lutte

Le 24 février 2016, notre camarade Mourad AIT KACI est mort à 50 ans d'un infarctus. Il est mort au combat, lui l'enfant du quartier des Tilleuls. Mourad était un combattant pour l'égalité, qui souhaitait par dessus tout développer la solidarité dans les quartiers populaires.

Mourad AIT KACI était un militant reconnu et responsable de « l'insertion par l'Activité Économique sur notre territoire ». Son engagement, sa compétence étaient reconnues et appréciées par toutes les associations régionales toutes engagées dans ce combat de l'insertion par l'activité économique, elles, lui, ont rendu un vibrant hommage le 30 mars 2016 ( voir ce texte dans Folio du Blanc-Mesnil du 7 avril 2016.)

Hommage sous la forme d'un manifeste, manifeste qui est une condamnation de la politique mise en œuvre par les foutriquets droite extrême qui dirigent notre commune depuis avril 2014 que dit ce texte: Nous savions que Mourad était dans un combat éreintant pour le maintien de l'activité de la régie, en lutte contre le démantèlement de l'unique dispositif d'insertion par l'Activité Économique et de cohésion sociale de la ville du Blanc-Mesnil et, plus largement d'une offre socioculturelle en déclin depuis deux ans à l'échelon municipal.»

Comme, vous le lisez le constat est sévère, ce verdict n'est pas surprenant, il correspond au bilan que Folio du Blanc-Mesnil dresse articles après articles. Il est d'autant plus sévère qu'il est exprimé par des associations régionales dont personne peut remettre en cause la liberté et l'indépendance.

Pour notre part, nous partageons les orientations exprimées par les associations régionales engagées dans l'insertion par l'activité économique. Nous sommes inquiets des freins à la couverture des besoins socio-économiques, dont les enjeux dépassent toute contingence d'appareil politique, car ces antagonismes mettent en péril la régie, un espace démocratique au service des plus démunis.

Nous sommes de ceux qui pensent qu'il y a obligation pour les collectivités territoriales et leurs représentants de travailler avec les associations de l'insertion par l'activité économiques.L'insertion, la solidarité, la cohésion sociale, l'égalité des territoires sont l'affaire de tous!

Ici, au Blanc-Mesnil, la municipalité de droite extrême a fait le choix de détruite toute les entités associatives qui sont animées par des collectifs de citoyens, fermeture de la Bourse du travail, expulsion des syndicats, CFDT, CGT, FO, FSU, fermeture du Forum, transfert de la gestion des MPT, vers une officine politisée et depuis le début de l'année 2016 l'organisation de la déstabilisation de la régie de quartier.

Les foutriquets de droite extrême, qui par nature n'ont pas beaucoup de courage, renvoient de manière systématique à la municipalité précédente de gauche les turpitudes de leurs choix. Ils se couvrent du respect scrupuleux du Code des Marchés publics, eux qui sont capables moins de 24 heures après la décision de la CAO d'afficher par exemple le lieu du repas annuel des retraités.

Les foutriquets de droite extrême évoquent à qui veut bien les entendre, que la proposition de la régie pour avoir accès aux marchés de la ville, avait une augmentation exorbitante, mais ils oublient que le volume des prestations demandées avait lui aussi largement augmenté. Bref, ils proposaient, bien en osmose avec leurs amis Sarkozy et Gattaz, de travailler plus pour gagner moins.

Mais, le maire de droite extrême et son conseiller spécial, ne sont pas à un contradiction prés, le budget primitif 2016, au compte «contrat de prestations de service avec les entreprises» est augmenté de 89%, les mêmes considéraient l'augmentation de 15% de la proposition de la régie comme insupportable.

Il faut rappeler que le budget primitif 2016 a baissé la subvention de la Caisse des Écoles de 30% et celle de la Caisse Communale d'Actions Sociales de 4% ,des choix qui nous le voyons expriment la non prise en compte de la situation difficile socialement d'une très grande partie des citoyens Blanc-Mesnilois.

Bien entendu, pour les foutriquets de droite extrême, la situation sociale difficiles des habitants du Blanc-Mesnil est le résultats des politiques menées par les municipalités de gauche. Alors permettez-nous un simple remarque au 31 décembre 2014, le nombre de chômeurs s'élevait, dans notre ville, à 4 969 aujourd'hui il est de 5900, si nous appliquons la grille d'analyse de la droite extrême qui gère notre commune depuis deux ans, nous ne nous que dire que sa gestion aggrave la situation sociale des Blanc-Messnilois.

Le portrait que que dresse la Direction de la Stratégie, de l'Organisation et l’Évaluation, nous indique une situation sociale difficile consécutive aux politiques d'austérité que nous subissons depuis 2007. Le revenu médian au Blanc-Mesnil en 2011 était de 1178€ soit une baisse de 3€ par rapport à 2006.Par ailleurs, près de 40% de la population communale est située sous le seuil de pauvreté, établi 961€ par mois en 2011. Ces quelques chiffres montrent, entre autre, l'inadéquation des propositions de vacances faites aux retraités par la majorité de droite extrême. Cela souligne inadéquation des choix politiques de la majorité de droite extrême, face aux besoins réels.

Mais cette inadaptation de la réponse aux besoins réels n'est pas une erreur c'est volonté délibéré de changer la sociologie de la population du Blanc-Mesnil. Dans cette perspective la déstabilisation de la régie quartier, de la Maison de l'emploi, comme celle de réduire les services publics,en organisant son transfert vers la sphère marchande afin de rendre leurs accès de plus en plus onéreux sont des choix pour me mettre en œuvre cette politique.

Voilà, pourquoi il est de plus en plus nécessaire d'agir ensemble, pour assurer un avenir pérenne à la régie de quartier du Blanc-Mesnil. De cela nous pouvons aussi en débattre à la NUIT DEBOUT, vendredi 6 mai 2016 à partir de 19 heures, place Gabriel Péri au Blanc-Mesnil.