croquis d'ambiance

Dans l'article que Folio a publié le 16 octobre 2017, il a été évoqué une des raisons qui a pu conduire la majorité municipale de droite extrême à organiser un salon de l'immobilier, il évoquait un début de panique sur le risque de l'explosion d'une bulle immobilière sur notre commune.

Cette éventualité doit être prise en compte très sérieusement. Car elle pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour notre ville et surtout pour ses habitants.

Les évolutions urbaines et leurs corollaires l'accroissement de la démographie locale ne supportent pas des changements brutaux. Pour être d'un apport positif pour tous, elles doivent se conduire sur le long terme et pour réussir elles doivent être le résultat d'un long et sérieux débat avec l'ensemble de la population concernée.

Le centre ville tel que nous le connaissons actuellement s'est bâti sur une période longue. Il avait vu le jour à l'orée des années 1990 pour aboutir après les années 2010 . Les moteurs ont été l'implantation du lycée Mozart, la construction du Forum Culturel, de la place de Libération, avec la modification du château d'eau.

Cela étant accompagné par la maîtrise du foncier par la collectivité territoriale, maîtrise conduite de manière douce, respectant les habitants, permettant ainsi à la démocratie participative de s'épanouir et à la population de s'approprier le projet de la création d'un centre ville qui manquait. La place de l'eau, le commissariat, le cinéma municipal Louis Daquin, une nouvelle poste et l'Hôtel de ville structuraient le projet. Cette transformation se conjuguait avec l'implantation d'immeubles en accession à la propriété et des logements sociaux qui assurait la création de commerces, boulangeries, fleuriste, restaurants, salon de beauté, cabinets médicaux.

Tout cela, pour dire que les évolutions urbaines et démographiques pour réussir ne peuvent qu'être le résultat d'un travail sérieux. Bien entendu, la gauche est modeste sur cette transformation, elle n'ignore pas qu'il n'y a pas d'actions sans imperfection.

Cette à l'aune de ce qui a été fait et sur la manière dont cela a été conduit que nous devons regarder l'agitation immobilière conduite par Meignen et son conseiller spécial et par eux seuls. Elle est à l'exact antipode de l'action menée par la gauche, car son unique objet est la création de dividendes, de profits pour une infine minorité en utilisant l'argent public de nos impôts locaux.

Cette agitation spéculative qui nous propose la construction de 3100 logements d'ici à 2020, doit être mis en perspective. Pour donner un ordre d'idée ce projet est l'équivalant de la construction de la cité des Tilleuls au début des années 1960.

Pour que chacun comprenne bien, pour répondre aux besoins scolaires que la cité des Tilleuls engendraient, il a été construit pas moins de 4 écoles élémentaires et 3 écoles maternelles.

Or, dans le projet de Meignen, si nous voyons la construction de 3100 appartements, nous ne voyons nul part, la programmation des investissements nécessaires pour accueillir près de 9000 habitants nouveaux, dont plus de 2500 enfants. Pas de programmation pour construire, mais surtout pas de foncier disponible pour accueillir, crèche, écoles, collège, lycée.

Ce projet, rien que pour cela est porteur de très graves disfonctionnements qui seront de nature à dégrader très fortement l'ensemble des conditions de vie des Blanc-Mesnilois et leurs enfants.

D'autant plus dangereux qu'ils sont portés par une majorité municipale de droite extrême qui s'est faite élire en avril 2014 avec la promesse SAUVONS NOS PAVILLONS, NON BETON MESNIL.

Cette situation en devenir est une faute grave des élus et de leurs conseillers spéciaux. Elle souligne, ainsi que leurs choix ne sont pas fait pour satisfaire l'intérêt général, mais répond exclusivement aux exigences de la promotion immobilière. Ce qui est totalement inacceptable.

Mais d'autres cataclysmes aussi graves de conséquences peuvent se produire. En effet, l'implantation dans une séquence de temps aussi courte de 3100 logements sur le marché local de l'immobilier peut entraîner une forte dépression sur le marché locale où les transactions immobilières sont au grand maximum de 450 par an. Il y a fort à parier que les Blanc-Mesnilois qui vont vendre les biens subissent une importante contraction du prix de leur maison ou de leur appartenant.

Bref, pour enrichir la spéculation immobilière la majorité de droite extrême prend apparemment sans état d'âme, le risque d'appauvir les Blanc-Mesnilois et plus particulièrement les retraités.

Par ailleurs, nous ne pouvons pas nous extraire du contexte national ou les choix politiques de la droite sont loin d'être favorables à l'immobilier, les crédits du ministère du logement sont sacrifiés, l'APL consacrée à l'accession sociale à la propriété va être supprimée, la baisse du pouvoir d'achat des salariés, l'augmentation de la CSG pour les retraités, le blocage de l'indice pour les fonctionnaires sont autant d'éléments qui vont peser sur le marché de l'immobilier. Dans ce cadre le risque est immense de voir le foncier resté en jachère, créant dans notre ville des zones sinistrées.

Nous devons, aussi, ne pas ignorer dans un contexte économique et social qui se détériore, les risques à court et moyen terme de voir ces co-propriétés se dégrader face à l'incapacité des résidants à assurer les charges inhérentes à ce type d'habitat.

Dire à non béton Meignen, n'est pas une opposition politicienne, mais le résultat d'une analyse sérieuse des conséquences que cette agitation bétonnière et immobilière fait peser sur notre commune.

Les choix idéologiques et financiers de la majorité municipale de droite extrême, dans le contexte actuel, peuvent conduire notre ville à une catastrophe financière, économique, sociale, éducative, culturel et écologique d'une ampleur sans précédant,ici.

Le maire de droite extrême et son conseiller spécial se sont lancés dans une vaste partie de monopoly, avec les finances et le foncier de la collectivité territoriale, privilégiant que le court terme, l'enrichissement facile de quelques uns.

Nous appelons l'ensemble des Blanc-Mesnilois à porter la plus extrême attention à l'évolution de béton Mesnil