goudron et plume

En matière budgétaire, il faut être rigoureux. Pour cela il faut donner d'utiles comparaisons. L'ensemble des chiffres qui est ,ici, indiqué provient des documents qui ont été validés par la majorité municipale. Par ailleurs, en matière budgétaire, il faut partir des budgets réalisés .

Dans les tableaux ci dessous vous allez pouvoir comparer les recettes et les dépenses de fonctionnement des années 2015/2016

Recettes de fonctionnement

2015

99 960 549,00 €

 

2016

105 705 568,00 €

 

différence +

5 745 019,00 €

5,75%

Dépenses de fonctionnement

2015

96 091 008,00 €

 

2016

106 314 281,00 €

 

Différence +

10 223 273,00 €

10,75%

Comme vous le constatez les recettes de fonctionnement ont augmenté de 5,75%, mais les dépenses de fonctionnement ont augmentées de 10,75%. Dans ce cadre, pouvons nous dire que dépenser 5% de plus que ses recettes soit le signe d'une gestion sérieuse des finances locales de notre commune. A l'évidence la réponse est NON !

Dans le tableau ci dessous vous allez pouvoir comparez les recettes et les dépenses de fonctionnement de l'année 2016.

Dépenses 2016

106 314 282,00 €

 

Recettes 2016

105 705 568,00 €

 

Différence -

-63 714,00 €

-0,06%

Comme vous le constatez la hausse des recettes de 5,75% en 2016 par rapport à 2015, n'est pas suffisante pour absorber la hausse des dépenses.

Pour justifier cette situation, la municipalité nous indique que la situation est due a des pertes sèches de recettes 2 024 997€ résultats des politiques d'austérité de l’État et des restes à réaliser dues au retard de paiement de subventions de la CAF, pour 20150 501€. Or nous savons que la politique de privatisation des MPT à fait perdre à notre commune 500 000€.

Néanmoins, les tableaux ci dessus vous montrent que les recettes de fonctionnement entre 2015 et 2016 ont augmenté de 5 745 019€.

Donc, nous faisons la démonstration, que la gestion des finances locales de la municipalité de droite extrême nous conduit vers une aventure financière dangereuse.

Ces choix pèsent sur les dépenses d'investissement voir les tableaux ci dessous pour 2015 et 2016.

2015

Crédits ouverts

réalisés

Restes à réaliser au 31/12/15

Crédits annulés

Dépenses d'investissement

44 880 852,76 €

31 182 412,04 €

5 469 235,14 €

8 239 205,58 €

En 2015, par rapport au budget prévisionnel 69% des dépenses d'investissement ont été réalisés, 12% restaient à réaliser et 18% des crédits étaient annulés.

2016

Crédits ouverts

réalisés

Restes à réalisés au 31/12/16

Crédits annulés

Dépenses d'investissement

46 431 471,28 €

31 729 806,57 €

3 958 991,08 €

10 742 673 63€

En 2016, par rapport au budget prévisionnel 68% des dépenses d'investissement ont été réalisés 8,5% restaient à réalisées et 23% des crédits étaient annulés.

Si nous faisons un comparatif 2015/2016 réalisés + restes à réaliser les dépenses d'investissements baissent de 962 850€ soit un recul 2,60%.

Sur ce comparatif des deux budgets qui ont été réalisés, que voyons nous des dépenses de fonctionnement qui augmentent de plus de 10% et les dépenses d'avenir c'est à dire les dépenses d'investissement qui reculent de 2,60%.

Ces choix politiques sont insensés et conduisent à la ruine de notre ville. Ils sont d'autant plus fous qu'ils sont accompagnés de la braderie du patrimoine communale.

En 2016, le centre d'entreprise Albert Einstein et du foncier ont été vendus pour11,3 millions d'euros. En 2017 le Centre Technique Municipal pour 11 millions d'euros, MDH salle Claude Terrasse avec sa parcelle AW 1388 pour 1,936 millions d'euros, le lot n°3 de l'avenue Charles de Gaulle pour 3,950 millions d'euros, projet Émile Kahn phase 1 pour 1, 153 millions d'euros. En deux années 29 339 152 € du patrimoine communal auront été bradés à la promotion immobilière.

Ce choix est scandaleux, car cette vente à l'encan du patrimoine communal non seulement appauvri la ville, mais il masque une triste réalité. En effet, sans la vente du patrimoine communal, la municipalité de droite extrême conduite par Meignen serait dans l'obligation soit de réduire de manière drastique les investissements nécessaires soit d’accroître de manière inconsidérée l'endettement de la ville.

En 2017, sans la vente du patrimoine communal, pour boucler son budget Meignen aurait été dans l'obligation d'emprunter 26 624 152€. Comme vous le voyez sous le discours sur le désendettement de la ville apparaît une politique de gribouille.

Oui, une politique de gribouille, car cette politique de bradage du patrimoine communal a fait perdre à la ville depuis 2014, 616 701€ de revenus immobiliers.

Mais quand cette braderie patrimoniale aura épuisé la richesse et la force de notre ville, Meignen, nous présentera l'addition en augmentation d'impôts locaux, après avoir vendu le foncier, le CTM, le centre d'entreprise Albert Einstein, les centres de vacances, il mettra en liquidation les Centres Municipaux de Santé et lorsqu'il ne restera plus rien il augmentera les impôts locaux.

Cette stratégie est bien connue, elle a un nom « ultra-libéralisme », on accroît les dépenses de fonctionnement sans compter, pour éviter d'accroître la dette on brade le patrimoine et à la fin on nous propose l'augmentation des impôts ou la suppression massive des services publiques. Tous cela pour le plus grand bonheur de la spéculation immobilière.

Bref, la gestion de Meignen et de sa majorité de droite extrême conduit à la faillite et va dégrader gravement l'image de notre ville et accroître la précarité des Blanc-Mesnilois.