wagon

Le numéro 71 du journal municipal « le lauristonnois » consacre une page à la question de la gare de triage.

Comme d'habitude, la majorité municipale de droite extrême s'approprie des résultats qui ne sont en aucun cas les siens. En effet, les évolutions positives sur dossier sont avant à mettre au crédit des mobilisations citoyennes qui ont permis que cette question ne reste pas uniquement entre les mains de la technostructure administrative et des dirigeants de la SNCF.

Il faut rappeler, ici, que la mise en place d'un Comité d'Information et d'Echange présidé par le Préfet a été obtenue par les actions de l'association des riverains, accompagnée par la municipalité de gauche et MG.BUFFET.

C'est le rapport de force qui a été développé par les mobilisations citoyennes qui ont fait évoluer le dossier.

Dans ce cadre, il paraît juste de dire que la municipalité de droite extrême a été pour le moins inexistante lors des réunions régulières du C.I.E, ce qui n'était pas le cas de la municipalité de Drancy.

Il est, tout aussi, important de dire que l'association des riverains à su conjuguer manifestations et participation constructive avec la préfecture et la SNCF. C'est avant tout ce travail de fond qui a conduit à la situation actuelle.

Il faut rappeler que la position citoyenne était et est toujours : L'arrêt du transit et stationnement des wagons transportant des matières dangereuses et toxiques sur le site de la gare de triage ».

L'action citoyenne, sa couverture par les médias, le sérieux des citoyens ont très largement contribué à l'évolution en cours. L'évolution en cours qui se traduit par un niveau important d'investissement pour sécuriser le site et pour réduire le bruit. Elle a eu  pour conséquence, aussi, de réduire le périmètre de sécurité qui est passé de 620 mètres à 250 mètres.

Cette dernière évolution n'a que des conséquences sur la réduction du périmètre d'inconstructablité ce qui réjouit essentiellement la spéculation immobilière et ses relais locaux.

Pour intéressante que soit cette évolution, la dangerosité due à la présence de wagons transportant des produits toxiques reste entière, en particulier le transit et le stationnement de 350 wagons de chlore par an. Il faut rappeler qu'une fuite de chlore est létale jusqu'à 2600 mètres.

Un des résultats des actions citoyennes est la mise  en place Un Plan Particulier d'Intervention, plan qui pour objectif essentiel de renforcer de manière importante le niveau d'alerte et d'information des citoyens.( Curieusement le journal "municipal" ne dit rien sur le PPI)

Le préfet marque sa compréhension des enjeux,en effet, si le périmètre de sécurité a été considérablement réduit, le périmètre du PPI englobera les 8 communes comprises dans zone de danger de mortel du chlore c'est à dire 2600 mètres.

L'ignorance du PPi dans l'article du journal « municipal » est dangereux. En effet le triomphalisme de ceux qui n'ont rien fait peut créer un phénomène de démobilisation, alors qu'il faut rester mobiliser. Mais, cela n'est pas étonnant de la part de ceux qui ont toujours agi de manière politicienne pour entraver les mobilisations citoyennes et qui sont essentiellement préoccupés a bétonner notre ville.

Oui cette attitude démagogique, sur un dossier complexe, souligne une sorte d'incompétence de la part de la municipalité de droite extrême lorsqu'il s'agit de défendre l'intérêt général.

Si nous devons considérer les avancées positives sur dossier, il n'y a aucune raison a tomber dans une attitude béate.

Le danger est toujours présent et dans ce cadre le sens de la responsabilité doit nous conduire à faire en sorte que la population reste mobiliser pour se protéger dans l'éventualité d'un accident. Le triomphalisme en la matière est infantile.