bravo d'accord

L'édito, du maire de droite extrême, paru dans « le journal municipal » n°60 est un modèle d'enfumage.

De quoi, s'agit-il, l'annonce de l'abandon de la construction de la Maison des Arts Martiaux à l'angle des rues Paul Langevin et Victor Basch. La chose doit être d'importance pour que le maire de droite extrême y consacre les deux colonnes de son édito.

Petit rappel des faits, début février 2017, les conseillers municipaux membres de la commission d'appel d'offre, doivent statuer sur le choix de cinq entreprises pouvant concourir à l'édification d'un dojo.Comme d'habitude, les commissions municipales concernées celle de l'urbanisme et celle des sports n'ont pas été réunies, ni consultées. Ce n'est pas un petit projet coût estimé 12 millions d'euros, sur un foncier qui a été acquis pour près d'un million d'euro. L'ensemble des associations pratiquant des arts martiaux ne sont pas toutes averties.

Il faut savoir qu'à l'origine la municipalité de gauche avait négocié avec la société du Grand Paris, afin que cet équipement nécessaire soit intégré à la construction de la gare du métro régional qui devrait voir le jour en 2023. Mais, la majorité municipale de droite extrême a d'autres priorités, le béton et les dividendes . Résultat, un projet de 720 logements en lieu et place du gymnase et des écoles primaires JB Clément et Paul Langevin.

Conséquence, exit l'implantation du dojo, priorité aux dividendes et au béton.

Mais, car il y a un mais, les travaux de la gare et le percement du tunnel de la ligne 17 doivent démarrer en 2018. Ainsi l'on voit que l'aveuglement bétonnier et l’âpreté de l'accumulation des dividendes concourent à remettre en cause l'implantation du dojo.

Face à cela, sans concertation d'aucune sorte, face à l'inconséquence des choix, le maire de droite extrême jette son dévolu sur 2000 mètres carrés de terrain, au cœur d'un secteur pavillonnaire, pour y faire couler 4000 mètres carrés de béton.

Or, et heureusement il y a des élus qui font leur boulot, ils informent les riverains et ces derniers se mobilisent. En effet, implanter un équipement dans ce secteur ne peut que conduire à l'aggravation des nuisances routières, dans un secteur déjà sinistré, sans oublier la perspective d'un stationnement encore plus chaotique.

Bref, une réunion de quartier est organisée, le maire y participe, il reconnaît qu'il n'y a pas eu de concertation, il promet que les riverains « pourront choisir la couleur des volets », en un mot circuler, il n'y rien à voir.

Les riverains qui le sont de longue date, ne sont pas dupes. Ils participent au conseil de quartier où ils constatent que les animateurs désignés par le maire ne sont pas informés du projet. Ils sont présents au conseil municipal du 30 mars 2017, ils apprécient la manière dont ils sont traités et constatent que le vœu présenté par les élus de l'opposition qui était porté par une pétition des riverains est rejeté à la demande du maire par la majorité municipale.

Face à la mobilisation citoyenne, il était urgent d'organiser un recul en rase campagne d'où le bel édito du n°60 qui parle de tout, fait beaucoup de mousse, enveloppe le propos de ténèbres, afin de tenter d'escamoter les raisons réelles de l'abandon de l'implantation de 4000 mètres carrés de béton au cœur d'un quartier pavillonnaire. Ainsi, le maire pour masquer sa reculade reprend un a un les arguments qu'il avait contesté le 18 et 30 mars, y compris celui de l'impossibilité de la faire ailleurs sur des terrains disponibles de longues dates pour accueillir un équipement sportif.

En un mot, le projet est abandonné dans ce quartier, tout simplement parce que les habitants se sont mobilisés pour défendre l'intérêt général et préserver la qualité du vivre ensemble.

Nous nous félicitons que les mobilisations citoyennes est permis ce succès.