chouette 1

Hier soir, nous avons reçu une belle visite. Vers 22h30 une chouette hulotte est venue hululler sur le pignon de notre maison à Granges d'Ans. Alors, pour ce week end de 15 août 2017, Folio vous présente : LA CHOUETTE HULOTTE.

Elles sont en France entre 100 000 et 150 000. C'est le rapace nocturne le mieux représenté dans notre pays et, tant que les forêts de feuillus subsisteronts, la hulotte se portera bien. Cependant comme les chiffres l'indiquent, la mortalité juvénile est assez importante, la survie des jeunes mal fixéw sur un territoire dépendant de la rigueur des hivers.

La chouette hulotte se présente sous une phase grise et une phase rousse, avec les mêmes dessins sur les deux plumages. La hulotte est reconnaissable à sa grosse tête ronde dépourvue d'aigrettes (c'est une chouette et non un hibou),  sa silhouette rond et trapue et ses grands yeux noirs qui lui donnent un regard très doux. Les larges disques faciaux complets, plus ou moins marqués de blanc entre ls yeux et le menton. dessus presque uniformément brun roux à grisâtre et en dessous brun roussâtre à brun grisâtre fortement rayé de filament sombres. La queue est assez courte. Longueur: de 37 à 46 cm, envergure: de 90 cm à 100 cm, poids : de 331 à 490gr (mâle) de 336 à 695 gr ( femelle)

La chouette hulotte se plaît partout où il y a des arbres et, si n'est pas réellement montagnarde, on peut la rencontrer jusqu'à 1500 mètres d'altitude. Peu difficile et douée d'une bonne faculté d'adaptation, elle habite aussi bien dans les grands massifs forestiers que dans les régions ouvertes pourvues de boqueteaux ou de haies vives avec des grans arbres, les abords des cultures, les zones de marais, la ripsyle bordant les grands cours d'eau, jusqu'aux parcs et ux grands jardins des villes, pour peu qu'elle y trouve le gîte sous formes d'espaces verts et suffisamment vastes.

La chouette hulotte marque une préférence pour les petits rongeurs-genre campagnols ou mulots selon les régions-, qui représentent environ 50% de ses proies. La hulotte est capable de varier passablement son menu. Les oiseaux fournissent une part non  négligeable du menu (jusqu'à 96% en ville, moineaux principalement). quant aux batraciens tels que les grenouilles et les pétobates ( sortes de petits crapauds), ainsi que les gros insectes ou, à l'occasion, les poissons pêchés dans les étangs, ils ne sont que des compléments ou des friandises.

On voit peu la hulotte, car elle franchement nocturne; mais on l'entend. Son hululement puissant et tremblé est émis une grande partie de l'année et, quand elle ne chante pas, on la repère à ses cris bisyllabiques très sonores émis souvent quand elle part en chasse. Son vol lent porte à quelques mètres de haut en lisère de forêt, au-dessus d'une roselière où elle guette les hirondelle eveillée par son passage frôlant les épis. Elle se pose souvent à terre, sur un piquet de clôture, unebasse branche, où elle s'installe à l'affût. Souvent aussi, elle vole sur place à un taillis dont elle bat les abords pour reveiller les oiseaux endormis et les capturer dans leur envol. Quand elle capture un micromamifère, elle l'avale entier par la tête; mais elle plume les oiseaux avant de les manger.

La chouette huotte est capable de pondre au sol ou dans un terrier, la hulotte préfère tout de même une cavitte naturelle dans un tronc, se satisfait fort bien d'un nichoir artificiel en forme de bûche, d'un vieux nid de rapace ou de corvidés... La ponte à lieu courant mars mars et comprend de 1 à 6 oeufs (en général de 2 à 5); la femelle en assure la couvaison, le mâle lui apportant de 2 à 4 proies par nuit. L'incubation dure environ un mois, mais la mère continue à couver les poussins pendant une douzaine de jours après l'éclosion. ceux-ci quittent le nid avant de voler, s'égayant dans les branchages alentour. Ils dépendent des adultes pendant trois mois et ne sont indépedants qu'au mois d'août.

La hulotte est sédentaire, à part l'erratisme des jeunes à la recherchent de nouveaux territoires.

Les oiseaux de France ARTEMIS édition.

ouvrage collectif avec la coordination de : Pieere Darmangeat et Maurice Dupérat.

Mars 2007.