maurice Koeclin

Lors, du conseil municipal du mois de 2016, le maire de droite extrême fait voter par sa majorité, la possibilité pour la municipalité de préempter d'une manière renforcée. Par ce vote Meignen et son conseiller spécial ont maintenant les moyens de préempter sur toutes les ventes immobilières qui se produiront sur notre ville, y compris par exemple l'achat d'un appartement au cœur d'un immeuble.

Ce moyen de préemption renforcée est un outil pour miter le cœur pavillonnaire de notre ville, pour y implanter un peu partout les fameux villages si cher au maire de droite extrême. Entendons bien l'expression «village» est un outil de communication et de manipulation. Car, le concept «village» est ni plus ni moins que l'implantation de 4 ou 5 immeubles de «belle facture» construit autour d'une placette. En un mot avec le mot village Meignen veut détruire l'important secteur pavillonnaire qui fait l'identité de notre ville.

Ce moyen, de la préemption renforcée, est aussi le moyen, pour la municipalité de droite extrême, de peser sur les prix de vente à la baisse. Par ce choix, la municipalité de droite extrême, en acquérant du foncier à plus bas coût, permettra à la spéculation immobilière d'acheter à moindre coût et d'accroître ses profits, sur le dos des Blanc-Mesnilois qui veulent vendre leurs patrimoines et sur les futurs acquéreurs.

Bref, nous n'avons pas une municipalité nous avons un agent au service de la promotion immobilière.

Nous vous rappelons, que le nouveau PLU (Plan Local d'Urbanisme) a été voté par la droite au sien de l’Établissement Public Territorial Paris Terres d'Envol. Nous vous rappelons, qu'a ce jour l'ensemble des conseillers municipaux n'est toujours pas en possession du document officiel du PLU. Nous vous rappelons, que le PLU est pratiquement introuvable sur le site de la ville. Ainsi, la municipalité en organisant l'opacité, sur ce document essentiel pour le vivre ensemble et pour connaître l'avenir urbain du Blanc-Mesnil, peut agir en faisant fi de tout contrôle citoyen et démocratique. La municipalité en faisant ce choix de l'opacité montre qu'il y a loin entre les engagements publics et les faits. Nous sommes loin de «Sauvons nos pavillons et du non à Béton Mesnil»

La duplicité de Meignen est de plus en plus flagrante. Dans la possibilité de la préemption renforcée votée en mai 2016, l'un des arguments du maire droite extrême est de permettre à la commune d'acquérir des immeubles ou des maisons ayant un caractère architectural devant conduire à leur protection.

Or, l'encre de cette décision n'est pas encore sèche que Meignen, dans son journal de propagande n°43, nous gratifie d'un édito larmoyant, d'une rare tartufferie pour nous dire que malgré son souhait de plus cher, il ne pourra pas sauver «la Villa KOECHLIN» maison qui se situe à l'angle de l'avenue Maxime GORKI et l'avenue Henri Barbusse. Avec des trémolos dans la plume mettant en avant ses souvenirs en barboteuse, il veut nous faire croire que la ville n'a pas les moyens financiers pour préempter et réhabiliter cette maison.

Il se fout de nous, il dote la ville d'un outil de préemption renforcée ce qui veut dire qu'elle doit avoir les moyens financiers pour pourvoir véritablement la mettre en œuvre , sauf à confirmer qu'elle a bien pour objet de faire baisser le prix du patrimoine des Blanc-Mesnilois et il essaie de nous faire croire que cette villa qui fait partie du patrimoine architectural de notre ville il est dans l'impossibilité de le faire. Siffle beau merle tes arguments ne valent pas un clou.

La seule et unique raison est d'une toute autre nature, c'est que ses amis de la spéculation immobilière en voulant acheter cette parcelle vont faire une énorme plus value, avec Meignen les intérêts particuliers passent toujours avant l'intérêt général.

Ce choix confirme que ses paroles, ses engagements et ses écrits n'ont aucune valeur, pas même le prix du papier sur lequel ils sont transmis.

Au travers du choix de Meignen de brader la «Villa KOECLIN» à la spéculation immobilière nous voyons là une volonté du maire de droite extrême de faire disparaître l'identité ouvrière et industrielle de notre ville, choix confirmé par le fait que le nouveau PLU interdit l'implantation sur le territoire de notre commune d'entreprise au caractère industrielle.

En choisissant d'effacer de la mémoire collective la «Villa KOECHLIN», Meignen veut surtout aussi effacer la contribution des Blanc-Mesnilois au développement industriel de notre pays, s'inscrivant ainsi comme le digne successeur de cette droite qui depuis le début des années soixante n'a eu de cesse de faire disparaître la richesse industrielle de notre commune. D'abord par la décentralisation, Luterma, Cégedur, Bancilhon, Eiffel, Richard, Idéal Standard ont quitté notre territoire, pour disparaître ensuite dans le maelstrom de la mondialisation.

 

tour eiffel

Alors quelques mots sur Maurice KOECHLIN. Il est né de 8 mars 1856 à Bulh dans le Haut Rhin et mort le 14 janvier 1946 en Suisse. Il est ingénieur concepteur de la structure de la Tour EIFFEL. En 1879 il devient chef des bureaux d'études de l'entreprise EIFFEL. C'est à lui que l'on doit l'idée de la Tour EIFFEL pour l’Exposition Universelle de 1889, marquant le centième anniversaire de la Révolution Française. Il suggéra l'idée à Gustave EIFFEL en juin 1884. Il est secondé par l'ingénieur Emile NOUGUIER , le projet et le brevet d'invention sont déposés en septembre 1884, ils furent racheter par Gustave EIFFEL et Maurice KOECHLIN dirigea les travaux et livra la tour EIFFEL en mars 1889.

Maurice KOECHLIN a aussi participé aux travaux du viaduc de Garabit de 1880 à 1884 et il a dessiné l'ossature de la statut de la Liberté conçue par Auguste BARTHOLDI.

Maintenir au Blanc-Mesnil, la Villa KOECHLIN, est un devoir qui soulignera l'engagement du Blanc-Mesnil dans l'essor industriel de notre pays.

Si la municipalité de droite extrême, laisse au nom d'intérêt financier spéculatif détruire la Villa KOECHLIN, elle confirmera ainsi sa volonté de faire disparaître le caractère pavillonnaire du Blanc-Mesnil et sa volonté de chasser du Blanc-Mesnil des milliers et des milliers de Blanc-Mesnilois qui ont construit cette ville et qui en sont l'âme, pour le seul et unique raison qu'ils sont salariés avec des revenus moyens de 1178€ par mois.