31 mai 2009
Discours de Rezé de Ségolène Royal
Ségolène Royal a aussi lancé un appel vibrant à la mobilisation de tous les travailleurs pour une Europe sociale : "Si l'Europe se fait sans les peuples, elle se fera contre les peuples. (...) Unissons-nous pour cette Europe sociale, unissons-nous ! (...) Salariés de Gandrange, l'Europe sociale a besoin de vous, salariés de Continental, l'Europe sociale a besoin de vous, salariés de Molex, d'Heuliez, de Peugeot, l'Europe sociale a besoin de vous (...) salariés de toutes les entreprises, l'Europe sociale a besoin de vous."
Elle a aussi fait le procès des valeurs portées par la droite et Nicolas Sarkozy, l'individualisme, la brutalité, l'avidité, l'imposture ("faire croire aux pauvres qu'ils peuvent devenir riches et aux classes moyennes que leur sort peut s'améliorer"), la démagogie.
Mais rapidement Ségolène Royal a pris de la hauteur en se faisant littéralement porte-parole des peuples et en s'adressant directement aux futurs élus socialistes et de la gauche :
"Demain à Strasbourg à Bruxelles, vous serez les représentants des peuples (…) il faut que les peuples s'unissent (...) il faut que les députés donnent l'exemple de l'union et le signal de la marche en avant (...) Nous, peuples d’Europe, nous ne demandons pas une directive de plus (…) un règlement de plus (…) nous voulons plus d'Europe, une Europe de plus !
Une Europe plus juste, plus attentive, plus démocratique, plus efficace, plus passionnée, plus combative aussi pour la paix du Monde", a-t-elle déclaré.
"A vous de décider que le moment est venu de créer les Etats-Unis d'Europe, c'est vous qui le ferez", a poursuivi Ségolène Royal. "Ce jour viendra, sinon l'alternative vous la connaissez parfaitement: ou l'Europe marche vers l'unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes".
Voir la vidéo du discours : http://www.dailymotion.com/video/x9ezi4_meeting-de-reze-discours-de-segolen_news
28 mai 2009
TRAVAILLER PENDANT LES ARRETS MALADIE POUR GAGNER AUTANT CONNAITRE SES DROITS : MENSUALISATION LA LOI DU 19 JANVIER 1978
LA MENSUALISATION.
Synthèse
La loi du 19 janvier 1978, dont les dispositions ont été reprises dans le nouveau Code du travail ( article L.3242-1 et suivant ), a prévu le paiement chaque mois d'une rémunération déterminée indépendamment du nombre de jours que comporte le mois, et ce afin de neutraliser les conséquences de la répartition inégale entre les 12 mois de l'année. La plupart des salariés bénéficient du paiement mensuel du salaire et des avantages qui y sont liés. L'ensemble de ces droits constitue un minimum légal. De nombreuses conventions collectives accordent des avantages plus importants.
A savoir
Sont exclus du bénéfice de la mensualisation:
les travailleurs à domicile
les travailleurs saisonniers
les travailleurs intermittents et les travailleurs temporaires.
Fiche détaillée
Comment se calcule le salaire mensuel ?
La rémunération mensuelle est en moyenne calculée sur la base de l'horaire hebdomadaire légal ou contractuel de travail. Elle ne dépend pas du nombre de jours travaillés dans le mois.
35 heures x 52 semaines : 12 mois = 151,666 heures x taux horaire
Ainsi la durée du travail de 35 heures par semaine correspond à une durée mensuelle forfaitaire de 151,666 heures.
Pour un salarié à temps partiel travaillant 30 heures par semaine, elle est de:
30 x 52 semaines : 12 mois =130 heures x taux horaire
Cette méthode de calcul aboutit à une régulation de la rémunération sur l'année qui neutralise les conséquences de la répartition inégale des jours entre les 12 mois de l'année civile.
Le montant du salaire peut-il varié ?
Oui en fonction de l'horaire réel dans le mois considéré. Les heures supplémentaires sont payées en plus avec les majorations correspondantes. Les heures non travaillées peuvent donner lieu à une réduction de salaire proportionnelle.
Quels sont les autres effets de la mensualisation ?
Les autres effets de la mensualisation sont :
paiement des jours fériés chômes
la rémunération des jours de congés pris à l'occasion de certains événements familiaux ou personnels
le droit à une indemnité de licenciement
le droit à une indemnité de départ à la retraite
un droit au maintien du salaire en cas de maladie ou d'accident du travail.
Qui est mensualisé ?
Tous les salariés des activités industrielles, agricoles, commerciales, libérales....y compris :
les employés de maison
les concierges d'immeubles à usage ou non d'habitation
les salariés à temps partiels
les salariés sous contrat à durée déterminé.
Sont exclus du bénéfice de la mensualisation:
les travailleurs à domicile
les travailleurs saisonniers
les travailleurs intermittents et les travailleurs temporaires.
Ce document a été publié le 14 aout 2008 par le Ministère du travail.
COMMENTAIRES.
Face aux attaques systématiques de la droite contre le DROIT DU TRAVAIL, Folio publiera le plus régulièrement possible des documents utiles, afin que les salariés, collectivement ou individuellement puissent se défendre face à cette remise en cause et s'appuyer sur des textes officiels pour faire progresser leurs droits.
Aujourd'hui, Folio publie un texte du ministère du travail sur la mensualisation. Pourquoi ? cette loi du 19 janvier 1978 indique que la proposition de faire travailler à domicile,les malades, les femmes en congés maternité ou les accidentés du travail révèle que de plus en plus d'entreprises ne respectent pas la loi, les conventions collectives.
Face à cette délinquance patronale qui fait perdre du salaire aux salariés, la réponse de l'UMP est faire travailler à domicile les malades, les femmes en congés maternité et les accidentés du travail. Loin de lutter contre cette délinquance, l'UMP l'encourage et dans les faits propose que le travail effectué dans ces périodes soit payés par La Sécurité Sociale.
Cette initiative de Frédéric Lefebvre exprime de manière très explicite les objectifs de la politique de régression sociale que continue à mettre en œuvre Nicolas Sarkozy.
Certes l'amendement a été retiré, mais son dépôt est un encouragement très clair au Medef à poursuivre son travail de sape du Code du Travail.
Dorénavant, FOLIO publiera des textes sur le droit des salariés, cela sera une partie de sa contribution à la construction du nécessaire rapport des forces pour imposer et construire un autre avenir. Dès maintenant préparons ensemble la JOURNEE DU 13 JUIN 2009.
27 mai 2009
Le domaine perdu : galerie d'art en Périgord
Installé au cœur du Périgord noir, sur la commune de Meyrals, le Domaine Perdu est par sa situation géographique, ses infrastructures et sa programmation un endroit unique en Aquitaine.
En établissant un dialogue riche et ouvert entre les artistes qu’ils soutiennent et un public d’amateurs toujours plus exigeant et éclairé, Chrystel et Bruno Lajoinie ont fait de ce site atypique installé en rase campagne bien plus qu’un lieu marchand.
Dix ans après sa création, c’est un véritable lieu de culture où les expositions alternent avec les conférences et où jeunes créateurs et artistes prestigieux confrontent leurs travaux dans un climat de saine émulation.
Site Internet : www.ledomaine-perdu.com
FREDERIC LEFEBVRE: L'INSECURITE SOCIALE COMME OBJECTIF
Télégraphiste officiel, la voix de son maitre, Frédéric Lefébvre pousse tous les jours un peu plus la logique destructrice de la politique de Nicolas Sarkozy. Pendant la crise l'objectif de mettre à bas: le contrat social, le code du travail, les conventions collectives, la Sécurité Sociale, continue et s'amplifie. Il s'agit de priver l'ensemble des salariés des moyens collectifs et individuels de se défendre face à l'arbitraire patronal.
Au delà d'un discours de circonstance sur la nécessité de réguler le capital, suivi d'aucun moyen pour le faire, la politique de la droite reste la même, appliquer les recettes de l'ultra-libéralisme, pour protéger et accroitre le développement de la finance spéculative, au détriment des investissements productifs et du pouvoir d'achat.
La dernière sortie du porte-parole de l'UMP et du Medef , sur la possibilité qui serait permise aux salariés de pouvoir travailler en période d'arrêt maladie ou accident du travail est signifiante de la véritable politique de la droite.
Pour justifier ce nouvel objectif régressif, Xavier Bertrand, secrétaire général et l'UMP,ancien ministre du travail, semble ignorer la législation du travail, pour la travestir, pour la dénaturer, pour mieux la détruire.
En effet, cet ancien ministre affirme, pour justifier le forfait de Frédéric Lefébvre, que les salariés en arrêt de travail perdent de l'argent. Comment cela se peut-il dans notre pays ,il y a une loi du 19 janvier 1978, mettant en œuvre l'accord interprofessionnel du 10 décembre 1977 signé par le CNPF, la CGPME et les organisations syndicales, sur la mensualisation. L'article premier désigne les bénéficiaires qui dorénavant seront payés mensuellement. Dans l'article 7 il est indiqué qu'à partir du 01/07/78 dans le paragraphe 5 : « Pendant 30 jours, ils recevront 90% de la rémunération brute, qu'ils auraient gagnée s'ils avaient continué à travailler ».
Ce brillant ancien ministre du travail a légiféré sur cette question le 1 mars 2008.
L'intervention, de ce responsable de droite, du 26 mai 2009 nous indique-t-elle que certain membre du Medef n'appliqueraient plus ou n'appliquent pas la loi sur la mensualisation. Alors pour masquer cette situation et au lieu de faire appliquer la loi sur la mensualisation, l'UMP propose, bien entendu sur la base du volontariat, aux salariés en arrêt de travail de travailler pendant celui-ci pour gagner ce que la loi leurs donne en respectant leur arrêt maladie ou leur congé maternité. Avec le patronat que nous avons dans ce pays nous savons le sens que prendrait rapidement l'expression volontariat.
En travestissant le sens des mots, Xavier Bertrand et Frédéric Lefébvre masquent leurs injustices . En détricotant la loi sur la mensualisation ils commencent à saper les garanties que donne le paiement mensuel, pour revenir tout doucement au paiement à la tache,à la journée. Pour eux le progrès c'est revenir au XIX° siècle.
Bien entendu, la ficelle est trop grosse, ils feront un pas de coté, ils diront que l'on n'a pas compris, mais ils auront instillé le doute et dans quelques jours ils trouveront des exemples et ils mettront en œuvre quelques opérations manipulatrices que le Figaro et TF 1 populariseront et ils repartiront à la charge. Nous ne devons rien laisser passer aujourd'hui plus que jamais nous devons partout développer le rapport des forces et le 13 juin 2009 doit être à la hauteur de l'enjeu.
Il ne faut pas être dupe, cette nouvelle tentative de régression,fait partie du vaste plan dont la main mise par les assurances privées sur nos cotisations sociales est en arrière plan. N'oublions pas que Xavier Bertrand est l'homme des assurances privées.
Comme vous le voyez le cynisme n'a pas de borne.
Car le comble de cette proposition inique reviendrait si elle était mise œuvre à faire payer ce travail effectué pendant les arrêts maladies ou accidents du travail par la Sécurité Sociale.
Il y a donc bien urgence à refonder le droit du travail,. Une série d'initiatives prises par des des magazines,des responsables syndicaux et politiques se développent pour créer des États Généraux d'une refondation de la gauche. Folio de manière systématique relaie cette dynamique citoyenne,nous y reviendrons bientôt dans Folio en y apportant notre contribution.
26 mai 2009
REDECOUPAGE ELECTORAL DANS LE 93: LES 5 DEPUTES PS ET LA FEDERATION PS 93 DENONCENT LE DENI DE DEMOCRATIE ORGANISE PAR L'UMP
Lundi 25 mai 2009, les cinq députés PS du 93 Élisabeth GUIGOU, Claude BARTOLONE, Michel PAJON, Bruno Le ROUX, Daniel GOLDBERG avec Philippe GUGLIELIMI premier Secrétaire de fédération PS 93 ont dénoncé clairement le projet de redécoupage électoral « découpage de complaisance ». Ils ont marqué une nouvelle fois leur opposition au projet de redécoupage des circonscriptions électorales.
Daniel Goldberg indiquait « le gouvernement essaie de se constituer un amortisseur électoral. Il s'assoit sur les principes édictés par la loi. »
Les 5 députés PS de la Seine-Saint-Denis et la fédération PS 93 constatent que les propositions de l'UMP permettent de conforter la position de Marie-George Buffet au détriment de la Gauche.
La Gauche Socialiste du Blanc-Mesnil, qui ne cesse de dénoncer depuis de longs mois l'alliance de fait de l'appareil du PCF avec la droite, partage totalement l'analyse des 5 députés PS du 93 et de la fédération PS 93. C'est pourquoi dès le vendredi 22 mai 2009 elle a soumis au débat du conseil municipal du Blanc-Mesnil du 28 mai 2009 un vœu . Ce vœu condamne clairement le charcutage électoral proposé par Sarkozy et celles et ceux qui se prêteraient à ces manœuvres antidémocratiques, pour protéger les intérêts de leurs appareils politiques sur le dos des séquano-dyonssiens.
Alain Ramos a transmis un message dans ce sens, à François Hollande, Bruno Le Roux, Claude Bartolone, Daniel Goldberg, lors du meeting organisé par la section PS de la Courneuve le 25 Mai 2009.
Dans cette bataille essentielle pour le respect du suffrage universel et des citoyens, la Gauche Socialiste sera attentive aux votes qui seront exprimés lors du conseil municipal du 28 mai 2009 au Blanc-Mesnil.
Il est clair que celles et ceux qui ne voteront pas le vœu, indiqueront ainsi leur soutien à la politique de régression sociale mise en œuvre par Sarkozy et leur souhait que celle-ci se prolonge, après 2012, en lui permettant de s'assurer une majorité quasi automatique à l'Assemblée Nationale.
Il est évident que ceux qui feraient ce choix ne pourraient plus se réclamer du camp du progrès.
25 mai 2009
TANGAGE DANS LES MPT: LIRE UN TRACT DE UL CGT DU BLANC-MESNIL
« MAISON POUR TOUS JEAN JAURES, LA LUTTE CONTINE !!?
Concept d' « institution totalitaire »
« Selon l'auteur: le caractère essentiel des institutions totalitaires est qu'elles appliquent à l'homme un traitement collectif conforme à un système d'organisation bureaucratique qui prend en charge tous les besoins, quelles que soient en l'occurrence la nécessité ou l'efficacité de ce système. Il en découle un certain nombre de conséquences importantes » Asiles, page 48. « L'institution totalitaire est définie comme une structure d'ordre, un lieu de vexation et de frustration qui restreint les lieux d'expression de la personnalité. Les individus ne peuvent que s'y adapter, épouser les formes dans la douleur et la révolte. »
Goffman Erving 2007(1968), Asiles,Paris, les Éditions de Minuit, 447 pages.
Mobilisons nous contre :
.Sanctions abusives
.Harcèlement
.Manques de moyens humains,postes gelés
.Mauvaise gestion
.Traitement inégalitaires des salariés,promotion secrète de certain salarié
.Salaires dévalués par rapport aux autres maisons pour tous de la ville
.Négociations Annuelles Obligatoires,évitées et finalement hors délai
NOUS REMETTONS EN CAUSE LES METHODES TOTALITAIRES DE NOTRE EMPLOYEUR, QUI POLLUENT L'AMBIANCE DE TRAVAIL,DANS UN BUT INAVOUE DE NETTOYAGE.
NOUS SALARIES DE LA MAISON POUR TOUS JEAN JAURES? PENSONS AVOIR ETE SUFFISAMMENT(TROP) PATIENTS!
LE DROIT DROIT REPRENDRE SA PLACE!
NOUS DEMANDONS A TRAVAILLER DE NOUVEAU DANS LES CONDITIONS DE L'ETE PASSE;
USPAOC (CGT) ET ULCGT BLANC-MESNIL. »
Ce tract de la CGT confirme ce que nous écrivons dans Folio depuis de longues semaines. Ce tract souligne le bien fondé de l'action de ceux qui, en mars 2008 ,ont fait le choix de présenter une liste DE GAUCHE aux élections municipales.
Celles et ceux ,qui à la MPT Jean Jaurès subissent le totalitarisme des responsables du Front « de Gauche » Marie-George Buffet, Didier Mignot, Hervé Bramy, Sylvie Bouvier, en croyant à leurs promesses démagogiques et clientélistes, ont permis au PCF de gagner avec 44 voix d'avance. Dans le même temps vous lui avez donné aujourd'hui la possibilité de vous licencier.
« Ils ne se servent de la pensée que pour autoriser leurs injustices et n'emploient les paroles que pour déguiser leurs pensées. »
VOLTAIRE
22 mai 2009
DU ROULIS DANS LES MAISONS POUR TOUS DU BLANC-MESNIL
Les élus PCF, rassurés sur leur avenir et la pérennité de leur mandat d'élus, pour encore 5 ans, font le ménage dans deux Maisons Pour Tous. En effet nous venons d'apprendre les licenciements des 2 directeurs adjoint. Un à la MPT des Tilleuls et le second à la MPT Jean Jaurès.
Deux licenciements, deux méthodes: à la MPT des Tilleuls des pratiques dignes du Medef, à la MPT Jean Jaurès les relais locaux de la directrice-adjointe ont obligé à plus de respect des droits du travail. Il n'en reste pas moins que 2 salariés sont privés d'emploi en pleine crise économique et sociale, la précarité devient leur avenir.
Folio suit avec attention ces deux dossiers. Nous savons que ces deux licenciements ne procèdent pas de la même logique. Pour la MPT des Tilleuls c'est le résultat d'une divergence de fond sur la conception du rôle de ce type d'équipement qui se conjugue avec des aspects discriminatoires. Pour le Pdt du conseil d'administration de cet espace, mais surtout premier responsable de la fédération PCF du 93, il s'agit avant tout d'en faire un outil exclusif au service de ses objectifs politiciens. Nous devrions dire plus tôt poursuivre les objectifs politiciens, car nous n'avons pas oublié le rôle important qu'ont joué certains responsables de cette maison pendant la campagne des municipales de mars 2008. Nous ne dirons rien de plus ces dérives ayant reçues l'onction de Michèle ALLIOT MARIE.
A la MPT Jean Jaurès les causes sont d'une autre nature.
Cette situation chaotique souligne les contradictions produites par la politique clientèliste qui a permis au PCF de se maintenir à la direction de la ville avec 44 voix d'avance et 44% des suffrages exprimés. Elle met en exergue les limites de cette pratique politique détestable et délétère expression d'un système à bout souffle.
Celles et ceux qui pour des raisons obscures ont permis ce maintien du PCF au Blanc-Mesnil, maintenant les élections validées avec l'aide de Michèle Alliot Marie, ces petits porteurs d'eau du PCF ne sont plus assurés de recevoir le prix de leurs engagements en un mot il y a de fortes probabilités qu'ils aient fait un marché de dupe.
Il va de soi que FOLIO suivra avec attention les développements de ces dossiers. D'autant que les licenciements sont mis en œuvre par les responsables du « FRONT DE GAUCHE » Front de Gauche qui prétend agir pour l'emploi et contre la précarité.
Sans surprise et comme d'habitude ces responsables politiques ont des discours en total contradiction avec leurs actes. Le 7 juin 2009 au moment de voter nous n'oublierons pas qu'ils ont augmenté les impôts locaux de 9,5% et que 17% des emplois dans notre collectivité territoriale sont des emplois précaires et qu' en plus ils licencient.
Vœu du groupe Le Blanc-Mesnil, c’est Vous, Le Blanc-Mesnil, pour Vous
Depuis 2 ans, le Président de la République démantèle le contrat social de la République afin de poursuivre sereinement cette politique, il met en œuvre le redécoupage des circonscriptions législatives. Pour cela, le Président de la République a mandaté Monsieur Alain Marleix, secrétaire d’état. Depuis, celui-ci a redécoupé sans tenir compte des critères démographiques, pourtant encadrés par des règles édictées par le Conseil Constitutionnel. Son seul objectif est d’assurer une majorité automatique à son camp, la droite.
Dans ce cadre, et sans surprise, la Seine-Saint-Denis est une nouvelle fois sacrifiée aux intérêts du CAC 40 et de ses représentants. Alors que sa population a progressé de 110 000 habitants par rapport au recensement de 1999 et compte aujourd’hui 1 491 000 habitants, la droite a décidé de supprimer une circonscription législative dans le 93, suppression qui lui permet, entre autres, de créer une circonscription législative pour les Français qui se sont expatriés en Suisse avec leurs capitaux.
Face à cela, le Conseil municipal du Blanc-Mesnil :
Condamne ce déni de démocratie et les organisations politiques qui prêteraient leur appui à ce déni de démocratie pour protéger exclusivement leurs intérêts partisans
Exige que le redécoupage soit conduit selon les critères démographiques encadrés par les règles édictées par le Conseil Constitutionnel.
Demande que d’autres possibilités de redécoupage soient étudiées sur la base des critères édictés par le Conseil Constitutionnel.
15 mai 2009
"800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici fin 2010."
Il y a déjà 3.700.000 chômeurs inscrits au Pôle Emploi et l’OFCE annonce "800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici fin 2010 " !
"800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici fin 2010."
C’est colossal. Monstrueux. L’information aurait du faire la Une de tous les journaux. Elle aurait du provoquer une très forte réaction des pouvoirs publics… Non. Rien !
Depuis deux ans qu’il est élu, Nicolas Sarkozy n’a rien fait pour lutter contre le chômage. Rien de sérieux ! C’est la première fois depuis 30 ans qu’une équipe arrive au pouvoir et affiche une telle désinvolture sur cette question.
Voilà pourquoi, Marianne et Les Inrockuptibles publient cette semaine un Appel pour des Etats-généraux de l’emploi, co-signé déjà par un millier de citoyens dont Patrick Pelloux, Alain Trautmann, Eric Halphen, Dominique Méda, Roland Gori, Louis Weber et de nombreux responsables politiques : aussi bien Corinne Lepage que José Bové, Noel Mamère et Cécile Duflot, Patrick Braouezec, Geneviève Gaillard, Jean-Louis Bianco et Jean-Paul Huchon…
A un mois des Européennes, si des personnalités de sensibilités aussi différentes s’associent au même Appel, c’est que la question de l’emploi est vraiment fondamentale pour notre avenir.
En 1982, à Wassenaar aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris quelques mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, fiscalité, aides aux PME, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, financement des retraites… Tout a été mis sur la table pour arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité.
De même, en France, au bout de 30 ans de crise, il est temps de "prendre le taureau par les cornes" et de réunir pendant deux ou trois mois tous les acteurs concernés, afin de construire un nouveau contrat social qui permettra de diviser par deux le chômage et la précarité.
> Créer 2 millions d’emplois
Tel doit être l’objectif de ces Etats-généraux : créer 2 millions d’emplois -de vrais emplois- pour diviser par 2 le chômage, rééquilibrer le partage salaires / bénéfices et redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des ménages.
Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite ! Il en va de l’avenir de notre République.
Si vous aussi, vous ne supportez plus de voir le chômage augmenter chaque mois sans rien faire, si, vous aussi, vous pensez qu’il est urgent de provoquer un sursaut, signez l’Appel pour des Etats Généraux de l’emploi :
www.appeldu2mai.fr
Une autre primaire est possible
L’idée de primaires pour désigner le candidat du PS à l’élection présidentielle a fait son chemin, au point de devenir le centre de l’activité du secrétariat national à la rénovation d’Arnaud Montebourg, via une commission ad hoc. Si ce concept n’est pas nouveau – la procédure a déjà été utilisée pour les présidentielles de 1995 et de 2007 – le format sur lequel commence à se créer un consensus – primaires ouvertes, dûment codifiées et organisées à l’avance – aura des conséquences lourdes sur la vie et le fonctionnement du parti socialiste. Raison de plus pour suivre de près les travaux de cette commission – d’autant que les médias commencent à s’y intéresser sérieusement.
Je laisse de côté les questions techniques d’organisation, dont la solution réside en un compromis entre les contraintes matérielles réelles et les souhaits des différents courants. De même pour la question du corps électoral (militants, sympathisants ?), qui revient au débat général sur la conception du parti et de ses militants. Je m’intéresserai ici à un point beaucoup plus fondamental, celui du champ d’application de la primaire.
Les travaux de la commission sur les primaires ouvertes sont partis d’emblée sur l’hypothèse d’une primaire socialiste, à savoir ne visant qu’à désigner le premier des socialistes, même si le corps électoral est largement ouvert. Or il existe une autre possibilité, plus audacieuse certes, mais répondant mieux aux problèmes structurels de la gauche française : la primaire de toute la gauche. A savoir, un scrutin permettant de désigner, dès avant le premier tour, un candidat unique des forces de gauche face à la droite.
Une primaire de ce type est sans doute passablement plus compliquée à concevoir. Mais pour autant, le premier parti de gauche peut-il l’écarter d’un revers de main ? Dans une interview accordée au Nouvel Observateur, Arnaud Montebourg rejette l’hypothèse d’une primaire de toute la gauche en expliquant qu’elle existerait déjà, et ne serait rien d’autre que le premier tour de la présidentielle – ce qui est à la fois bien rapide, et contestable. L’observation de la composition de la « commission primaire » nous donne un autre élément d’explication sur ce rejet : elle est co-dirigée par le président du cercle de réflexion Terra Nova, Olivier Ferrand, qui a publié avec Olivier Duhamel, à l’automne dernier, un rapport sur le sujet. A sa lecture, il semble avoir largement inspiré, avec la campagne de Barack Obama, la réflexion actuellement conduite par Arnaud Montebourg. Que dit-il d’une primaire de toute la gauche ? Elle est rejetée par deux arguments : premièrement, l’extrême-gauche refuserait de participer à une telle procédure, et la gauche en sortirait donc plus clivée encore ; deuxièmement, les petits partis de la gauche gouvernementale tenteraient aussi de l’esquiver, de peur de se priver de la manne financière et médiatique offerte par la participation à l’élection présidentielle. Cette démonstration aboutissant là encore à cette sentence définitive : la primaire de toute la gauche existe déjà, « efficace, parfaitement organisée et fortement médiatisée : il s’agit du premier tour de l’élection présidentielle » (p. 65 du rapport).
Cette réflexion ne me semble pas satisfaisante. Commençons par l’affirmation selon laquelle l’émiettement de la gauche au premier tour de la présidentielle constituerait déjà une primaire satisfaisante. Cela va à l’encontre de tout ce qui est dit par ailleurs d’une primaire réussie : cadrée, et préparée à l’avance pour permettre avant le scrutin décisif une réconciliation du candidat victorieux avec les candidats malheureux, et un apaisement des tensions de la campagne interne. Dans le cas d’un premier tour d’élection présidentielle, les partis de gauche disposent d’à peine deux semaines pour se rassembler derrière le candidat passé au deuxième tour (quand il y en a un !), après avoir passé des mois à se confronter durement, du fait des logiques médiatiques que soulignent à juste titre Oliver Duhamel et Olivier Ferrand dans leur rapport. Combien de voix de gauches égarées au passage ! Comment constituer une dynamique mobilisatrice, vrai atout de la primaire, dans de telles conditions ?
Reste l’autre objection – le reste de la gauche ne suivrait pas le PS si nous proposions une primaire unitaire. C’est oublier la particularité de la situation présente : l’adversaire politique que nous avons face à nous, Nicolas Sarkozy et une droite des plus dures. Face à cet adversaire, toute formation de gauche qui refuserait de se joindre à un processus unitaire honnête et équitable se rendrait responsable, aux yeux des électeurs de gauche, de la mise en difficulté de toute sa famille politique, et de la reconduction de Nicolas Sarkozy. Position difficilement tenable moralement et politiquement, et risquant, surtout, de provoquer une hémorragie électorale vers la candidature de rassemblement. L’extrême-gauche, en refusant la primaire, ne cliverait pas ; elle se marginaliserait, son sectarisme ou son cynisme éclatant au grand jour. La candidature unitaire, elle, bénéficierait d’une dynamique incomparablement plus forte que celle
générée par le seul PS, du fait du nombre de Français engagés, et du caractère historique d’une telle démarche. Remarquons au passage qu’un rassemblement de toutes les composantes de la gauche n’est pas une pure utopie ; il s’est concrétisé récemment, aux municipales 2008, Arlette Laguiller justifiant précisément la participation de LO aux listes d’union de la gauche par la dureté de la droite.
Sans doute des primaires de toute la gauche seraient-elles fort complexes à organiser. Mais ce qui est préoccupant est qu’elles ne soient même pas, en l’état de chose, envisagées par le PS. Par mimétisme avec le Parti démocrate (parti unique de la gauche américaine, donc en situation fort différente), par désir inconscient d’un PS hégémonique ? Ne nous y trompons pas : la constitution d’un grand parti de gauche n’est pas le préalable, mais la conséquence, de primaires unitaires. A vouloir d’abord assécher l’électorat de ses « partis frères » (et c’est aussi comme cela que serait interprétée une primaire ouverte du seul PS), le parti socialiste ne fera que rendre plus difficile encore le rassemblement – pourtant inévitable – avec eux.
Pour toutes ces raisons, la « commission primaires » devrait inclure, dans son programme de travail, l’hypothèse de la primaire ouverte de toute la gauche. Elle pourrait travailler à deux scénarios, l’un, ambitieux, de primaire générale, l’autre, de repli, de primaire limitée au PS, en cas de refus de nos partenaires. A défaut, nous risquons de nous heurter une nouvelle fois à ce que confirment actuellement les sondages sur les élections européennes : la gauche divisée, même victorieuse idéologiquement, est toujours moins forte que la droite unie.
ROMAIN PIGENEL
