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A force de mépriser la démocratie, la démocratie se venge et vous revient en pleine gueule. Voilà ce qui est arrivé à la Commission Européenne et au Conseil Européen. Nous n'avons pas la mémoire courte, les français votent NON au traité constitutionnel , Sarkozy a peine élu, signe le traité de Lisbonne, Hollande promet de renégocier le plan d'austérité et à peine élu, il fait allégeance, les grecs votent mal, ils sont dépouillés, affamés, ruinés

Bref, la valeur essentielle sur laquelle l'EUROPE s'est construite la DEMOCRATIE est admise à une seule condition qu'elle soit conforme aux vœux et aux exigences de la Commission Européenne.

Rappelons-nous cette citation de Juncker: «il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens.»

Nos concitoyens britanniques et plus particulièrement les plus pauvres et les plus précarisés ont dit non la politique d'austérité et de dérégulation imposée par la finance mondialisée.

Ce qui est condamné aujourd'hui c'est la politique néolibérale.

Les eurocrates de Bruxelles, leurs amis de la finance, ceux qui qui nous ont confisqué la démocratie et qui ont à plusieurs reprises trahi le vote des citoyens ont pris une sacré décharge de démocratie.

Le Brexit, c'est le dégoût de la politique d'austérité outrancière qui a bafoué le droit élémentaire des peuples

L'Union Européenne, loin de créer les conditions de solidarité et de coopération entre ses membres a mis et met tout en œuvre pour mener les uns aux autres à une véritable guerre de désinflation salariale. Dans cette guerre la France est obligée par Bruxelles à s'engager dans des politiques de dérégulation interne et de compression sur les salaires, la loi El Khomri en l'expression.

Pour Juncker:« la réforme du droit du travail voulue est imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu'il faut faire.» Vous avez bien lu c'est le minimum seulement.

N'oublions pas la crise grec de l'été 2015 elle était et elle reste le laboratoire de l'austérité que souhaite imposer l'oligarchie financière à l'ensemble des peuples de l'Union. La cible principale de la Commission Européenne c'est l’État Providence et le droit du travail français.

Mais les résistances à la doxa néolibérale s'expriment dans plus en plus de pays de l'Union, en Grèce, au Portugal et nous verrons ce que seront les résultats des législatives en Espagne dimanche, mais aussi les mouvements sociaux en France et en Belgique.Bien sûr l'oligarchie financière dominante n'est pas aveugle, elle organise la division et souffle sur les braises de la haine et du racisme, pour protéger ses intérêts. Nous l'avons vu en Autriche, nous savons que l'un des leaders du Brexit en un ancien trader de la City de Londres, nous savons que le FN,ici, se dit contre la loi Travail, mais ses élus au Sénat déposent les pires amendements pour détruire le code du travail.

Il est clair pour tout le monde que la poursuite de la politique d'austérité conduite par l'Union Européenne, mise en œuvre par le Commission Européenne avec le soutien de tous les gouvernements nationaux, va conduire à l'explosion du vivre ensemble, à la remise en cause des droits fondamentaux de l'Homme et du citoyen et produire les pires violences.

CETTE POLITIQUE D'AUSTERITE N'EST PLUS TOLERABLE, N'EST PLUS ACCEPTABLE, SAUF A VOULOIR VIVRE DANS LE CHAOS DE LA DEMOCRATIE CONTESTEE!

Il faudra à présent que les élites autoproclamées de cette Europe nauséabonde et destructrice comprennent enfin qu'au delà des unions, des traités et des oukases, c'est la voix des peuples qui compte et elle seule. C'est dans les luttes d'aujourd'hui que l'on construira l'Europe de demain !