lutte

L'école de la République est la priorité des familles. Les parents s'investissent beaucoup sur les questions qui concernent les moyens de préparer un meilleur avenir à leurs enfants.

Notre ville vient de dépasser le seuil des 53000 habitants. Notre commune accueille dans ses 17 écoles maternelles et ses 16 écoles élémentaires près de 7500 enfants. L'accueil et la scolarisation des enfants sont une responsabilité communale.

Pour assumer cette responsabilité la ville doit avoir un sens de la prospective d'autant plus nécessaire lorsqu'elle fait le choix de bétonner massivement. Ce choix va conduire obligatoirement à une augmentation massive de la population. Par exemple : le projet abracadabrantesque de vouloir construire 2500 logements sur le quartier des Tilleuls se traduira au minimum par un apport de 10000 habitants supplémentaires dont au minimum 2500 enfants. Comme vous le voyez, il va être sûrement obligatoire de prévoir les investissements nécessaires à la construction de nouvelles écoles. Malheureusement si nous regardons le Plan Local d'Urbanisme, la municipalité de droite extrême n'a pas prévu de réserves foncières pour y construire ces établissements scolaires.

Justice et éducation pour tous les enfants du 93

Bref, au regard des documents que nous avons à notre disposition, nous ne pouvons qu'en conclure que seuls les objectifs répondant aux souhaits de la spéculation immobilière sont pris en compte. Ce choix va entraîner une très importante baisse de la qualité de l'accueil des enfants du Blanc-Mesnil. Cela n'est pas surprenant de la part d'une municipalité de droite extrême complètement acquise à la marchandisation de l'éducation et aux écoles privées.

Nous connaissons tous les méthodes du maire et de son conseiller spécial, pour imposer leurs choix, d'abord désorganiser le service public, pour mieux vendre ensuite le passage au secteur privé.

De 1995 à 2014, la gauche Blanc-Mesnil avait entrepris une vaste action afin de favoriser la réduction des inégalités scolaires en construisant par la démocratie participative, une nouvelle sectorisation qui lui donnait les moyens d'accroître le nombre de classes et donc de professeurs des écoles par établissement, pour faire en sorte que la moyenne des élèves par classe soit la plus faible possible.

Pour cela, elle avait mis en place une commission des secteurs scolaires. Cette commission regroupait 6 directions d'école ( 3 maternelles, 3 élémentaires), l'Inspecteur de l’Éducation Nationale, 6 parents d'élève (3 maternelles, 3 élémentaires) , un Délégué Départementale de L’Éducation Nationale (DDEN), un représentant syndical des enseignants, 5 élus dont celui de l'opposition municipale. Comme vous le constatez les élus ne représentaient que 25% des membres de cette commission.

Cette commission avait pour rôle de suivre les évolutions démographiques constatées dans les 3 grands secteurs de la ville et de procéder aux aménagements nécessaires pour éviter les fermetures de classes et pour favoriser le plus possible d'ouvertures de classes nouvelles. Ce travail qui se faisait en coordination étroite avec tous les conseils d'école et était validé par un vote ensuite ses propositions étaient soumises au vote du conseil municipal.

La commission statuait aussi sur les demandes de dérogations, et chaque avis était validé par un vote.

Cette méthode s'appuyant sur la démocratie participative a permis aussi : la construction d'une école maternelle et d'une école élémentaire, l'agrandissement deux écoles maternelles, d'améliorer l'accueil de la restauration dans deux écoles. De mettre en place un plan d'investissement pour le mobilier scolaire.

Mais ce travail de démocratie participative regroupant l'ensemble de la communauté éducative a été supprimé depuis avril 2014.

Aujourd'hui en matière d'éducation, de sectorisation, de dérogations, les décisions sont entourées de ténèbres et dans  l'opacité totale. Aujourd'hui les décisions sont discrétionnaires, discriminatoires, inégalitaires, voire manipulatoires et favorisent le clientélisme. Elles expriment le profond mépris de la droite extrême pour la démocratie participative, des enseignants, des parents d'élèves, des conseils d'école et du conseil municipal.

Nous savons qu'actuellement des décisions, modifiant certains secteurs scolaires, sont mises en œuvre de manière à ce que le conseil municipal et les conseils d'école ne puissent pas donner leurs avis.

Si ces choix, discrétionnaires, sont pris dans la plus grande opacité c'est qu'ils sont porteurs d'une politique qui va l'encontre de l'intérêt de l'éducation et de l'enseignement des élèves de notre commune. Ces choix inscrivent de fait dans la stratégie de la droite extrême de dévalorisation de L’Éducation Nationale et pour favoriser l'arrivée au Blanc-Mesnil de la marchandisation de l'éducation. Il se confirme ainsi que l'ensemble des choix effectué par le maire et son conseiller spécial poursuit qu'un seul et unique objectif faire, faire du fric «à leurs amis», on se demande bien pourquoi.

Dans quelques jours, dans quelques semaines les conseils d'école doivent se réunir pour préparer la carte scolaire, celle qui décide des ouvertures ou des fermetures de classe. Nous vous avons appelons à la plus extrême vigilance, pour empêcher les mauvais coups.