ana censure

Le journal municipal n°57 nous propose un alléchant programme « concerter c'est construire ensemble » qui ne pourrait pas souscrire à une telle proposition. A la page 13, MEIGNEN lance un appel aux lecteurs du journal municipal afin qu'ils participent à «  une table ronde ».

Pour ma part, je trouve l'initiative intéressante et de je décide de m'y inscrire. Donc, hier après-midi, je téléphone au n° 01 45 91 70 86, mon inscription est prise en compte et je donne mon adresse courriel afin qu'on puisse me tenir informer de la date et du lieu de cette table ronde.

Quelques heures plus tard, contact téléphonique de Monsieur Antoine Bazin , directeur le communication de la ville, bien ennuyer de devoir m'annoncer que ma candidature ne pas être prise en compte, en cause : ma qualité de conseiller municipal. Je lui indique que je suis né au Blanc-Mesnil il y a déjà 71 ans, que ma famille y réside depuis 1924, que grand père maternel à participer à la construction du premier château d'eau en 1928, certes je suis un immigré espagnol de la deuxième génération. Bref, je remplis toutes les conditions pour participer à cette initiative. Je lui fais remarqué que dans l'appel lancé par MEIGNEN dans aucune ligne, il est mentionné que les conseillers municipaux ne doivent pas répondre à cet appel du Maire. Monsieur Antoine Bazin est extrêmement gêné, d'être le messager de cette censure et il a beaucoup de mal la justifier, car elle est injustifiable. Monsieur Antoine Bazin je vous en veux nullement, je sais qui a pris cette décision et je vous exprime toute ma sympathie et mon soutien.

Je regrette profondément cette décision prise par le Maire, mais malheureusement cela ne surprend pas. Je crois passionnément en la démocratie participative, comme je crois, aussi, en la confrontation sereine et franche des idées.pour moi le dialogue est un facteur incontournable de la défense de l'intérêt général.

Une nouvelle fois, MEIGNEN fait le contraire de ce qu'il écrit, sa décision de m'empêcher de participer à une table qu'il organise est un total contradiction avec le dossier mis en exergue par le journal municipal n°57 qui proclame « concerter c'est construire ensemble ».

Ce refus est l'expression de la conception de la démocratie de MEIGNEN, dans ce journal elle atteint des sommets.

Alors, nous devons aussi nous poser la question pourquoi MEIGNEN empêche-t-il Alain RAMOS de participer à la table ronde qu'il organise, de quoi a-t-il peur ?

Pour ma part je suis très respectueux des choix effectués par les citoyens qui participent aux élections. Petit rappel, j'ai été élu sur une liste qui a recueilli lors des élections municipales 49% des suffrages exprimés, Faut-il rappeler que lors du scrutin pour les élections régionales, la liste sur laquelle il figurait à recueilli moins de 40% des suffrages exprimés au Blanc-Mesnil et la liste que je soutenais plus de 49%.

Dans ces conditions est-il raisonnable de se priver de l'apport d'un des représentants de la moitié de la population ?

Chacun conviendra que non et faire cela est l'expression d'un sectarisme inacceptable. C'est, aussi, la démonstration d'une majorité municipale de droite extrême aux abois. Il est loin le temps où la gauche invitait MEIGNEN en Novembre 2013 à participer aux réunions préparatoires à l'évolution sur le dossier de la distribution de l'eau où déjà il défendait la Nantaise des Eaux.

Bref, que cela soit clair pour tous, je souhaitais participer à cette table ronde pour présenter,informer et débattre avec mes concitoyens des choix de l'opposition municipale de gauche.

Il est évident que la question de l'avenir urbain de notre ville aurait été au cœur. En effet, alors que le maire s'est fait élire sur Sauvons nos Pavillons, non Béton et maîtrise de la démographie, j'aurai aimé pouvoir débattre sur l'invasion de la spéculation immobilière, sur l'avenue de la République, sur l'implantation de 381 logements sur les terrains du Centre technique municipal, sur les 720 logements en lieu et place des écoles JB Clément et Paul Langevin, sur les 50 logements supplémentaires sur la résidence Notre Dame, sur les 152 logements Kauffman avenue Henri Barbusse et sur les 2500 logements supplémentaires dans la quartier des Tilleuls. Sans oublier le projet près de la caserne des pompiers. La prévision minimum de 3500 logements et de quelques 13 500 habitants supplémentaires est-elle conforme avec les promesses électorales du Maire ?

Bien entendu, les questions de l'inefficacité de l'organisation de la police municipale, comme le faisait justement remarqué jeudi 9 mars 2017, un riverain de la rue Cartigny. Les raisons de la privatisation des MPT, et pourquoi elles ne sont plus labellisées centre social par la CAF, pourquoi la Caf nous a-t-elle supprimé des subventions, pourquoi, il ne reste plus d'assistante sociale. Sur les raisons de la vente du Centre municipal Albert Einstein et de la vente programmée des centres de vacances. La désorganisation des Centres municipaux de santé, la fermeture de la bourse du travail, l'implantation d'un équipement sportif au cœur d'un quartier pavillonnaire sans concertation, la déstabilisation de la Régie de quartier, l'ostracisme vis à vis des associations qui ne font pas allégeance, pourquoi la Caisse des Écoles va-t-elle disparaître, pourquoi la promesse de la cantine gratuite n'a pas été tenue. Voilà ce qui aurait pu faire l'objet d'un débat utile.

Donc, les citoyens qui auront été retenus n'auront pas l'occasion de participer à ce débat contradictoire, ils ne pourront entendre que le message officiel. Tout cela est bien triste, tout cela écorne encore un peu plus l'image de notre ville. La contradiction entre concerter c'est construire ensemble et la réalité des faits est explicite.

Je suis très surpris, de l'acharnement de MEIGNEN à mon encontre, pourquoi utilise-t-il tant de moyens pour tenter de me faire taire, alors qu'il se répand, partout, pour dire que je n'intéresse personne et que Folio n'est pas lu ( à ce jour plus 330 461 visiteurs). Cette attitude est au cœur du discours et des pratiques politiques du maire de droite extrême, dire tout et le contraire de tout est son emblème.

Le n°57 du journal municipal en est la parfaite illustration « concerter c'est construire ensemble » et dans le même temps censurer un élu de l'opposition de gauche.

En clair, MEIGNEN c'est le triomphe du vide !