Le devoir de mémoire est une obligation, pour toutes organisations, tous militants et élus si ils souhaitent construire un avenir progressiste pour l'humanité.

 

Le 16 juillet 1942, 13152 juifs sont parqués au Vélodrome d'Hiver, ils seront transférés ensuite à Drancy, ultime étape avant les camps de la mort. Dés 1941 Vichy accepte de collaborer avec les nazis, en mai 3600 juifs polonais sont internés, 432 en aout. Le 14 décembre 1000 personnalités juives sont arrêtées et la population juive de la zone occupée se voit infliger une amende d'un milliard de francs.

 

Il faut continuer de crier la vérité: 76000 juifs ont été déportés de France, les deux tiers étaient des étrangers qui avaient eu confiance dans l'hospitalité traditionnelle de notre pays. Ils seront 2564 à revenir des camps de concentration. Il faut rajouter, à ce lourd bilan, près de 3000 juifs morts dans les camps d'internement en France et 1000 juifs fusillés par la SS sur notre territoire.

 

Le 30 mars 1944, à la Bachellerie en Dordogne, avec la complicité des hommes de Vichy, les SS de la division Brehmer encerclent la commune. La Gestapo possède des listes d'hommes, de femmes et d'enfants données par la Milice. Ils vont ainsi, en toute impunité, arrêter, piller, incendier et fusiller. Ces personnes arrêtées sont conduites et rassemblées sous le préau de l'école, 16 femmes et 17 enfants juifs, dont le plus jeune a 2 ans, ces derniers furent tous exterminés dès leur arrivée, tous déportés à Auschwitz Birkenau par le convoi n° 71 le 13 avril 1944. Il n'y a eu que 4 survivantes.

 

Quatorze hommes sont conduits l'après midi dans un pré, ils sont fusillés, parmi eux dix sont juifs, les pères, les frères et les fils des déportés.

 

En dix jours la division Brehmer est responsable de la déportation ou de l'exécution de 390 juifs en Dordogne.

 

La mémoire ne nous sauve pas de la mémoire, mais l'oubli nous tue.