Ici, nous l'écrivons souvent  Meignen anticipe ou a anticipé tous les mauvais coups que Macron porte au contrat social de la République. En effet, au Blanc-Mesnil chacun se souvient de la disparition brutal du directeur de la régie de quartier en février 2016. Depuis la municipalité de droite extrême n'a pas hésité à supprimer des marchés d'entretien de la ville à cette association solidaire, dont l'objet est la réinsertion des chômeurs de longue durée par l'économique. Les choix municipaux ont entraîné des suppressions d'emplois.

Ces choix municipaux, sont des choix politiques libéraux, mais aussi, ils ne sont dénués de cynisme clientèliste. Comme le montre les choix qui ont été effectués dans le cadre de la attribution des marchés de nettoyage des locaux municipaux, en particulier, ceux concernant le nettoyage de la médiathéque, du forum, du château d'eau et du pôle de la rue Emile Kahn, qui ont été attribués pour 171 000€ à une entreprise qui a suscité des remarques du responsable de la perception du Blanc-Mesnil et alors qu'une autre entreprise proposait 67 000€, pour les mêmes prestations.

Cette épisode confirme bien que les choix politiques de Meignen et ceux de Macron sont bonnet blanc et blanc-bonnet.

La décision de Macron, le 9 août 2017, de s'attaquer aux emplois aidés va générer l'un des plus important plan de licenciements que notre pays ait connu. Cette décision prise au cœur de l'été a été prise comme d'habitude sans étude ou évaluation, ni concertation préalable.

Cette décision, dont les françaises et les français les plus fragiles sont les principales victimes est aussi incontestablement un mauvais coup porté aux associations et aux collectivités locales. Elle est de manière générale, très préjudiciable à la vitalité des actions conduites par les associations dans les villes et les quartiers précarisés.

Certes, ces contrats aidés ne sont exempts de tout reproche, mais convenons ensemble ils ont fait dans une très large mesure leurs preuves pour reconduire des centaines et des centaines de milliers de salariés précarisés vers l'emploi. Alors que le CICE,n'a permis que d'assurer l'augmentation des dividendes et de réduire les nécessaires investissements productifs au détriment de l'emploi.

Bref, les emplois aidés se sont avérés bien moins coûteux et plus efficaces pour la créations d'emplois et beaucoup moins dispendieux.

La fin brutae des contrats aidés vont peser lourdement sur les budgets des collectivités territoriales et des associations. Dans ce cadre, Macron ne laisse pas de choix : soit la dégrations des services rendus au public, soit le faire payer aux contribuables locaux et plus souvent les deux à la fois.

Les choix de Macron font fi des difficultés du quotidien aux-quelles les citoyennes et les citoyens tentent de faire face des réalités concrètes qu'ils subissent.

Nous le répéterons jamais assez, les contrats aidées, ce sont des milliers et des milliers de personnes éloignés de l'emploi qui grâce à ce dispositif reprennent pied dans le monde du travail et retrouvent une utilité sociale.

Ce sont non seulement des personnes aux parcours professionnels souvent heurtés qui perdront l'opportunité d'une réinsertion professionnelle, mais aussi nos concitoyens parmi les plus fragiles qui pâtiront de ce choix scandaleux de Macron.

Les conséquences de choix se font déjà sentir dans les écoles, elles seront catastrophiques dans le secteur sanitaire et social, notamment pour l'accompagnement des personnes âgées dépendantes. Ces structures, maillons essentiels de la solidarité vis à vis de nos aînées et des plus pauvres se retrouveront ainsi étranglées par le désengagement du gouvernement Macron.

La recette froide du Président de la République va aggraver encore plus les fractures sociales qui ravagent notre pays, tout cela pour permettre de réduire l'ISF des 1% des familles les plus riches de notre pays.

Cela s'ajoute à la destruction du code du travail, de la Sécurité Sociale et l'appauvrissement des retraités par la hausse de la CSG. Il y a urgence à nous rassembler pour construire ensemble un futur désirable.

C'est dans nos usines, dans les bureaux, dans les administrations, dans nos quartiers et dans nos villes que nous devons construire ce futur désirable, n'attendons pas des recettes venues d'ailleurs, faisons de la réalité que nous vivons quotidiennement le ciment des transformations sociales, économiques, éducatives, culturelles et écologiques que nous voulons.