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Nous en avons assez des donneurs de leçons, toujours prompt à se servir de la démocratie, alors que là où ils sont en position de pouvoir, ils mettent tout en œuvre pour l'éviter. Notre pays, comme le monde, connait une crise sans précédant et beaucoup plus grave que celle de 1929. Les derniers chiffres du chômage et les annonces récurrentes des plans de licenciements marquent la gravité de la situation.

Lors de la campagne présidentielle François Hollande a proposé une voie, pour commencer à transformer la situation, il n'a fait aucune promesse démagogique. Dés le lendemain de son élection, grâce à la force du suffrage universel, il a obtenu des modifications importantes sur le traité européen qu'avaient concocté Sarkozy et Merkel. Personne, ici ne dira que cela correspond totalement à l'ensemble de nos souhaits, mais chacun aura noté que des évolutions sont en cours.

Nous sommes de ceux qui apprécient, même si nous ne sommes pas partis prenante du prochain congrès du PS, le texte déposé par Stéphane Hessel et nous sommes signataires du texte Roosevelt 2012.Mais nous avons assez des donneurs de leçons, qui utilise le mot démocratie. A ces donneurs de leçon, les électeurs signifient régulièrement leur refus de leurs propositions et de leurs manières d'agir. Nous refusons la stratégie du Front de gauche, stratégie de division opposant une gauche à une autre. La responsabilité appelle une hauteur de vue au service des salariés et du pays et le refus de s'enfermer dans nous ne savons quelles tactiques partisanes. Les déclarations de Jean Luc Mélanchon, Marie George Buffet, Pierre Laurent sont non seulement dangereuses pour la gauche, mais mutilantes pour la dynamique de changement qu'attend notre pays.

Faut-il rappeler aux responsables du Front de Gauche, que leur candidat a été battu, à la présidentielle et à la législative de 2012, que l'ex secrétaire nationale du PCF n'a été élue que par la grâce des accords d'appareils qui lui ont permis d'être seule au second tour des dernières législatives, faut-il rappeler que son successeur fera son entrée au Sénat, uniquement parce qu'il était candidat sur la liste PS à Paris et pour faire bon poids doit-on souligner que sans le soutien des élus socialistes à l'Assemblée Nationale, les communistes auraient été dans l'incapacité de constituer un groupe.

Voilà des responsables politiques, qui quémandent le soutien des sociaux démocrates, pour accéder à des fonctions électives pour avoir des moyens pour leur bureaucratie et une fois ceux-ci obtenus n'ont de cesse de critiquer ceux qui leur permettent de survivre et prennent le risque de faire le jeu de l'oligarchie financière qu'ils prétendent combattre. Cela n'est plus acceptable, d'autant plus que là où ils exercent des responsabilités ils ne tiennent pas compte de l'expression du suffrage universel.

En 2008, 57% des électeurs du Blanc-Mesnil n'ont pas voté pour la majorité municipale, la loi électorale est ainsi faite que cela lui a permis d'avoir la majorité au conseil municipal, néanmoins le respect du vote des Blanc-Mesnilois serai de bonne politique, y compris pour leur survie politique et bien non, la municipalité du Blanc-Mesnil ne tient aucun compte du message que lui envoie l'électorat Blanc-Mesnilois .

En 2008, 57% des électeurs du Blanc-Mesnil ont soutenu la proposition de création d'une police municipale, nous sommes donc légitime pour demander la tenu d'un référendum sur cette question.

La question pourrait-etre la suivante: en mars 2008, vous avez été 57% à soutenir la proposition d'une police municipale, aujourd'hui souhaitez vous que cette proposition soit mise en oeuvre par la municipalité? Cela serait d'autant plus légitime que cela s'appuie sur une expression du suffrage universel.

Nous pourrions aussi demander, un véritable débat sur l'implantation d'une usine de méthanisation au Blanc-Mesnil et à la suite de celui-ci demander que ce choix soit trancher par un référendum d'initiative locale.

Comme nous pourrions aussi demander que le retour de la distribution de l'eau par une régie de service public fasse l'objet d'un débat public et d'un référendum d'initiative locale.

Les années qui viennent vont être extrêmement dures, nous le voyons prés de chez nous, avec PSA Aulnay, Rotos 93 sur notre commune, il nous faut construire un autre avenir, face aux forces de l'argent, l'ensemble des forces de gauche doit être uni, tous ceux qui, pour des raisons obscures font le choix de la division porteront la responsabilité des graves régressions sociales que ne manqueraient pas de mettre en œuvre une droite revancharde, qui se félicite déjà des prises de positions des responsables du Front de Gauche.

Comme nous le disons depuis quelques jours, il serait incompréhensible que les élus de la majorité présidentielle de la municipalité du Blanc-Mesnil, restent sans réaction politique, face aux actes que leurs partenaires communistes portent contre le gouvernement qu'ils soutiennent.