Immeubles

La crise du logement atteint un niveau très élevée, dans notre pays, dans notre région, dans notre département, dans notre commune. Dans notre ville ce sont près de 8000 personnes qui subissent cette précarité.

Depuis quelques jours, les expulsions locatives ont repris, toutes les cités de notre ville sont percutées par ce fléau anti social, anti solidarité. Malheureusement la municipalité de droite extrême a fait le choix de ne rien faire pour éviter ces drames.

Celles et ceux qui en sont victimes sont pratiquement tous sont demandeurs d'emploi, salariés ou retraités pauvres. Le revenu médian des Blanc-Mesnilois est de 1 178€. 40% de la population communale vis sous le seuil de pauvreté établi à 1008€. 20% des retraités vivent avec moins de 800€ par mois.

Ces chiffres parlent d'eux-mêmes la question du logement et du paiement du loyer est omniprésente, elle met, un très grand nombre de nos concitoyens, dans une situation de précarité extrême, souvent au bord de la rupture.

Notre pays, notre région, notre ville sont confrontés à une pénurie de logement accessible aux ouvriers et aux employés. D'aucun pourrait nous dire au vue du béton qui coule, cette affirmation apparaît comme paradoxale. Mais le paradoxe n'est qu'apparent, en fait l'offre de logements provenant de la spéculation immobilière soutenue par l'actuelle majorité de droite extrême est en total inadéquation avec la demande exprimée par des milliers de nos concitoyens.

De plus l'avidité, de la spéculation immobilière, dans la situation de crise sociale, économique actuelle, pourrait conduire à l'apparition de copropriétés ghettos qui pourrait affaiblir durablement la ville. En effet, nul ne l'ignore l'accès à la propriété pour simple et facile qui apparaît sous-estime très souvent le coût des charges locatives, qui entraîne parfois là aussi des ruptures qui se soldent par une dégradation rapide du patrimoine et appauvrissent tous ceux qui ont fait ce choix.

Nous voyons bien là vision à court terme de la municipalité de droite extrême qui ne perçoit que le positif des profits qu'elle permet à la spéculation immobilière, en ignorant les risques potentiels que ce choix peut faire courir aux malheureux propriétaires et aux finances locales qui sont bien souvent obligées assumer les pertes privées avec de l'argent public.

Par ailleurs et par exemple la vision abracadabrantesque du projet de rénovation des Tilleuls, qui s'élabore sans aucune concertation réelle avec les habitants, comme l'a souligné une réunion récente qui s'est déroulée dans ce quartier, conduit entre autre à la fermeture de nombreux logements pour parer à l'éventualité d'une démolition reconstruction. En un mot, le traitement réel de la question de l'accès à toit pour chacun n'est pas la préoccupation majeure de la municipalité de droite extrême.

Ce projet qui devrait coûter si toutes les conditions de NPNRU de l'ANRU sont respectées près de 800 millions d'euros de nos impôts que les financements proviennent de l’État, la Région de notre commune. L'on parle, ici, de démolition/reconstruction de 2600 logements sociaux et de la construction de 2500 logements privés et l'ensemble sur la même superficie. Comme vous le voyez nous sommes dans le pharaonique, cela concerne donc bien ensemble de la population du Blanc-Mesnil. Car il ne peut être question qu'un tel projet se règle dans le silence douillet des cabinets ministériels et dans les salons feutrés des banques d'affaire et autres spéculateurs immobiliers.

L'ampleur, de ce dossier pose une autre question cruciale le devenir des actuels et futurs locataires qui dans la majorité des cas seront les mêmes. La question des loyers et des charges est une question centrale. En effet, les rénovations et les reconstructions annoncent à priori une forte augmentation des loyers et des charges.

Aujourd'hui, pour les bailleurs l'augmentation semble incontournable. Pourtant, depuis que le quartier des Tilleuls existent, c'est à dire depuis 1962, c'est à dire 55 ans , 660 mois de loyer multiplier par 2600, il y a là nous semble-t-il une contribution extraordinaire des locataires. Il nous semble donc important que cette contribution extraordinaire de l'ensemble des locataires de ce quartier soit une donnée incontournable dans la construction du bail nouveau. En effet, il ne peut-être question que la masse des loyers payés depuis 55 ans par deux générations d'habitants ne soit pas mis aux crédit de locataires, afin que la démolition reconstruction ne soit pas outils pour changer la population en expulsant vers des lieux de relégation sociale celles et ceux qui auront contribué pendant 660 mois aux chiffres d'affaires des bailleurs. En plus il serait tout aussi scandaleux que ces habitants qui ont contribué par l’impôt aux amélioration espérées en soient chasser.

Pour terminer, pour vous faire toucher du doigt la gravité de la situation du logement et surtout du manque de logement. Nous avons appris cette semaine, à quelques jours d'intervalles que deux pavillons dont les propriétaires étaient absents depuis une longue durée ont été squattés la solidarité des voisins a permis de limiter les difficultés que ce type d'incursion produit. Cela nous conduit aussi à nous interroger sur l'organisation et les méthodes de travail de la police municipale et sur l'efficacité réelle de la vidéosurveillance.

Un mot, la question du logement et surtout du manque de logement est avec le chômage de masse, une préoccupation essentielle de nos concitoyens. Il n'est pas sure que les réponses de la majorité municipale de droite extrême soient le meilleur des chemins pour y construire des réponses adaptées à la demande des familles et des jeunes qui souhaitent acquérir une autonomie compatible avec un futur désirable.

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