campagne électorale, la liste de droite extrême n'avait pas de mots assez durs pour stigmatiser la gestion de la gauche. Elle s'est engagée dans son programme à ce que chaque euro dépensé, soit un euro utile à l'intérêt général.

Une nouvelle fois, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes apparaît comme un document utile, d'autant plus utile qu'il n'est pas un document partisan. Aujourd'hui nous allons aborder deux paragraphes du chapitre « Les charges à caractère général. » page 41/97.

«  a) une utilisation personnelle des supports téléphoniques de la collectivité territoriales. »

L'analyse des relevés de consommations téléphoniques fait apparaître que certains agents municipaux utilisent les supports téléphoniques de la ville pour des appels d'ordre personnel. Chaque mois, l'opérateur de la commune lui factures plusieurs dizaines d'heures d'appel à destination de lignes ou de mobiles au Sénégal,au Mali,en Algerie, en Lettonie, au Pays Bas ou en indonésie. La collectivité n'entretient pourtant aucune relation de coopération commerciale ou culturelle avec des entreprises ou des administration présentes dans ces pays. Ainsi, au cours du mois d'octobre 2014, l'opérateur a recensé près de 120 appels téléphoniques à destination de la Lettonie, pour une durée de communication supérieure à 44 heures. Au cours de l'année 2014, les relevés téléphoniques mentionnent chaque mois plusieurs dizaines de communication à destination de téléphones mobiles u Sénégal, pour une durée de communication supérieures à 10 heures. La commune ne procède pas à aucun contrôle de l'utilisation des supports téléphoniques. Elle ne suit pas les consommations individuelles des agents et n'interdit pas ces communications à l'étrangers. Bien que le coût de ces communications soit relativement faible au regard du budget de la ville,un rappel des conditions d'utilisation des téléphones, voire une limitation de celle-ci, pourrait permettre de réduire ce poste de dépenses de plusieurs milliers d'euros par an. »

Ainsi, nous constatons à nouveau que les promesses de la majorité municipale de droite extrême ne sont pas tenues. Par ailleurs, il est surprenant connaissant les pratiques de surveillance professionnelle des membres de la municipalité de droite extrême et de son cabinet, que ces derniers aient pu tolerer ce laxisme. Ce tolérance, pourrait aussi permettre d'envelopper des ténèbres où de noyer dans la nasse des communications à l'étranger, des communications éventuellement liées à des négociations nécessitant une confidentialité absolue. En effet si des communications vers l'Afrique pourraient avoir un caractère personnel, les communications vers la Lettonie ou l'Indonésie mériteraient des éclaircissements utiles.

« b) Une utilisation irrégulière et coûteuse des tablettes tactiles mises à dispositions des élus. »

Au 1°janvier 2017, les élus de la majorité municipale disposaient tous d'un téléphone mobile et d'une tablette tactile. Les appareils mis à disposition des élus de la majorité sont des équipements haut de gamme.les bénéficiaires de ces appareils électroniques signent un document d'utilsation succinct, mentionnant notamment que « la localisation des terminaux et le suivi des consommations pourront faire l'objet d'une surveillance particulière de la part de la ville et que l'appareil et son abonnement sont confiés dans le cadre d'une situation de travail ou d'astreinte ».Entre 2011 et 2016, à la lecture de l'inventaire des immobilisations, les achats liées à l'achat des téléphones mobiles ou tablettes tactiles ont représenté 73 626€.

Nous passerons sur la facture d'un adjoint au maire de 27 246€. Mais, nous voyons que les discours de la majorité municipale de droite extrême ne manquant jamais de stigmatiser les dépenses des services publics, sont vite ignorés lorsqu'il de doter ses élus de matériel haut de gamme, la chasse aux gaspillages est à géométrie variable. Bref, la majorité municipale de droite extrême n'est pas regardante à la dépense des finances locales, lorsqu'il s'agit de s'offrir le superflu qui est ainsi l'apparence d'un pouvoir où le paraître prime sur la réalité.