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Le 10 avril 2015, un wagon a encore déraillé à la gare de triage. Accident sans conséquence grave. Mais ces incidents récurant soulignent le manque de moyens pour assurer la sécurité publique.

Le jugement du tribunal administratif de Montreuil, annulant l’arrêté du 6 mars 2013, ne remet nullement en cause le périmètre d'exclusion des 620 mètres. Pourtant, nous assistons à des déraillements et à des doubles langages, aux obscurs objectifs, pour tenter de démobiliser les citoyens en leur faisant croire que la question est réglée.Ils essaient d'enterrer les mobilisations citoyennes, mais ils ne savent pas que celles-ci sont des graines.

Si l'on croit les déclarations de la municipalité du Blanc-Mesnil, faites lors du Conseil Municipal du 2 avril 2015, des études sont encore à lancer et des cartes apparemment multiples comportant aussi de multiples périmètres sont à l'étude et enfin tout cela devrait attendre fin 2015, voire début 2016. En un mot, le périmètre d'inconstructabilité reste bel et bien une réalité. Comme le corrobore la lettre du Secrétaire d’État chargé des transports, du 19 mars 2015, au président du Conseil Départemental ,Stéphane TROUSSEL, que nous avons publiée.

Ces déclarations et cette lettre, démontrent bien qu'il y a en cours des tractations, des arbitrages et des négociations entre l’État, la SNCF, RFF, l'UIC (union patronale des industries chimiques), les promoteurs immobiliers, la Société du Grand Paris.Bref, la question financière est au centre des préoccupations des décideurs. C'est sûrement pour cela que l'on essaie de démobiliser les citoyens et que l'on tente d'organiser l'exclusion des riverains organisés en association, pour tenter, demain, une nouvelle fois de mettre les habitants devant le fait accompli des choix technocratiques et financiers.

Il doit être clair pour tout le monde, que ce dossier ne sera pas réglé tant que la sécurité publique ne sera pas réellement assurée. Les propositions de mise en place de périmètres à géométrie variable au grès des souhaits de la spéculation immobilière, ne correspondent pas aux attendus de l'ordonnance d'annulation du Tribunal Administratif de Montreuil. Nous rappelons que le chlore est létal jusqu'à 2600 mètres en cas d'accident provoquant une fuite, il transite près de 400 wagons de chlore sur ce site par an, sans oublier les wagons castors qui transportent des matières radio actives.

En clair, l’arrêt du transit et du stationnement des wagons transportant des matières dangereuses et toxiques est et reste l'objectif central à régler

Tout cela doit se faire de manière transparente et la garantie de la transparence est l’application sans aucune restriction du chapitre 7 de la charte de l'environnement qui fait obligation d'associer les riverains à toutes les questions touchant à leur environnement, c'est d'ailleurs le premier attendu de l'ordonnance d'annulation du Tribunal Administratif de Montreuil.

Sur ce dossier, il ne peut-être question de voir les intérêts financiers primer sur l'obligation d'assurer, à l'ensemble des populations concernées, la sécurité publique dont chaque citoyen a légitiment droit.

La mobilisation citoyenne est garante de la protection de l’intérêt général. Il serait scandaleux d'avoir accompagné la mobilisation citoyenne, pour en tirer quelques bénéfices électoraux, pour tenter maintenant de l'étouffer pour en faire bénéficier par exemple la spéculation immobilière.

Cette mobilisation citoyenne est d'autant plus nécessaire, qu'il faut obtenir par exemple de nombreux investissements, pour assurer la protection des enfants dans les crèches et dans l'ensemble des établissements scolaires et donc sur la nécessité d'élaborer un Plan Communal de Sauvegarde surtout pour une commune concernée par l'implantation d'un site dangereux.

En un mot dans la situation à laquelle nous sommes toujours confrontés la mobilisation citoyenne doit être maintenue à un niveau le plus haut possible.