La lutte continue

En 2015 nous ne lâcherons rien. Nous tenons à exprimer notre total soutien et notre entière solidarité à l'ensemble du personnel communal. Notre soutien, notre solidarité pour celles et ceux des services techniques, des achats , des relations humaines, de la direction générale. Notre pensée particulière pour Philippe Haong Mong qui nous a quitté dans des conditions dramatiques, nous réaffirmons à sa famille et à tous ses amis que nous partageons leur douleur et nous espérons que justice lui sera rendue.

Les conséquences du climat délétère, si elles touchent d'abord massivement celles et ceux qui assuraient, avec compétence, la qualité du service public depuis de nombreuses années, elles s'appliquent aussi à celles et ceux qui ont été choisis après avril 2014,la directrice générale adjoint, faisant fonction de DGS, quitterait notre ville au mois de février 2015, le DGST serait lui aussi sur le départ à moins que cela ne soit pas déjà une réalité, il paraîtrait que la directrice des relations humaines serait en congés maladies.

Nous appelons l'ensemble du personnel communal à résister, vous avez des droits, le statut de la fonction publique doit être respecté à la lettre.

Toute notre vie et toutes nos actions militantes ont eu pour objectif de lutter contre l’arbitraire patronal qu'il soit privé ou public. Nous savons, par expérience, que le taux d'absence pour maladie est l'expression d'un malaise profond, dans une entreprise ou dans un service public. Nous savons, par expérience, que les mauvaises conditions de travail conduisent à la baisse des performances de l'entreprise et à la déstabilisation du service public.

Dans le service public, la mise en place de stratégie instaurant un climat de peur, de suspicion généralisée traumatisante, n'a qu'un objectif déstructurer les services publics pour transférer des pans entiers de celui-ci vers la sphère financière privée au détriment de la communauté communale.

Notre combat, notre soutien, notre solidarité pour l'ensemble du personnel communal est inébranlable. Nous ne céderons à aucune menace, car la lutte pour le respect et pour la dignité de la personne humaine est au cœur de notre engagement.

Ce combat est intimement lié à notre combat pour le droit à l'eau. Depuis des années nous menons le combat afin que la distribution de l'eau ne soit plus un moyen pour enrichir quelques multinationales. Cela a été le sens de nos interventions sur Folio et au conseil municipal du Blanc-Mesnil. (voir notre dernière intervention au Conseil Municipal du 26 novembre 2014, publiée le 28 novembre 2014 dans Folio).

Nous indiquions que les questions émises par l'opposition restaient sans réponse. Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que la Saur ait exploité le non respect du cahier des charges par le contrat d'affermage voté par la majorité municipale. Vous pourrez lire dans l'ordonnance du Tribunal Administratif du 17 décembre 2014 ordonne à l'article 3: «la commune du Blanc-Mesnil versera à la Société SAUR la somme de 1500€, en application des dispositions de l'article L 761.1 du code de la justice administrative.» L'article 1 annulant la décision du 26 novembre 2014 accordant le contrat d'affermage à la Nantaise des eaux. Nous vous invitons à lire la totalité de l'ordonnance du Tribunal Administratif que nous avons publié dans Folio le 29 décembre 2014.

Pour notre part, sur ce dossier, et comme d'habitude, nous sommes pour la transparence.L'ordonnance du Tribunal Administratif sanctionne:

La méthode d'élaboration des décisions du maire et la stratégie développée et appliquée par son conseiller spécial.

Depuis avril 2014, la méthode et la stratégie ont déstabilisé et désorganisé l'administration communale, notre ville a été ainsi privée de ses compétences et de sa mémoire, ayant pour conséquence l'affaiblissement du service public.

Le 13 novembre 2014, lors du conseil municipal la nécessité de l'excellence pour la municipalité a été évoquée ce concept va-t-il s'appliquer au cabinet?

Dans un article du Parisien le 5 décembre 2014, l'incompétence des municipalités précédentes a été mise en avant.Les archives administratives n'ont aucun souvenir que sur un dossier de cette importance, le Tribunal administratif eu à prendre une telle décision.

En matière de gestion présenter un mémoire qui oublie de prendre en compte une prescription du cahier des charges de 530000€, ce n'est pas une erreur c'est une faute, une faute qui décrédite totalement la proposition de la Nantaise des eaux Gelsenwasser.

L'autre faute a été d'amputer les moyens d'investissements pour l'entretien et la pérennité du réseau et de nos puits d'approvisionnement, moins 500000€ par an, vous avez choisi la facilité du court terme, alors que la gestion de l'eau exige le long terme.

Faut-il vous rappeler que le cabinet EGIS mandaté par l'actuelle majorité, plaçait la Nantaise des eaux/Gelsenwasser en troisième position sur les critères financiers, des questions avaient été posées lors du conseil municipal du 26 novembre 2014, la majorité a cru bon de ne pas vouloir en tenir en compte.

Nos remarques, sur la taille de la Nantaise des Eaux et sur sa faiblesse technique dans le domaine de la distribution de l'eau, n'ont pas été entendues

Nous constatons que les résultats du suffrage universel ne confèrent pas la toute puissance, et qu'ils ne sont pas suffisant pour gérer un dossier aussi complexe que la distribution de l'eau.

C'est être faible que d’être incapable d'intégrer les remarques et les propositions de l'opposition, surtout lorsque celles-ci sont de bon sens et s'appuient sur l'expérience.

C'est être faible que d’être incapable de faire confiance à son administration communale.

Comme quoi, contrairement aux propos de campagne, des syndicalistes peuvent être plus efficients que des représentants du patronat.

Pour conclure, nous demandons que ce dossier soit remis totalement à plat et que la procédure soit complètement reprise, d'autant que la seule reprise des négociations serait faussée, puisque chacun connaît la proposition de Nantaise des eaux/Gelsenwasser.

Nous demandons que la possibilité de la distribution de l'eau par une régie communale de service publique soit étudiée.

Nous demandons la transparence la plus totale, à cette fin nous vous demandons que l'ensemble des documents afférant à cette délégation de service publique soit transmis à l'ensemble des conseillers municipaux.

Nous demandons que le choix du contrat d'affermage de la distribution de l'eau soit le résultat d'un référendum d'initiative locale, proposant un choix entre deux propositions. Cela devient possible puisque nous allons avoir six longs mois pour travailler et préparer un nouveau contrat d'affermage de la distribution de l'eau.