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Monsieur le Maire

 

Le 30 mars deux policiers municipaux m’ont remis, sur mon lieu de travail, un courrier de votre part , me signifiant l’expulsion de l’office local du sport des locaux mis à notre disposition au stade Jean Bouin. Quelle image ? Un courrier en recommandé avec accusé de réception aurait suffit.

J’ose espérer que la date, lendemain du deuxième tour des élections départementales, n’est que coïncidence. Pourquoi ne pas l’avoir fait pendant la campagne électorale ? Pourquoi avoir attendu  quand votre sœur, adjointe au maire chargée des sports nous a avait annoncé cette décision le 20 février 2015 ; au prétexte que nous avions accueilli dans ces locaux pour une réunion , un parti politique, le SNUipp de la FSU, syndicat des enseignants du 1er degré .Nous lui avions répondu que cette accusation n’était pas fondée car ce syndicat des enseignants du 1er degré est membre de l’OLS au même titre que le SNEP, syndicat des enseignants d’EPS du second degré ,comme la FCPE : échanger sur l’ Education Physique et Sportive et approfondir les relations entre le mouvement sportif et le milieu scolaire passe par un espace commun comme l’OLS ce qui existe dans de nombreuses villes, de droite comme de gauche .La concertation ,la démocratie n’a pas d’étiquette politique .

Dans un premier temps vous nous avez supprimé la subvention de fonctionnement. Vous avez essayé de nous faire régler la facture des signaleurs de la course cycliste du Grand Prix du Conseil Municipal du 8 mai, facture pour le règlement de laquelle une subvention exceptionnelle nous était versée.

Depuis plusieurs années, nous étions à l’initiative de deux manifestations : le Relais des collèges( 25 ans) et « Jeu Sport en Mai » et une troisième, plus récente « l’Intégrathlon » que vous vous êtes octroyés unilatéralement.

Par nos demandes de subventions auprès des services de l’état (CNDS), nous avons facilité ces manifestations et d’autres actions de promotion de la santé par les APS, acheté du matériel notamment les 9 défibrillateurs qui sont dans les installations municipales. Pour 2015 vous nous avez écarté en créant un nouveau pilote de projet sur la ville.

En ce qui concerne les défibrillateurs vous voudrez bien régulariser la situation car ce matériel nous appartient et depuis plus d’un an maintenant nous sommes toujours dans l’attente de la signature d’une reconduction d’une convention obligataire qui a été transmise à vos services.

L’OLS, c’est presque 80 ans de concertation sur la ville : c’est l’histoire du sport de notre ville que vous voulez effacer sans aucun motif car nous n’avons jamais pris partie dans toutes les élections en tant qu’association. Qui seront les prochains sacrifiés sur «  le billot du devenir » car si les informations émanant du mouvement sportif sont exactes d’autres associations se retrouvent en difficultés au regard de vos agissements et de vos décisions.

Nous avons toujours affirmé que nous sommes un lieu de concertation, de démocratie participative et que les décisions reviennent à la municipalité .Nous n’avons jamais été une courroie de transmission des décideurs politiques .Nous sommes porteurs d’idées pour l’intérêt général, nous critiquons positivement au négativement lorsque c’est nécessaire dans l’intérêt du plus grand nombre, pour un sport pour toutes et pout tous vers le meilleur niveau souhaité possible pour chacun.

Vouloir nous faire disparaitre ferait croire que nous vous gênons : de quoi avez- vous peur ? Depuis quand les débats sont-ils dangereux ? La municipalité reste décisionnaire et nous respectons la démocratie et la loi des élections.

Sachez que nous continuerons d’exister, en espérant des jours meilleurs dans nos relations, que nous vous solliciterons pour obtenir des salles pour nos réunions car nous avons un programme d’information pour le mouvement sportif sur les possibilités de subventionnements, sur l’organisation du sport en France au regard des nouvelles lois sur les collectivités et sur le département avec l’arrivée le Grand Paris, sans oublier nos réunions statutaires

Comme il nous l’a été signifié, l’état des lieux sera effectué avec le responsable des services techniques le mercredi 15 avril 2015 à 17h et les clés seront remises. Nous négocierons l’enlèvement du photocopieur à une date ultérieure, non encore arrêtée : un préavis d’un mois est requis pour une rupture de contrat avec Loréquip , propriétaire de ce matériel, et vous ne nous avez accordé que 15 jours pour évacuer les locaux.

Veuillez agréer , Monsieur le Maire , l’expression de mes salutations distinguées.

Didier GHEUX président de l’OMS du Blanc-Mesnil